Formation professionnelle
Le parcours d’intégration et les métiers en pénurie
Valérie Bluge interroge le ministre sur l’orientation des primoarrivants vers les métiers en pénurie, en particulier le métier d’infirmière, dans le cadre du parcours d’intégration et de son pilier d’insertion socioprofessionnelle. Yves Coppieters répond que ce parcours vise d’abord l’inclusion sociale et qu’un module de quatre heures peut informer et orienter, sans constituer lui-même un dispositif d’insertion; il renvoie pour les données précises au FOREm et au ministre Jeholet. Il indique en outre travailler avec la Fédération Wallonie-Bruxelles à la reconnaissance des diplômes étrangers, à la VAE et à la valorisation des compétences afin d’accélérer l’accès à l’emploi dans les métiers de soins, d’accompagnement et de services. La députée souligne enfin que la DPR prévoit un modèle de type suédois « fast track » et appelle à une concertation entre les compétences concernées pour faire de ce pilier un véritable levier d’insertion.
L’impact pour la Wallonie de la suppression du brevet infirmier
Rachida Aït Alouha a dénoncé la suppression du brevet infirmier, qu’elle juge incompatible avec la pénurie de personnel en Wallonie et avec les besoins des hôpitaux, des soins à domicile et des maisons de repos. Yves Coppieters a répondu que la réforme est maintenue pour améliorer la lisibilité des formations, la cohérence des parcours et l’adaptation aux besoins de santé, tout en précisant que les brevetés conservent leurs droits, leurs barèmes et leurs parcours professionnels jusqu’à la pension. Il a également indiqué que la filière actuelle sera remplacée par une nouvelle formation d’assistant en soins infirmiers, avec passerelles vers les études d’infirmier en soins généraux. La députée a contesté cette orientation, estimant qu’elle ne répond pas au manque d’infirmiers et qu’elle affaiblit un titre partiellement reconnu au profit d’une nouvelle filière non reconnue.
Les difficultés pour l’industrie technologique belge de retrouver son souffle
Olivier de Wasseige a alerté sur le recul de l’industrie technologique belge selon le baromètre d’Agoria, évoquant la baisse des investissements, la stagnation de la croissance et la perte d’emplois, qu’il attribue notamment au cadre réglementaire, aux coûts salariaux et énergétiques, ainsi qu’aux incertitudes sur les incitants à la R&D. Pierre-Yves Jeholet a reconnu des indicateurs préoccupants et a insisté sur des réponses structurelles portant sur le coût du travail, la compétitivité, la souveraineté énergétique, la formation et les talents numériques, tout en soulignant les opportunités liées à l’IA et aux investissements dans les secteurs spatial, aéronautique et de défense. Le député a salué cette approche, rappelant la nécessité d’une réponse mêlant mesures fédérales et régionales pour éviter une industrie technologique à deux vitesses en Wallonie.
L’impact de la limitation des droits au chômage sur les politiques d’insertion à l’emploi des CPAS
Dorothée De Rodder a interrogé le ministre sur l’effet de la réduction de la durée des droits au chômage sur les dispositifs articles 60 et 61 des CPAS, en soulignant que ces contrats constituent souvent un parcours d’insertion vers l’emploi pour des publics éloignés du marché du travail et en s’inquiétant d’une éventuelle baisse de leur efficacité. Adrien Dolimont a répondu que ces dispositifs doivent être reconfigurés à la lumière de la limitation des allocations de chômage, que des groupes de travail sont en cours avec les entités fédérées et qu’un avant-projet de décret vise à renforcer la coordination entre le FOREm et les CPAS pour assurer un accompagnement continu et préparer la suite du parcours avant la fin du contrat. En réplique, la députée a dénoncé une remise en cause d’un dispositif qu’elle estime performant, citant des taux de remise à l’emploi de 50 % pour l’article 60 et de 80 % pour l’article 61.
La menace sur les allocations familiales pour les jeunes âgés de 18 à 21 ans
Alice Bernard a dénoncé le projet de conditionner les allocations familiales des 18 à 21 ans au fait d’être en formation, en enseignement ou dans une démarche d’insertion, estimant que cela priverait de nombreux jeunes, notamment en décrochage, en mobilité ou en difficulté de santé mentale, d’un droit jusqu’ici automatique. Yves Coppieters a répondu qu’il s’agissait d’une mesure d’optimisation et de simplification prévue par la Déclaration de politique régionale, visant à lier le droit à certaines situations de formation ou de recherche d’emploi, tout en affirmant qu’il n’était pas question de toucher aux allocations pour l’ensemble de la population. Il a également évoqué le renforcement du soutien aux familles monoparentales, la lutte contre la précarité infantile et la simplification administrative via la mutualisation des outils des caisses d’allocations familiales. En réplique, Alice Bernard a maintenu que ces changements entraîneraient des pertes d’allocations pour certains jeunes et a critiqué une politique qu’elle juge socialement régressive.
La crise du secteur de la construction
Christine Mauel a souligné la crise profonde du secteur de la construction, marquée par la hausse des faillites, la hausse des prix immobiliers, la persistance de nombreux postes vacants et la pénurie de main-d’œuvre, en interrogeant le ministre sur les effets de la réforme du chômage, l’évolution des formations « Coup de poing », l’adaptation des dispositifs de formation aux nouvelles technologies et la mise à jour des conventions IFAPME-Embuild. Pierre-Yves Jeholet a répondu que le secteur reflète la vitalité économique, tout en rappelant le paradoxe wallon entre un grand nombre de chercheurs d’emploi et de métiers en pénurie ; il a mis en avant les réformes de l’emploi et de la formation, le travail avec les secteurs stratégiques pour mieux cibler les profils recherchés, le renforcement de l’alternance, de l’enseignement qualifiant et des opérations « Coup de poing pénurie ». Il a aussi insisté sur la nécessité d’améliorer l’image des métiers de la construction et de valoriser leur dimension technologique et leurs perspectives d’emploi.
Les fraudes dans le dispositif du congé éducation payé
Christie Morreale et Anne Laffut ont interrogé le ministre sur des soupçons de fraude d’environ 22 millions d’euros liés au congé éducation payé, en demandant quelles suites avaient été données aux alertes, quels contrôles existaient et comment éviter de nouveaux abus. Pierre-Yves Jeholet a répondu qu’une instruction judiciaire était en cours, qu’un contrôle wallon avait été lancé avec 29 inspecteurs sur 172 entreprises, et a affirmé que les premières alertes remontaient à 2023 sans instruction donnée à l’époque par son prédécesseur. Il a annoncé vouloir mener une réforme du dispositif, avec simplification administrative, digitalisation des procédures et contrôles plus réguliers, en concertation avec les partenaires sociaux.
L’annonce de la fraude aux subsides concernant le congé éducation payé
Les députées ont interrogé le ministre sur la révélation d’une fraude potentielle d’environ 22 millions d’euros liée au congé éducation payé, impliquant 257 entreprises wallonnes, ainsi que sur les suites données, les contrôles existants et la prévention de dérives similaires. Pierre-Yves Jeholet a indiqué qu’une instruction judiciaire est en cours, qu’un contrôle a été mené par l’Inspection économique et sociale et que les premières alertes remontaient à février 2023, avant son entrée en fonction. Il a annoncé vouloir mener une réforme incluant simplification administrative, digitalisation des procédures et contrôles plus réguliers, en concertation avec les partenaires sociaux. Les échanges ont aussi porté sur les responsabilités politiques dans le retard de la réforme et sur la nécessité de préserver le dispositif de formation tout en renforçant son encadrement.
La hausse du nombre de NEET
Anne Laffut a relevé l’augmentation du nombre de NEET en Belgique et en Wallonie, en demandant un état des lieux des aides existantes, l’évaluation éventuelle des dispositifs, ainsi que des explications sur l’écart avec la Flandre et sur l’avancement de l’accompagnement spécifique prévu par la DPR. Pierre-Yves Jeholet a souligné que cette situation traduit d’abord des difficultés liées à l’enseignement et au décrochage scolaire, et a plaidé pour une refonte de l’écosystème de l’orientation, avec une meilleure articulation entre enseignement, IFAPME et FOREm. Il a indiqué que des աշխատանք sur l’échange de données, un accompagnement plus rapide et une approche multidisciplinaire étaient en cours, en responsabilisant l’ensemble des acteurs de l’insertion et de la formation.
La réforme du FOREm
Vincent Maillen a interrogé le ministre sur la réforme du FOREm dans un contexte de forte pénurie de main-d’œuvre et de chômage élevé en Wallonie, en évoquant la feuille de route prévue pour accélérer l’activation des demandeurs d’emploi, renforcer le suivi personnalisé, améliorer l’adéquation entre compétences et offres, et clarifier les prochaines étapes législatives et numériques. Pierre-Yves Jeholet a rappelé que la DPR prévoit une réforme profonde du FOREm, fondée sur un accompagnement plus rapide et plus permanent, une modification de l’arrêté et éventuellement du décret, ainsi qu’un changement de culture impliquant davantage de responsabilisation des agents, des opérateurs de formation et des chercheurs d’emploi. Il a également insisté sur la lutte contre les redondances entre opérateurs, sur l’idée que le chômage implique des droits mais aussi des obligations, et sur le développement d’outils numériques visant un meilleur « matching » entre offres d’emploi et candidats. Le député s’est dit favorable à ces mesures et a salué la volonté de renforcer l’efficacité du FOREm et la concentration sur ses missions de base.
Les métiers en pénurie menacés par la limitation du chômage à deux ans
Julien Liradelfo a critiqué la limitation du chômage à deux ans pour les personnes en formation vers des métiers en pénurie, estimant qu’une telle exclusion est contre-productive et pousse davantage vers la précarité ou le CPAS. Pierre-Yves Jeholet a rappelé l’objectif gouvernemental de remettre davantage de personnes au travail, en soulignant le paradoxe entre le nombre important de chercheurs d’emploi et la pénurie de main-d’œuvre, tout en indiquant que les modalités d’application fédérales restent à préciser. Il a précisé que les statuts des personnes en formation devront être examinés afin de ne pas pénaliser celles qui suivent des parcours professionnalisants, et que le gouvernement wallon restera attentif aux répercussions de la réforme.
Le financement des structures collectives d’enseignement supérieur (SCES)
Anne Laffut a interrogé le ministre sur les difficultés des SCES, financées par la Région wallonne et la Fédération Wallonie-Bruxelles, en rappelant les critiques issues d’un audit et de rapports d’évaluation, ainsi que la mise à zéro de la ligne budgétaire 2025. Pierre-Yves Jeholet a répondu que l’écosystème de la formation continue est trop complexe et peu lisible, et que l’audit de 2023 comme le comité de pilotage relevaient des problèmes de cohérence, de gouvernance, de visibilité et de coûts jugés excessifs. Il a indiqué que le Gouvernement avait pris acte de ces constats et ne maintiendrait pas des outils ne s’inscrivant pas de manière pertinente dans l’écosystème de la formation continue.
Le développement du secteur des jeux vidéo et des arts numériques
Jean-Jacques Cloquet a mis en avant la crise du jeu vidéo, la baisse du chiffre d’affaires en Wallonie et le manque de débouchés pour les diplômés, qui les pousse à partir vers l’étranger. Il a demandé quelle était la vision du Gouvernement wallon pour structurer le secteur et retenir les talents, en soulignant aussi les retombées de l’art numérique pour la santé et la recherche. Pierre-Yves Jeholet a répondu que le secteur reste dynamique en Wallonie, mais que l’écosystème manque de lisibilité et de cohérence, malgré l’action d’acteurs comme le WALGA, le KIKK, les clusters et Wallimage. Il a indiqué que le Gouvernement veut clarifier les rôles, adapter davantage la formation aux besoins des entreprises, préserver les talents et poursuivre le soutien à l’internationalisation via l’AWEx.
Les leviers d’action du Gouvernement pour encourager les femmes à se diriger vers les nouveaux emplois générés par la transition écologique
Anne Laffut a interrogé le ministre sur les leviers à mobiliser pour orienter davantage les femmes vers les emplois créés par la transition écologique, en soulignant les écarts de participation encore importants malgré des salaires plus attractifs et des écarts salariaux moindres que dans d’autres secteurs. Elle a demandé où en étaient la réforme de l’alternance, de la promotion sociale et de l’insertion professionnelle, ainsi que les actions de sensibilisation et de soutien à l’entrepreneuriat féminin dans les filières STEM et les métiers verts. Pierre-Yves Jeholet a répondu que la DPR prévoit bien deux axes de travail: le renforcement de la formation en alternance et une meilleure orientation vers les métiers scientifiques, technologiques, mathématiques dès le plus jeune âge. Il a indiqué que plusieurs initiatives existent déjà pour susciter des vocations, mais qu’elles sont trop dispersées, d’où le travail en cours sur un cadastre commun avec la Fédération Wallonie-Bruxelles et la Région wallonne afin de coordonner ces actions et d’amplifier leur effet levier.
La hausse des demandeurs d’emploi en Wallonie
Guillaume Soupart a souligné la hausse à 244 701 du nombre de demandeurs d’emploi inoccupés en Wallonie, ainsi que l’écart entre ce constat et les quelque 3 milliards d’euros consacrés à l’emploi et à la formation, en interrogeant le ministre sur son diagnostic, les mesures envisagées et la coopération avec les entreprises et les acteurs de la formation. Pierre-Yves Jeholet a répondu qu’il s’agit d’un problème structurel de remise à l’emploi, aggravé par la hausse du nombre de demandeurs d’emploi de longue durée et par les difficultés de recrutement des entreprises, et a insisté sur la nécessité d’aligner davantage la formation sur les besoins du marché du travail. Il a également évoqué la limitation dans le temps des allocations de chômage, la réorientation de certaines personnes malades de longue durée vers d’autres fonctions, et une utilisation plus efficace des moyens publics en associant davantage le monde de l’entreprise à la formation.
La semaine de l’entrepreneuriat à l’ifapme
Le député a présenté la Semaine de l’entrepreneuriat organisée dans les centres IFAPME, avec plus d’une vingtaine d’événements gratuits, et a interrogé le ministre sur le dispositif « Je monte ma boîte », son bilan concret et sa pérennisation au-delà du soutien du FSE prévu jusqu’à fin 2025. Il a rappelé que ce programme comprend neuf modules de formation et d’accompagnement à la création d’entreprise et qu’il a déjà touché plus d’un millier de personnes, surtout des jeunes. Il a également souligné l’intérêt d’une future semaine consacrée à l’entrepreneuriat féminin.
La signature d’une convention de collaboration entre le forem et les cpas wallons pour renforcer l’accompagnement vers l’emploi
Le questionneur salue la convention entre le FOREm et la Fédération des CPAS de Wallonie visant à mieux coordonner l’accompagnement des bénéficiaires du revenu d’intégration sociale vers l’emploi et la formation, et demande des précisions sur sa mise en œuvre concrète. Il insiste sur le rôle complémentaire des CPAS pour l’accompagnement social et du FOREm pour l’orientation vers la formation et l’emploi. La ministre répond en détaillant la logique de collaboration : orientation des personnes prêtes à postuler ou à suivre une formation vers le FOREm, meilleure information des CPAS sur les initiatives du FOREm, notamment les jobdays et salons de l’emploi, ainsi que l’organisation de formations dédiées au public issu des CPAS.
L’orientation des jeunes vers les métiers et filières stem
Le député a mis en avant une conférence de Thomas Pesquet à Charleroi, organisée par la Cité des métiers, comme exemple d’action de sensibilisation des jeunes aux filières STEM, y compris techniques, et a interrogé la ministre sur les mesures mises en place en Wallonie, notamment pour mieux orienter les jeunes filles vers ces métiers. Il a insisté sur l’importance d’une orientation précoce et adéquate afin d’éviter les mauvais choix de carrière et de rendre ces secteurs plus lisibles et attractifs. Dans sa réaction finale, il a souligné que les actions des Cités des métiers restent parfois méconnues et qu’un renforcement du partenariat avec les écoles serait souhaitable.
Le défi de la formation en entreprise
Anne Laffut a souligné que la formation en entreprise est essentielle pour l’emploi, l’insertion et l’adaptation aux nouvelles technologies, tout en relevant que le Plan de formation obligatoire mis en place par le fédéral produit pour l’instant des résultats mitigés, avec une moyenne d’environ 3,4 jours de formation par ETP contre quatre requis. Elle a interrogé la ministre sur le rôle qu’elle entend jouer, notamment au sein de la CIM Emploi, afin de renforcer ce dispositif et d’atteindre les objectifs annoncés. En réponse, la discussion met en avant l’importance de la formation comme levier d’épanouissement et de mobilité professionnelle, ainsi qu’une dynamique jugée encourageante chez les jeunes travailleurs, avec l’espoir que les journées de formation visées puissent être atteintes prochainement.
Le calendrier progressif d’exigences à la rénovation énergétique des logements wallons
Douette interroge le ministre sur le calendrier progressif des exigences de rénovation énergétique des logements wallons, en particulier pour les propriétaires-bailleurs, et s’inquiète de la capacité du secteur à suivre malgré les primes prévues. Il demande des précisions sur le nombre de bâtiments concernés, la disponibilité des entreprises et l’existence d’un plan de formation pour augmenter la main-d’œuvre, évoquant déjà des délais d’intervention très longs. En réponse, Douette estime que les objectifs annoncés, notamment pour 2026, paraissent irréalisables sans adaptation du calendrier et souhaite confronter les chiffres en commission.
L’impact du faible taux d’inscription aux études d’infirmière sur l’organisation par la wallonie de la première ligne de soins
La députée a alerté sur la baisse du taux d’inscription aux études d’infirmière, confirmée par des chiffres provisoires de la Fédération Wallonie-Bruxelles, et a demandé quelles pourraient en être les conséquences pour l’organisation de la première ligne de soins en Wallonie. Elle a souligné l’importance de préserver les soins de santé et a appelé à une action concertée entre les entités du pays. Aucun élément de réponse de la ministre n’est repris dans l’extrait fourni.
Les difficultés liées à la certification rescert
Yves Evrard a interrogé le ministre sur les difficultés posées par l’entrée en vigueur de la certification RESCert pour les installateurs de panneaux photovoltaïques, en soulignant le manque d’information de certains organismes de formation, les délais d’attente pouvant aller jusqu’à deux ans et l’impact sur plus de 200 entreprises en attente, notamment à Namur et dans le Brabant wallon. Il a demandé une clarification rapide sur la solution envisagée, entre report de l’arrêté et période transitoire pour les entreprises déjà en activité ou inscrites en formation, afin de rassurer le secteur. Le ministre a été invité à prendre une position claire pour éviter l’incertitude et permettre aux PME de s’adapter aux nouvelles exigences.
Le mauvais état de santé des personnes sans emploi
Les intervenants ont relayé les constats d’une étude de Solidaris sur la dégradation de l’état de santé des demandeurs d’emploi de longue durée, en soulignant leur moindre accès aux soins, leur vulnérabilité psychologique et la nécessité d’intégrer davantage la santé dans l’accompagnement vers l’emploi. Ils ont évoqué plusieurs pistes, dont un suivi sanitaire et psychologique renforcé, les expérimentations de type « territoires zéro chômeur de longue durée », ainsi que des réformes comme l’automatisation du statut BIM, le tiers payant, la réinsertion et la suppression du statut de cohabitant. La ministre a rappelé les initiatives déjà lancées depuis le début de la législature et insisté sur l’importance d’un accompagnement rapide et dynamique dès l’inscription au chômage, en estimant que la lutte contre le chômage de longue durée relève d’une responsabilité politique partagée.
La récente étude de solidaris sur l’état de santé des chômeurs de longue durée
Les intervenants soulignent que l’étude de Solidaris met en évidence une dégradation marquée de l’état de santé des chômeurs de longue durée, un moindre recours aux soins et la nécessité d’intégrer davantage les dimensions sanitaire et psychologique dans l’accompagnement. Ils évoquent aussi plusieurs pistes, dont un meilleur suivi par le FOREm, les expérimentations « territoires zéro chômeur de longue durée », l’amélioration des conditions de travail et de salaire, ainsi que des mesures sociales comme le statut BIM, le tiers payant ou la suppression du statut de cohabitant. En réponse, la ministre a rappelé les initiatives déjà engagées depuis le début de la législature et a insisté sur l’importance d’un accompagnement rapide et dynamique dès l’inscription du demandeur d’emploi. Elle a également été interpellée sur la baisse des contrôles et sur la coordination avec les autorités fédérales pour traiter les aspects de santé et d’emploi.
Le remplacement de l’administratrice générale du forem
Le questionneur s’inquiète du remplacement de l’administratrice générale du FOREm, des critères de départage entre les trois candidatures reçues et de la manière dont la nouvelle direction accompagnera la réforme du service, notamment après des difficultés de démarrage liées aux outils. Il relie aussi cette nomination à l’amélioration de l’accompagnement des demandeurs d’emploi, jugé essentiel pour répondre aux pénuries. La réponse de la ministre n’est pas reprise dans l’extrait fourni, sinon que le questionneur prend acte et annonce suivre le dossier avec attention.
La régularisation des sans-papiers et les métiers en pénurie
Disabato a interrogé la ministre sur la demande du Gouvernement wallon d’inscrire à une CIM la régularisation des sans-papiers, en liant cette question aux métiers en pénurie et au besoin de permettre à des personnes déjà présentes sur le territoire de travailler légalement. Sobry a contesté cette approche, estimant que la priorité devait rester la mise à l’emploi des 223 000 demandeurs d’emploi wallons et craignant un appel d’air ainsi qu’une forme de sélection entre sans-papiers selon leurs compétences. Anne Laffut a surtout insisté sur les chiffres du FOREm, jugés peu encourageants, et a demandé si le problème relevait de la formation, de la réforme du FOREm ou plus largement du sous-emploi en Wallonie. Dans sa réponse, la ministre a défendu une approche pragmatique, en soulignant l’ampleur des pénuries et la nécessité de travailler à la fois sur l’accompagnement des demandeurs d’emploi et sur des solutions pour répondre aux besoins de main-d’œuvre, y compris via une régularisation par le travail.
L’éventuelle mise à l’emploi de sans- papiers pour pallier les pénuries
Les intervenants ont interpellé la ministre sur l’idée d’une régularisation de sans-papiers pour répondre aux pénuries de main-d’œuvre, en demandant si cette question serait bien inscrite à l’ordre du jour d’une conférence interministérielle et comment éviter que cela ne détourne l’attention des demandeurs d’emploi wallons. Ils ont aussi soulevé les difficultés humaines des personnes sans papiers, leur impossibilité d’accéder à un travail légal, à un logement ou à un crédit, ainsi que la faible orientation des demandeurs d’emploi vers les métiers en pénurie et l’efficacité de la réforme du FOREm. La ministre a été renvoyée à la nécessité de concilier, selon les questions posées, l’accompagnement des demandeurs d’emploi, la réponse aux pénuries et la cohérence institutionnelle entre compétences régionales et fédérales.
La formation aux métiers en pénurie des demandeurs d’emploi
Les intervenants ont interrogé la ministre sur la faible orientation des demandeurs d’emploi vers les métiers en pénurie, l’efficacité de la réforme du FOREm et la persistance d’un sous-emploi important en Wallonie. Le débat a surtout porté sur la proposition du Gouvernement wallon de demander une concertation interministérielle sur la régularisation de sans-papiers disposant de compétences recherchées, proposition défendue par certains comme une réponse pragmatique aux pénuries et critiquée par d’autres au nom de la priorité à l’emploi des 223 000 demandeurs d’emploi wallons. Les critiques ont aussi évoqué le risque d’appel d’air et une forme de sélection entre personnes sans-papiers selon leurs compétences. Les réponses et échanges ont souligné que les deux enjeux — accompagnement des demandeurs d’emploi et recours à des travailleurs déjà présents sur le territoire — devraient, selon certains, être traités en parallèle.
Le nouvel outil de test du centre de compétences technofutur tic à gosselies
Le député Bangisa a salué le nouvel outil gratuit de Technofutur TIC à Gosselies, destiné à évaluer des compétences transversales et des soft skills comme la créativité, la motivation et l’interaction sociale pour des demandeurs d’emploi, étudiants et personnes en reconversion. Il a interrogé le ministre sur l’intégration de ces compétences comportementales dans la politique de formation, notamment dans les filières techniques et professionnelles, ainsi que sur les bonnes pratiques et les effets attendus sur le marché du travail. L’extrait transmis ne contient pas la réponse du ministre Willy Borsus.
Les discriminations au logement pointées dans le rapport d’unia du 23 juin 2022
Delporte a mis en avant les conclusions du rapport 2022 d’Unia sur la forte hausse des discriminations à l’accès au logement en Wallonie, notamment sur base de la fortune, avec des refus liés au chômage, aux garanties locatives du CPAS ou à l’absence de CDI. Il a interrogé le ministre sur la stratégie régionale et sur la lenteur de la mise en œuvre des tests de situation et clients mystères, jugés efficaces ailleurs. Christophe Collignon a répondu en soulignant les obstacles juridiques spécifiques à la Wallonie, tout en indiquant que des avancées étaient en cours et qu’il fallait adapter la formation et les contrôles aux canaux de discrimination, en particulier les plateformes en ligne et les réseaux sociaux. Delporte a pris acte de ces évolutions, a insisté sur le ciblage des annonces problématiques publiées sur Immoweb, Facebook et autres réseaux, et a salué le travail d’Unia.