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ActualitéWalloniejeudi 18 décembre 2025

La vague grippale annoncée

Synthèse

Caroline Taquin a alerté sur la hausse des infections respiratoires et l’arrivée de la vague grippale, en soulignant le risque de surcharge pour la première ligne, les urgences et les personnes vulnérables, et a demandé un plan d’action rapide en matière de prévention et de communication. Yves Coppieters a indiqué que trois infections circulent déjà — VRS, covid et grippe saisonnière —, que la grippe arrive plus tôt cette année sans annoncer nécessairement plus de formes graves, et a rappelé la priorité de la vaccination des publics à risque. Il a précisé que l’AViQ mène une campagne d’information sur les gestes barrières, met à disposition des numéros d’information pour le public et les professionnels, et estime que les structures hospitalières sont préparées, malgré un engorgement saisonnier attendu.

Débat · 3 interventions

  1. Monsieur le Ministre, les données de surveillance montrent que la circulation augmente de manière considérable au niveau des virus respiratoires, avec en plus l’arrivée annoncée de la vague grippale dans tout le pays. Les risques augmentent. Les consultations de première ligne seront mises à mal et la pression sur les urgences est un risque supplémentaire. On a l’impression de revivre un moment que l’on aurait voulu oublier. Tout cela entraînera des complications pour les personnes âgées, les personnes fragiles et les malades chroniques. Je sais que vous êtes attentif et que vous avez fait le maximum au niveau de la campagne de vaccination, en prévention pour cette campagne 20252026, et ce, avec insistance, des recommandations claires et des moyens donnés aux médecins généralistes et aux pharmaciens, lesquels sont des leviers supplémentaires pour couvrir la vaccination du plus grand nombre. Il faut une prévention et une communication rapide et ciblée, afin de limiter la propagation et la surcharge, surtout sur les services de santé et de soins. Pour aller plus loin et plus vite, quel est votre plan d’action à court terme pour apporter le soutien supplémentaire en termes de prévention et de communication vers les publics à risque et en soutien pour les services de soins de première ligne, afin qu’ils ne souffrent pas d’une surcharge qui pèserait sur leurs épaules?

    Agressivité 41%Factuel 40%Émotionnel 38%
  2. Madame la Députée, il y a trois types d’infections respiratoires, puisque nous sommes dans les infections hivernales : - le VRS, le virus respiratoire syncytial qui est très élevé pour l’instant; - le virus de la covid qui circule; - le virus influenza, la grippe saisonnière, qui apparaît. Les situations épidémiques sont déjà présentes au Royaume-Uni, aux Pays-Bas et en France. Ce n’est pas encore une situation épidémique chez nous. Le virus est un virus influenza de type A, le H3N2, pour information. C’est un variant particulier, un variant K, qui fait en sorte que les grippes sont beaucoup plus précoces cette année que les autres années. On risque donc d’avoir beaucoup plus de patients touchés par la grippe, mais pas pour autant plus de formes graves. Quoiqu’il en soit, nous sommes dans les mêmes stratégies que les autres années. La stratégie prioritaire reste la vaccination des personnes à risque: les personnes de plus de 65 ans, les personnes avec des comorbidités, les femmes enceintes et les enfants. Pour l’instant, il ne reste plus que quelques jours pour se faire vacciner. Ce sera trop tard dans quelques jours, puisqu’il y a une période d’incubation et d’efficacité du vaccin. J’insiste pour que les personnes à risque se fassent vacciner ces derniers jours, parce que d’ici 10 jours, ce sera trop tard, une fois que le pic épidémique aura démarré. En termes de plan d’action, l’AViQ est à disposition. Il y a toute une campagne d’information sur les gestes barrières. Je vous rappelle que, si la personne est malade, elle reste chez elle. Si elle est symptomatique, elle met un masque. Je ne vois pas beaucoup de masques dans la salle, mais on peut s’habituer à remettre un masque lorsque l’on a des symptômes respiratoires. Puis, il y a les autres gestes barrières: le coude, aérer la pièce, entre autres. L’AViQ met à disposition un numéro – le 0800 16 061 – pour toutes les personnes qui sont inquiètes par rapport à cela. Il y a aussi un numéro pour les professionnels, qui peuvent fournir des conseils. Les structures hospitalières sont bien au courant de la situation. Il n’y aura a priori pas d’engorgement. On sait très bien que, à partir de la mi-décembre jusque début février, il y a un engorgement naturel des hôpitaux dû à ces virus respiratoires, mais tout est en place.

    Agressivité 44%Constructivité 47%Factuel 44%Émotionnel 46%
  3. Monsieur le Ministre, je vous remercie pour les réponses que vous avez pu apporter. Vous avez rappelé qu’il était essentiel de mener une campagne et de continuer à rappeler l’importance de la vaccination et de la lutte contre la désinformation par rapport à la vaccination. La vaccination a démontré ses effets par rapport à divers virus et diverses maladies dès le plus jeune âge. Je compte sur vous, avec l’AViQ, pour actionner tous les leviers dont vous disposez pour appuyer très fort et très vite sur cet état de fait.

    Agressivité 78%Constructivité 97%Émotionnel 60%

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