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ActualitéWalloniemercredi 20 novembre 2024

Le recyclage des eaux comme vecteur de résistance contre les antibiotiques

Synthèse

La députée a interrogé le ministre sur les inquiétudes liées au recyclage des eaux, évoqué comme facteur possible de résistance aux antibiotiques, ainsi que sur les secteurs concernés. Le ministre a précisé que la problématique vise surtout la réutilisation des eaux pour l’irrigation agricole, en soulignant l’absence de cadre formel en Région wallonne malgré un encadrement européen. Il a indiqué que des études sont en cours au SPW ARNE avec des universitaires, en vue d’alimenter le Plan wallon des déchets-ressources 3.0 et d’intégrer davantage cette question dans la réflexion environnementale. Sur le plan sanitaire, il a rappelé l’existence d’un plan wallon de lutte contre l’antibiorésistance inscrit dans une approche « One Health », appelant à une coordination accrue entre administrations de la santé et de l’environnement.

Débat · 3 interventions

  1. Monsieur le Ministre, le 18 novembre était la Journée européenne de sensibilisation aux antibiotiques. À cette occasion, la presse a relayé les différents points d’attention soulignés par le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies au sujet des antibiotiques. Parmi ces différents points d’attention, on souligne notamment la volonté de diminuer la consommation d’antibiotiques. Un deuxième point important est la résistance aux antibiotiques. Parmi les facteurs liés à cette résistance aux antibiotiques, on y pointe l’utilisation d’eau recyclée. Quelles sont les inquiétudes par rapport à ce recyclage d’eau? Quels sont les secteurs potentiellement sujets à cette problématique?

    Agressivité 47%Constructivité 35%Émotionnel 44%
  2. Madame la Députée, cet article pointe la réutilisation de l’eau pour l’irrigation des champs avec cette problématique des antibiotiques et potentiellement de l’antibiorésistance. C’est une vraie problématique, parce qu’il n’y a pas de cadre formel défini en Région wallonne pour la réutilisation de ces eaux. Il y a un cadre européen qui limite l’utilisation de ces eaux usées pour l’irrigation des champs. Au niveau de la Région wallonne, il y a encore un grand travail de réflexion à faire. Des études sont menées actuellement par le SPW ARNE et des collègues académiques. J’attends certains résultats de ces études, parce que l’on doit proposer au Gouvernement le Plan wallon des déchets-ressources 3.0. Je voudrais intégrer une réflexion beaucoup plus spécifique sur l’utilisation de ces eaux. C’est l’aspect environnemental et cela dépend du SPW ARNE. Au niveau sanitaire, nous avons un Plan wallon de lutte contre la résistance aux antibiotiques qui a une dimension beaucoup plus humaine, mais pas qu’humaine, également animale. On veut amener progressivement la Région wallonne dans une dimension one health, une seule santé. La santé humaine, animale et des écosystèmes ne forment qu’un tout, et les stratégies doivent être transversales. La résistance aux antibiotiques est un excellent exemple par rapport à cette dimension one health. Au niveau de l’AViQ, nous avons un département de contrôle des maladies infectieuses qui a en charge tout l’aspect sanitaire et de la santé humaine par rapport à ces dimensions. Ils doivent faire le lien avec la dimension environnementale. Votre question m’amène à vous dire nos ambitions de faire travailler les administrations de la santé et de l’environnement ensemble, ce qui n’a pas été le cas dans les crises précédentes, comme la crise de la covid-19. Cela a été un problème. Dès lors, si l’on veut rentrer dans cette dimension one health, il faut que tout le monde travaille ensemble.

  3. Merci, Monsieur le Ministre, pour votre réponse. En effet, nous attendrons les résultats du travail effectué par les différents services de l’administration, puisque, comme vous l’avez dit, cela rencontre différents objectifs, tant en matière environnementale que sur la santé. Ce sont des éléments essentiels.

    Agressivité 64%Constructivité 64%Émotionnel 58%

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ActualitéWallonie28.05.25

L’état des lieux sur les PFAS en Wallonie

Olivier Maroy a relayé une enquête sur les PFAS dans l’eau de distribution et minérale, estimant que certains résultats restent interpellants malgré le respect des normes wallonnes, et a interrogé le ministre sur le renforcement des normes, le cas des TFA, les moyens financiers disponibles et la coordination avec le fédéral. Yves Coppieters a défendu la transparence de l’administration, rappelé que la Wallonie fixe une valeur cible très basse pour les TFA (2,2 µg/l), précisé qu’il n’existe pas à ce stade de démonstration scientifique de toxicité chronique des TFA, et indiqué que 50 millions d’euros sont investis pour moderniser les réseaux et le schéma régional des ressources en eau. Il a ajouté que des travaux se poursuivent sur d’autres mesures, notamment via des contacts avec le fédéral sur l’usage de certains produits phytopharmaceutiques, et qu’un rapport du comité scientifique indépendant pourrait conduire à de nouvelles recommandations ou normes.

OMOlivier Maroy · MRYves Coppieters
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Les inquiétudes des citoyens concernant les polluants présents dans l’eau de consommation» Question urgente de Mme Valérie Warzée-Caverenne à Mme Anne-Catherine Dalcq, Ministre de l’Agriculture et de la Ruralité, sur «l’agriculture protectrice des ressources en eau» Question urgente de Mme Bénédicte Linard à M. Yves Coppieters, Ministre de la Santé, de l’Environnement, des Solidarités et de l’Économie sociale, sur «la présence de polluants dans les eaux de distribution et eaux minérales

Les députées ont interpellé le ministre sur la présence de PFAS, de pesticides et d’autres polluants dans l’eau du robinet et l’eau en bouteille, en demandant des interdictions près des captages, un durcissement des normes et un plan global de réduction à la source. Yves Coppieters a indiqué qu’une note globale sur les PFAS a été présentée au Gouvernement wallon, que les normes de l’eau de distribution ont déjà été renforcées et que des plans d’action sont imposés en cas de dépassement, tout en précisant que l’eau du robinet reste potable et que l’eau en bouteille relève d’une autre compétence. Anne-Catherine Dalcq a dit vouloir renforcer les normes dans les zones de protection des captages, en concertation avec le secteur agricole, en rappelant l’interdiction de pulvérisation dans un rayon de dix mètres autour de la prise d’eau. Les répliques ont insisté sur la nécessité de transparence, d’actions concrètes et d’une interdiction des substances à la source afin de protéger la santé publique.

VDValérie Dejardin · PSYves Coppieters
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L’épandage de boues d’épuration sur les champs

Arnaud Dewez a interrogé la ministre sur l’épandage de boues d’épuration contenant des PFAS et sur la possibilité pour les agriculteurs de continuer à les utiliser comme fertilisant, ainsi que sur d’éventuelles alternatives. La ministre a rappelé que la matière relève surtout de son collègue de l’Environnement, mais a indiqué qu’en Wallonie l’épandage est encadré par des certificats et autorisations, que 77 échantillons prélevés en 2024 n’ont révélé qu’un dépassement temporaire sur 63 stations, et que les prélèvements dans les champs n’ont pas montré de dépassement; un monitoring des eaux usées et des boues sera mis en place, tandis que ces intrants ne représentent selon elle qu’environ 4 % des effluents utilisés.

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La pollution aux pfas de l’eau potable dans certaines communes wallonnes

Les députés ont interrogé la ministre sur la contamination aux PFAS de l’eau potable dans plusieurs communes wallonnes, notamment à Ronquières, Chièvres, Ghlin et Nimy, en demandant si l’eau du robinet pouvait encore être consommée, quelles alertes avaient été reçues et pourquoi la population n’avait pas été informée plus tôt. Plusieurs intervenants ont aussi évoqué les réunions de coordination, les courriers du SPW, de la SWDE et de Vivaqua, ainsi que la question des analyses, du monitoring sanguin et des mesures de protection pour les publics fragiles. Un autre volet du débat a porté sur les PFAS présents dans certains pesticides, avec des demandes d’actions auprès de l’Europe, du fédéral et de la Wallonie pour renforcer les restrictions et limiter les épandages. La ministre a rappelé que les compétences en santé environnementale relevaient d’autres niveaux et que sa marge d’action concernait surtout la santé publique, la communication aux citoyens et l’organisation d’un soutien via les dispositifs disponibles.

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R Ryckmans · EcoloWilly Borsus
Qualité de l’eauPFAS