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ActualitéWalloniemercredi 14 mai 2025

La labellisation des vins effervescents

Synthèse

Les députés ont salué le lancement du label interrégional « BelBul », présenté comme un outil de valorisation des vins effervescents belges à l’international, et ont पूछा le soutien de la Région, notamment via l’APAQ-W. Loïc Jacob a aussi interrogé la ministre sur l’état d’avancement de la mise à jour des AOP et de l’IGP du secteur, ainsi que sur la stratégie de développement cohérente de la filière. Anne-Catherine Dalcq a répondu que le vin belge connaît une reconnaissance croissante, a qualifié « BelBul » de marque faîtière privée et d’initiative interrégionale positive, et a indiqué qu’un éventuel soutien promotionnel serait examiné selon les dispositifs existants. Elle a précisé que le processus lié aux AOP et IGP est suivi en Wallonie, tandis que Loïc Jacob a insisté sur la nécessité d’actualiser ces appellations et a signalé un risque de hausse du foncier pour les agriculteurs.

Débat · 5 interventions

  1. Madame la Ministre, ce lundi, les associations de vignerons flamands et wallons se sont réunies pour dévoiler le label « BelBul ». Ce label vise à mettre en évidence les bulles wallonnes et leur permettre de rayonner encore un peu plus à l’international. On ne pourra plus dire des « mousseux » ou des « cavas » ; on devra dire des « BelBul ». Madame la Ministre, comment allez-vous soutenir cette initiative importante? C’est un secteur que je connais très bien, plutôt du côté de la France que de la Belgique. En outre, l’APAQ-W va-t-elle faire la promotion de ce label en collaboration avec les vignerons wallons?

    Agressivité 82%Constructivité 57%Factuel 62%Émotionnel 71%
  2. LJ
    Loïc Jacob
    Les Engagés

    Madame la Ministre, à défaut d’en boire, nous en parlerons. Mon honorable collègue a dressé le tableau. Le monde viticole belge et wallon est en pleine croissance – en pleine effervescence, oserais-je dire. On dénombre 123 viticulteurs wallons, une production de 3,4 millions de litres de vin, dont 50 % de vins effervescents en 2023, avec une petite baisse en 2024. La reconnaissance de la qualité de nos vins est également en pleine croissance à l’international, auprès des experts – avec de nombreux prix – ainsi qu’auprès du grand public. C’est bien là tout l’enjeu de ce label: continuer le développement de ce vin. Pour pouvoir adhérer à ce label, les producteurs devront répondre à un cahier des charges très strict, très précis – c’est normal –, mais devront également bénéficier au préalable d’une AOP. Concernant les AOP, vous savez qu’il y en a trois dans le secteur en Wallonie, ainsi qu’une IGP. Un travail de mise à jour a été entamé voici 18 mois. Pouvez-vous faire l’état des lieux du travail de mise à jour de ces AOP et de cette IGP? Peut-on s’attendre à ce que la Région wallonne porte rapidement ces dossiers au niveau européen? De manière plus globale, y a-t-il une réflexion avec les acteurs du secteur pour continuer à développer la filière de manière cohérente et pertinente, tant à l’international que sur le sol wallon?

    Agressivité 63%Constructivité 36%Factuel 36%Émotionnel 48%
  3. Messieurs les Députés, le vin belge séduit. Il est même primé aux concours. Il est comparé au champagne. Ce n’est pas le fruit du hasard, c’est le fruit du travail, du sérieux, de la persévérance, mais aussi de l’ambition des producteurs wallons. On peut les féliciter. C’est une fierté pour notre Région et pour notre pays. «BelBul» est une marque faîtière. C’est une belle initiative. C’est un signe fort, après une année 2024 particulièrement compliquée pour les vignerons wallons. Comme vous le dites, il fait rayonner le vin belge à l’international. Il le fait connaître, et je souscris pleinement à cette initiative interrégionale, une vraie construction belge. C’est une belle collaboration du secteur pour capter une plus-value, pour valoriser leurs filières. C’est une initiative privée. S’il y a une demande du secteur pour soutenir l’initiative, on étudiera les différents dispositifs existants pour les besoins de promotion. C’est le privé qui gère les différentes appellations qui sont reprises dans «BelBul». Il est néanmoins certain que tout le processus d’AOP et d’IGP est bien suivi au niveau wallon.

    Constructivité 44%
  4. Merci, Madame la Ministre, pour votre réponse. Vous avez mis le doigt partout où il fallait le mettre, c’est-à-dire la persévérance, le sérieux. C’est un labeur de faire du « BelBul » – j’allais dire « champagne ». Si, après un siècle, on peut arriver devant les Champenois, je serai fier, en tant que Wallon, d’arriver et de dire : « les Wallons ont battu les Champenois ». J’en terminerai sur une citation que l’un de mes excellents collègues, Arnaud Dewez, me disait tout à l’heure: «Soyons fiers d’être Wallons, buvons wallon, mais avec modération».

    Constructivité 100%Émotionnel 73%
  5. LJ
    Loïc Jacob
    Les Engagés

    Merci, Madame la Ministre, pour vos éléments de réponse. Vous l’avez dit, c’est une fierté pour nous, une fierté qu’il faut continuer à soutenir. Une des manières de soutenir le secteur est de faire avancer le travail de mise à jour des AOP et de l’IGP, puisqu’elles ont été mises en place dans un contexte particulier, à une époque particulière. Elles répondaient à des besoins qui ont, aujourd’hui, évolué. Le meilleur service que l’on peut leur rendre, c’est de mettre à jour ces AOP afin de continuer à les soutenir. On parle souvent de circuits locaux en commission. Quel plus beau circuit local que celui dont on vient de parler ? Je terminerai tout de même par un petit point d’attention – mais je suis certain que vous en êtes consciente –: il faut éviter que l’engouement pour le secteur viticole ne vienne engendrer une augmentation du foncier, et donc générer d’éventuelles difficultés pour nos agriculteurs conventionnels. Je ne doute pas de votre attention à ce sujet.

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