L’utilisation de la recherche des résidus de drogue dans les eaux usées dans les politiques wallonnes de prévention
Caroline Taquin a plaidé pour l’usage systématique de l’analyse des eaux usées afin de mieux cartographier la consommation de drogues en Wallonie, d’identifier les substances consommées selon les zones et de renforcer les politiques de prévention en coopération avec le Fédéral et les communes. Yves Coppieters a indiqué qu’il s’agit d’un outil intéressant, mais qu’il n’existe pas encore de dispositif wallon structuré pour ces mesures ; il a cité l’étude ponctuelle de Sciensano de mars 2025, portant sur 17 stations d’épuration en Belgique, ainsi que la possibilité d’intégrer de tels indicateurs dans le futur plan de prévention et de promotion de la santé. Le ministre a toutefois souligné les coûts et la complexité d’une telle mise en place, tout en rappelant l’existence d’une coordination interfédérale via la cellule Drogues générale.
Débat · 3 interventions
- CT
Monsieur le Ministre, je vous questionne aujourd’hui concernant la problématique de la consommation de la drogue, qui est un enjeu de santé publique en Wallonie, mais qui en dépasse également les frontières. Il y a un an, je vous questionnais et je vous suggérais d’utiliser la recherche et l’analyse des eaux usées pour cartographier et avoir une idée plus précise de la problématique, que ce soit en zone urbaine ou en zone rurale, sur quel type de drogue était consommée. Il était question d’aller plus loin encore et de proposer un partenariat avec le Fédéral et avec les communes pour développer un arsenal de lutte contre cette problématique et de venir en aide aux personnes qui sont au final malades de cette consommation. L’eau est l’un des produits les plus surveillés, les plus analysés et les plus contrôlés. Il me semble dès lors que cet outil doit être utilisé par la Wallonie pour compléter son arsenal de prévention dans la lutte contre la drogue. Comment la Wallonie compte-t-elle exploiter cet outil en partenariat avec les autres niveaux de pouvoir? M. le Président. – La parole est à M. le Ministre Coppieters.
Agressivité 50%Constructivité 37%Émotionnel 60% Madame la Députée, c’est une étude très intéressante qui mesure la cocaïne, le MDMA, l’anesthésique local comme drogue ; malheureusement pas le cannabis ni les opioïdes. C’est intéressant, mais nous n’avons pas, en Wallonie, de système structurant de mesure des drogues dans les eaux. Vous savez que l’on mesure la qualité des eaux de surface en Wallonie, mais aussi en amont et en aval des stations d’épuration. Nous n’avons pas ces mesures de drogue à ce stade. Je vous rappelle que Sciensano fait une étude ponctuelle, qui date du mois de mars 2025. C’est un échantillon à moitié représentatif: 17 stations d’épuration sur l’ensemble de la Belgique, mais qui est quand même quelque chose d’assez intéressant. Je parle de cela parce que l’on a une convention entre Sciensano, l’AViQ et la SPGE pour mesurer les virus dans les eaux de surface et les eaux de contamination des stations d’épuration. C’est surtout pour la grippe et la covid, le SARS-CoV-2. Cependant, on n’a pas cela pour les drogues. On pourrait l’imaginer parce que, dans le futur Plan de prévention et de promotion de la santé, on a besoin d’indicateurs de suivi et d’évaluation. Cela pourrait être un type d’indicateurs. Toutefois, c’est très compliqué, cela coûte de l’argent. Je rappelle aussi que l’on a aussi une coordination au niveau fédéral, la cellule Drogues générale au niveau interfédéral, qui nous permet aussi d’analyser ces données et de nous donner une vision assez représentative de ce qui se passe en Région wallonne.
Agressivité 47%Émotionnel 37%- CT
Monsieur le Ministre, je vais être assez directe. Je pars du principe que, quand on veut, on peut. Cette question a déjà été posée il y a un an, en mars 2025, comme je l’ai souligné tout à l’heure. Je crois en votre volonté d’aller plus loin et d’utiliser cet outil. C’est déjà un bon indicateur. En effet, 17 stations sur toute la Belgique, c’est peu, mais c’est un bon début. Je compte sur vous pour utiliser les outils, vous coordonner avec le niveau fédéral et toutes les instances qui peuvent aider dans cette analyse, dans la récolte de ces indicateurs, pour que nous développions enfin et réellement un programme de lutte contre la consommation de drogue et contre les dealers.
Agressivité 54%Constructivité 90%Factuel 71%Émotionnel 55%
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