Communication aux citoyens
Le partenariat entre l’Agence wallonne pour la sécurité routière (AWSR) et le Standard de Liège en matière de sécurité routière
Arnaud Dewez a présenté le partenariat entre l’AWSR et le Standard de Liège comme une initiative de sensibilisation à l’alcool au volant, avec des éthylotests, une vidéo à la mi-temps et la formation des joueurs afin qu’ils relayent le message auprès des supporters. François Desquesnes a indiqué avoir demandé à l’AWSR de développer davantage de partenariats avec des opérateurs privés, estimant que le sport constitue un vecteur pertinent pour porter des messages de responsabilité et de sobriété. Il a précisé qu’il s’agissait d’un premier partenariat, tout en invitant d’autres clubs sportifs à lancer des initiatives similaires. Arnaud Dewez a enfin souligné l’intérêt de prolonger cette démarche par la promotion de bières sans alcool dans d’autres clubs.
L’information des citoyennes et citoyens d’Écaussinnes à la suite des résultats du biomonitoring PFAS
Bénédicte Linard a relayé les inquiétudes des habitants d’Écaussinnes et des communes concernées par le biomonitoring PFAS, après l’envoi de résultats individuels jugés préoccupants à 1 276 personnes, en demandant une rencontre urgente avec les autorités et l’examen d’une extension du testing aux personnes proches ou non testées. Yves Coppieters a indiqué que l’ISSeP reste disponible pour aider à l’interprétation des résultats, que 50 demandes ont déjà été reçues par e-mail et 70 par téléphone, mais que le rapport consolidé n’est pas encore disponible avant fin septembre ou début octobre. Il a précisé qu’une réunion citoyenne sera organisée ultérieurement avec les acteurs compétents, qu’il n’est pas prévu d’élargir le biomonitoring, celui-ci relevant d’une démarche épidémiologique et non de dépistage individuel, et a renvoyé les personnes inquiètes vers leur médecin généraliste.
La supervision déficiente des écoducs wallons
Nicolas Janssen a interpellé le ministre sur l’absence de monitoring généralisé et de standardisation des critères de conception des écoducs wallons, ainsi que sur la nécessité d’un inventaire et d’une cartographie des points de collision entre la faune et les véhicules. François Desquesnes a répondu que le SPW Mobilité et Infrastructures et le DNF suivent cet enjeu, qu’il existe 53 écoducs en Wallonie et que des clôtures sont présentes le long des grands axes pour limiter les traversées de gibier. Il a également rappelé, sur dix ans, 430 accidents impliquant du gibier, dont 40 blessés et 4 décès. En réplique, le député a plaidé pour une meilleure communication des chiffres et a indiqué que, selon les informations dont il disposait, aucun monitoring n’aurait été mis en place et aucune étude n’aurait été menée depuis 2007 sur la pertinence des écoducs.
L’alerte à la bombe à l’aéroport de Charleroi
Les députés ont interrogé la ministre sur l’alerte à la bombe visant un vol Faro-Charleroi, en demandant des précisions sur la gestion de crise, le plan d’urgence, la coordination entre services, les possibilités de relais avec l’aéroport de Liège et une éventuelle constitution de partie civile de BSCA. La ministre a indiqué que le plan d’urgence avait été activé dès la détection du passager suspect, avec mise en place d’un périmètre de sécurité, fermeture temporaire des pistes et de la nationale, puis reprise des opérations après environ deux heures, les vols déviés ayant ensuite pu revenir. Elle a estimé que la gestion avait été conforme et efficace, tout en rappelant qu’une évaluation est prévue, et a confirmé que BSCA se constituera partie civile contre l’auteur, interpellé en Angleterre. Les auteurs de la question ont salué la rapidité de la réponse tout en soulignant l’importance d’un examen sur la communication interne, l’impact sur le personnel et l’adaptation des protocoles à l’importance croissante de l’aéroport.
La gestion de l’alerte à la bombe à l’aéroport de Charleroi
Les députés ont interrogé la ministre sur la gestion de l’alerte à la bombe à l’aéroport de Charleroi, en insistant sur les conséquences opérationnelles, l’existence d’un plan d’urgence, la coordination entre services, la communication aux passagers et une éventuelle coopération avec l’aéroport de Liège. La ministre a expliqué que le plan d’urgence avait été activé rapidement, que le centre de crise avait été ouvert, que les pistes et la nationale voisine avaient été fermées pour établir un périmètre de sécurité, puis que les opérations avaient repris après environ deux heures. Elle a précisé que 13 vols avaient été déroutés puis réacheminés, que la gestion de crise s’était déroulée en bonne collaboration avec les partenaires sur le terrain, et que BSCA se constituera partie civile contre l’auteur du canular, identifié et interpellé en Angleterre. Les intervenants ont salué l’efficacité du dispositif tout en soulignant la nécessité d’une évaluation, notamment sur la communication interne et l’impact psychologique sur le personnel.
La ligne de tram de Liège
Diana Nikolic a interrogé le ministre sur le calendrier des exercices multidisciplinaires liés à la mise en service du tram de Liège, estimant qu’un premier exercice prévu le 14 mars, pendant la marche à blanc, pourrait révéler des ajustements encore nécessaires avant l’ouverture. François Desquesnes n’a pas détaillé le calendrier complet dans l’extrait, mais a été interpellé sur la nécessité d’anticiper d’éventuelles adaptations et sur l’impact possible sur la date de mise en service. Dans le même échange, Caroline Cassart-Mailleux a dénoncé le manque d’information autour de la fermeture totale de la N66 à Modave pour travaux, tandis qu’Isabella Greco a demandé au ministre de s’opposer à la fermeture annoncée de 20 gares, surtout en Wallonie, et Desquesnes a répondu qu’il défendrait fermement le réseau ferroviaire wallon tout en appelant à la cohérence entre les politiques de mobilité wallonnes et fédérales.
La plateforme d’échange Walakis
Arnaud Dewez a interrogé la ministre sur la manière de promouvoir la nouvelle plateforme wallonne Walakis afin qu’elle soit effectivement utilisée par les acteurs agricoles pour échanger informations, recherches et agendas. Anne-Catherine Dalcq a rappelé que l’outil vise à renforcer le transfert de connaissances et l’innovation entre la recherche, le conseil et les agriculteurs, et a détaillé plusieurs actions de promotion déjà lancées ou prévues. Celles-ci comprennent des présentations aux structures concernées, une campagne de communication via la presse, les réseaux sociaux et des newsletters, la sensibilisation des gestionnaires de subventions, l’intégration d’une mention obligatoire dans les arrêtés de subvention, ainsi que des présentations dans les hautes écoles et universités. Le député a salué les démarches entreprises et estimé qu’elles faciliteront l’accès des agriculteurs à l’information.
La diffusion des séances des conseils communaux en Wallonie
Maxime Daye a plaidé pour un accompagnement régional des communes dans la retransmission en direct des conseils communaux, afin de renforcer la transparence démocratique et d’éviter des pratiques inégales ou partisanes, en évoquant aussi les difficultés techniques, financières et organisationnelles rencontrées par plusieurs communes. François Desquesnes a rappelé que la retransmission relève de l’autonomie communale, mais qu’elle doit respecter des règles strictes: diffusion de l’ensemble du conseil, neutralité de la captation et absence de propagande politique. Il a indiqué avoir demandé à son administration d’examiner le dossier de Seraing et a insisté sur le fait que ces dispositifs doivent servir l’intérêt général, conformément à l’éthique inscrite dans la Déclaration de politique régionale. Maxime Daye a conclu en soulignant l’utilité d’outils et d’un appui de la Wallonie aux communes pour limiter les contentieux et faciliter la mise en œuvre.
La suppression du lien du site Simplifions.be sur le site Wallonie.be
Christie Morreale a dénoncé la présence sur le site officiel Wallonie.be d’un lien vers Simplifions.be, estimant que des citoyens pouvaient croire interagir avec un outil officiel alors qu’il s’agissait d’un site lié au MR et aux Engagés, avec des questions de responsabilité politique et de protection des données. Adrien Dolimont a répondu qu’aucune instruction gouvernementale n’avait été donnée, que l’administration avait ajouté ce lien de sa propre initiative dans une note d’actualité après une conférence de presse sur la simplification administrative, et que le lien avait été retiré dès la constatation de l’erreur. Christie Morreale a maintenu que la responsabilité ministérielle était engagée et que des clarifications restaient nécessaires sur le RGPD et l’usage des données. Stéphane Hazée a enfin rappelé les règles parlementaires et évoqué la Commission de contrôle des communications du Gouvernement et des dépenses électorales pour poursuivre l’instruction du dossier.
Les incohérences concernant les nouveaux résultats des prises de sang concernant les PFAS
Bruno Lefèbvre a interrogé le ministre sur la fiabilité des nouveaux résultats du biomonitoring PFAS, sur les suites à donner pour les personnes contaminées, sur un éventuel élargissement des périmètres concernés et sur les moyens de l’ISSeP. Yves Coppieters a indiqué que la première campagne avait sous-évalué les dosages en raison d’un problème de conservation des tubes, ce qui explique que la seconde salve montre majoritairement des taux plus élevés, avec une baisse pour 5 à 10 % des personnes en raison de la variabilité individuelle. Il a précisé qu’une nouvelle phase de prises de sang est envisagée pour les habitants des zones à risque non encore testés, avec un plan de financement à soumettre au Gouvernement wallon début 2025, et qu’un renforcement de l’ISSeP peut être étudié via des projets complémentaires. Le député a insisté sur la nécessité d’une communication plus claire envers les bourgmestres et les citoyens, tout en se disant rassuré que l’option d’un refinancement de l’ISSeP reste ouverte.
Le report de de la mise en service de la ligne de busway n° 2 à Liège
Diana Nikolic a interpellé le ministre sur le report de la mise en service de la ligne B2 du busway à Liège, initialement prévue en même temps que le tram, en demandant des explications sur l’origine du retard et sur le maintien éventuel d’une échéance en avril. François Desquesnes a indiqué que l’OTW lui avait expliqué que des travaux plus importants que prévu avaient été constatés lors de l’ouverture de la voirie et que l’information avait déjà été transmise aux autorités communales, tout en reconnaissant la nécessité d’informer plus largement les usagers en cas de retard. La députée a salué la réponse mais a insisté sur les problèmes de communication et sur la nécessité d’un calendrier clair pour l’ensemble des lignes de busway et de BHNS prévues à Liège.
Les conséquences de l’échec des négociations concernant un groupement entre le CHU et l’hôpital de la Citadelle de Liège
Valérie Bluge s’inquiète de l’échec des négociations entre le CHU de Liège et l’hôpital de la Citadelle en vue d’un regroupement, ainsi que des conséquences possibles sur l’organisation des activités spécialisées, la prise en charge des patients et un éventuel rapprochement avec l’hôpital du Bois de l’Abbaye. Yves Coppieters indique avoir découvert la situation par la presse, avoir saisi l’AViQ et rappelle que les conseils d’administration restent autonomes, tout en soulignant l’importance du réseau hospitalier pour l’efficacité et les pôles d’excellence. Il précise qu’en cas de blocage, l’agrément pourrait être remis en question, et que l’AViQ et son cabinet joueront un rôle de facilitateur pour évaluer l’intérêt en santé publique et les impacts financiers du projet.
La sécurité des mandataires locaux en Wallonie
Arnaud Dewez a alerté sur la multiplication des intimidations, menaces, harcèlements et cyberattaques visant des mandataires locaux en Wallonie, estimant que ces dérives découragent l’engagement politique et mettent en danger la démocratie locale. François Desquesnes a qualifié ces faits de scandaleux et a indiqué avoir demandé à ses services d’écrire à la ministre de l’Intérieur pour vérifier que chaque mandataire menacé bénéficie des mesures de protection nécessaires. Il a souligné que les marges d’action régionales sont limitées mais a plaidé pour un soutien systématique aux élus menacés et pour la correctionnalisation des propos haineux ou menaçants afin de faciliter les poursuites.
La transmission de l’échinococcose à l’homme
Le questionneur a alerté sur l’échinococcose, parasite transmis notamment par le renard, en soulignant la gravité de la maladie, sa longue incubation et l’étude en cours de l’Université de Liège visant à identifier les communes wallonnes les plus touchées. Il a demandé une estimation de l’ampleur du phénomène, les mesures envisagées pour protéger la santé humaine et l’opportunité d’une campagne d’information. En réponse, la ministre a indiqué avoir pris la mesure du problème et a évoqué la hausse du phénomène en Europe ainsi que l’existence d’une localisation géographique plus précise du risque. Le questionneur a salué cette prise en compte tout en estimant nécessaire de renforcer la communication à l’ensemble des citoyens, compte tenu de la présence plus large des renards dans les jardins.