L’impact des pfas sur la santé et la réaction de mme la ministre au courrier de mme la ministre demir
Les intervenants ont dénoncé l’ampleur des contaminations aux PFAS dans l’eau de distribution à Ronquières, Chièvres et en Wallonie picarde, en demandant si l’eau du robinet pouvait encore être consommée et quelles mesures de précaution étaient prévues pour les populations les plus vulnérables. Ils ont aussi reproché aux ministres concernés de ne pas avoir été suffisamment alertés malgré plusieurs courriers, questions écrites, réunions de coordination et échanges avec les administrations et les cabinets, ainsi que l’absence de consignes claires et de transparence envers les citoyens. D’autres interventions ont élargi le débat aux PFAS présents dans certains pesticides, en interrogeant les actions menées pour restreindre ces produits, au niveau belge et européen, et pour limiter les épandages en Wallonie. En réponse, il a été rappelé que la ministre de la Santé n’est pas compétente pour la santé environnementale, mais qu’elle a mis en avant des outils d’information, demandé des agents de terrain et souligné la nécessité d’une communication claire et de dispositifs d’accompagnement.
Débat · 14 interventions
Madame la Ministre, je serai assez brève. Les contre-analyses ont eu lieu à Braine-leComte, en particulier pour la commune de Ronquières. 47 PW – Session 2023-2024 – CRI n° 6 – Séance plénière – Jeudi 16 novembre 2023 Les résultats ne sont pas très rassurants. C’est vrai que la norme est de 100 nanogrammes par litre. Or, ici, on est à 97. Par conséquent, Madame la Ministre, je n’ai qu’une seule question: peut-on boire l’eau du robinet à Ronquières?
Agressivité 78%Émotionnel 64%- JDJori DupontIndépendant
Madame la Ministre, lors de votre audition, mardi dernier, vous nous avez dit: «Si j’avais été alertée, j’aurais agi». On va revenir sur quelques alertes que l’on a pu lire dans la presse ces derniers jours et qui ne sont même pas venues dans votre chronologie des événements mardi dernier. Le premier, c’est ce courrier du Service public de Wallonie à la Société wallonne des eaux. C’est un courrier assez intéressant et détaillé puisque, dans celui-ci, on voit l’ensemble des dépassements des puits de Chièvres avec des chiffres assez impressionnants. Le Service public de Wallonie demande à la Société wallonne des eaux de faire un plan d’action contre les PFAS. Ce courrier n’est pas adressé à n’importe qui puisqu’il est adressé directement au président de la SWDE. Vous êtes au courant de ce plan d’action. Comment se fait-il que ce plan d’action et ce courrier ne vous suffisent pas comme alertes suffisantes pour prévenir la population? Ensuite, on a continué à chercher – puisque vous nous avez dit que c’était la faute d’un collaborateur, au fin fond de votre cabinet, certainement très mal éclairé pour celui-ci – parmi les plus de 11 questions que l’on a posées sur les PFOS et les PFAS. En janvier 2023, via une question écrite, nous vous avons demandé de nous faire un état des lieux des pollutions aux PFAS en Wallonie, que ce soit dans les sols ou les eaux, depuis 2000. Vous nous répondez que, à votre initiative, votre administration a dressé un état des lieux de ces substances en 2021 et que plusieurs réunions de coordination ont permis de faire le point depuis lors. Il y a donc eu des réunions de coordination en Wallonie depuis 2021 sur les PFAS. Qui participe à ces réunions? Êtes-vous dans ces réunions? Nous voulons les rapports des réunions de coordination sur les PFAS en Wallonie depuis 2021. Une autre alerte, qui n’a pas été développée mardi dernier, est celle de Vivaqua. En avril 2023, Vivaqua a porté plainte auprès du Service public de Wallonie pour des pollutions aux PFAS dans les eaux qui proviennent de Wallonie. Ces eaux proviennent de deux endroits précis, à savoir Ghlin et Nimy. Étiez-vous au courant de cet élément? Qu’en avez-vous fait? Comment l’administration a-t-elle agi et a-t-elle traité ce nouveau fait? Madame la Ministre, si seulement vous aviez su...
- RRyckmansEcolo
Monsieur le Ministre de l’Agriculture, on parle beaucoup des PFAS dans l’eau, mais, ce que l’on sait moins, c’est que les PFAS sont présents dans les pesticides. Les PFAS permettent à ces produits une plus grande stabilité et d’agir plus longtemps. Ces produits, comme tous les autres PFAS, sont persistants dans l’environnement. Ils se transforment même en métabolites, les TFA, les acides trifluoroacétiques. Ces résidus s’accumulent dans les sols, dans les eaux et dans les corps humains. Ces éléments ont été relevés dans un rapport publié le 9 novembre par le Pesticide Action Network et Générations futures, qui évoquent ces PFAS dans les pesticides. Trente-sept des pesticides autorisés sont des PFAS. Il s’agit là d’une pollution intentionnelle puisqu’on épand ces pesticides. Ces PFAS sont notamment le Sulfoxaflor. La Commission a élaboré une liste de candidats à la substitution. Cinq de ces pesticides PFAS sont sur cette liste, mais les autres ne le sont pas. Ils continuent à agir et à être disponibles sans restriction. Monsieur le Ministre, j’ai deux questions. Avez-vous agi? Quelles sont les actions que vous avez menées envers l’Europe et, le cas échéant, par le biais du Fédéral pour augmenter les restrictions de ces pesticides PFAS? Comment avez-vous agi pour en limiter les épandages en Wallonie? Je vous remercie.
Madame la Ministre Morreale, il y a une semaine, la RTBF a dévoilé une pollution aux PFAS dans l’eau de distribution. Ce sont 12 000 personnes en Wallonie picarde – des parents, des enfants, des grands-parents, un voisin, une voisine – qui ont bu de l’eau polluée entre octobre 2021 et mars 2023. On ignore aujourd’hui les volumes d’eau wallonne polluée distribués vers la Flandre. S’ajoute aujourd’hui également la pollution à Ronquières. L’heure est aux mesures d’urgence pour préserver la santé et rassurer le citoyen qui est inquiet, désemparé et stupéfait de ne pas avoir été prévenu plus tôt. Madame la Ministre, je vous connais depuis des années. Je vous sais très sensible aux perturbateurs endocriniens. C’est un combat que vous menez de longue date. Quand nous étions ensemble députées sur les mêmes bancs, c’est un combat que vous meniez déjà. Aujourd’hui, la situation est grave en Wallonie picarde. Vous êtes ministre de la Santé publique – et non de la santé environnementale, qui n’est pas dans vos compétences –, en tant que telle, quels sont vos leviers d’action? Quelles mesures allez-vous mettre en place pour prémunir les plus fragiles que sont les enfants, les femmes enceintes et les femmes allaitantes?
Agressivité 87%Émotionnel 87%- MVMathilde VandorpeLes Engagés
Madame la Ministre Morreale, je souhaitais également m’adresser à vous concernant cette contamination de l’eau aux PFAS. C’est une problématique environnementale, mais aussi et surtout de santé publique. C’est dans ce cadre-là que je voulais vous interpeller. Mme la Ministre Tellier vous a-t-elle interpellée lorsqu’elle a obtenu les documents? Vous les a-t-elle transmis? Y a-t-il eu une réunion d’organisée? Comment avez-vous fonctionné? La ministre flamande Zuhal Demir dit vous avoir averti et vous avoir envoyé le même courrier qu’à votre collègue. Qu’avez-vous fait suite à la réception de ce courrier? On le sait, la ministre Demir a elle-même mis en place des choses en contactant son homologue de la santé et en mettant en place un protocole d’action. Qu’en est-il ici en Wallonie? Enfin, on a entendu parler en commission, mardi, des tests sanguins et du monitoring. À quel niveau allezvous être associée sur ces dossiers-là, et qu’allez-vous mettre en place par la suite puisque les gens sont inquiets?
Agressivité 43% - FDFrançois DesquesnesLes Engagés
Madame la Ministre Tellier, il y a deux jours, vous nous avez déclaré: «si j’avais su, j’aurais agi». Vous nous avez montré le fameux échange du 10 janvier entre votre cabinet et l’Administration. Vous avez dit: «Je n’étais pas au courant, je n’ai pas été alertée. Le mail était anodin et mon collaborateur ne m’a pas fait remonter l’information». On était en janvier 2022. Le 16 juin de la même année, le SPW Environnement écrit à la SWDE pour signaler les taux de PFAS à Chièvres. Ces taux sont deux ou trois fois supérieurs à la norme de 100 nanogrammes. Nous sommes le 16 juin. Une semaine plus tard, le 24 juin, la SWDE répond à l’administration en expliquant ce qu’elle est en train de mettre en œuvre. Le 27 juin, un mail du SPW est adressé à votre cabinet: «Bonjour, pour ta bonne information, tu trouveras ci-joint le courrier envoyé à la SWDE et le courrier reçu de la SWDE concernant les concentrations élevées mesurées sur le puits de Chièvres». Madame la Ministre, comment pouvez-vous encore affirmer que vous ne saviez pas en date du 27 juin 2022?
Agressivité 59%Émotionnel 49% Madame la Ministre Tellier, je vous posais une question claire: les habitants de Ronquières peuvent-ils boire l’eau du robinet? Vous ne m’avez pas répondu. Je voudrais ici saluer le travail de précaution des autorités communales et du bourgmestre en particulier. Je voudrais également vous dire ceci: vous commencez votre intervention en disant qu’il y a un flou médiatique, mais depuis une semaine, ce sont les citoyens qui sont dans le flou et il est de votre responsabilité de les rassurer. Aujourd’hui, ils ne le sont pas.
Agressivité 81%Constructivité 43%Émotionnel 89%- JDJori DupontIndépendant
Madame la Ministre Tellier, plus d’un an avant le plan d’action dont on a parlé tout à l’heure et que vous connaissez, vous demandez des analyses mensuelles sur les PFAS. Vous promettez de faire le suivi auprès de la commune de Chièvres dans votre tweet qui date de 2021. Avez-vous fait ce suivi? Les résultats résumés dans le courrier que l’on a lu ici indiquent toujours des valeurs supérieures à 100. Par deux fois ces mails concernant des dépassements de la norme de 100 – qui d’ailleurs n’existe pas – arrivent à votre cabinet, mais vous n’avez pas été alertée. À aucun moment vous n’allez voir, alors que vous dites que vous allez faire le suivi. Vous recevez plusieurs courriers de la ministre flamande de l’Environnement, qui alerte sur une problématique des PFAS en Wallonie dans les eaux, et, à votre initiative, vous dites que vous «allez organiser des réunions de coordination sur la problématique des PFAS». Vous ne faites pas le suivi, vous n’en êtes pas au courant. Bref, à aucun moment on ne se préoccupe des résultats des analyses que vous demandez ou de ce qui a été dit lors des réunions de coordination. Là aussi, c’est uniquement une seule personne dans le cabinet? Ce n’est pas possible. On ne vous croit pas sur parole. Cela fait trois jours que l’on apprend de nouvelles informations. Durant ces réunions de coordination, vous n’avez rien dit du tout. Votre réponse qui consiste à répéter «si j’avais été alertée» ne tient plus pour les citoyens. D’ailleurs, cela n’a jamais tenu. On veut donc vous entendre encore à nouveau demain en Commission de l’environnement.
Agressivité 73%Émotionnel 62% - RRyckmansEcolo
Monsieur le Ministre Borsus, je n’ai pas eu de réponses à mes questions, alors que vous avez la possibilité d’agir en vous concertant avec le Fédéral, avec le ministre en charge, mais aussi en limitant les épandages. L’Europe n’agit pas selon une gestion pertinente des risques des pesticides PFAS alors qu’elle le devrait. Ces substances actives sont approuvées alors qu’aucune utilisation sûre n’a pu être démontrée. Cela fait des années qu’Écolo évoque l’importance de se libérer de ces substances dangereuses pour la santé des êtres vivants, des sols et de notre environnement. Il faut protéger au lieu de laisser les firmes produire de tels pesticides et les épandre en Wallonie. Il est d’ailleurs intéressant de noter que des investisseurs commencent à prendre conscience des risques financiers qu’ils courent à continuer ce business. Avec mon groupe politique, je soutiens qu’il faut soutenir la transition pour un environnement sain, la transition vers le bio, et ce de manière encore plus forte.
Agressivité 71%Constructivité 35%Émotionnel 58% Je vous remercie, Madame la Ministre. Vous l’avez entendu dans ma question, je sais que vous êtes ministre de la Santé publique, et non pas de la Santé environnementale, mais il s’agit ici d’un scandale environnemental, d’un problème de santé majeur. Je voulais donc également vous questionner avec les compétences que vous avez. Vous l’avez dit, il y a le site trouverdusoutien.be. Je l’ai dit dans ma question, le citoyen est inquiet et désemparé. Il est stupéfait face à cette situation, il a donc besoin d’une communication claire, transparente, précise. Vous avez demandé ce midi, en gouvernement, des agents de terrain. Il faut tirer les enseignements de la crise covid, durant laquelle des agents de terrain sont allés à la rencontre des citoyens avec des informations scientifiques et techniques précises. Je vous remercie pour tout ce qui a été mis en place.
Constructivité 39%Factuel 40%Émotionnel 50%- MVMathilde VandorpeLes Engagés
Merci pour vos réponses, Madame la Ministre. J’entends donc bien que c’est la ministre Tellier et elle seule qui a la compétence et la responsabilité ici. C’est pour cela qu’il y a autant de ministres de la Santé. Aujourd’hui, il n’y a toujours pas de consigne claire pour les citoyens qui restent totalement dans l’inconnue. J’entends le travail que vous avez fait. Je vous remercie d’avoir écouté la commission et d’avoir réagi, notamment sur les réflexions de mon collègue, JeanLuc Crucke, par rapport à la santé mentale et d’avoir mis en place certaines dynamiques notamment via le site internet pour essayer de rassurer les gens. Cependant, aujourd’hui, il n’y a pas de consigne claire donnée à la population. Enfin, j’avais aussi posé la question de la mise en place des tests sanguins du monitoring. Je suppose aussi, via votre non-verbal, que c’est également de la compétence de la ministre Tellier, contrairement à ce que l’on avait pu comprendre lors de son audition. J’avais compris que ce serait mis en place de manière conjointe. Aujourd’hui, la population est toujours dans l’incertitude et il temps de réagir clairement.
Agressivité 50%Émotionnel 76% - FDFrançois DesquesnesLes Engagés
Madame la Ministre de l’Environnement, le 10 janvier 2022, le mail qui arrive donc dans votre cabinet, comme il n’est pas indiqué «alerte» dessus, il ne compte pas? C’était votre réponse il y a deux jours. J’entends ici que le mail du 16 juin est une autre explication: le mail ne vous remonte pas officiellement. J’avoue que je comprends encore moins. Cependant, le 23 février 2023, votre chef de cabinet, qui est votre collaboratrice immédiate, envoie une note d’instruction à l’administration pour dire: «Objet: PFAS, attente du cabinet envers l’administration. Madame la Directrice générale, je fais suite aux divers échanges entre le cabinet et l’administration concernant la suite à donner à la problématique des PFAS.» Et après vous venez encore nous dire que vous ne saviez pas! Après le 10 janvier 2022, après le 16 juin 2022 et après le 23 février 2023, j’ai du mal à le croire.
Agressivité 86%Émotionnel 88% - JDJori DupontIndépendant
Premièrement, si je comprends bien, vous me dites: «Dans la première phase, mon conseiller me prévient, il me prévient et me donne les analyses jusqu’à septembre. Puis, il ne me les donne plus. À partir d’octobre, c’est fini, je n’ai plus les analyses et je ne les transmets plus». Deuxièmement, venir me reprocher de connaître le dossier, c’est parce que je me suis intéressé à ce dossier, que l’on a déterré ce dossier en 2021 et ce rapport qui date de 2018, qu’il y a quelque chose. En attendant, sans cela, il n’y aurait rien eu. C’est la connaissance de ce dossier qui a fait qu’aujourd’hui, ce scandale éclate.
Agressivité 74%Émotionnel 57% - FDFrançois DesquesnesLes Engagés
Merci, Madame la Ministre, d’avoir réexpliqué le contexte de la note verte que votre chef de cabinet adresse le 23 février 2023. Vous dites: c’est important, je m’en préoccupe, et cetera. C’est la même chose que vous aviez envoyée par tweet le 8 juillet 2021, en promettant: «Je me suis engagée à fournir à la Ville toutes les infos qui résulteront des analyses en cours». Entre septembre 2021 et aujourd’hui, quand avezvous vraiment informé les autorités de Chièvres? En dernière minute, alors que depuis des mois, les échanges existaient, votre cabinet a été prévenu au moins deux fois, la seconde fois par alerte. Si vous défaussez à chaque fois sur votre cabinet, ce sont les personnes que vous avez fait le choix de désigner. Vous êtes responsable de l’action globale de votre ministère au travers du choix de vos membres de cabinet et de leurs actions au quotidien.
Agressivité 58%Émotionnel 46%
Questions similaires
Les pesticides aux pfas
Les intervenants ont dénoncé les contaminations aux PFAS dans l’eau de distribution en Wallonie, notamment à Ronquières, Chièvres, Ghlin et Nimy, en demandant si l’eau du robinet pouvait encore être consommée et quelles mesures urgentes de protection et d’information avaient été prises pour la population. Ryckmans a aussi attiré l’attention sur la présence de PFAS dans certains pesticides autorisés et a interrogé le ministre Borsus sur les actions menées auprès de l’Europe, du Fédéral et en Wallonie pour en restreindre l’usage. Les autres députés ont mis en cause le manque d’alerte et de suivi par les ministres concernés, évoquant des courriers, réunions de coordination et notes d’instruction qui, selon eux, démontraient que les autorités avaient été informées plus tôt. La ministre de la Santé a été invitée à préciser ses leviers d’action, les mesures de communication et de soutien, ainsi que l’éventuel monitoring, tandis que la majorité des questions restaient centrées sur la responsabilité et la coordination entre cabinets et administrations.
La pollution aux pfas de l’eau potable dans certaines communes wallonnes
Les députés ont interrogé la ministre sur la contamination aux PFAS de l’eau potable dans plusieurs communes wallonnes, notamment à Ronquières, Chièvres, Ghlin et Nimy, en demandant si l’eau du robinet pouvait encore être consommée, quelles alertes avaient été reçues et pourquoi la population n’avait pas été informée plus tôt. Plusieurs intervenants ont aussi évoqué les réunions de coordination, les courriers du SPW, de la SWDE et de Vivaqua, ainsi que la question des analyses, du monitoring sanguin et des mesures de protection pour les publics fragiles. Un autre volet du débat a porté sur les PFAS présents dans certains pesticides, avec des demandes d’actions auprès de l’Europe, du fédéral et de la Wallonie pour renforcer les restrictions et limiter les épandages. La ministre a rappelé que les compétences en santé environnementale relevaient d’autres niveaux et que sa marge d’action concernait surtout la santé publique, la communication aux citoyens et l’organisation d’un soutien via les dispositifs disponibles.
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Les intervenants ont dénoncé les informations tardives ou incomplètes sur les contaminations aux PFAS dans l’eau, notamment à Chièvres, Ronquières, Ghlin et Nimy, en s’interrogeant sur les échanges entre le SPW, la SWDE et le cabinet ministériel depuis 2021-2023, ainsi que sur les alertes reçues et les suites données. Ils ont aussi demandé si l’eau du robinet était potable à Ronquières, quelles mesures de protection et de communication étaient prises pour la population, et si des analyses, réunions de coordination et suivis sanitaires avaient été effectivement organisés. D’autres députés ont élargi le débat aux PFAS présents dans certains pesticides, en appelant à des restrictions supplémentaires en Wallonie et au niveau européen. La ministre a été interpellée sur sa connaissance des dossiers, sur la responsabilité de son cabinet et sur la nécessité d’une réponse claire pour rassurer les citoyens.
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