Conditions de travail
La grève du 25 novembre dans les services publics
Germain Mugemangango a dénoncé la grève du 25 novembre comme une mobilisation contre les réformes du MR et des Engagés, en ciblant notamment la réforme des pensions, le gel des recrutements dans les services publics et le relèvement de l’âge de la retraite, qu’il a jugés pénalisants pour les agents publics. Il a demandé à la ministre si elle entendait écouter les manifestants et renoncer à sa politique. Jacqueline Galant a répondu que le gouvernement mène depuis un an des réformes qu’elle juge nécessaires pour moderniser et rendre l’administration plus efficace, tout en affirmant respecter le droit de grève et de manifestation ainsi que les travailleurs impactés par ces actions. En réplique, Mugemangango a maintenu que le gouvernement ne prenait pas en compte les conditions de travail pénibles des agents et a appelé à entendre leurs revendications.
La situation au sein du groupe IKEA
Julien Liradelfo a dénoncé la dégradation des conditions de travail chez IKEA, le manque d’effectifs, la surcharge, l’absence de remplacements et l’extension du mouvement de grève à plusieurs sites en Belgique, en demandant au ministre quelles démarches il entreprendrait auprès de la direction et des syndicats. Adrien Dolimont a répondu qu’il s’agissait d’une problématique interne à l’entreprise relevant בעיקר du niveau fédéral, le Gouvernement wallon n’ayant pas vocation à s’immiscer dans les questions de contrat et de conditions de travail. Il a toutefois dit rester attentif à la situation et rappelé l’importance du dialogue social, du bien-être des travailleurs et de l’adaptation du commerce de détail à un environnement concurrentiel.
Le nouvel échec des négociations dans le secteur des titres-services
Éliane Tillieux a dénoncé l’échec répété des négociations dans le secteur des titres-services, en rappelant l’absence d’accord le 20 mai, l’inexistence d’une commission paritaire le 6 juin et l’échéance du 26 juin, tout en demandant si le ministre était prêt à déposer un texte dès le lendemain en cas de nouvel échec. Elle a aussi souligné que des entreprises distribuent des dividendes alors que le secteur est subsidié majoritairement par des fonds publics, estimant que ces moyens devraient servir à améliorer les salaires et les conditions de travail. Pierre-Yves Jeholet a répondu qu’il cherchait d’abord un accord en commission paritaire, rappelant les hausses et indexations déjà accordées, et affirmant suivre le dossier quotidiennement avec les partenaires sociaux. Il a indiqué qu’en l’absence d’accord, il prendrait ses responsabilités au Parlement en déposant un texte, tout en disant espérer un compromis prochain.
La grève «éclair» qui s’est déroulée hier en fin de journée à l’aéroport de Charleroi
Germain Mugemangango a dénoncé la saturation de l’aérogare de Charleroi, aggravée selon lui par l’augmentation du trafic, des infrastructures insuffisantes et un manque de personnel, à la suite d’un arrêt de travail déclenché par une bagarre entre passagers ayant conduit à l’intervention de la police. Cécile Neven a attribué les files observées à l’absentéisme du prestataire de sûreté et au renforcement des contrôles, tout en indiquant que le conseil d’administration de BSCA Security s’était réuni et que la situation était redevenue normale. Le député a contesté l’explication liée aux absences, a évoqué des conditions de travail difficiles et a estimé que les solutions annoncées, comme une nouvelle ligne de contrôle, restent limitées par le manque d’espace. La ministre a réaffirmé que la sécurité demeurait la priorité et que tous les acteurs étaient mobilisés.
La situation critique des travailleurs de Thy-Marcinelle
Germain Mugemangango a dénoncé la situation très difficile des travailleurs de Thy-Marcinelle, confrontés à un régime de chômage économique quasi permanent, à une forte perte de revenus et à des doutes sur l’existence d’un véritable plan de reprise, tout en s’interrogeant sur un éventuel contournement de la procédure Renault. Pierre-Yves Jeholet a dit partager l’inquiétude des travailleurs et des familles, avoir déjà rencontré les syndicats et la direction, et vouloir poursuivre les contacts pour évaluer les perspectives du site. Il a rappelé que la loi Renault protège les travailleurs tout en estimant qu’elle devrait être adaptée pour mieux anticiper les restructurations et accompagner la formation et la reconversion des travailleurs.
Les discriminations qui frappent le secteur des titres-services
Les députés ont dénoncé des pratiques discriminatoires dans le secteur des titres-services, à la suite d’un reportage montrant que certaines entreprises accepteraient des demandes liées à l’origine, au genre, à l’âge ou au voile des aide-ménagères. Le ministre Pierre-Yves Jeholet a affirmé appliquer une tolérance zéro, rappelé l’existence d’un formulaire de plainte depuis 2024, indiqué avoir reçu huit plaintes dont une a conduit à l’exclusion d’un utilisateur, et annoncé attendre un rapport d’évaluation du dispositif. Les intervenants ont réclamé davantage de contrôles, des tests de situation en Wallonie et une action plus ferme contre les employeurs qui tolèrent ou ne signalent pas ces discriminations.
La demande de réforme des titres-services adressée aux gouvernements par les syndicats
Les députées ont interrogé le ministre sur les suites à donner à l’échec des négociations fédérales sur les titres-services, en mettant en avant la faiblesse des salaires, la précarité des travailleuses, les frais complémentaires et la nécessité de réformer un secteur fragilisé tant pour les entreprises que pour les utilisateurs. Pierre-Yves Jeholet a répondu que la réforme visait à garantir la pérennité du dispositif, qu’il poursuivrait la concertation avec les syndicats, Federgon et le Fédéral, et qu’il ne pouvait agir seul au niveau régional sur des questions relevant en grande partie de la compétence fédérale. Il a précisé qu’aucun calendrier rapide n’était envisagé, la réforme devant être préparée de manière complexe et concertée, notamment à la lumière de la décision du Conseil d’État et des différents niveaux de pouvoir concernés.
L’appel des syndicats au Gouvernement wallon pour améliorer la rémunération des travailleuses des titres-services
Les députées ont interrogé le ministre sur l’échec des négociations salariales dans le secteur des titres-services, la nécessité d’améliorer la rémunération des travailleuses majoritairement féminines, et les marges de manœuvre de la Région face à une compétence largement fédérale. Elles ont aussi évoqué la pérennité du dispositif, les frais complémentaires réintroduits par certaines entreprises, et l’éventualité de consulter l’ensemble des acteurs, voire de convoquer une conférence interministérielle. Pierre-Yves Jeholet a souligné que le secteur est complexe et doit concilier équilibre financier des entreprises, conditions de travail, pouvoir d’achat des travailleurs et besoins des utilisateurs, tout en rappelant que la négociation salariale relève du fédéral. Il a annoncé qu’il poursuivrait la concertation avec syndicats, Federgon et autorités fédérales, dans le cadre d’une réforme plus globale, sans fixer de calendrier à court terme en raison de la complexité du dossier.
La rémunération des travailleuses des titres-services
Les députées ont dénoncé la faiblesse des rémunérations, les conditions de travail pénibles des travailleuses des titres-services, ainsi que les tensions liées à l’échec des négociations salariales fédérales et aux frais complémentaires réintroduits par certaines entreprises. Elles ont demandé quelles marges de manœuvre la Région disposait pour faire en sorte que l’euro supplémentaire bénéficie réellement au personnel, et si une concertation élargie avec les partenaires sociaux et les autres niveaux de pouvoir serait organisée. Pierre-Yves Jeholet a rappelé que la priorité est de préserver la pérennité du dispositif, qu’il dépend de décisions fédérales pour la rémunération, et qu’il rencontrera prochainement syndicats et Federgon afin d’examiner les différents volets de la réforme. Il a exclu une action régionale isolée, tout en confirmant que le dossier est essentiel, complexe et ne fera pas l’objet d’une réforme dans les premières semaines ou les premiers mois de 2025.
L’appel à la prise de responsabilité des différents gouvernements en matière de titresservices
Les députées ont interpellé le ministre sur la situation du secteur des titres-services, soulignant les difficultés de rentabilité des entreprises, la faiblesse des salaires, la hausse du coût pour les usagers et pour la Région, ainsi que l’échec des négociations salariales au niveau fédéral. Elles ont demandé quelles marges de manœuvre la Région pouvait encore exercer, si l’augmentation du titre-service devait revenir directement aux travailleuses et travailleurs, et si une concertation élargie, voire une conférence interministérielle, était envisagée. Pierre-Yves Jeholet a répondu qu’il partageait l’objectif de pérenniser le dispositif, mais qu’une grande partie des leviers relevait du Fédéral ; il a annoncé des rencontres avec les syndicats et Federgon, en concertation avec les autres niveaux de pouvoir. Il a toutefois précisé qu’aucune réforme ne serait menée dans la précipitation et qu’une solution ne pourrait pas être trouvée dans les premières semaines ni les premiers mois de 2025.
Les revendications des organisations syndicales ce 13 janvier à l’égard des fonctionnaires wallons
Germain Mugemangango a relayé la forte mobilisation syndicale du 13 janvier, en soulignant la présence de nombreux fonctionnaires wallons inquiets pour leur statut, leurs rémunérations, leurs pensions et, plus largement, pour l’avenir du service public. Jacqueline Galant a dit respecter les organisations syndicales et le statut des agents, a indiqué que la grève visait selon elle surtout le futur Gouvernement fédéral et les pensions, et a rappelé qu’elle n’était pas compétente sur ce point. Elle a assuré que les concertations syndicales se poursuivraient dans les instances prévues et a appelé à coconstruire une fonction publique plus moderne et plus agile. En réplique, le député a estimé que les revendications portaient aussi sur les statuts et a appelé à renoncer aux mesures contestées, en affirmant son soutien aux mobilisations à venir.
Les conséquences de la grève des prestataires de sûreté sur l’aéroport de Charleroi
Le député a dénoncé la grève et l’absentéisme chez le prestataire de sûreté à l’aéroport de Charleroi, qui ont entraîné la fermeture des vols au départ, tout en s’interrogeant sur l’opportunité de prévoir un second prestataire pour éviter de nouvelles paralysies. La ministre a rappelé la chronologie des perturbations, souligné les conséquences pour les voyageurs et l’image de l’aéroport, et indiqué que les discussions sociales étaient en cours, sans commenter la question d’un second opérateur. Elle a toutefois mentionné comme élément de réponse la préparation d’un nouveau hall de filtrage et d’inspection, intégré à la demande de permis de BSCA, destiné à améliorer les conditions de travail et le fonctionnement du site. Le député a pris acte de ces explications et insisté sur l’importance stratégique de l’aéroport pour l’économie et l’image de la Wallonie.
La sécurité des chauffeurs de bus des TEC
Les députés ont dénoncé la multiplication des agressions contre les chauffeurs TEC, notamment dans la région du Centre, et ont demandé quelles mesures concrètes avaient été prises pour garantir leur sécurité, y compris le bilan de l’opération Shuttle Secure sur la ligne 82 et l’extension éventuelle de ce dispositif. François Desquesnes a rappelé avoir fait de ce dossier une priorité et a présenté un plan articulé autour de cinq axes : prévention, accompagnement des victimes, sensibilisation, dissuasion par des caméras embarquées et répression systématique via dépôt de plainte et constitution de partie civile. Il a également annoncé une prochaine rencontre avec les syndicats du Hainaut, tandis que les députés ont insisté sur l’urgence de sanctions effectives et sur des moyens renforcés, notamment au dispatching, pour répondre aux alertes des conducteurs.
La manifestation du secteur non marchand et les revendications des travailleuses et travailleurs du secteur à l’égard du Gouvernement wallon
Les députées ont relayé l’inquiétude du secteur non marchand, en particulier des maisons de repos, dénonçant le manque de moyens, d’effectifs, la dégradation de la qualité des soins, des dérives dans la répartition des tâches et un circuit médicamenteux jugé problématique. Elles ont demandé des mesures rapides pour rendre les professions plus tenables et attractives, ainsi qu’une clarification sur les orientations du Gouvernement wallon, allant jusqu’à évoquer la question des normes d’encadrement et de la compétence des maisons de repos. Yves Coppieters a indiqué avoir déjà rencontré syndicats, employeurs et gestionnaires, rappelé que les accords 2021-2024 doivent être évalués avant la préparation d’un nouvel accord plus ambitieux en deuxième partie de législature, et mis en avant les pistes de revalorisation salariale, d’extension de l’IFIC et d’adaptation des normes d’encadrement. Il a reconnu la gravité de la situation dans les maisons de repos, tout en soulignant la nécessité de concertation et de moyens budgétaires compatibles avec les contraintes des structures.
Les attentes du secteur non marchand visà-vis du Gouvernement
Les députées ont relayé l’inquiétude du secteur non marchand, en particulier des maisons de repos, dénonçant un sous-effectif, une dégradation des soins, des tâches jugées inadéquates confiées à certains travailleurs et des problèmes dans le circuit médicamenteux. Veronica Cremasco a demandé quelles mesures avaient été prises pour rassurer le secteur avant la manifestation annoncée, tandis que Rachida Aït Alouha a insisté sur la nécessité d’augmenter d’abord les effectifs et d’améliorer les conditions de travail plutôt que les seuls subsides. Yves Coppieters a répondu avoir déjà rencontré syndicats, employeurs et gestionnaires, et a rappelé que les accords 2021-2024 doivent être évalués avant la préparation de nouveaux accords plus ambitieux dans la seconde moitié de la législature. Il a reconnu la gravité de la situation, évoqué la revalorisation salariale, l’extension de la réforme IFIC, l’évaluation des normes d’encadrement et la concertation en cours, tout en soulignant les contraintes budgétaires et le besoin de solutions adaptées.
Les limites du modèle commercial de franchise
Le député Beugnies a dénoncé les limites du modèle de franchise dans la grande distribution, estimant qu’il fragilise les travailleurs, les indépendants franchisés et la présence syndicale, tout en favorisant les faillites, les pertes et la dégradation des conditions de travail. Il a demandé au ministre quelles mesures il comptait prendre pour réguler le marché et en assurer la pérennité. Dans sa réplique, il a reproché au ministre de ne pas avoir répondu à la question sur la régulation et a insisté sur la nécessité de règles pour éviter la poursuite des licenciements, des faillites et de l’essor des flexi-jobs. Le ministre n’est pas repris dans l’extrait fourni.
L’action des travailleurs de liberty steel
Les intervenants ont dénoncé la situation de blocage chez Liberty Steel: arrêt prolongé des lignes de production, impayés aux fournisseurs, dettes sociales importantes, scellés posés sur les installations et inquiétude pour 550 travailleurs et leurs familles. Ils ont demandé quelles actions concrètes étaient menées par le Gouvernement, Wallonie Entreprendre et le ministre, ainsi que le résultat des contacts avec la direction, les syndicats et les perspectives de reprise par un nouvel opérateur. En réponse, le ministre a rappelé la complexité du dossier, le rôle du tribunal et l’impossibilité d’interférer dans la procédure, tout en indiquant être mobilisé et en rencontrant les partenaires concernés. Il a été aussi question, à la demande d’un intervenant, de porter le dossier au niveau européen auprès de la Commission, la situation étant présentée comme liée à la manière dont les règles de concurrence ont conduit à la reprise par Liberty.
Les mesures visant à améliorer la sécurité des chauffeurs des tec et le service continu
Diana Nikolic interroge le ministre sur les mesures concrètes destinées à renforcer la sécurité des chauffeurs du TEC, après neuf jours de mobilisation à Liège, en soulignant que les usagers ont été privés de transport pendant toute cette période. Elle s’étonne que des résultats n’aient été obtenus qu’après ce conflit, alors qu’un groupe de travail et des mesures de contrôle avaient déjà été annoncés, et demande des garanties pour éviter une nouvelle crise. Elle plaide aussi pour l’activation du service continu après quelques jours de grève et pour une meilleure prise en charge du service minimum, y compris pour les lignes privées, dans le nouveau contrat de gestion. Le ministre renvoie notamment à la situation locale et aux responsabilités des autorités compétentes, tandis que la députée estime ne pas avoir obtenu de réponse précise sur l’inscription du service minimum dans le contrat de gestion.
Le suivi du rapport de l’inspection sociale sur de possibles infractions au sein des entreprises de titres-services
Le questionneur a évoqué la mobilisation des aides-ménagères et les tensions dans le secteur des titres-services, en demandant si les réponses des employeurs avaient apaisé la situation et quels étaient l’impact et le suivi des constats de l’Inspection sociale sur de possibles infractions, notamment en matière de santé et de bien-être au travail. Il a aussi interrogé la ministre sur la saisine éventuelle de la Commission consultative et d’agrément et sur son avis. Dans la discussion, il a été rappelé que les primes de fin d’année seraient finalement garanties, tandis que le suivi des inspections et le passage du dossier en commission ont été salués. Un autre intervenant a souligné la nécessité d’éviter d’opposer employeurs et travailleurs, tout en rappelant les difficultés de viabilité économique de nombreuses entreprises du secteur.
La manifestation des aides-ménagères du 7 février 2024
Les intervenants ont évoqué la manifestation des aides-ménagères à Bruxelles et les tensions dans le secteur des titres-services, notamment après la contestation par deux fédérations d’employeurs de la convention collective sur la prime de fin d’année et l’allocation de chômage économique. Ils ont également interpellé la ministre sur les infractions relevées par l’Inspection sociale, les sanctions possibles, l’impact sur les travailleurs et la concertation avec la Commission consultative et d’agrément. En réponse, il a été rappelé que les primes de fin d’année seraient garanties, que la réforme des titres-services ne dégrade pas la rentabilité du secteur et qu’un suivi des inspections ainsi que des avis de la Commission d’agrément est attendu. Les échanges ont aussi souligné la nécessité de ne pas opposer employeurs et travailleurs, tout en tenant compte de la viabilité financière des entreprises du secteur.
L’action syndicale du secteur des titres- services du 7 février 2024
Les députés ont évoqué la manifestation des aides-ménagères du secteur des titres-services à Bruxelles, liée aux tensions autour des primes de fin d’année et des conditions de travail. Le questionneur a aussi pointé des infractions relevées par l’Inspection sociale, notamment en matière de santé et de bien-être au travail, et a interrogé la ministre sur l’éventuelle saisine de la Commission consultative et d’agrément ainsi que sur l’impact des sanctions envisagées. La ministre a été interpellée sur la nécessité de clarifier les informations contradictoires diffusées par la presse et par Federgon, tandis qu’un autre intervenant a insisté sur la viabilité économique des entreprises et sur le risque de voir des emplois disparaître si la situation du secteur ne se stabilise pas.
Les futures mobilisations des agriculteurs wallons
Les intervenants ont dénoncé la colère du monde agricole wallon, liée à la baisse des revenus, à la complexité des normes, à la surcharge administrative, au prix trop élevé du foncier et à l’absence de perspectives pour les jeunes repreneurs. Ils ont aussi demandé des mesures concrètes en faveur des agriculteurs confrontés à la vente à perte et à ceux engagés dans la transition écologique, ainsi qu’un dialogue avec les organisations professionnelles et une intervention au niveau européen. Le ministre a été interpellé sur son action en Wallonie, sa rencontre avec la Fédération wallonne de l’agriculture et sa capacité à porter ces revendications au Conseil européen dans le cadre de la présidence belge. Les échanges ont également rappelé les difficultés récentes liées à certaines règles européennes et régionales, notamment la saga des BCAE 5.
Les conséquences de la réforme des titres-services
Les intervenants ont débattu des effets de la réforme wallonne des titres-services, en particulier de la suppression des frais complémentaires aux usagers, que certains jugent susceptible de fragiliser des entreprises, notamment Trixxo, et d’entraîner des fermetures d’ateliers, surtout en zones rurales. Mourad Sahli a insisté sur la nécessité d’un équilibre entre amélioration des conditions de travail des aides-ménagères, protection des utilisateurs et viabilité économique du secteur, tout en rappelant les risques de hausse des coûts ou de retour au travail au noir. Anne Laffut et Alice Bernard ont, pour leur part, évoqué les conséquences sociales pour l’emploi et les travailleuses, en dénonçant des pratiques de pression, de harcèlement et de réclamations de frais, ainsi que la question des dividendes et des marges des grandes entreprises. La ministre a rappelé le travail mené pour stabiliser le secteur et a défendu la réforme comme un compromis visant à limiter les « faux frais » pour les 300 000 utilisateurs tout en améliorant les conditions de travail.
La fermeture des ateliers de repassage en titres-services de la société trixxo en wallonie
Les intervenants ont dénoncé la fermeture par Trixxo de douze ateliers de repassage en Wallonie, qu’ils attribuent à la réforme des titres-services et à l’interdiction de répercuter certains frais complémentaires sur les utilisateurs, avec un impact direct sur une quarantaine d’emplois. Ils ont aussi évoqué les craintes d’un effet domino, en particulier pour les structures plus petites ou rurales, ainsi que des pratiques de pression sur les travailleuses, la possible remise en cause de la prime de fin d’année et l’usage de dividendes par certaines entreprises du secteur. En réponse, il a été rappelé que la réforme visait un équilibre entre amélioration des conditions de travail des aides-ménagères, protection des utilisateurs et maintien d’une rentabilité suffisante pour les entreprises, tout en soulignant que la Wallonie a accompagné le secteur pendant les crises successives. Le débat a également porté sur la nécessité de contrôler l’application des nouvelles règles et sur les tensions persistantes autour de la réforme fédérale du cadre salarial.
Les inquiétudes autour du secteur des titres-services
Les intervenants ont exprimé leurs inquiétudes sur la viabilité du secteur des titres-services à la suite de la réforme wallonne, en évoquant notamment la fermeture des ateliers de repassage de Trixxo, les emplois menacés et le risque d’un effet domino, surtout en zone rurale. Ils ont aussi dénoncé les tentatives de certaines entreprises de répercuter la réforme sur les travailleuses et les usagers via des frais complémentaires, ainsi que des pratiques de pression sur les aides-ménagères, de harcèlement et de non-respect des droits sociaux. En réponse, la ministre a rappelé que la réforme visait un équilibre entre amélioration des conditions de travail, protection des utilisateurs et maintien d’une rentabilité suffisante pour les entreprises, tout en soulignant la nécessité de contrôler son application et de poursuivre l’implémentation avec les autorités fédérales.
Le nouvel accord-cadre entre l’organisation internationale du travail (oit) et la wallonie
La députée Galant interrogeait le ministre Di Rupo sur le nouvel accord-cadre conclu entre l’Organisation internationale du travail et la Wallonie, en demandant des précisions sur sa portée et ses implications. Le ministre a exposé les objectifs de cet accord, centré sur la coopération en matière de travail décent, de normes sociales et d’appui aux politiques régionales. Il a également indiqué que cet engagement s’inscrivait dans la continuité des actions wallonnes en faveur des droits sociaux et de la collaboration internationale.
La réforme des titres-services
Le député a interrogé la ministre sur l’état d’avancement de la réforme des titres-services issue de l’accord de juillet, visant notamment la hausse de 1 euro du titre, la suppression des frais complémentaires et plusieurs mesures d’amélioration des conditions de travail des aides-ménagères, ainsi que sur les critiques de Federgon. Il a insisté sur l’urgence d’une mise en œuvre avant le 1er janvier et sur la nécessité de mesures de prévention face aux problèmes de santé très fréquents dans ce secteur majoritairement féminin. En réponse, la ministre a rappelé le financement régional déjà indexé et a défendu le principe d’exiger des contreparties au soutien public, en soulignant que le secteur bénéficie d’un montant payé par l’utilisateur proche de 27,98 euros. Le député a conclu en estimant légitime que des demandes soient formulées en contrepartie du financement public.
La situation des travailleurs d’industeel
Le questionneur a dénoncé la dégradation du climat social chez Industeel Charleroi, la grève de plus de dix jours et le lancement d’un référendum perçu comme une tentative d’écarter les syndicats, en insistant sur les revendications relatives aux primes, aux rémunérations, aux conditions de travail et à la réduction des emplois précaires. Il a demandé quelles actions le ministre comptait entreprendre pour rétablir le dialogue entre la direction, les travailleurs et les syndicats. Dans sa réplique, il a regretté l’absence d’éléments concrets dans la réponse ministérielle et a insisté sur la nécessité de remettre rapidement les parties autour de la table, notamment pour traiter la question des emplois précaires dans une région marquée par un chômage élevé.
L’impact sur l’emploi wallon de l’ouverture du dispositif flexi-jobs à 12 nouveaux secteurs
Anne Laffut interroge la ministre sur l’effet de l’extension des flexi-jobs à 12 nouveaux secteurs sur l’emploi en Wallonie, en évoquant notamment l’agriculture, la garde d’enfants et certains sous-secteurs industriels. Elle souligne l’ampleur du dispositif, son potentiel pour répondre au manque de main-d’œuvre, mais aussi la nécessité de s’assurer qu’il ne remplace pas des contrats ordinaires. En réponse, il est indiqué qu’une analyse approfondie de ses impacts sur l’emploi et sa durabilité sera nécessaire, tout en reconnaissant que la mesure peut contribuer à la création d’emplois dans le cadre des objectifs wallons.
L’avenir des travailleuses et travailleurs des magasins smatch et match
Les députés ont dénoncé l’incertitude pesant sur les travailleurs de Smatch et Match après la reprise de 57 magasins par Colruyt, tandis que 29 magasins, le dépôt de Wangenies et la maison mère restaient menacés, avec un total de plusieurs centaines d’emplois en jeu. Ils ont demandé quelles garanties seraient données sur le maintien des conditions de travail, quels efforts avaient été entrepris pour trouver d’autres repreneurs et quelle action le gouvernement entendait mener pour limiter l’impact social de la restructuration. Un intervenant a également appelé à une réflexion plus large sur l’avenir de la grande distribution et sur une transition vers des circuits plus courts, tout en soulignant que cela ne répondait pas à l’urgence sociale. Le ministre a été interpellé sur la protection des travailleurs, la procédure Renault annoncée et la vision du gouvernement pour le secteur.