Les mesures préventives visant à réduire les carences constatées en iode
Vincent Maillen a souligné que la carence en iode demeure sous-estimée en Belgique, malgré ses effets sur la santé thyroïdienne, la concentration et les publics vulnérables comme les femmes enceintes et les enfants, et a पूछा si le gouvernement comptait renforcer l’information et envisager des mesures préventives. Yves Coppieters a répondu que la carence est largement répandue, que des recommandations existent depuis plus de dix ans et qu’il faut agir par la formation des médecins, la sensibilisation, le maintien du sel iodé et, au besoin, des compléments uniquement sur avis médical. Il a rappelé que la transition alimentaire et la baisse de consommation de certains aliments contribuent au problème, tout en indiquant qu’en Belgique le sel de consommation doit être iodé et qu’un réexamen des données wallonnes pourrait se faire à partir d’échantillons déjà disponibles.
Débat · 3 interventions
- VM
Monsieur le Ministre, la carence en iode est un enjeu de santé publique dont on parle encore trop peu en Belgique, alors qu’il concerne une part importante de la population. Les études montrent qu’une alimentation saine ne suffit plus à couvrir les besoins en iode de la population en Belgique, notamment en raison de l’évolution des habitudes alimentaires et de la diminution de l’usage du sel iodé par l’industrie agroalimentaire. Or, cette carence peut avoir des conséquences importantes sur cette population, en particulier la fatigue, la concentration et évidemment la santé thyroïdienne. Elle est d’autant plus préoccupante chez les femmes enceintes et chez les enfants. D’autres pays, comme les Pays-Bas, ont mis en place des campagnes de sensibilisation et des recommandations pour encourager un apport suffisant en iode au sein de leur population. En Belgique, ce sujet reste relativement méconnu et il semble y avoir un manque d’information auprès du grand public. Dans ce contexte, Monsieur le Ministre, le Gouvernement envisage-t-il d’accentuer la mise en avant de cette problématique, les efforts en matière de sensibilisation et d’information? Une réflexion est-elle en cours quant à d’éventuelles mesures permettant d’assurer un apport suffisant pour l’ensemble de la population?
Agressivité 87%Constructivité 85%Factuel 84%Émotionnel 97% Monsieur le Député, ce n’est pas un scoop : la majorité d’entre nous sommes carencés en iode. Cela fait déjà plus de 10 ans que le Conseil supérieur de la santé a émis des recommandations pour augmenter la concentration d’iode dans la population. Il est vrai que, pour augmenter cette concentration d’iode, il faut d’abord former les médecins pour qu’ils ciblent bien les populations les plus à risque. Il faut varier votre régime alimentaire et éventuellement prendre des compléments en iode, mais on va y revenir. Il faut également continuer la politique du sel iodé puisque, en termes de stratégie de santé publique, la vaccination, la fluorisation de votre eau de consommation et surtout l’iode, associé à tout sel de consommation, sont des stratégies de santé publique qui ont montré le plus d’efficacité sur les problèmes. C’est donc une vraie stratégie de santé publique pour laquelle il faut renforcer les choses. L’OMS montre très bien dans son étude que la transition nutritionnelle que nous vivons maintenant depuis une vingtaine d’années montre que lorsque l’on mange des plats transformés, des plats préparés, l’industrie utilise des sels qui ne sont pas spécifiquement complémentés d’iode, ce qui est une vraie problématique. On consomme de moins en moins de produits laitiers et cela entraîne une carence en iode. Si l’on regarde l’étude belge qui est mentionnée dans cette étude de l’OMS, c’est une étude de 2021, je pense, qui montre que l’on a le même problème en Belgique, mais qu’il n’y a pas de disparités régionales. Au niveau du monitorage de la Région wallonne, on pourrait très bien imaginer dans le biomonitoring wallon – puisque l’on a trois phases, on a des échantillons, l’iode est stable – d’aller recalculer les concentrations d’iode dans la population de la Région wallonne sur base des échantillons qui sont déjà stockés et donc ne pas refaire une étude spécifique. Si vous voulez lutter contre la carence en iode, c’est bien sûr le sel iodé, c’est la variation des aliments, c’està-dire des produits laitiers, des œufs, des produits de la mer – c’est la principale source. En Belgique, il est obligatoire que le sel soit iodé et, éventuellement, des compléments en iode, mais seulement sur recommandation médicale.
Constructivité 40%Factuel 50%- VM
Je vous remercie, Monsieur le Ministre, pour ces informations claires et précises. Je n’ai pas autre chose à ajouter puisque vous avez fait le tour de ma question.
Constructivité 99%Factuel 100%
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