La ligne de tram de Liège
Diana Nikolic a interrogé le ministre sur le calendrier des exercices multidisciplinaires liés à la mise en service du tram de Liège, estimant qu’un premier exercice prévu le 14 mars, pendant la marche à blanc, pourrait révéler des ajustements encore nécessaires avant l’ouverture. François Desquesnes n’a pas détaillé le calendrier complet dans l’extrait, mais a été interpellé sur la nécessité d’anticiper d’éventuelles adaptations et sur l’impact possible sur la date de mise en service. Dans le même échange, Caroline Cassart-Mailleux a dénoncé le manque d’information autour de la fermeture totale de la N66 à Modave pour travaux, tandis qu’Isabella Greco a demandé au ministre de s’opposer à la fermeture annoncée de 20 gares, surtout en Wallonie, et Desquesnes a répondu qu’il défendrait fermement le réseau ferroviaire wallon tout en appelant à la cohérence entre les politiques de mobilité wallonnes et fédérales.
Débat · 7 interventions
- DN
Monsieur le Ministre, pour les collègues qui l’ignoreraient, Liège va enfin avoir son tram. Il est annoncé – je touche du bois – à cette tribune le 15 avril 2025. J’insiste. Cela va être une révolution pour les usages de mobilité des Liégeois et de tous ceux qui fréquentent notre ville, mais une révolution aussi pour les services de sécurité et de secours, les différentes disciplines. En décembre 2024, vous me répondiez, Monsieur le Ministre: «Des exercices sont prévus avant la marche à blanc pour tous types d’interventions, du simple incident à un accident ou à une situation grave qui impliquent l’intervention des services de secours, avec des exercices d’évacuation des rames avec des volontaires». Toutefois, ce lundi, au conseil communal, le bourgmestre nous a appris que le premier exercice multidisciplinaire aurait lieu le 14 mars. Ce n’est pas le premier retard en matière de timing pour ce qui concerne le chantier du tram de Liège, mais cela pose question. En effet, cela intervient pendant la marche à blanc et un mois avant la mise en service effective. Quid s’il y a un problème? Les services et les différentes disciplines travaillent depuis longtemps sur l’adaptation de leurs protocoles et de leurs procédures d’intervention en lien avec la spécificité du tram. Quid si, à l’issue de ce premier exercice, ils se rendent compte qu’il y a encore trop d’aspects à mettre en œuvre et à modifier ou qu’il y a encore des besoins de modification, d’aménagement, de voirie ou tout autre élément? Cela pourrait-il avoir un impact sur la mise en service? Disposez-vous d’un calendrier des autres exercices, puisqu’il s’agit du premier exercice, la mise en œuvre étant prévue mi-avril? S’il y a encore des exercices, cela implique d’immobiliser le tram qui ne roulera pas ce jour-là pour les Liégeois. Toute information sur le sujet est la bienvenue.
Agressivité 68%Constructivité 55%Factuel 56%Émotionnel 64% - DN
Je vous remercie, Monsieur le Ministre, pour votre réponse. C’est par le biais d’une question écrite que j’avais eu cette information de votre part, à savoir que plusieurs exercices multidisciplinaires auraient lieu – de ce que j’avais compris – avant la marche à blanc. Il y en a un le 14 mars. Dans mes questions, il y avait l’enjeu de ce premier exercice. Quand interviendront les autres? Est-ce prévu avant le 15 avril? A fortiori, on peut s’imaginer qu’il y en aura encore après. Je saisis la balle au bond et j’y reviendrai par voie de question écrite ou par une future question d’actualité à la tribune pour ne pas perdre mes bonnes habitudes. La parole est à Mme Cassart-Mailleux pour poser sa question.
Monsieur le Ministre, des travaux sur la N66, c’est-àdire la route Huy-Hamoir, sont réalisés. Il est prévu une fermeture totale de cette voirie pendant trois semaines. Je ne reviens pas sur la nécessité de ces travaux parce qu’ils sont indispensables et que ce n’est pas le sujet de ma question. Dans l’article de presse que j’ai lu, des commerçants et des riverains expliquaient qu’ils n’étaient pas informés de la tenue de ces travaux. Des travaux sont réalisés sur le tronçon sur la ville de Huy, mais la commune de Modave est très fortement impactée. Fallait-il une fermeture totale de cette voirie? Pourquoi n’a-t-on pas étudié le fait d’avoir des feux alternatifs ou une autre solution? Comment se fait-il que des riverains ou des commerçants n’aient pas été avertis de la situation? Lorsque j’ai pris contact avec le bourgmestre Modave, il m’a dit avoir reçu un courrier du SPW une semaine avant et n’avoir eu aucune réunion, aucune information. Je suis un peu perplexe par rapport à cette situation. Avez-vous connaissance de la situation? Y a-t-il des obligations dans le chef du SPW par rapport au fait d’avertir les commerces et les riverains? Par rapport aux commerçants pour lesquels j’ai une attention particulière, je me dis que, si l’information était arrivée un peu à l’avance, ils auraient pu prendre des mesures circonstanciées et s’organiser. Cela aurait été préférable. La durée prévue de ces travaux est de trois semaines. Avez-vous des infos? Il me revient sur le terrain que ces travaux pourraient durer moins longtemps.
Agressivité 100%Constructivité 96%Factuel 92%Émotionnel 100%Je vous remercie, Monsieur le Ministre, pour les réponses que vous avez pu m’apporter. Je vous inviterai certainement un jour à venir dans le Condroz. Réduire la durée des travaux me paraît une très bonne solution. Je n’ai pas de souci avec cela. Le fait que les travaux doivent avoir lieu n’est pas non plus remis en question. Par contre, collaborer avec les communes en amont, c’est-à-dire Modave, et avoir une communication claire pour les commerçants m’aurait paru la meilleure manière de fonctionner. L’objectif premier est de terminer les travaux. Aussi bien les riverains que les commerçants s’adapteront. C’est une leçon à retenir pour le futur.
Constructivité 77%- IG
Monsieur le Ministre, nous avons toutes et tous été étonnés que vous acceptiez des charges supplémentaires provenant du Fédéral, à hauteur de 270 millions d’euros, alors que vous prenez, depuis des mois, une politique d’économies nécessaires et indispensables. N’étant pas au bout de nos surprises, aujourd’hui, on apprend la menace de fermeture de 20 stations de gare, dont 17 sont, sans surprise, situées en Wallonie. J’espère sincèrement, Monsieur le Ministre, que vous allez vous opposer à ces fermetures et que, au moment où l’on se parle, une concertation est déjà assurée entre vous et votre homologue fédéral. Sans quoi, ce sera à nouveau la Wallonie qui devra ouvrir son portefeuille pour financer une nouvelle offre de service en matière de transport. Outre les enjeux climatiques, la fermeture de ces gares est une attaque envers les travailleurs et les travailleuses qui habitent dans les zones rurales, les étudiants et les étudiantes qui utilisent ces transports en commun de manière abondante et, enfin, le développement des communes et des villes wallonnes, que ce soit en matière de logement, en matière d’attractivité ou en matière d’emploi. Je sais, Monsieur le Ministre, au moment où l’on se parle, qu’aucune décision n’a encore été prise. Ce dont je veux m’assurer ici, c’est de votre loyauté envers les Wallons et les Wallonnes face à une tentative de régionalisation dissimulée de la part d’un Premier ministre qui ne vise qu’à affaiblir la Wallonie.
- FDFrançois DesquesnesLes Engagés
Madame la Députée, je vous remercie pour votre question qui porte sur un point important qui est le développement et l’efficacité du réseau ferroviaire en Wallonie. Au début de votre question, j’avais l’impression que tout était déjà fait et décidé, mais, à la fin de votre question, je reconnais que vous avez corrigé le tir. L’intitulé de votre question supposait déjà que la décision était prise. À un moment donné, il faut revenir aux faits et aux éléments. Nous devons avoir un dialogue ferme avec l’autorité fédérale, singulièrement les représentants de la SNCB et Infrabel, sur la défense du réseau ferroviaire wallon. Comme je l’ai déjà dit au sein de cette assemblée, cela ne doit pas nous empêcher, au niveau wallon, que ce soit au niveau local ou au niveau régional, d’être cohérents dans nos politiques de mobilité. Développer de la concurrence entre le bus et le train pour les mêmes lignes provoque l’affaiblissement du service public de transport. Nous devons être cohérents et chacun regarder de notre côté ce que l’on fait, ce que l’on demande et ce que l’on veut. J’y serai particulièrement attentif. Il faut non seulement défendre les gares et les points d’arrêts, mais aussi le service. Maintenir une gare sur laquelle l’offre est inférieure et non attractive n’a pas de sens. Mon objectif dans le dialogue avec le nouveau Gouvernement et le ministre fédéral de la Mobilité, c’est de la cohérence dans le transport public, qu’il soit organisé par la Wallonie ou par le Fédéral.
Agressivité 94%Constructivité 78%Factuel 97%Émotionnel 91% - IG
Monsieur le Ministre, un dialogue ferme en défendant les intérêts des Wallons et des Wallonnes, c’est ce que nous souhaitons avec mon groupe. Une cohérence en matière de politique de mobilité ne va pas dans le sens d’une logique d’austérité et communautaire à court terme. Fermer des gares n’est pas la solution. La solution serait d’investir dans cette dimension, de promouvoir ces services et d’encourager davantage de voyageurs avec des horaires adaptés et des fréquences plus régulières. Au travers de cette proposition de décision, on est dans un retour en arrière dans lequel je souhaite que l’on ne s’inscrive pas. Vous nous avez rassurés en partie avec un dialogue ferme. Je compte sur vous pour mener cette politique. On a besoin d’un maximum d’accessibilité. En matière de mobilité, un retour en arrière, ce n’est pas ce que la jeunesse attend de nous. C’est encore une proposition pour que la Wallonie trinque. Aujourd’hui, on est face à une proposition de fermeture de 17 gares sur 20 installées en Wallonie. J’attire votre attention sur le sujet.
Agressivité 46%
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