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ActualitéWalloniemercredi 19 mars 2025

La situation des aidants proches des malades souffrant d’Alzheimer

Synthèse

Geneviève Lazaron a souligné la lourde charge des aidants proches des personnes atteintes d’Alzheimer, notamment le maintien à domicile de la majorité des malades, et a plaidé pour la diffusion d’initiatives d’accompagnement à domicile comme l’ACADAL développé en province de Namur. Yves Coppieters a rappelé l’ampleur du phénomène en Wallonie, l’importance des aidants proches et leur contribution économique, tout en annonçant un groupe de travail avec les associations et les cabinets ministériels pour améliorer leur statut et leur accompagnement. Il a également défendu la mise en place d’un plan national Alzheimer axé sur la prévention, l’amélioration des soins et des solutions intermédiaires comme des logements alternatifs ou des villages spécialisés.

Débat · 3 interventions

  1. GL
    Geneviève Lazaron
    Les Engagés

    Monsieur le Ministre, un récent reportage a mis en évidence les défis quotidiens et ô combien difficiles des aidants proches de personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée. Il faut savoir que 75 % des personnes atteintes de démence vivent toujours à leur domicile. C’est un lieu rassurant, mais c’est aussi un choix de la famille. Pourtant, c’est assez lourd de conséquences pour les familles. Ce reportage a mis aussi en lumière des enjeux qui font écho à une récente rencontre que nous avons eue au sein de votre cabinet, en votre compagnie, en présence d’un responsable d’un SAFA – un service d’aide aux familles et aux aînés –, en province de Namur; en l’occurrence, le SPAF. Ce dernier développe une magnifique et extraordinaire initiative, c’est-à-dire un ACADAL, un accompagnement à domicile des personnes atteintes d’Alzheimer ou d’une maladie associée par des aides familiales formées. Un accompagnement rassurant et humain est constitué; non pas que de la garderie de malade, mais un accompagnement utile, ce qui apporte un répit mérité aux familles. Face à ce besoin grandissant et à ces aides importantes, une telle initiative devrait être amplifiée, voire dupliquée, par des SAFA sur l’ensemble du territoire de la Wallonie. On nous annonce que les maladies liées à la démence vont augmenter dans les années futures. Il est impératif d’anticiper et d’approfondir l’accompagnement des malades. Comment envisagez-vous de relever ce défi? Quelles sont les initiatives concrètes que vous voulez apporter et renforcer pour l’accompagnement des malades, mais également en soutien aux aidants proches?

    Agressivité 54%Constructivité 52%Factuel 47%Émotionnel 50%
  2. Madame la Députée, 195 000 personnes souffrent de maladies de type démence en Wallonie. On peut estimer que 75 % de celles-ci sont liées à la maladie d’Alzheimer. La situation va s’aggraver avec le vieillissement de la population puisque l’on estime que, en 2070, quasiment 95 % de la population avec démence seront des malades Alzheimer. Il faut rappeler que la maladie d’Alzheimer touche aussi des personnes de moins de 65 ans. C’est une réalité médicale pour laquelle il faut trouver des solutions. En Région wallonne, 700 000 personnes sont ce que l’on appelle des aidants proches. Ces personnes ont un statut particulier et accompagnent pendant quasiment huit heures par jour des personnes malades et en situation de maladie dégénérative. Vingt pour cent d’entre elles sont des étudiants du supérieur. Ces aidants proches permettent à la Wallonie et à la Fédération Wallonie-Bruxelles d’économiser presque 3 milliards d’euros par an. Il faut se pencher sur leur statut. C’est pour cela que j’ai proposé et mis en place un groupe de travail avec l’ASBL «Aidants proches», les cabinets ministériels et différentes associations afin de réfléchir sur un meilleur accompagnement, sur ce statut d’aidant et sur ce rôle de l’accompagnement. Par rapport à une ambition plus importante, il faut mettre en place un plan national par rapport à la maladie d’Alzheimer qui contienne la prévention – essentiellement l’alimentation et l’activité physique – et un meilleur accompagnement dans les soins. C’est là que je rejoins votre question. Ce sont des logements alternatifs et des villages spécialisés. Il s’agit de trouver des situations hybrides et complémentaires, et surtout à domicile par rapport à ces personnes. C’est aussi tout le travail par rapport à une meilleure prise en charge. Groupe de travail, plan stratégique national qui doit être mis en place et soutien aux associations: ce ne sont pas les conditions nécessaires, mais les conditions obligatoires.

  3. GL
    Geneviève Lazaron
    Les Engagés

    Je vous remercie, Monsieur le Ministre, pour votre réponse. La maladie d’Alzheimer et les maladies liées à la démence font peur. Nous avons tous, dans notre entourage, des connaissances touchées par cette maladie. Nous savons ô combien il est important d’être bien accompagné. Les aidants proches peuvent faire beaucoup, mais ils doivent être relayés par des services importants et adéquats. Que ce soit dans la prévention, dans le plan national et dans les autres activités et actions innovantes que vous avez citées, nous ne pouvons que vous encourager à poursuivre en ce sens et nous serons à vos côtés pour ce faire.

    Agressivité 42%Constructivité 66%Factuel 38%Émotionnel 46%

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