Agriculture
Les conséquences de l’accord entre l’Union européenne et l’Australie pour l’agriculture wallonne
Les députés ont dénoncé les effets cumulés de l’accord UE-Australie sur l’agriculture wallonne, en particulier l’augmentation des quotas d’importation de viande bovine, ovine et de sucre, ainsi que le risque de concurrence jugée déloyale et de remise en cause des normes appliquées aux producteurs européens. La ministre a répondu avec prudence, rappelant que seuls les textes complets permettront d’évaluer l’accord, tout en soulignant qu’il s’agit à ce stade d’un avantage géopolitique pour l’UE mais aussi d’un dossier sensible pour l’agriculture. Elle a indiqué que les contingents annoncés restent inférieurs à ceux du MERCOSUR, qu’aucune concession supplémentaire n’a été faite dans le secteur agricole, et qu’il faudra examiner les mécanismes de sauvegarde, le respect des standards et l’impact cumulé des accords commerciaux. Sur le plan wallon, elle a évoqué la réforme de l’accès à la terre et la mise en place d’un repère/marque forte pour mieux valoriser les produits locaux et réduire la dépendance des agriculteurs aux marchés mondiaux.
L’aboutissement de l’accord de libreéchange avec l’Australie et ses conséquences pour l’agriculture wallonne
Les députés ont dénoncé l’accord de libre-échange UE-Australie en soulignant ses risques pour l’agriculture wallonne, notamment l’augmentation des quotas d’importation de viande bovine, ovine et de sucre, ainsi que l’effet cumulatif avec d’autres accords comme le MERCOSUR. Ils ont demandé quelle position la ministre comptait défendre au Conseil européen et dans les trilogues, et quelles mesures elle envisageait pour protéger les filières et valoriser la production locale. Anne-Catherine Dalcq a répondu avec prudence, en rappelant que seuls les textes complets permettront d’évaluer l’accord, tout en relevant que les contingents annoncés restent inférieurs à ceux du MERCOSUR et que le vrai enjeu concerne l’impact cumulé sur les marchés, les mécanismes de sauvegarde et le respect des normes. Elle a aussi mis en avant le travail régional sur l’accès à la terre et la mise en place d’un repère/marque forte pour mieux identifier et soutenir les produits issus de l’agriculture de proximité.
La lutte contre le mildiou en Wallonie
Véronique Durenne a interrogé la ministre sur une innovation de Gembloux Agro-Bio Tech fondée sur des bactéries pour lutter contre le mildiou, en demandant si la Wallonie y avait été associée et si la recherche avait été accompagnée. Anne-Catherine Dalcq a confirmé avoir connaissance du projet, qu’elle a qualifié d’avancée positive et de preuve du potentiel de la recherche agronomique wallonne, financée via un subside Win4Spinoff dans le cadre du projet Aqua Bio. Elle a toutefois rappelé que la solution n’est pas encore disponible en raison d’une homologation longue et stricte, et a indiqué plaider au niveau européen pour accélérer l’examen des alternatives aux produits phytosanitaires. La députée a ensuite souligné que le principal frein reste la durée et le coût de l’homologation, qui retardent la mise à disposition des solutions pour les agriculteurs.
Les conséquences pour l’agriculture wallonne de la chute brutale des prix du lait
Les députés ont alerté sur l’effondrement du prix du lait, estimant que la chute récente met en danger la viabilité des exploitations wallonnes, notamment après d’autres संकटes sanitaires, et ont demandé des aides de trésorerie ainsi qu’une réaction européenne comparable à celle de 2015. La ministre a reconnu une situation préoccupante, soulignant la hausse des volumes, la dépendance de la Wallonie aux marchés mondiaux et la nécessité d’agir à la fois au niveau européen et régional, notamment en révisant les mécanismes de crise et en renforçant la transformation locale à plus forte valeur ajoutée. Elle a évoqué des leviers d’investissement existants et un dialogue maintenu avec les acteurs de la filière.
La chute des prix du lait
Les députés ont alerté sur l’effondrement du prix du lait, passé en quelques mois d’environ 55 à 35 centimes le litre, soit sous les coûts de production, et ont demandé des mesures urgentes pour soutenir la trésorerie des exploitations, en particulier les jeunes installés. La ministre a reconnu une situation préoccupante et a indiqué avoir saisi l’Union européenne depuis novembre, plaidant pour revoir les seuils d’activation des mécanismes de crise et pour renforcer la valorisation du lait en Wallonie par davantage de transformation et de débouchés à plus haute valeur ajoutée. Elle a également évoqué des aides à l’investissement et une concertation suivie avec les acteurs de la filière. Les intervenants ont enfin insisté sur le risque d’une nouvelle crise structurelle du secteur si aucune réponse rapide et coordonnée n’est apportée.
Le refus d’un projet de champ photovoltaïque à La Roche-en-Ardenne
François Huberty a salué le refus d’un permis unique pour un projet de champ photovoltaïque de grande ampleur à La Roche-en-Ardenne, en zone agricole, et a interrogé le ministre sur les motifs du refus, sur une éventuelle réorientation de ce type de projets vers d’autres terrains et sur un possible renforcement de la circulaire encadrant l’agrivoltaïsme. François Desquesnes a répondu que la Wallonie devait développer les énergies renouvelables, mais sans porter atteinte à la vocation agricole des terres ni favoriser la spéculation foncière. Il a indiqué que le projet, situé en zone agricole et porté sans véritable activité agricole principale, relevait d’une dérogation à interpréter strictement, et a précisé qu’une note d’orientation avait déjà été adoptée ainsi qu’un travail de modernisation des règles en concertation avec le secteur.
Les risques de rupture de confiance entre les agriculteurs et les autorités
Les intervenants ont dénoncé la forte mobilisation des agriculteurs à Bruxelles, en reliant leur colère à la pression administrative, aux inquiétudes sur la PAC, à la DNC et surtout à l’accord MERCOSUR, jugé source de concurrence déloyale et de menaces pour les normes de production et le revenu agricole. Plusieurs députés ont reproché au Gouvernement wallon et aux responsables politiques un manque d’actions concrètes, évoquant un possible double discours entre les positions affichées et les votes ou abstentions au niveau européen et fédéral. Anne-Catherine Dalcq a répondu en disant partager l’inquiétude du secteur, avoir rencontré les agriculteurs, défendre un non clair au MERCOSUR et le maintien d’un budget PAC suffisant, tout en estimant que les clauses de sauvegarde restent insuffisantes et que l’autonomie alimentaire européenne est en jeu.
La mobilisation des agriculteurs face à l’accord entre l’Union européenne et le MERCOSUR
Les députés ont dénoncé la mobilisation des agriculteurs à Bruxelles et les inquiétudes liées au MERCOSUR, à la PAC, à la surcharge administrative et à la baisse des revenus agricoles, en demandant des mesures plus fermes pour bloquer l’accord. Céline Tellier et d’autres intervenants ont critiqué l’inaction supposée du Gouvernement wallon et évoqué un double discours entre les positions régionales, fédérales et européennes, tandis que d’autres ont insisté sur la nécessité de défendre les clauses miroirs et la saisine de la Cour de justice de l’UE. Anne-Catherine Dalcq a dit partager l’inquiétude du secteur, avoir rencontré les manifestants et défendre une position wallonne claire de refus du MERCOSUR et de maintien d’un budget PAC équivalent. Elle a estimé que les clauses de sauvegarde européennes restaient insuffisantes, a confirmé que la Belgique et la Flandre s’abstiendraient, et a souligné que la Commission n’avait pas encore de majorité acquise pour signer l’accord.
Le MERCOSUR et les mesures de protection renforcées pour les agriculteurs
Les députés ont dénoncé les inquiétudes du monde agricole face à la pression administrative, à la PAC et surtout à l’accord MERCOSUR, présenté comme une menace de concurrence déloyale pour les producteurs européens. Véronique Durenne et d’autres ont interrogé la ministre sur l’efficacité des mesures de protection renforcées, les clauses miroirs et la position belge et wallonne dans les négociations européennes. Anne-Catherine Dalcq a répondu que le Gouvernement wallon maintenait un non ferme au MERCOSUR, refusait une baisse du budget de la PAC et considérait que les clauses de sauvegarde proposées restaient insuffisantes pour protéger réellement les agriculteurs. Elle a ajouté avoir rencontré les manifestants à Bruxelles et a défendu une PAC forte comme condition de l’autonomie alimentaire et du maintien des exploitations agricoles.
La manifestation des agriculteurs contre le MERCOSUR et le positionnement du Gouvernement wallon sur celui-ci
Les intervenants ont dénoncé la forte mobilisation des agriculteurs à Bruxelles, liée notamment à la pression administrative, aux inquiétudes sur la PAC et surtout à l’accord MERCOSUR, jugé porteur de concurrence déloyale et de risques pour les revenus, l’environnement et l’autonomie alimentaire. Ils ont demandé si le Gouvernement wallon comptait durcir sa position et agir davantage au niveau fédéral, européen et juridique, en pointant un possible double discours au sein des formations politiques. Anne-Catherine Dalcq a répondu que le Gouvernement wallon maintenait un « non » clair au MERCOSUR et refusait une baisse du budget de la PAC, en indiquant avoir rencontré les agriculteurs et juger les clauses de sauvegarde insuffisantes. Elle a insisté sur la nécessité de défendre une PAC forte et l’autonomie stratégique alimentaire, tout en condamnant les débordements mais en comprenant la colère du secteur.
La soumission du secteur de l’agriculture aux multinationales
Eddy Fontaine a interpellé la ministre sur l’accord européen relatif aux nouvelles techniques génomiques (NTG), en craignant un renforcement de la dépendance des agriculteurs aux multinationales semencières, notamment via les brevets, et en demandant une éventuelle révision de la coexistence des cultures ainsi que des garanties pour la souveraineté semencière. Anne-Catherine Dalcq a répondu qu’un accord politique européen avait été trouvé, que les NTG seraient classées en deux catégories avec un encadrement plus strict pour les NTG2, qu’aucune obligation de culture n’existerait en Wallonie et que l’opt-out resterait possible; elle a aussi annoncé défendre un encadrement strict de l’accès aux semences et de la propriété intellectuelle. Le débat a ensuite porté sur plusieurs projets de décret, notamment la protection des indications géographiques pour les produits artisanaux et industriels, soutenue par l’ensemble des groupes, puis sur la réforme transitoire du dispositif ALE, suscitée par l’exclusion de chômeurs due à la réforme fédérale: la majorité a défendu une mesure provisoire pour éviter des ruptures de services, tandis que l’opposition a dénoncé la précarisation des travailleurs payés 4,10 euros de l’heure et l’absence de réforme structurelle. Enfin, un large échange a eu lieu sur Vaccicard, carnet vaccinal numérique wallon, globalement approuvé mais assorti de réserves de l’opposition sur l’accès aux données, la protection de la vie privée et la fracture numérique, ainsi que sur une pétition réclamant l’interdiction du commerce d’armes avec Israël, où la majorité a estimé que les mesures déjà prises rendaient les conclusions suffisantes alors que l’opposition les jugeait trop limitées.
Les résultats funestes de l’absence de politique foncière agricole
Eddy Fontaine a dénoncé la fermeture d’une ferme familiale à Lessines et a plaidé pour une véritable politique foncière agricole afin de garantir l’accès à la terre et la transmission aux jeunes agriculteurs. La ministre Anne-Catherine Dalcq a reconnu la fragilité de la situation, rappelé l’importance du bail à ferme, indiqué avoir mené des consultations avec les acteurs du secteur et annoncé une note au Gouvernement wallon en fin de mois pour fixer des orientations et ouvrir ensuite des groupes de travail. Le député a salué cette annonce tout en estimant la question urgente, vu la fréquence de ces situations en Wallonie.
L’installation de Gens du voyage sur des terrains privés
Guillaume Soupart a dénoncé la multiplication des occupations illégales de terrains par des Gens du voyage en Wallonie, en citant notamment Boussu, Hensies, Mons, Ghlin et Dour, ainsi que les nuisances constatées pour les propriétaires privés. Il a interpellé le ministre sur l’absence d’avancement du projet d’aire d’accueil de Mons-Borinage et a plaidé pour une approche plus souple, éventuellement intercommunale, afin d’éviter les situations d’urgence et les dégradations. Yves Coppieters a rappelé que la Région incite les communes à devenir des communes accueillantes, en identifiant des terrains, en fixant des règles de fonctionnement et en sollicitant la subvention annuelle de 30 000 euros destinée à financer un agent dédié ; il a regretté que Boussu n’ait pas introduit de candidature et relevé que seules sept communes bénéficient actuellement de ce dispositif. Il a également mis en avant le rôle du Centre de médiation des Gens du voyage et des Roms, ainsi que la poursuite de projets d’aires d’accueil structurées, en précisant que la suite du dossier devra être définie avec le ministre Desquesnes.
Les campagnes visant à réduire la consommation de lait
Jean-Paul Bastin a critiqué les campagnes visant à réduire la consommation de lait, qu’il a jugées défavorables aux agriculteurs et potentiellement préjudiciables à l’alimentation des enfants, en soulignant l’intérêt du programme « Lait et fruits à l’école » et des visites de fermes. La ministre Anne-Catherine Dalcq a confirmé le maintien de ce programme, rappelé la priorité donnée à une alimentation saine et à la prévention, et défendu les éleveurs en indiquant qu’ils respectent les normes de bien-être animal et font l’objet de contrôles. Elle a aussi estimé que ces campagnes étaient mensongères et a plaidé pour un renforcement de la communication via l’APAQ-W afin de mieux faire connaître la réalité des fermes wallonnes.
L’approbation de l’accord avec le MERCOSUR par la Commission européenne
Loïc Jacob a interrogé la ministre sur la réaction de la Belgique après l’approbation par la Commission européenne de l’accord avec le MERCOSUR, en rappelant l’opposition déjà inscrite dans la DPR et dans une résolution parlementaire. Anne-Catherine Dalcq a confirmé le refus de l’accord en l’état, indiqué qu’au minimum une abstention belge serait défendue en raison du non de la Wallonie, et dénoncé l’absence de clauses miroirs ainsi que les risques de concurrence déloyale et de pression sur les secteurs agricoles. Elle a précisé que le texte est désormais transmis au Parlement européen et au Conseil européen, où la Belgique maintiendra cette ligne. Loïc Jacob a conclu en appelant à poursuivre la mobilisation en faveur des agriculteurs et de la politique agricole wallonne.
La réduction du fumier disponible à la suite de la diminution du cheptel bovin
Nicolas Janssen a alerté sur la diminution du cheptel bovin, qu’il relie à une raréfaction du fumier disponible, à une baisse d’engrais organiques pour les cultures et à un possible recours accru aux engrais minéraux. La ministre Anne-Catherine Dalcq a confirmé cette baisse du cheptel et a insisté sur ses effets sur la fertilité des sols, les prairies, la biodiversité et les paysages, en évoquant deux leviers d’action : le soutien via les prix et les primes de la PAC, ainsi que l’adaptation des seuils de charge en bétail et la promotion des matières organiques. Le député a conclu en soulignant que l’élevage reste, selon lui, nécessaire à la durabilité et à la transition climatique.
La place de l’agriculture dans le cadre financier pluriannuel de l’Union européenne post-2027
Eddy Fontaine a interrogé la ministre sur la position de la Wallonie concernant la PAC post-2027, en demandant le maintien d’une programmation budgétaire distincte, d’un budget renforcé indexé sur l’inflation et des deux piliers de la politique agricole, ainsi que des échanges intrabelges à ce sujet. Anne-Catherine Dalcq a indiqué que le Gouvernement wallon a adopté une position spécifique en faveur d’une PAC forte, fondée sur deux piliers et dotée d’un budget renforcé, afin de soutenir le renouvellement des générations, le revenu des agriculteurs, les investissements et les mesures environnementales. Elle a aussi signalé ses inquiétudes face aux contraintes budgétaires européennes, notamment le remboursement du plan de relance, les nouveaux besoins liés à la défense et la perspective d’un fonds fusionnant PAC et cohésion, ce qui rendrait la politique agricole moins identifiable. Le député a salué cette convergence et a réitéré l’importance d’un budget distinct, du maintien des deux piliers, du soutien aux jeunes et aux petites exploitations, du plafonnement des aides et de mécanismes de régulation des prix.
L’adhésion de deux organisations wallonnes d’agriculteurs à l’Alliance pour la consigne
Freddy Mockel et Jean-Paul Bastin ont relayé l’adhésion de plusieurs organisations agricoles à l’Alliance pour la consigne, en soulignant les nuisances des canettes et bouteilles abandonnées dans les champs, les risques pour le bétail et la nécessité d’un accord de coopération entre Régions. Anne-Catherine Dalcq a dit partager cette préoccupation, rappelant que les agriculteurs subissent directement ces impacts et que la compétence relève de l’environnement, tout en indiquant suivre le dossier et relayer ces enjeux au sein du Gouvernement. Les intervenants ont ensuite poursuivi un échange sur le sujet, Freddy Mockel jugeant la réponse insuffisante et Jean-Paul Bastin saluant l’engagement de la ministre à porter ces préoccupations.
L’alerte lancée chez les apiculteurs concernant un foyer de loque européenne
François Huberty a interpellé la ministre sur un foyer de loque européenne détecté à Viroinval, les mesures prises dans la zone de protection de trois kilomètres, l’existence éventuelle d’autres foyers en Wallonie, les actions d’information auprès des apiculteurs et agriculteurs, ainsi que la stratégie à long terme. Anne-Catherine Dalcq a rappelé que la maladie doit être déclarée à l’AFSCA, qu’aucun traitement curatif n’existe, que les ruches du périmètre sont testées et que les colonies contaminées sont détruites puis désinfectées, avec indemnisation possible pour les apiculteurs enregistrés. Elle a précisé que des mesures prophylactiques et un suivi sanitaire par un vétérinaire spécialisé peuvent être mis en place, tout en indiquant que le suivi et l’information relèvent principalement de l’AFSCA au niveau fédéral. Le député a conclu en soulignant la nécessité d’accompagner le secteur apicole face aux pressions actuelles, notamment celles liées au frelon asiatique.
La faillite des Moulins de Statte et les conséquences sur les filières agricoles locales
Loïc Jacob a interrogé la ministre sur les conséquences de la faillite des Moulins de Statte pour la filière céréalière locale, le maintien des débouchés pour les producteurs, le sort du subside régional annoncé et d’éventuelles mesures de concertation avec les acteurs du secteur. Anne-Catherine Dalcq a indiqué que la fermeture résultait de causes multiples, internes et externes, que l’impact sur les céréales panifiables devait être relativisé au vu de l’évolution du marché, et que trois dossiers de subventions n’avaient pas abouti. Le député a pris acte de ces éléments tout en soulignant l’importance de préserver le label Qualité différenciée et de mieux anticiper, à l’avenir, les effets de telles fermetures sur l’ensemble d’une filière.
Le nouveau label «BelBul»
Les députés ont salué le lancement du label interrégional « BelBul », présenté comme un outil de valorisation du vin effervescent belge à l’international, et ont interrogé la ministre sur le soutien public à cette initiative ainsi que sur le rôle de l’APAQ-W. Anne-Catherine Dalcq a répondu qu’il s’agit d’une initiative privée et interrégionale qu’elle soutient de principe, tout en précisant qu’un appui promotionnel éventuel sera examiné selon les dispositifs existants et les demandes du secteur. Elle a aussi indiqué que le suivi des procédures AOP et IGP se poursuit en Wallonie, alors que les intervenants ont insisté sur l’importance de moderniser ces appellations et de veiller à ne pas créer de pression foncière au détriment des agriculteurs.
La labellisation des vins effervescents
Les députés ont salué le lancement du label interrégional « BelBul », présenté comme un outil de valorisation des vins effervescents belges à l’international, et ont पूछा le soutien de la Région, notamment via l’APAQ-W. Loïc Jacob a aussi interrogé la ministre sur l’état d’avancement de la mise à jour des AOP et de l’IGP du secteur, ainsi que sur la stratégie de développement cohérente de la filière. Anne-Catherine Dalcq a répondu que le vin belge connaît une reconnaissance croissante, a qualifié « BelBul » de marque faîtière privée et d’initiative interrégionale positive, et a indiqué qu’un éventuel soutien promotionnel serait examiné selon les dispositifs existants. Elle a précisé que le processus lié aux AOP et IGP est suivi en Wallonie, tandis que Loïc Jacob a insisté sur la nécessité d’actualiser ces appellations et a signalé un risque de hausse du foncier pour les agriculteurs.
L’impact de la sécheresse sur les forêts, la nature et l’agriculture
Céline Tellier a alerté sur les effets de la sécheresse en Wallonie pour les forêts, la nature et l’agriculture, en demandant des mesures immédiates et une stratégie d’adaptation à moyen et long terme face à la multiplication des phénomènes extrêmes. Anne-Catherine Dalcq a évoqué la sensibilisation et la limitation des accès dans les zones à risque d’incendie, le travail de la cellule Sécheresse pilotée par le CORTEX, ainsi que la situation agricole, jugée préoccupante surtout pour les cultures de printemps, tandis que les cultures d’hiver se développent bien. Elle a aussi mentionné l’irrigation mise en place par certains agriculteurs, les recherches du CRA-W sur des cultures plus résistantes et ses contacts réguliers avec les syndicats. Céline Tellier a salué les mesures de crise, tout en appelant à renforcer la coordination avec l’Environnement et à poursuivre les investissements en biodiversité, notamment par la plantation d’arbres et de haies.
Les conséquences de l’accord belge concernant les nouvelles techniques génomiques (NTG)
Anne Lambelin a dénoncé le soutien belge à l’entrée en trilogue sur les nouvelles techniques génomiques, estimant qu’il ouvre la voie à un affaiblissement des contrôles de sécurité, à une influence accrue des multinationales et à une perte de transparence pour les consommateurs. La ministre Anne-Catherine Dalcq a répondu qu’il ne s’agissait pas d’un texte final mais d’un mandat de négociation, a insisté sur la distinction entre OGM et NTG ainsi que sur la différenciation entre NGT1 et NGT2, et a indiqué que la Belgique se repositionnerait au moment du texte final en fonction de ses points d’attention. Elle a ajouté que les règles wallonnes de coexistence n’étaient pas encore à modifier à ce stade. Lambelin a répliqué que ce vote rendrait un retour en arrière difficile et pourrait remettre en cause l’étiquetage des produits.
L’interdiction de l’abattage à domicile
Christine Mauel a interrogé le ministre-président sur l’interdiction de l’abattage à domicile des porcs, chèvres, moutons et gibiers d’élevage, en s’inquiétant de l’impact sur le bien-être animal, du transport vers les abattoirs et des solutions possibles pour les zones rurales. Adrien Dolimont a justifié la mesure par la difficulté de contrôler le respect des règles, notamment l’étourdissement, et par la volonté d’harmoniser le cadre avec d’autres Régions et de privilégier les abattoirs professionnels. Il a précisé que la Région continuerait à soutenir la recherche sur l’abattage à la ferme avec l’Université de Liège, tout en travaillant à une adaptation législative pour garantir le respect du Code du bien-être animal.
La plateforme d’échange Walakis
Arnaud Dewez a interrogé la ministre sur la manière de promouvoir la nouvelle plateforme wallonne Walakis afin qu’elle soit effectivement utilisée par les acteurs agricoles pour échanger informations, recherches et agendas. Anne-Catherine Dalcq a rappelé que l’outil vise à renforcer le transfert de connaissances et l’innovation entre la recherche, le conseil et les agriculteurs, et a détaillé plusieurs actions de promotion déjà lancées ou prévues. Celles-ci comprennent des présentations aux structures concernées, une campagne de communication via la presse, les réseaux sociaux et des newsletters, la sensibilisation des gestionnaires de subventions, l’intégration d’une mention obligatoire dans les arrêtés de subvention, ainsi que des présentations dans les hautes écoles et universités. Le député a salué les démarches entreprises et estimé qu’elles faciliteront l’accès des agriculteurs à l’information.
La fécondation artificielle des reines chez les abeilles
Eddy Fontaine a mis en avant une technique innovante de fécondation artificielle des reines, développée par une doctorante, qu’il présente comme une avancée importante pour lutter contre la surmortalité des abeilles et sélectionner des lignées résistantes au varroa. Anne-Catherine Dalcq a rappelé que l’insémination des reines n’est pas חדשה et qu’elle est déjà utilisée depuis plusieurs années en Belgique et dans les pays voisins pour préserver des lignes résistantes, tout en précisant que le projet de Mme Égyptien apporte des outils utiles pour la recherche et la biodiversité. Elle a indiqué que les financements régionaux existent surtout pour aider les apiculteurs face au varroa et pour conserver la pureté génétique des abeilles noires, ajoutant qu’elle allait examiner la possibilité de soutenir ce projet. Eddy Fontaine a conclu en appelant à soutenir cette thèse afin d’éviter qu’un acteur privé ne s’en empare.
Les conséquences pour la Wallonie concernant le changement de statut de protection du loup» Question d’actualité de Mme Lazaron à Mme Dalcq, Ministre de l’Agriculture et de la Ruralité, sur «l’évolution du niveau de protection du loup
Les députés ont débattu du changement de statut de protection du loup et de ses conséquences pour la Wallonie, en particulier pour la cohabitation avec l’élevage, les indemnités et l’encadrement via le plan et le réseau Loup. La ministre a précisé que la décision européenne relève d’abord de la Convention de Berne, qu’elle n’est pas encore directement applicable à l’Union européenne, et que la Wallonie reste en situation défavorable, avec des dérogations possibles dans des cas strictement encadrés. Elle a indiqué vouloir maintenir les moyens humains et financiers du plan Loup afin d’assurer une cohabitation optimale.
Le nouveau cadre européen concernant la capture de carbone et l’impact sur l’agriculture
Loïc Jacob a salué le nouveau cadre européen de certification de la capture, du stockage et de l’agrostockage du carbone, tout en s’inquiétant des effets possibles sur le foncier agricole et l’accès à la terre pour les jeunes agriculteurs wallons. La ministre Anne-Catherine Dalcq a confirmé le lancement du règlement européen et a insisté sur l’opportunité qu’il représente pour les agriculteurs, tout en disant rester attentive à ce qu’il ne devienne pas une menace lors de sa mise en œuvre en Wallonie. Le député a conclu en demandant un suivi des effets sur le foncier wallon afin de vérifier l’impact réel du dispositif.
La «grande fatigue» de l’agriculture
Eddy Fontaine a alerté sur la dégradation de la santé mentale des agriculteurs, liée aux difficultés économiques, aux crises successives, aux pertes de revenu et à la dégradation de l’image du secteur, et a demandé des données objectives sur la situation en Wallonie. Anne-Catherine Dalcq a répondu qu’il n’existe pas en Belgique d’équivalent de la MSA ni d’indicateurs standardisés en santé mentale, mais que l’organisme Agricall apporte un soutien aux agriculteurs en difficulté et que des indicateurs qualitatifs existent. Elle a reconnu des facteurs de fragilisation du secteur, comme la météo, la langue bleue et la faiblesse des revenus, et a indiqué vouloir réduire la charge administrative, revaloriser le métier et mieux suivre la santé mentale. Eddy Fontaine a insisté sur la nécessité de disposer de données objectivées pour renforcer l’action d’Agricall et a annoncé revenir sur le sujet en commission.