Santé publique
L’action du Gouvernement par rapport à la surconsommation d’antidépresseurs
Bénédicte Linard a alerté sur l’augmentation de la consommation d’antidépresseurs en Belgique, notamment chez les bénéficiaires BIM et les femmes, ainsi que sur la place croissante des médecins généralistes dans les prescriptions, y voyant un possible manque d’accessibilité à la première ligne psychologique et psychiatrique. Elle a interrogé le ministre sur un renforcement éventuel de la convention fédérale de soins psychologiques et sur des moyens supplémentaires pour la Wallonie. Yves Coppieters a indiqué que 14 % des Belges ont déjà pris des antidépresseurs, que la priorité porte sur la durée des traitements plutôt que sur leur volume, et a rappelé que les prescriptions ont diminué de 50 % en dix ans; il a refusé un financement régional de la convention, la jugeant fédérale, et a mis en avant les mesures urgentes en santé mentale, le travail en réseau et un groupe de travail sur les maisons de repos attendu pour juin 2026. Linard a insisté en réponse sur la nécessité de renforcer l’accès des jeunes aux soins psychologiques de première ligne et de coordonner l’action entre les différents niveaux de pouvoir.
La recrudescence des cas de tuberculose en Wallonie
Caroline Taquin a alerté sur une hausse des cas de tuberculose en Belgique et en Wallonie, en soulignant les lacunes de prévention, de dépistage et de suivi, ainsi que la nécessité de collaborations concrètes entre la Wallonie, la Fédération Wallonie-Bruxelles et le Fédéral. Yves Coppieters a répondu que l’incidence reste globalement en baisse sur le long terme, avec une légère hausse en 2024 autour de 6 cas pour 100 000 habitants, et a rappelé le rôle de l’AViQ pour la surveillance épidémiologique et du FARES pour la prise en charge et le suivi des contacts. Il a insisté sur les facteurs de risque liés à la précarité, à la densité urbaine et au contexte international, tout en signalant des difficultés fédérales liées au remboursement des médicaments et le risque croissant de résistances aux antibiotiques. La députée a conclu en appelant à mobiliser tous les leviers de santé publique et de lutte contre la pauvreté afin de limiter la propagation de la maladie.
Le doublement des cas de maladie de Parkinson à l’horizon 2050
Vincent Maillen a alerté sur le doublement attendu des cas de Parkinson d’ici 2050, l’apparition plus précoce de la maladie, les délais de diagnostic, la pénurie de neurologues, le manque de coordination entre spécialistes, l’accès limité à certains traitements innovants et l’absence de centres spécialisés. Yves Coppieters a répondu que la maladie constitue une priorité de santé publique, en insistant sur le rôle des facteurs environnementaux, comportementaux, génétiques et liés au mode de vie, ainsi que sur la prévention et la promotion de la santé en Wallonie. Il a évoqué la nécessité de renforcer le dépistage précoce par la formation de la première ligne, d’améliorer l’orientation vers des centres de référence, de mieux sensibiliser le public et de développer des stratégies complémentaires via la CIM Santé publique. Le député a pris acte des éléments sur la prévention, tout en relevant l’absence de réponse spécifique sur l’accès aux médicaments innovants et aux remboursements.
L’utilisation de la recherche des résidus de drogue dans les eaux usées dans les politiques wallonnes de prévention
Caroline Taquin a plaidé pour l’usage systématique de l’analyse des eaux usées afin de mieux cartographier la consommation de drogues en Wallonie, d’identifier les substances consommées selon les zones et de renforcer les politiques de prévention en coopération avec le Fédéral et les communes. Yves Coppieters a indiqué qu’il s’agit d’un outil intéressant, mais qu’il n’existe pas encore de dispositif wallon structuré pour ces mesures ; il a cité l’étude ponctuelle de Sciensano de mars 2025, portant sur 17 stations d’épuration en Belgique, ainsi que la possibilité d’intégrer de tels indicateurs dans le futur plan de prévention et de promotion de la santé. Le ministre a toutefois souligné les coûts et la complexité d’une telle mise en place, tout en rappelant l’existence d’une coordination interfédérale via la cellule Drogues générale.
Les enseignements à tirer du dernier cadastre officiel des médecins généralistes publié par l’AViQ» Question d’actualité de Mme Valérie Dejardin à M. Yves Coppieters, Ministre de la Santé, de l’Environnement, des Solidarités et de l’Économie sociale, sur «le manque de médecins généralistes dans la région de Verviers
Les députées ont alerté sur l’aggravation de la pénurie de médecins généralistes, en particulier en province de Luxembourg et dans l’arrondissement de Verviers, en évoquant le vieillissement des praticiens, le recul des équivalents temps plein, la difficulté d’attractivité des zones rurales et l’efficacité des dispositifs existants comme Impulseo. Elles ont interrogé le ministre sur les coordinations avec le fédéral, la Fédération Wallonie-Bruxelles et les pouvoirs locaux, ainsi que sur le soutien aux stages en milieu rural et aux initiatives de formation et d’installation. Yves Coppieters a expliqué que la pénurie relève de plusieurs niveaux de pouvoir, a rappelé que les nouvelles installations dépassent globalement les cessations sauf au Luxembourg, et a annoncé des pistes de travail sur les quotas, la planification, les stages ruraux, les pratiques collectives et la réforme d’Impulseo, sans suppression du dispositif. Il a indiqué qu’un plan d’attractivité des métiers de la santé serait présenté et que des résultats tangibles ne seraient visibles qu’à moyen terme.
L’exposition de la Wallonie à la transmission du chikungunya
Céline Tellier a alerté sur l’augmentation du risque d’introduction et de transmission du chikungunya, de la dengue, du Zika et de la fièvre du Nil en Wallonie, en lien avec le réchauffement climatique et la progression du moustique tigre, et a पूछा demandé s’il existait un dispositif spécifique de surveillance et de préparation des professionnels de santé. Yves Coppieters a répondu qu’il ne s’agit pas d’une situation endémique en Belgique mais de cas importés, tout en rappelant l’existence d’une surveillance au travers du plan NEHAP et du plan Environnement-Santé, ainsi que de dispositifs régionaux via l’AViQ et le SPW ARNE. Il a annoncé la révision de la liste des maladies à déclaration obligatoire avec l’intégration du chikungunya, et la préparation d’actions de sensibilisation du public sur la stagnation des eaux afin de limiter la prolifération des moustiques.
L’avenir de l’hôpital de Marche-enFamenne
Anne Laffut s’inquiète de l’avenir de l’hôpital de Marche-en-Famenne au regard des critères envisagés pour la réforme du paysage hospitalier, estimant qu’il pourrait ne plus être reconnu comme hôpital général régional et plaidant pour le maintien de deux centres hospitaliers en province de Luxembourg. Yves Coppieters répond que le rapport d’experts ne constitue pas encore une feuille de route et qu’une phase de consultation est en cours jusqu’à fin mars, avec l’intervention d’organes consultatifs. Il juge inadapté à la réalité luxembourgeoise le critère des 40 minutes d’accessibilité et assure qu’aucune décision n’est prise à ce stade, la réforme devant encore être adaptée aux spécificités locales sur une période d’environ quinze ans.
Le pic épidémique de la grippe et la rupture de stock des vaccins
Sabine Roberty a interpellé le ministre sur la pénurie de vaccins antigrippaux en pleine circulation du virus, en soulignant les ruptures de stock en pharmacie et l’importance de protéger les publics fragiles. Yves Coppieters a indiqué que le pic épidémique n’était pas encore atteint, que plusieurs souches circulaient, dont un variant H3N2 particulièrement transmissible, et a expliqué que le système d’approvisionnement repose sur des précommandes et des volumes ajustés en amont. Il a reconnu que l’accessibilité avait augmenté avec la distribution en pharmacie, mais que les stocks n’avaient pas été suffisamment anticipés, ce qui a conduit à des ruptures. Il a précisé qu’environ 1,92 million de personnes avaient été vaccinées au 19 décembre 2025, pour une couverture actuelle d’environ 50 %, alors que l’objectif visé est de 60 à 65 %.
La vague grippale annoncée
Caroline Taquin a alerté sur la hausse des infections respiratoires et l’arrivée de la vague grippale, en soulignant le risque de surcharge pour la première ligne, les urgences et les personnes vulnérables, et a demandé un plan d’action rapide en matière de prévention et de communication. Yves Coppieters a indiqué que trois infections circulent déjà — VRS, covid et grippe saisonnière —, que la grippe arrive plus tôt cette année sans annoncer nécessairement plus de formes graves, et a rappelé la priorité de la vaccination des publics à risque. Il a précisé que l’AViQ mène une campagne d’information sur les gestes barrières, met à disposition des numéros d’information pour le public et les professionnels, et estime que les structures hospitalières sont préparées, malgré un engorgement saisonnier attendu.
L’impact pour la Wallonie de la suppression du brevet infirmier
Rachida Aït Alouha a dénoncé la suppression du brevet infirmier, qu’elle juge incompatible avec la pénurie de personnel en Wallonie et avec les besoins des hôpitaux, des soins à domicile et des maisons de repos. Yves Coppieters a répondu que la réforme est maintenue pour améliorer la lisibilité des formations, la cohérence des parcours et l’adaptation aux besoins de santé, tout en précisant que les brevetés conservent leurs droits, leurs barèmes et leurs parcours professionnels jusqu’à la pension. Il a également indiqué que la filière actuelle sera remplacée par une nouvelle formation d’assistant en soins infirmiers, avec passerelles vers les études d’infirmier en soins généraux. La députée a contesté cette orientation, estimant qu’elle ne répond pas au manque d’infirmiers et qu’elle affaiblit un titre partiellement reconnu au profit d’une nouvelle filière non reconnue.
Le mal-être croissant des Wallons
Valérie Dejardin a dénoncé la dégradation du bien-être et de la santé mentale en Wallonie, en soulignant l’allongement des délais chez les psychologues conventionnés et la saturation des services de santé mentale, et a interpellé le ministre sur l’absence de concrétisation des promesses de campagne. Yves Coppieters a répondu que la santé mentale est une priorité de santé publique, a rappelé le futur plan stratégique régional prévu par décret pour fin décembre 2026, et a annoncé l’installation dès l’automne d’un comité de pilotage et de groupes de travail. Il a également mis en avant une enveloppe de plus de 6 millions d’euros destinée à des appels à projets en faveur de la résilience des jeunes et des opérateurs de promotion de la santé. La députée a jugé ces moyens insuffisants au regard de la gravité de la situation et a demandé des actions plus ambitieuses.
L’appel de dizaines de milliers de Wallons à interdire les pesticides
Céline Tellier a rappelé l’ampleur des pétitions citoyennes, rassemblant environ 43 000 signatures, et a demandé quelles mesures concrètes le Gouvernement wallon entendait prendre, y compris une éventuelle rencontre avec les pétitionnaires. Yves Coppieters a indiqué avoir déjà rencontré certains initiateurs, reconnu l’importance du soutien populaire et annoncé préparer un dossier pour le Gouvernement sur base des auditions, du rapport de la Cour des comptes et de l’expérience du programme wallon de réduction des pesticides. Il a évoqué des pistes de renforcement de la protection des citoyens et des captages, l’interdiction des pesticides contenant des PFAS lorsque c’est possible, ainsi qu’une transition accompagnée pour les agriculteurs, en concertation avec les parties prenantes et avec l’implication du niveau fédéral. Céline Tellier a salué ces éléments tout en annonçant le dépôt d’une résolution plus complète intégrant les pesticides PFAS, la protection des zones de captage et le soutien économique aux agriculteurs.
La présence de la bactérie E. coli dans les maisons de repos
Les députées ont interrogé le ministre sur l’ampleur des contaminations à la bactérie STEC/E. coli dans les maisons de repos et les crèches, sur son origine probable, ainsi que sur la coordination entre l’AViQ, l’AFSCA et les autres acteurs sanitaires. Yves Coppieters a indiqué que la situation était sous contrôle, avec des cas confirmés dans plusieurs établissements en Wallonie, des chaînes de transmission rompues et des enquêtes toujours en cours pour identifier la source alimentaire, notamment via des analyses de lots suspects. Il a précisé que l’AFSCA contrôle la chaîne alimentaire, que l’AViQ supervise l’hygiène, l’isolement des malades et les mesures de protection, tandis que la communication relève des institutions concernées, sous supervision de l’AViQ et de l’ONE pour les crèches. Les intervenantes ont salué les réponses reçues et ont insisté sur la nécessité de rester à la fois rassurants et vigilants.
L’information des citoyennes et citoyens d’Écaussinnes à la suite des résultats du biomonitoring PFAS
Bénédicte Linard a relayé les inquiétudes des habitants d’Écaussinnes et des communes concernées par le biomonitoring PFAS, après l’envoi de résultats individuels jugés préoccupants à 1 276 personnes, en demandant une rencontre urgente avec les autorités et l’examen d’une extension du testing aux personnes proches ou non testées. Yves Coppieters a indiqué que l’ISSeP reste disponible pour aider à l’interprétation des résultats, que 50 demandes ont déjà été reçues par e-mail et 70 par téléphone, mais que le rapport consolidé n’est pas encore disponible avant fin septembre ou début octobre. Il a précisé qu’une réunion citoyenne sera organisée ultérieurement avec les acteurs compétents, qu’il n’est pas prévu d’élargir le biomonitoring, celui-ci relevant d’une démarche épidémiologique et non de dépistage individuel, et a renvoyé les personnes inquiètes vers leur médecin généraliste.
La grève de prestataires de soins du 7 juillet 2025
Caroline Taquin a dénoncé la grève des médecins du 7 juillet 2025, qu’elle a présentée comme le signe d’une inquiétude profonde pour l’accessibilité des soins, la liberté tarifaire des prestataires et l’équilibre financier des hôpitaux, et elle a interrogé le ministre sur sa position, le soutien possible aux patients et l’existence d’une concertation. Yves Coppieters a regretté la grève, a indiqué n’avoir pas été concerté par le ministre fédéral, mais a précisé que ces enjeux étaient discutés en CIM Santé et qu’un groupe d’experts travaillait sur la réforme hospitalière. Il a jugé nécessaire une réforme, notamment des suppléments d’honoraires et de l’accessibilité, en soulignant qu’elle devait aller de pair avec la réforme de la tarification et celle des hôpitaux, tout en estimant que les médecins libéraux devaient assumer leurs responsabilités.
La maltraitance envers les aînés
Guillaume Soupart a alerté sur l’ampleur de la maltraitance envers les plus de 65 ans en Wallonie, en citant les signalements reçus par Respect Seniors et en interrogeant le ministre sur les contrôles en institution et à domicile, l’efficacité des dispositifs de signalement et l’amélioration de la transparence. Yves Coppieters a répondu que la Wallonie soutient Respect Seniors, que l’AViQ mène un travail intersectoriel de prévention, de formation et d’inspection, et qu’une révision du Code wallon de l’action sociale et de la santé est envisagée pour renforcer les dispositifs. Il a reconnu que les procédures de signalement restent insuffisantes et a insisté sur la nécessité de renforcer la sensibilisation, les contrôles et les mécanismes de signalement. Les intervenants ont ensuite souligné l’importance de la maltraitance à domicile comme en institution et l’attente de moyens complémentaires, notamment pour Respect Seniors.
Les mesures préventives visant à réduire les carences constatées en iode
Vincent Maillen a souligné que la carence en iode demeure sous-estimée en Belgique, malgré ses effets sur la santé thyroïdienne, la concentration et les publics vulnérables comme les femmes enceintes et les enfants, et a पूछा si le gouvernement comptait renforcer l’information et envisager des mesures préventives. Yves Coppieters a répondu que la carence est largement répandue, que des recommandations existent depuis plus de dix ans et qu’il faut agir par la formation des médecins, la sensibilisation, le maintien du sel iodé et, au besoin, des compléments uniquement sur avis médical. Il a rappelé que la transition alimentaire et la baisse de consommation de certains aliments contribuent au problème, tout en indiquant qu’en Belgique le sel de consommation doit être iodé et qu’un réexamen des données wallonnes pourrait se faire à partir d’échantillons déjà disponibles.
Le manque de médecins pratiquant l’IVG dans les centres de planning familial
Isabella Greco a alerté sur la pénurie de médecins pratiquant l’IVG dans les centres de planning familial, citant des femmes restées sans solution, et a demandé quelles mesures seraient prises pour garantir l’accès à cette pratique ainsi que pour renforcer la formation des médecins en concertation avec la Fédération Wallonie-Bruxelles. Yves Coppieters a reconnu une pénurie de médecins et de personnel infirmier, rappelé que 17 des 74 centres agréés en Wallonie pratiquent l’IVG et précisé que le cadre de convention avec l’INAMI relève d’un accord de 2003 hors financement régional. Il a indiqué disposer de peu de leviers régionaux pour agir sur la formation, tout en mentionnant une concertation avec l’ARES et les universités, et a réaffirmé son engagement personnel en faveur d’une dépénalisation totale et de l’allongement du délai légal.
La situation des aidants proches des malades souffrant d’Alzheimer
Geneviève Lazaron a souligné la lourde charge des aidants proches des personnes atteintes d’Alzheimer, notamment le maintien à domicile de la majorité des malades, et a plaidé pour la diffusion d’initiatives d’accompagnement à domicile comme l’ACADAL développé en province de Namur. Yves Coppieters a rappelé l’ampleur du phénomène en Wallonie, l’importance des aidants proches et leur contribution économique, tout en annonçant un groupe de travail avec les associations et les cabinets ministériels pour améliorer leur statut et leur accompagnement. Il a également défendu la mise en place d’un plan national Alzheimer axé sur la prévention, l’amélioration des soins et des solutions intermédiaires comme des logements alternatifs ou des villages spécialisés.
L’impact de la réforme annoncée par la coalition Arizona sur les infrastructures hospitalières wallonnes
Valérie Dejardin a interrogé le ministre sur l’impact de la réforme annoncée par la coalition Arizona sur les infrastructures hospitalières wallonnes, en particulier les risques pour le financement, la planification et la capacité d’investissement des hôpitaux. Yves Coppieters a apporté des éléments de réponse sur les implications attendues de cette réforme pour le secteur hospitalier, en précisant la position de son administration sur les effets potentiels pour la Wallonie et les établissements concernés.
La santé des riverains aux alentours des aéroports wallons
Bénédicte Linard a dénoncé les effets du bruit des aéroports wallons, en particulier à Charleroi, sur la santé des riverains, des enfants et du personnel scolaire, en invoquant des troubles du sommeil, du stress et une décision de justice invitant la Région à revoir ses méthodes de mesure et de sanction. Yves Coppieters a reconnu les impacts sanitaires du bruit, a indiqué que les procédures de révision des permis d’environnement sont en cours à Liège et à Charleroi, et a précisé que l’administration mène l’analyse technique sur base d’études et d’évaluations d’impact. Il a également signalé des dysfonctionnements dans le dispositif de contrôle des nuisances sonores et a annoncé travailler avec la ministre compétente pour revoir les normes et renforcer le contrôle à l’avenir.
Les suspicions de corruption au sein de l’intercommunale HUmani
Les députés ont dénoncé des soupçons de corruption et de mauvaise gestion autour de l’achat par l’intercommunale HUmani d’un terrain acquis 1,6 million d’euros, présenté comme destiné à un hôpital psychiatrique mais jugé inadapté, avec en outre des allégations de paiement de 100 000 euros à un mandataire. Ils ont demandé à la tutelle une enquête, un audit externe et, pour certains, une mise sous tutelle, en soulignant l’absence d’évaluation préalable du bien, d’autres irrégularités présumées et les risques pour les finances publiques et l’emploi. François Desquesnes a indiqué que la justice était saisie, que la présomption d’innocence devait être respectée, et qu’il avait demandé à son administration une enquête en urgence. Il a précisé qu’il n’était plus possible d’annuler la décision d’achat en tutelle en raison du délai écoulé, tout en rappelant les règles et circulaires imposant la minutie et l’évaluation de la valeur des biens avant acquisition.
La gestion de l’intercommunale HUmani
Les députés ont dénoncé l’achat par l’intercommunale HUmani d’un terrain à 1,6 million d’euros, jugé inadapté à la construction d’un hôpital psychiatrique, ainsi que l’absence d’évaluation préalable et les soupçons de conflit d’intérêts liés à un versement de 100 000 euros à un mandataire. Ils ont demandé une intervention ferme de la tutelle, allant jusqu’à une mise sous tutelle ou un audit externe, en raison de signes de mauvaise gouvernance et des risques financiers pour l’intercommunale. François Desquesnes a indiqué que la justice était saisie, qu’une enquête administrative avait été ouverte en urgence et qu’aucun cadeau, prêt ou gratification n’est autorisé pour un mandataire public; il a aussi rappelé que les circulaires et la jurisprudence imposent une évaluation du bien avant achat. Il a précisé que l’acte de 2022 ne pouvait plus être annulé par la tutelle en raison du délai écoulé, tout en attendant des éléments complets de son administration avant d’envisager d’éventuelles mesures supplémentaires.
Le coût de la décontamination des PFAS
Dorothée De Rodder a interrogé le ministre sur le coût potentiel de la décontamination des sols pollués aux PFAS, la nécessité d’un plan d’action et d’un calendrier, l’identification des pollueurs et l’éventuelle mutualisation des solutions avec la Flandre, notamment pour des sites fortement touchés comme Chièvres. Yves Coppieters a estimé impossible de chiffrer précisément la dépollution à ce stade, en soulignant que les coûts dépendront de l’évolution des connaissances scientifiques et du niveau de dépollution retenu, tout en rappelant que la Wallonie a déjà investi 9 millions d’euros en 2023-2024 dans l’identification des sources, le monitoring, les biomonitorings et la décontamination des boues. Il a ajouté que les entreprises et les distributeurs d’eau assument aussi des coûts importants et a insisté sur la nécessité de réduire les émissions, d’investir dans les technologies de décontamination et d’interdire les PFAS à différents niveaux de pouvoir. En réplique, la députée a insisté sur le risque que la facture ne soit pas supportée par les citoyens et a plaidé pour davantage de coopération avec les études et solutions développées en Flandre.
Les incohérences concernant les nouveaux résultats des prises de sang concernant les PFAS
Bruno Lefèbvre a interrogé le ministre sur la fiabilité des nouveaux résultats du biomonitoring PFAS, sur les suites à donner pour les personnes contaminées, sur un éventuel élargissement des périmètres concernés et sur les moyens de l’ISSeP. Yves Coppieters a indiqué que la première campagne avait sous-évalué les dosages en raison d’un problème de conservation des tubes, ce qui explique que la seconde salve montre majoritairement des taux plus élevés, avec une baisse pour 5 à 10 % des personnes en raison de la variabilité individuelle. Il a précisé qu’une nouvelle phase de prises de sang est envisagée pour les habitants des zones à risque non encore testés, avec un plan de financement à soumettre au Gouvernement wallon début 2025, et qu’un renforcement de l’ISSeP peut être étudié via des projets complémentaires. Le député a insisté sur la nécessité d’une communication plus claire envers les bourgmestres et les citoyens, tout en se disant rassuré que l’option d’un refinancement de l’ISSeP reste ouverte.
La prévention contre les nuisances sonores
Valérie Warzée-Caverenne a alerté sur les effets sanitaires du bruit, notamment celui des axes routiers et des zones traversées par des communes et villages, en évoquant les radars antibruit testés à Bruxelles, la cartographie du bruit et de possibles mesures dans le futur Plan wallon environnement-santé. Elle a aussi souligné l’impact des fortes nuisances sonores sur les jeunes et suggéré que la réduction de vitesse puisse être une piste de diminution du bruit.
La constitution d’un stock de vaccins contre le H5N1
Sabine Roberty s’inquiète de l’évolution du H5N1, des mutations observées, des achats de vaccins déjà engagés au niveau européen et britannique, et demande quelles mesures la Belgique et la Wallonie envisagent, notamment la constitution d’un stock de vaccins. Yves Coppieters répond que le H5N1 constitue un enjeu de santé publique, que des exercices de simulation ont déjà été organisés et qu’un nouveau RMG doit se réunir prochainement, mais qu’il n’y a pas de situation d’urgence. Il précise qu’aucun stock n’est détenu par la Région wallonne, que la gestion relève du niveau fédéral via un contrat de réservation, et qu’un fournisseur pourrait livrer rapidement des vaccins en cas de besoin. La députée plaide ensuite pour une vigilance accrue, des mesures préventives pour les travailleurs agricoles exposés aux bovins et aux volailles, tout en évitant tout alarmisme.
Le financement de la salle de consommation de Liège pour l’année 2025
Diana Nikolic interroge le ministre sur le maintien du financement régional de la salle de consommation de Liège en 2025, dans un contexte de critiques sur son efficacité, sa gestion et sa localisation au centre-ville. Yves Coppieters répond qu’il souhaite assurer une continuité de financement pour 2025 afin de soutenir la santé publique et les travailleurs, tout en refusant un chèque en blanc. Il annonce un financement par tranches, conditionné à une meilleure gouvernance, à une meilleure adéquation du service aux besoins et à une meilleure intégration dans l’écosystème local, avec des comités d’accompagnement et de pilotage. La députée prend acte de ces garanties, tout en insistant sur la nécessité d’obtenir des résultats concrets et d’éventuelles évolutions de l’outil.
Le recyclage des eaux comme vecteur de résistance contre les antibiotiques
La députée a interrogé le ministre sur les inquiétudes liées au recyclage des eaux, évoqué comme facteur possible de résistance aux antibiotiques, ainsi que sur les secteurs concernés. Le ministre a précisé que la problématique vise surtout la réutilisation des eaux pour l’irrigation agricole, en soulignant l’absence de cadre formel en Région wallonne malgré un encadrement européen. Il a indiqué que des études sont en cours au SPW ARNE avec des universitaires, en vue d’alimenter le Plan wallon des déchets-ressources 3.0 et d’intégrer davantage cette question dans la réflexion environnementale. Sur le plan sanitaire, il a rappelé l’existence d’un plan wallon de lutte contre l’antibiorésistance inscrit dans une approche « One Health », appelant à une coordination accrue entre administrations de la santé et de l’environnement.
Les nouveaux prélèvements non conformes dans le cadre des contaminations aux PFAS
Les députés ont interrogé le ministre sur de nouveaux prélèvements sanguins jugés non conformes chez des personnes exposées aux PFAS à Chièvres, Ronquières et Nandrin, en demandant si les informations de presse étaient exactes, quelles étaient les causes du problème et comment rassurer les citoyens concernés, parfois appelés à un troisième prélèvement. Yves Coppieters a indiqué qu’après l’erreur constatée fin août, l’ISSeP et le laboratoire appliquent une vigilance accrue; il a expliqué que 25 des 418 premiers échantillons présentaient une hémolyse, phénomène médical pouvant altérer un tube, et qu’en cas de doute il avait été demandé à 15 personnes de réaliser un prélèvement capillaire, moins invasif, plutôt qu’une nouvelle prise de sang. Il a précisé qu’aucune mauvaise manipulation n’était en cours, que les prélèvements se poursuivaient normalement et que le dossier juridique restait entre l’ISSeP et le laboratoire. Les députés ont salué les précisions et rappelé l’importance de la transparence, du suivi des victimes et du renforcement des moyens de l’ISSeP pour le biomonitoring PFAS.