La lutte contre le mildiou en Wallonie
Véronique Durenne a interrogé la ministre sur une innovation de Gembloux Agro-Bio Tech fondée sur des bactéries pour lutter contre le mildiou, en demandant si la Wallonie y avait été associée et si la recherche avait été accompagnée. Anne-Catherine Dalcq a confirmé avoir connaissance du projet, qu’elle a qualifié d’avancée positive et de preuve du potentiel de la recherche agronomique wallonne, financée via un subside Win4Spinoff dans le cadre du projet Aqua Bio. Elle a toutefois rappelé que la solution n’est pas encore disponible en raison d’une homologation longue et stricte, et a indiqué plaider au niveau européen pour accélérer l’examen des alternatives aux produits phytosanitaires. La députée a ensuite souligné que le principal frein reste la durée et le coût de l’homologation, qui retardent la mise à disposition des solutions pour les agriculteurs.
Débat · 3 interventions
Madame la Ministre, le mildiou demeure une menace importante pour de nombreuses cultures ainsi que pour nos agriculteurs qui ne cessent de les protéger et en même temps de sécuriser leur rendement dans un contexte aujourd’hui assez difficile. Une innovation issue de Gembloux Agro-Bio Tech propose une solution naturelle à base de bactéries, avec plus de 80 % d’efficacité et une stimulation des défenses de la plante. Cette avancée illustre vraiment le potentiel de la recherche agricole de réduire les intrants chimiques tout en préservant les rendements. Avez-vous eu connaissance de cette innovation? Que pensez-vous de cette avancée? La Wallonie a-t-elle été associée? Avez-vous accompagné cette recherche?
Agressivité 88%Constructivité 64%Factuel 56%Émotionnel 70%Madame la Députée, j’ai bien pris connaissance de cette innovation. C’est vraiment une avancée positive pour le secteur agricole. C’est la preuve qu’il y a des alternatives, qu’il y a des recherches d’alternatives et que cela a un bel avenir. Cela montre aussi que la recherche wallonne agronomique est prometteuse, qu’elle est porteuse. Cette équipe de recherche a bénéficié d’un subside Win4Spinoff pour le projet Aqua Bio. Cette innovation n’est pas encore disponible, car le processus d’homologation est long. C’est une procédure stricte. D’ailleurs, je plaide au niveau européen depuis plusieurs mois pour que les procédures pour les alternatives aux produits phytos aient la priorité dans les processus d’homologation pour rapidement donner des solutions aux agriculteurs. Je termine en faisant le lien avec les États généraux de la protection des cultures qui ont eu lieu, dont le but est de faire le point sur les alternatives disponibles, celles bientôt disponibles et sur la recherche à mettre en place aux endroits où il y a des manques au niveau de la recherche pour trouver des alternatives, pour quelles cultures et pour quels bioagresseurs en particulier.
Agressivité 54%Constructivité 40%Je remercie Mme la Ministre pour sa réponse. Je partage cette volonté de soutenir une agriculture performante et durable. Beaucoup d’avancées sont positives. Preuve en est aujourd’hui qu’il y a des alternatives, comme je l’ai dit et comme vous l’avez bien confirmé. La recherche wallonne est prometteuse. Il y a juste ici, dans le processus – vous l’avez évoqué –, un petit bémol, c’est l’homologation, qui parfois prend cinq à six ans, qui coûte très cher et qui retarde la mise sur le marché et la disposition pour les agriculteurs. Je vous remercie en tout cas pour votre soutien.
Constructivité 42%
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