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ActualitéWalloniemercredi 2 octobre 2024

La hausse des demandeurs d’emploi en Wallonie

Synthèse

Guillaume Soupart a souligné la hausse à 244 701 du nombre de demandeurs d’emploi inoccupés en Wallonie, ainsi que l’écart entre ce constat et les quelque 3 milliards d’euros consacrés à l’emploi et à la formation, en interrogeant le ministre sur son diagnostic, les mesures envisagées et la coopération avec les entreprises et les acteurs de la formation. Pierre-Yves Jeholet a répondu qu’il s’agit d’un problème structurel de remise à l’emploi, aggravé par la hausse du nombre de demandeurs d’emploi de longue durée et par les difficultés de recrutement des entreprises, et a insisté sur la nécessité d’aligner davantage la formation sur les besoins du marché du travail. Il a également évoqué la limitation dans le temps des allocations de chômage, la réorientation de certaines personnes malades de longue durée vers d’autres fonctions, et une utilisation plus efficace des moyens publics en associant davantage le monde de l’entreprise à la formation.

Débat · 3 interventions

  1. Monsieur le Ministre, 244 701, c’est le nombre de demandeurs d’emploi inoccupés en Wallonie. Ce nombre a été arrêté à la fin août et il représente une hausse de 7,8 % par rapport à l’année dernière. Pourtant, dans le même temps, en Wallonie, on dépense près de 3 milliards d’euros, que ce soit dans l’emploi ou dans la formation. Maintenant que vous êtes en charge de ces matières, les questions sont très simples. Quel regard portez-vous d’abord sur ces chiffres? Quelles actions allez-vous mettre en œuvre afin de redresser la barre? Enfin, comment comptez-vous travailler avec nos entreprises, avec nos PME et nos indépendants et aussi tout le secteur de la formation pour que l’on obtienne enfin des résultats concrets pour remettre les gens au travail en Wallonie?

    Constructivité 35%Émotionnel 35%
  2. Monsieur le Député, indépendamment des chiffres – chiffres qui sont nombreux et différents –, c’est la situation, la situation d’avoir en effet plus de 240 000 demandeurs d’emploi inoccupés en Wallonie, d’avoir aussi des entreprises, des petites, des moyennes, des grandes, des indépendants qui ne parviennent pas à trouver du personnel qualifié, du personnel motivé pour répondre évidemment à toute une série de besoins. Ceci est un constat qui est évidemment clair. Quand on regarde le nombre de demandeurs d’emploi inoccupés, vous l’avez dit, par rapport à l’année dernière, c’est +7,8 %. C’est +15 % par rapport à 2021. Si l’on regarde les quatre dernières années, les demandeurs d’emploi inoccupés et qui le sont depuis plus de cinq ans, c’est +27 %. Donc, il y a un véritable problème de remise à l’emploi. C’est pourquoi on doit axer, outre les défis de l’enseignement et de l’enseignement obligatoire, de l’enseignement supérieur, il y a le défi de la formation, d’avoir une formation qui corresponde plus à nos besoins et à l’adéquation du marché du travail. C’est un premier élément. Deuxième élément, c’est par rapport aux allocations de chômage dans le temps. On est le seul pays où il n’y a pas de limitation dans le temps. Il y a la remise à l’emploi aussi de personnes malades de longue durée, qui sont peut-être inaptes par rapport au travail qu’elles faisaient dans une certaine entreprise, mais qui peuvent être tout à fait aptes dans d’autres fonctions, dans d’autres entreprises. Voilà les défis qu’il faut relever en responsabilisant les différents acteurs de formation, en faisant en sorte que – vous l’avez dit, 3 milliards d’euros en matière d’emploi et de formation – l’argent public soit aujourd’hui utilisé de façon plus pertinente, plus efficace par rapport à des résultats qu’il faut atteindre, en intégrant aussi le monde de l’entreprise davantage dans la formation pour relever ces défis.

  3. Merci beaucoup, Monsieur le Ministre, pour ces mots qui sont rassurants, parce qu’effectivement, quand on voit la situation dans laquelle on est en Wallonie, et je pense aussi particulièrement à la région d’où je viens, à MonsBorinage, on sait qu’il y a de vrais soucis par rapport à la remise à l’emploi. Le chiffre que vous avez cité par rapport aux demandeurs d’emploi inoccupés depuis plus de cinq ans est vraiment problématique parce qu’on entre donc dans un système où des personnes n’arrivent plus au final à se remettre à l’emploi. Et donc effectivement, je pense que vous êtes dans la bonne voie, notamment en travaillant sur la formation. On sait aussi qu’il y a pas mal de gens maintenant qui veulent changer de boulot beaucoup plus rapidement et les formations ne sont pas forcément en adéquation avec cela. Donc je pense qu’il y a pas mal de travail, mais je suis confiant sur le fait que vous allez le mener à bien.

    Constructivité 100%Factuel 95%Émotionnel 47%

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