Les conséquences de la grève des prestataires de sûreté sur l’aéroport de Charleroi
Le député a dénoncé la grève et l’absentéisme chez le prestataire de sûreté à l’aéroport de Charleroi, qui ont entraîné la fermeture des vols au départ, tout en s’interrogeant sur l’opportunité de prévoir un second prestataire pour éviter de nouvelles paralysies. La ministre a rappelé la chronologie des perturbations, souligné les conséquences pour les voyageurs et l’image de l’aéroport, et indiqué que les discussions sociales étaient en cours, sans commenter la question d’un second opérateur. Elle a toutefois mentionné comme élément de réponse la préparation d’un nouveau hall de filtrage et d’inspection, intégré à la demande de permis de BSCA, destiné à améliorer les conditions de travail et le fonctionnement du site. Le député a pris acte de ces explications et insisté sur l’importance stratégique de l’aéroport pour l’économie et l’image de la Wallonie.
Débat · 8 interventions
Madame la Ministre, on le sait, le prestataire de sûreté au sein de l’aéroport carolo a dû faire face à un taux d’absentéisme important et imprévu, puisque l’on sait qu’une vingtaine d’agents ont décidé de ne pas venir travailler. Cela a posé des difficultés en termes de fonctionnement et a même paralysé l’aéroport puisqu’il a dû fermer l’ensemble des vols au départ de sa piste. Les vols arrivant, eux, ont pu être correctement pris en charge. Cela pose donc une difficulté en termes de tourisme pour l’ensemble des passagers qui sont victimes directes de cette grève et de ce taux d’absentéisme. Deuxièmement, l’outil économique que représente l’aéroport de Charleroi se voit ainsi privé de fonctionner correctement. Ce taux d’absentéisme surprend, d’autant qu’il y a systématiquement une surplanification des agents. Cela veut dire que l’on prévoit 120 à 125 % des effectifs pour être sûrs d’avoir au minimum, en cas d’absentéisme, suffisamment d’agents pour pouvoir assurer la sécurité. C’est bien de sécurité que l’on parle. Cela pose question, parce que le Ministre-Président, à l’époque votre prédécesseur sur les matières aéroportuaires, avait, à la suite de la grève de 2022, pris un accord avec le prestataire pour limiter à un seul prestataire la gestion de la sûreté de l’aéroport et éviter ainsi qu’il y ait une deuxième entreprise qui puisse assurer cette fonction. Maintenant que l’engagement n’est pas rempli, ne devrions-nous pas prévoir un second prestataire pour pouvoir pallier l’absentéisme au sein du premier et nous assurer que finalement, les obligations en matière de sûreté soient correctement remplies et que notre aéroport wallon puisse fonctionner correctement, ce qui serait profitable aux vacanciers et aux voyageurs professionnels, mais aussi et surtout à l’économie de notre Wallonie?
Monsieur le Député, vous avez fait un petit récapitulatif que je vais un peu compléter. Le 10 janvier, BSCA organise une réunion pour anticiper les effets éventuels de la grève annoncée annoncée du 13 janvier. Plusieurs échanges ont lieu au cours desquels il apparaît que le prestataire de sûreté, qui est en réalité un sous-traitant, aurait dit que la mobilisation ne devrait pas handicaper complètement l’activité de l’aéroport, même si quelques perturbations étaient à prévoir. Ce prestataire est en effet responsable de l’inspection et du filtrage, qui sont des actions absolument indispensables dans le fonctionnement de l’aéroport. Lundi, à 4 heures 40 du matin, quelques dizaines de personnes de ce prestataire qui auraient dû être présentes – dont la présence avait été annoncée – sont en réalité absentes. À 8 heures 30, la cellule de crise bloque le précheck. Comme vous l’avez dit, le terminal 1 est saturé, de sorte que, au final, à 12 heures, tous les vols sortants sont stoppés. Des milliers de voyageurs sont ainsi pris en otage dans l’aéroport. Inutile de vous dire les conséquences – vous en avez parlé –, ne serait-ce que sur les voyageurs, mais aussi sur la réputation de l’aéroport. J’entends ainsi de plus en plus de gens dire qu’ils n’osent plus partir de Charleroi, ce qui est tout de même absolument catastrophique. Je rappelle que ceci n’était pas un mouvement spécial du secteur du gardiennage de BSCA. C’était dans le cadre de la grève dont on a parlé tout à l’heure. En ce qui concerne les préoccupations syndicales, les discussions sont toujours en cours. Je ne vais pas commenter, de même que sur votre question sur le second prestataire. On aura toutefois l’occasion d’y revenir. Il y a quand même un élément essentiel de ces discussions que je peux mentionner ici, qui est la construction d’un nouveau hall de filtrage et d’inspection qui permettrait d’améliorer grandement les conditions de travail de ce prestataire. Ce nouveau hall est en fait compris dans la demande de permis que BSCA a déposé et pour laquelle un avis de complétude devrait me parvenir aujourd’hui ou demain au niveau de l’administration. Cela permettra à la procédure de suivre son cours.
J’aimerais remercier Mme la Ministre pour les informations complémentaires qu’elle m’a communiquées. Je comprends la difficulté qu’elle a à passer outre une discussion en cours et le secret de cette discussion, surtout quand elle concerne des préoccupations syndicales. Je lui laisserai le bénéfice de la retenue sur ce pointlà. Je prends acte du fait qu’un nouveau hall est prévu pour améliorer les conditions de travail, puisque cela fait partie de certaines revendications des travailleurs dans le service de sûreté. Attendons de voir comment le permis sollicité par l’aéroport est susceptible d’améliorer la situation. Cet aéroport est un outil économique – je tiens à le rappeler – extrêmement important pour l’image de la Wallonie et pour son développement. Il faut faire en sorte qu’il puisse fonctionner correctement avec la paisibilité requise, mais aussi avec le développement escompté, tant il importe de pouvoir compter sur lui, notamment pour valoriser l’image de la Wallonie et l’ensemble de son territoire. ###### PROJETS ET PROPOSITIONS Projet de décret portant assentiment à l’Arrangement entre l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord et le Royaume de Belgique concernant le statut du personnel temporaire engagé par, et mis en fonction dans, un organisme OTAN situé sur le territoire du Royaume de Belgique, fait à Bruxelles le 7 février 2022 (Doc. 92 (2024-2025) N° 1 et 2)
Agressivité 58%Constructivité 61%Factuel 57%Émotionnel 63%Pierre Beaufays n’est pas qu’un homme politique wallon, membre du parti aujourd’hui dénommé Les Engagés, anciennement PSC. Ce n’est pas non plus qu’un chevalier de l’Ordre de Léopold, récipiendaire de la médaille civique de première classe. L’homme que nous mettons à l’honneur aujourd’hui est plus qu’une somme de toutes les lignes de son CV qui sont détaillées dans la presse et, aujourd’hui, dans cette tribune. Pierre Beaufays était surtout un homme qui a incarné tout au long de sa vie un modèle de rigueur intellectuelle et de dévouement au service de la communauté. En tant qu’élu local, provincial, régional et fédéral, il a marqué les citoyens, les Éghezéens, les Namurois et plus largement les Wallons et les Belges par son engagement fort pour les droits humains et la justice sociale. Pierre Beaufays aura aussi marqué de nombreuses générations d’élèves, lui qui était professeur d’histoire et de français, passionné de culture et de savoir. Pierre Beaufays était somme toute un homme d’une remarquable humanité, chaleureux et bienveillant, toujours prêt à offrir son oreille attentive. Il était un voisin apprécié, un ami précieux, de ceux que l’on est fier de compter dans sa vie. Au nom du Gouvernement wallon, je tiens à saluer la mémoire d’un homme qui, par son exemplarité et son humanité, a donc marqué son temps. Puisse son parcours inspirer encore longtemps celles et ceux qui souhaitent s’engager pour construire une société plus juste et plus respectueuse. À sa famille, à ses proches et à tous ceux qu’il a inspirés, j’adresse mes plus sincères condoléances et celles du Gouvernement wallon.
Constructivité 56%Factuel 37%Émotionnel 47%- JDJori DupontIndépendant
Je souhaite une bonne année 2025 à l’ensemble des ménages wallons et des PME wallonnes qui ont reçu une facture d’énergie en forte augmentation comme cadeau de Nouvel An. Les causes sont multiples. Tout d’abord, il y a l’entrée en vigueur de la nouvelle méthodologie tarifaire des cinq gestionnaires de réseaux de distribution – ORES, Resa et les autres – qui a été validée par la CWaPE, le régulateur wallon, sous l’œil bienveillant du précédent Gouvernement. Selon la CWaPE, la moyenne de la hausse de tous ces GRD est de 14 % d’augmentation. Une autre cause est la majoration des tarifs de transport de l’électricité proposée par Elia et approuvée par le Gouvernement fédéral sortant. Selon la RTBF, pour un consommateur moyen, c’est une augmentation totale – distribution et transport – de plus de 70 euros sur la facture annuelle d’énergie. Ce n’est pas fini, puisque le prix du gaz est très élevé et n’a jamais été aussi élevé depuis plus d’un an. Étant donné qu’une partie de notre électricité est produite à partir de centrales au gaz, celle-ci va suivre une tendance à la hausse sur le marché. Bref, la facture d’énergie des ménages et des PME gonfle de partout, ce qui rappelle toute la période que l’on a pu vivre en 2021 et 2023 avec la crise énergétique. Face à ces augmentations, que peut faire le Gouvernement wallon? Il peut agir sur ses compétences, à savoir les taxes régionales qui se trouvent dans les factures d’électricité et de gaz des ménages et des PME. D’une part, cela permettrait d’envoyer le signal que l’on a enfin écouté Test-Achats qui dénonce depuis des années le fait que la facture d’énergie est une deuxième feuille d’impôt. C’est une réalité. D’autre part, cela soulagerait cette hausse pour les ménages et les PME qui subissent ces 14 % d’augmentation qu’ils n’ont pas décidés, pour des raisons politiques et économiques. Cette taxe régionale sur l’ensemble de la facture n’est pas rien, puisqu’elle représente 12 % de la facture d’énergie des ménages, dont 10 % de ceux-là servent au système des certificats verts. Qui profite des certificats verts payés par la facture d’énergie des citoyens? Le principal bénéficiaire est Engie qui a touché 100 millions d’euros sur les quatre dernières années, rien que par ce mécanisme. On peut s’interroger sur la pertinence de donner 10 % des factures d’énergie directement à Engie, quand on sait que les bénéfices d’Engie sur l’année 2024 sont fixés entre 5 et 5,6 milliards d’euros, sans même compter le nucléaire belge. Où est la justice sociale et fiscale d’aller donner 100 millions d’euros directement à Engie, ponctionnés sur les factures d’énergie de nos citoyens? Chers collègues, je vous donne le choix soit de diminuer la facture d’énergie des ménages wallons et des PME wallonnes, soit de préserver les milliards de dividendes des actionnaires d’Engie.
Agressivité 46%Constructivité 45%Factuel 47%Émotionnel 51% - YE
Cette motion témoigne d’une inquiétude légitime partagée par l’ensemble des parlementaires que nous sommes relativement à la facture d’électricité, laquelle préoccupe les uns et les autres dans cette assemblée. Personne n’aime voir un prix du kilowatt relativement élevé. Cependant, sans surprise, la motion rencontre toute une série d’approximations qui nous amènent à déposer une motion pure et simple. J’entends votre œil bienveillant de la CWaPE. Je rappelle que la CWaPE est un organisme indépendant. Il lui appartient d’approuver les tarifs et de fixer la méthode tarifaire. Vous avez rappelé qu’il y a une nouvelle méthodologie qui vise à rencontrer des objectifs, singulièrement celui du renforcement du réseau. Les citoyens voient au quotidien les décrochages ainsi que la nécessité d’obtenir plus de bornes pour recharger leur voiture. Les opérateurs – les GRD – doivent aller de l’avant en la matière. Vous l’avez rappelé de manière très axée sur les taxes wallonnes, le prix de l’électricité renferme différentes composantes sur lesquelles il est parfois délicat d’agir. Lors de la question d’actualité de mon collègue Vincent Maillen, vous avez entendu comme moi que grâce à une évolution des certificats verts, la facture allait diminuer pour nos concitoyens. On ne peut que s’en réjouir. J’entends bien les arguments tarte à la crème du PTB avec les grandes entreprises. On cite des chiffres qui pourraient faire rêver le commun des mortels. Je rappelle qu’Engie est un groupe à dimension mondiale qui investit aux quatre coins du monde. Il n’est pas surprenant que les gens qui investissent et qui ont des obligations en matière de production d’énergie verte souhaitent aller de l’avant dans un monde où chacun doit prendre ses responsabilités. Je voudrais rassurer le PTB, puisque les mécanismes, notamment de tarif social, permettent toujours de rencontrer les nécessités de celles et ceux qui en ont le plus besoin dans certains cas de figure. Ils ne sont pas du tout remis en cause. Vous l’aurez compris en quelques mots: la majorité, au-delà du slogan, travaille dans les compétences qui sont les siennes avec cette volonté de revoir et d’étendre la norme énergétique fédérale dans sa composante régionale. Bref, elle travaille à assurer une transition énergétique décarbonée et un développement de solutions flexibles et équilibrées, tant du côté des clients que des GRD. C’est la raison pour laquelle nous déposerons, Monsieur le Président, cette motion pure et simple.
Constructivité 54%Factuel 44%Émotionnel 48% - CTCéline TellierEcolo
Je vais être très brève pour partager notre préoccupation quant à la hausse des prix de l’énergie qui doit rester une préoccupation du Gouvernement. Certes, les composantes de la facture sont nombreuses. On a parlé des taxes régionales, mais aussi des taxes fédérales. Je sais que l’ambition de la ministre est aussi d’entrer en dialogue avec sa ou son futur homologue fédéral. J’insiste sur trois éléments rapidement: - la part la plus importante de la facture reste ce que l’on appelle la commodity, c’est-à-dire le prix de l’électron ou de la molécule. Pour l’électricité, cela représente 44 % du prix; 59 % pour le gaz. Une manière claire d’agir sur le prix est de recourir aux énergies renouvelables, puisque le soleil et le vent sont des commodities gratuites; - il faut travailler à la réduction de la demande de l’énergie. Je nous encourage à investir dans la mobilité ou la rénovation des bâtiments. Je suis inquiète de voir les orientations du Gouvernement à ce stade, lesquelles visent notamment à diminuer de 30 % le budget des primes en 2025; - il faut investir également dans les infrastructures et dans la flexibilité, pourquoi pas en sortant de la facture des ménages, à travers les investissements des GRD, un plan d’investissement qui serait pris à bras-le-corps directement par les pouvoirs publics. Ce sont quelques propositions que nous voulons amener au débat.
Agressivité 37%Constructivité 43%Factuel 37% - JDJori DupontIndépendant
Monsieur Evrard, j’apprécie que vous appréciiez ma motion, c’est peutêtre un bon point. Cependant, c’est dommage d’avoir fait une motion pure et simple dessus. Comme dirait l’une de mes collègues, c’est une motion qui veut dire : rentre chez toi, cela ne nous intéresse pas. Pour des raisons obscures, vous ne la soutenez pas, vous n’avez pas détaillé ce qui n’allait pas dans ma motion. Sans doute n’était-elle pas très claire. Vous auriez toujours pu l’amender, c’était une possibilité, si vous étiez d’accord avec le fond de cette motion. Ce qui est assez marrant, c’est votre justification pour défendre Engie qui touche 100 millions d’euros par an via la facture d’énergie des citoyens. La facture des citoyens n’est pas une fiche d’impôts cachés, qui en plus engraissent les bénéfices d’Engie qui fait déjà 5 milliards d’euros de bénéfices l’année dernière. ###### Projet de décret portant assentiment à l’Arrangement entre l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord et le Royaume de Belgique concernant le statut du personnel temporaire engagé par, et mis en fonction dans, un organisme OTAN situé sur le territoire du Royaume de Belgique, fait à Bruxelles le 7 février 2022 (Doc. 92 (2024-2025) N° 1 et 2) ###### Vote nominatif
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