Les incohérences concernant les nouveaux résultats des prises de sang concernant les PFAS
Bruno Lefèbvre a interrogé le ministre sur la fiabilité des nouveaux résultats du biomonitoring PFAS, sur les suites à donner pour les personnes contaminées, sur un éventuel élargissement des périmètres concernés et sur les moyens de l’ISSeP. Yves Coppieters a indiqué que la première campagne avait sous-évalué les dosages en raison d’un problème de conservation des tubes, ce qui explique que la seconde salve montre majoritairement des taux plus élevés, avec une baisse pour 5 à 10 % des personnes en raison de la variabilité individuelle. Il a précisé qu’une nouvelle phase de prises de sang est envisagée pour les habitants des zones à risque non encore testés, avec un plan de financement à soumettre au Gouvernement wallon début 2025, et qu’un renforcement de l’ISSeP peut être étudié via des projets complémentaires. Le député a insisté sur la nécessité d’une communication plus claire envers les bourgmestres et les citoyens, tout en se disant rassuré que l’option d’un refinancement de l’ISSeP reste ouverte.
Débat · 3 interventions
- BL
Monsieur le Ministre, désolé d’encore revenir à la tribune pour s’inquiéter des résultats des PFAS, mais il semble que la deuxième salve de résultats de biomonitoring soit tombée. Évidemment, dans la majorité d’entre eux, les résultats sont pires que lors des premiers tests. Malheureusement, on s’y attendait. Dans une certaine proportion, il semble qu’il y ait des résultats qui sont meilleurs, si l’on peut le dire ainsi. Sommes-nous sûrs de ces nouveaux résultats? Tout est bien sous contrôle? Pourriez-vous nous donner votre avis sur la situation? Que va-t-il se passer dans l’avenir? Que va prendre en charge le Gouvernement quant au futur de toutes ces personnes qui ont été contaminées? Allons-nous élargir les périmètres? Je m’en voudrais de ne pas faire à nouveau référence à l’ISSeP. Dans les débats budgétaires, je vous avais demandé si l’on pouvait augmenter ses budgets pour faire en sorte qu’il ait des équipes assez nombreuses pour faire le suivi de ce genre de problématique. Ne faut-il donc pas revoir les budgets de l’ISSeP pour faire en sorte que tout soit bien dans les clous?
Agressivité 94%Factuel 55%Émotionnel 91% Monsieur le Député, je vous sais très sensible à cette problématique des PFAS. Concrètement, lors de la première salve du biomonitoring, il y a eu une sousévaluation des dosages sanguins PFAS en raison d’une hémolyse due à un problème de conservation des tubes du laboratoire en charge de ce marché. On a donc relancé cette seconde campagne il y a quelques semaines. Qu’observe-t-on? Malheureusement, comme vous le dites, et c’est logique puisqu’il y avait une sousévaluation au départ, que la majorité des prises de sang montrent des taux de PFAS plus élevés pour la majorité des citoyennes et des citoyens qui ont refait ce biomonitoring. Pour 5 à 10 % d’entre eux, cela a diminué. Oui, c’est comme cela, c’est la variabilité individuelle par rapport à des prises de sang que l’on fait. Et tant mieux pour ces citoyennes et ces citoyens. Vous vous souvenez que j’aurais pu utiliser un facteur correctif, c’est-à-dire imposer à toutes les premières prises de sang sous-évaluées un facteur de correction qui aurait donné une moyenne renforcée à la hausse pour toute la population. Ce n’est pas le choix que l’on a fait. On a dit que l’on allait réinvestir dans des prises de sang individuelles parce que l’on connaît cette problématique de variabilité. Toutes les prises de sang ont bien montré, malheureusement, cette augmentation et puis cette variabilité à la baisse pour certains. La suite, c’est d’envisager des prises de sang pour celles et ceux qui habitent dans ces zones à risque et qui n’ont pas participé au biomonitoring. Pour ce faire, je dois présenter, devant le Gouvernement wallon, un plan de financement de ces prises de sang complémentaires dès le début 2025. L’ISSeP, comme je vous l’ai déjà expliqué, est financé par des financements de projets spécifiques. Si l’on estime, à un moment donné que, par rapport à ce rôle de suivi et de monitoring des PFAS, ils n’ont pas assez de ressources, on pourra proposer des projets complémentaires. Cela ne fait pas partie de leur convention de base, c’est par projets qu’ils sont bien financés. M. le Président. – La parole est à M. Lefèbvre.
Agressivité 76%Constructivité 66%Factuel 63%Émotionnel 64%- BL
Je vous remercie, Monsieur le Ministre, pour ces informations. Il est important de continuer à communiquer de manière très claire sur le sujet. Je vous invite à informer davantage les bourgmestres et les citoyens dès qu’une information s’échappe dans la presse, parce que j’ai eu, hier, au moins un des deux bourgmestres concernés qui était plutôt inquiet de la situation. Il est sain de pouvoir informer tout le monde dès qu’une information fuite. Pour l’ISSeP, je suis plutôt heureux de voir que vous ne fermez pas la porte à un refinancement sur ce projet.
Agressivité 68%Constructivité 98%Factuel 94%Émotionnel 75%
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