Protection de la santé
Le doublement des cas de maladie de Parkinson à l’horizon 2050
Vincent Maillen a alerté sur le doublement attendu des cas de Parkinson d’ici 2050, l’apparition plus précoce de la maladie, les délais de diagnostic, la pénurie de neurologues, le manque de coordination entre spécialistes, l’accès limité à certains traitements innovants et l’absence de centres spécialisés. Yves Coppieters a répondu que la maladie constitue une priorité de santé publique, en insistant sur le rôle des facteurs environnementaux, comportementaux, génétiques et liés au mode de vie, ainsi que sur la prévention et la promotion de la santé en Wallonie. Il a évoqué la nécessité de renforcer le dépistage précoce par la formation de la première ligne, d’améliorer l’orientation vers des centres de référence, de mieux sensibiliser le public et de développer des stratégies complémentaires via la CIM Santé publique. Le député a pris acte des éléments sur la prévention, tout en relevant l’absence de réponse spécifique sur l’accès aux médicaments innovants et aux remboursements.
L’exposition de la Wallonie à la transmission du chikungunya
Céline Tellier a alerté sur l’augmentation du risque d’introduction et de transmission du chikungunya, de la dengue, du Zika et de la fièvre du Nil en Wallonie, en lien avec le réchauffement climatique et la progression du moustique tigre, et a पूछा demandé s’il existait un dispositif spécifique de surveillance et de préparation des professionnels de santé. Yves Coppieters a répondu qu’il ne s’agit pas d’une situation endémique en Belgique mais de cas importés, tout en rappelant l’existence d’une surveillance au travers du plan NEHAP et du plan Environnement-Santé, ainsi que de dispositifs régionaux via l’AViQ et le SPW ARNE. Il a annoncé la révision de la liste des maladies à déclaration obligatoire avec l’intégration du chikungunya, et la préparation d’actions de sensibilisation du public sur la stagnation des eaux afin de limiter la prolifération des moustiques.
L’évolution des infections par la bactérie STEC dans les maisons de repos et les mesures prises par la Wallonie
Les députées ont interrogé le ministre sur la propagation de la bactérie STEC dans des maisons de repos et des crèches en Wallonie, l’ampleur des cas, l’origine probable des contaminations et la coordination entre l’AViQ, l’AFSCA et Sciensano. Yves Coppieters a indiqué que la situation est sous contrôle, avec huit cas à Ottignies dont une personne décédée, six cas au centre de Bouge, cinq cas à Aubange à confirmer, et un cas dans chacune des deux crèches de Rochefort et Franc-Warêt. Il a précisé que les chaînes de transmission sont cassées, que les enquêtes de traçabilité alimentaire se poursuivent, et que les mesures d’hygiène, d’isolement et de supervision des protocoles ont été renforcées. Le ministre a rappelé que les institutions touchées assurent la communication aux familles, sous supervision de l’AViQ et de l’ONE, tandis que l’AFSCA contrôle la chaîne alimentaire et les prélèvements.
Le maintien de la discrimination envers les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes en matière de don de sang
Bruno Lefèbvre a dénoncé le maintien d’une exclusion des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes pour le don de sang à la Croix-Rouge, estimant qu’elle repose sur une orientation sexuelle plutôt que sur des comportements à risque, et a demandé quelles suites seraient données à l’engagement figurant dans la DPR. Yves Coppieters a reconnu le caractère discriminatoire de la période d’écartement de quatre mois, rappelé sa réduction de douze à quatre mois depuis 2022 et l’absence d’exclusion pour le don de plasma depuis 2022. Il a indiqué que des contacts sont en cours avec le ministre fédéral de l’Égalité des chances et que plusieurs réunions sont prévues afin de faire évoluer le cadre fédéral vers une évaluation fondée sur les risques individuels, en faisant de ce dossier une priorité pour lui et pour le Gouvernement wallon.
Le dossier des PFAS
Jori Dupont a interpellé le ministre sur le dossier des PFAS, en particulier sur la norme européenne de 100 ng/l prévue en 2026 et sur une possible tentative de redéfinition de certains composés afin d’en sortir du champ de la réglementation, ce qu’il a présenté comme une influence des lobbies chimiques. Yves Coppieters a répondu que l’interdiction large envisagée par l’Agence européenne des produits chimiques est motivée par la persistance et la toxicité des PFAS, tout en reconnaissant l’existence de zones d’ombre scientifiques et de pressions des lobbyistes. Il a indiqué que la Région wallonne et les comités REACH suivront attentivement les travaux européens, en privilégiant la recherche, la transparence et la santé publique. Le député a conclu en exprimant des doutes sur cette позиtion, estimant que le ministre ne tranche pas clairement entre science et lobby.
Les mesures préventives visant à réduire les carences constatées en iode
Vincent Maillen a souligné que la carence en iode demeure sous-estimée en Belgique, malgré ses effets sur la santé thyroïdienne, la concentration et les publics vulnérables comme les femmes enceintes et les enfants, et a पूछा si le gouvernement comptait renforcer l’information et envisager des mesures préventives. Yves Coppieters a répondu que la carence est largement répandue, que des recommandations existent depuis plus de dix ans et qu’il faut agir par la formation des médecins, la sensibilisation, le maintien du sel iodé et, au besoin, des compléments uniquement sur avis médical. Il a rappelé que la transition alimentaire et la baisse de consommation de certains aliments contribuent au problème, tout en indiquant qu’en Belgique le sel de consommation doit être iodé et qu’un réexamen des données wallonnes pourrait se faire à partir d’échantillons déjà disponibles.
Les conséquences de l’accord belge concernant les nouvelles techniques génomiques (NTG)
Anne Lambelin a dénoncé le soutien belge à l’entrée en trilogue sur les nouvelles techniques génomiques, estimant qu’il ouvre la voie à un affaiblissement des contrôles de sécurité, à une influence accrue des multinationales et à une perte de transparence pour les consommateurs. La ministre Anne-Catherine Dalcq a répondu qu’il ne s’agissait pas d’un texte final mais d’un mandat de négociation, a insisté sur la distinction entre OGM et NTG ainsi que sur la différenciation entre NGT1 et NGT2, et a indiqué que la Belgique se repositionnerait au moment du texte final en fonction de ses points d’attention. Elle a ajouté que les règles wallonnes de coexistence n’étaient pas encore à modifier à ce stade. Lambelin a répliqué que ce vote rendrait un retour en arrière difficile et pourrait remettre en cause l’étiquetage des produits.
L’annonce de la fin des systèmes de chauffage au bois dès 2027 et les implications pour la Wallonie
Jean-Paul Bastin s’inquiète d’un éventuel projet européen visant à interdire ou restreindre les systèmes de chauffage au bois dès 2027 et demande des garanties pour les utilisateurs wallons avant de futurs investissements. Cécile Neven répond qu’aucune décision n’est encore prise et que les discussions dans le cadre de la mise à jour de la directive Ecodesign visent surtout à renforcer les normes d’émissions de particules fines. Elle précise qu’il faut distinguer les différents types de chauffage au bois, souligne la sensibilité particulière de la Wallonie, productrice de bois et fortement utilisatrice de ce mode de chauffage, et indique que le dossier sera suivi avec son collègue compétent ainsi que dans la stratégie de décarbonation du chauffage résidentiel.
Le manque de vétérinaires dans les fermes et zones rurales
La députée a souligné la pénurie croissante de vétérinaires pour gros animaux en zone rurale, en évoquant la charge de travail, les contraintes de nuit, la simplification administrative et la nécessité d’un Observatoire des vétérinaires pour objectiver les causes et cartographier les zones à risque. La ministre a confirmé le caractère préoccupant et multifactoriel du problème, précisant que l’Observatoire a bien été mis en place et soutenu par la Région wallonne, qu’il a permis de dégager des chiffres utiles à l’élaboration d’un plan d’action, et que des soutiens existent pour favoriser les associations de vétérinaires et la formation. Elle a aussi rappelé le rôle des autres niveaux de pouvoir, notamment la Fédération Wallonie-Bruxelles pour la formation et l’État fédéral pour l’agrément et l’AFSCA, tout en indiquant mener des concertations avec les praticiens ruraux.
L’impact sur la santé des Wallonnes et des Wallons de l’exportation des pesticides prohibés
Bénédicte Linard a alerté sur les risques sanitaires et environnementaux liés à l’exportation de pesticides interdits en Europe, en s’inquiétant de la non-signature par la Belgique d’une lettre du Danemark demandant une interdiction européenne, ainsi que de la position du futur gouvernement et de contacts éventuels avec le partenaire de coalition. Yves Coppieters a dit s’opposer à la mise sur le marché et à l’exportation de produits interdits chez nous, a rappelé l’existence d’un arrêté royal belge en la matière et a expliqué que l’absence de signature relevait d’un désaccord au niveau fédéral en affaires courantes. Il a également indiqué que son cabinet avait tenté d’appuyer la démarche belge à l’échelle européenne et a plaidé pour une législation rapide de l’UE, en soulignant la nécessité d’une exemplarité wallonne, notamment face aux pesticides contenant des PFAS.
L’augmentation de l’usage des pesticides par les agriculteurs
La députée Anne-Catherine Goffinet a interrogé la ministre Anne-Catherine Dalcq sur l’augmentation de l’usage de pesticides contenant des PFAS, notamment pour certaines cultures comme la pomme de terre, et a demandé quelles recherches, alternatives et actions de sensibilisation étaient en cours. La ministre a rappelé le cadre européen strict, indiqué que le flufénacet ne serait pas renouvelé au niveau européen, et souligné la priorité donnée à l’accélération de la recherche d’alternatives, à la formation des agriculteurs et au rôle renforcé du centre de recherche agronomique wallon.
Les mesures de surveillance mises en place par l’AViQ face au risque de mutation du virus H5N1
Vincent Palermo a interrogé le ministre sur les mesures de surveillance et de prévention face au risque de mutation du virus H5N1, en demandant comment les services wallons coopèrent avec Sciensano, les vétérinaires et les agriculteurs, ainsi que quelles actions de contrôle et de communication sont prévues. Yves Coppieters a rappelé l’existence du Risk Management Group au niveau fédéral pour évaluer les risques zoonotiques et coordonner les stratégies, ainsi que le plan d’urgence sanitaire de l’AViQ, activable en cas de suspicion d’épidémie, avec possibilité de mobilisation d’une cellule de crise. Il a précisé que, si la situation dépassait le seul volet sanitaire, la Cellule nationale de crise prendrait la coordination générale. Le député a accueilli positivement ces mécanismes et a souhaité un retour régulier en commission sur les risques et l’évolution de la situation.
Les informations communiquées lors de la réunion citoyenne sur les PFAS à Braine-leComte le 15 octobre 2024
Bruno Lefèbvre a interpellé le ministre sur la communication jugée contradictoire autour des PFAS à Braine-le-Comte, notamment après la recommandation faite aux personnes concernées de ne plus boire l’eau du robinet, et il a demandé une clarification sur l’aptitude de cette eau à la consommation, d’éventuels dédommagements et le contenu du fonds budgétaire de 8 millions d’euros prévu pour les analyses sanguines et examens médicaux. Yves Coppieters a répondu qu’il n’y avait pas d’exposition environnementale supplémentaire, mais qu’en prévention il fallait limiter l’exposition des personnes déjà concernées, les PFAS à longue chaîne ayant une demi-vie longue; il a précisé que les taux mesurés à Braine-le-Comte restaient autour de 70 ng/l, sous la norme de 100 ng/l, tout en estimant nécessaire une explication pédagogique plutôt qu’une communication anxiogène. En réplique, Bruno Lefèbvre a jugé ce montant budgétaire insuffisant au regard des coûts attendus et a insisté sur la nécessité d’un message clair à la population, qu’il dit très inquiète.
Le soutien psychologique et médicosocial offert aux patientes à la suite d’une IVG
Sophie Pécriaux a dénoncé les propos du pape à l’égard des femmes et des praticiens de l’IVG, et a interrogé le ministre sur les moyens d’améliorer l’accessibilité à l’IVG en Wallonie ainsi que l’encadrement psycho-médico-social dans les centres de planning familial. Yves Coppieters a rappelé que l’IVG est un droit fondamental et a souligné l’importance de l’accompagnement psychologique, en citant les centres de planning familial, les psychologues de première ligne, les médecins traitants et l’éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle comme leviers d’information et de prévention. Il a aussi insisté sur la formation des professionnels de santé et sur la question du ticket modérateur, qui relève encore d’une négociation avec le niveau fédéral, tout en évoquant des difficultés persistantes en matière d’accessibilité et de personnel.
La pollution aux pfas à beauvechain
Aucune intervention n’est fournie dans l’énoncé, de sorte qu’il n’est pas possible de résumer le contenu de l’échange parlementaire sur la pollution aux PFAS à Beauvechain. Merci de transmettre le texte des interventions du questionneur et de la ministre pour permettre un résumé fidèle et factuel.
Le suivi d’une pollution préoccupante à écaussinnes
Les intervenants ont alerté sur une pollution historique à Écaussinnes liée à l’ancienne carrière Briqueterie Bas-Rouge, où des déchets industriels, boues d’épuration et polymères auraient été déversés sur plusieurs décennies, avec des inquiétudes sur l’absence de suivi, l’inscription du site dans la base des sols wallons et les responsabilités éventuelles des entreprises concernées. Ils ont demandé si l’administration, la SPAQuE et la Région connaissaient déjà la situation, depuis quand, et si le principe du pollueur-payeur pourrait être appliqué pour financer la remise en état et d’éventuels recours. La ministre a indiqué qu’une police environnementale était mandatée pour établir précisément l’origine et l’ampleur de la pollution, tandis qu’un échange a confirmé que le dossier n’était pas une découverte récente et que la SPAQuE était déjà intervenue sur le site en 2003. Les députés ont conclu en soulignant la nécessité de clarifier l’historique du dossier et de définir les mesures de réhabilitation à venir.
Les déchets industriels déversés à écaussinnes
Les intervenants ont dénoncé le déversement historique présumé d’importants volumes de déchets industriels sur le site de l’ancienne carrière Briqueterie Bas-Rouge à Écaussinnes, en soulignant les risques environnementaux et sanitaires, ainsi que l’absence apparente de suivi et d’inscription du site dans la base de données des sols wallons. Ils ont interrogé la ministre sur la connaissance du dossier par la Région et la SPAQuE, sur la possibilité d’établir les responsabilités, d’appliquer le principe pollueur-payeur et de financer la remise en état du site. En réponse, il a été indiqué qu’une inspection de la police de l’environnement était en cours pour établir l’origine exacte de la pollution et clarifier le statut du site. Les échanges ont également rappelé que le dossier n’était pas nouveau, la SPAQuE étant intervenue sur place dès 2003, tout en restant des divergences sur l’historique précis de la connaissance du site.
L’opposition au projet d’incinérateur de déchets de givet et les suites réservées aux réunions publiques
Les députés ont relayé l’opposition des riverains et des communes belges au projet d’incinérateur de déchets de Givet, en soulignant les risques allégués pour l’environnement, la santé, la mobilité et les lacunes de l’étude d’incidence. Ils ont demandé quelle était la position de la Région wallonne, si une étude complémentaire pouvait être imposée, et si des contacts avaient eu lieu avec les autorités fédérales et françaises pour prolonger les délais et prendre en compte les avis des services consultés. La ministre a indiqué qu’un délai supplémentaire avait été demandé et obtenu, que plusieurs analyses administratives étaient encore en cours et que le dossier serait porté au niveau du Gouvernement. Les interpellants ont pris acte de ces éléments tout en réaffirmant la nécessité de maintenir la mobilisation et d’obtenir une position défavorable du Gouvernement sur le projet.
Les implications pour la wallonie du nouveau plan d’action national environnement-santé
M. Courard a interrogé la ministre sur les implications pour la Wallonie du troisième plan d’action national Environnement-Santé, notamment la consultation menée en Wallonie, les réponses reçues, le rôle de la Région dans la mise en œuvre et le suivi, ainsi que la prise en compte des PFAS. Il a souligné l’importance du plan face aux enjeux du changement climatique et des substances chimiques pour la santé et l’environnement. La ministre a apporté des éléments de réponse sur le processus et les suites envisagées, et l’intervenant a pris acte de la contribution wallonne annoncée, en insistant sur la nécessité d’un suivi attentif au bénéfice des citoyens.
Le risque de malformation chez les enfants à naître dû à la pollution environnementale des pfas
François Desquesnes a alerté sur les résultats de deux études universitaires établissant un lien entre l’exposition aux PFAS et des risques pour la santé des fœtus, en soulignant la présence de ces substances dans l’environnement et dans l’eau de distribution en Wallonie. Il a demandé comment cet enjeu serait intégré au biomonitoring régional et a plaidé pour la création, sur le site Environnement-Santé, d’une rubrique spécifique avec des mesures de précaution à destination des femmes enceintes. En réplique, il a indiqué prendre acte du travail en cours, tout en regrettant l’absence persistante de recommandations ciblées pour ce public vulnérable et en appelant à une mise à jour rapide du site.
L’étude commanditée par yara en suite des dégagements de fumée d’oxyde d’azote
Jacqueline Galant s’est inquiétée de l’émission d’une fumée orange provenant de l’usine Yara à Tertre, en demandant si des mesures avaient été prises, si la police de l’environnement était intervenue, si les riverains devaient s’alarmer et quelles recommandations leur adresser. Elle a souligné que ces dégagements ne sont pas une première et a demandé un discours à la fois rassurant et factuel, tout en annonçant revenir en commission pour obtenir des informations sur les études demandées. Le passage fourni ne contient pas la réponse de la ministre Tellier.
La manifestation franco- belge contre un projet d’incinérateur à givet
Les députés relaient l’inquiétude des communes frontalières wallonnes, notamment Hastière, Doische, Beauraing, Florennes et Onhaye, face à un projet d’incinérateur de déchets dangereux à Givet, jugé susceptible d’avoir des retombées environnementales importantes en raison de la proximité de la frontière et des vents dominants. Ils demandent si la ministre a été informée du dossier, quels risques ont été identifiés, quels contacts ont été pris avec les autorités locales et quelle position le Gouvernement wallon entend défendre. La ministre indique avoir reçu les informations le 7 décembre et avoir élargi le périmètre d’analyse, tout en restant attentive à l’évolution de la procédure transfrontalière et en s’appuyant notamment sur l’expertise du Bureau économique de la Province de Namur.
Les inquiétudes manifestées par les riverains à propos du projet d’incinérateur à givet
Les députés ont relayé l’inquiétude des riverains et des autorités locales wallonnes face au projet d’usine d’incinération de déchets dangereux à Givet, situé à proximité immédiate de la frontière et susceptible d’impacter Hastière, Doische, Beauraing, Florennes et Onhaye. Ils ont interrogé la ministre sur sa connaissance du dossier, les risques environnementaux pour les communes concernées, le moment des contacts avec les autorités locales et la position du Gouvernement wallon, en soulignant aussi la proximité de la centrale de Chooz. La ministre a indiqué avoir été informée le 7 décembre, avoir élargi le périmètre d’analyse et rester attentive au dossier, avec recours à l’expertise du Bureau économique de la Province de Namur. Les intervenants ont insisté sur la nécessité d’une opposition régionale ferme afin de rassurer les populations frontalières.
L’appel à l’adoption d’une norme plus stricte pour l’eau
François Desquesnes a dénoncé une communication du SPW qu’il jugeait inexacte au regard des incertitudes persistantes sur la qualité de l’eau et la présence de PFAS, rappelant qu’aucun résultat n’était encore उपलब्ध pour 17 % de la population wallonne. Il a souligné le décalage entre l’affirmation selon laquelle l’eau distribuée en Wallonie respecte les normes et les propos du comité scientifique, qui recommandait la prudence et, par précaution, déconseillait l’eau du robinet à certaines catégories vulnérables dans les zones non encore testées. Il a demandé à la ministre d’assumer ou non ce message et de corriger une information qu’il estimait fausse et contraire au principe de précaution.
Le rappel des règles de sécurité dans le contexte de la chasse
Le questionneur a évoqué plusieurs incidents graves liés à la chasse, dont une balle perdue près d’habitations, un tir en direction d’une route et un accident mortel impliquant un chasseur alcoolisé, afin de demander un rappel et une clarification des règles de sécurité. Il a aussi interrogé le ministre sur d’éventuels échanges avec les représentants du monde de la chasse concernant la consommation d’alcool pendant et après les battues. Le ministre a répondu qu’un devoir de vigilance s’impose et qu’il convient de rappeler davantage les règles de sécurité, mais il n’a pas apporté d’élément de réponse détaillé sur l’ouverture d’un dialogue spécifique au sujet de l’alcool.
Le chaos de la vaccination contre le covid-19 selon les médecins
Les intervenants dénoncent les dysfonctionnements de la campagne de vaccination contre le covid-19, en particulier le manque d’interopérabilité entre e-Vax et Vaccinnet, qui complique la vérification du statut vaccinal par les médecins, ainsi que des problèmes logistiques et une communication jugée tardive et peu claire. Ils soulignent aussi l’insatisfaction d’une majorité de médecins wallons et demandent si ces difficultés numériques seront intégrées à la réforme Proxisanté. En réponse, la ministre est interpellée sur le calendrier du carnet de vaccination numérique et sur les mesures concrètes pour améliorer la coordination et permettre aux médecins de vacciner dans de meilleures conditions, mais les échanges montrent surtout l’attente de précisions sur la temporalité et l’articulation des outils numériques.
La décision du conseil européen sur la nouvelle autorisation du glyphosate pour 10 ans
Le questionneur a interrogé le ministre sur la prolongation de dix ans de l’autorisation du glyphosate décidée au niveau européen, en rappelant les risques sanitaires évoqués par le CIRC, et a demandé la position de la Belgique et de la Wallonie ainsi que la réaction du ministre. Il a ensuite souligné que la mise en œuvre des conditions fixées par la Commission relevait de la Wallonie et qu’il convenait d’avancer vers une restriction de l’usage du glyphosate, en vue de son interdiction future.
La plainte de vivaqua auprès du service public de wallonie (spw) concernant les pfas
Les députés interrogent la ministre sur la gestion des alertes liées aux PFAS, en particulier les courriers du SPW, les réunions de coordination, les analyses demandées à Chièvres et la plainte déposée par Vivaqua concernant des pollutions provenant de Ghlin et Nimy. Ils soulignent aussi l’ampleur de l’exposition à Ronquières et en Wallonie picarde, demandent si l’eau du robinet peut être consommée, et réclament des mesures de protection, de monitoring et de communication claire pour la population. La ministre est mise en cause pour ne pas avoir été suffisamment alertée malgré plusieurs courriels, courriers et notes internes transmis à son cabinet entre 2021 et 2023. Les intervenants contestent sa défense fondée sur l’absence de remontée d’information et estiment que les autorités n’ont pas suffisamment informé les communes ni pris de mesures rapides. Des questions complémentaires portent aussi sur les PFAS présents dans les pesticides, les restrictions à demander au niveau européen et fédéral, et les actions à mener pour limiter les épandages en Wallonie.
La pollution aux pfas de l’eau potable dans certaines communes wallonnes
Les députés ont interrogé la ministre sur la contamination aux PFAS de l’eau potable dans plusieurs communes wallonnes, notamment à Ronquières, Chièvres, Ghlin et Nimy, en demandant si l’eau du robinet pouvait encore être consommée, quelles alertes avaient été reçues et pourquoi la population n’avait pas été informée plus tôt. Plusieurs intervenants ont aussi évoqué les réunions de coordination, les courriers du SPW, de la SWDE et de Vivaqua, ainsi que la question des analyses, du monitoring sanguin et des mesures de protection pour les publics fragiles. Un autre volet du débat a porté sur les PFAS présents dans certains pesticides, avec des demandes d’actions auprès de l’Europe, du fédéral et de la Wallonie pour renforcer les restrictions et limiter les épandages. La ministre a rappelé que les compétences en santé environnementale relevaient d’autres niveaux et que sa marge d’action concernait surtout la santé publique, la communication aux citoyens et l’organisation d’un soutien via les dispositifs disponibles.
L’impact des pfas sur la santé et la réaction de mme la ministre au courrier de mme la ministre demir
Les intervenants ont dénoncé l’ampleur des contaminations aux PFAS dans l’eau de distribution à Ronquières, Chièvres et en Wallonie picarde, en demandant si l’eau du robinet pouvait encore être consommée et quelles mesures de précaution étaient prévues pour les populations les plus vulnérables. Ils ont aussi reproché aux ministres concernés de ne pas avoir été suffisamment alertés malgré plusieurs courriers, questions écrites, réunions de coordination et échanges avec les administrations et les cabinets, ainsi que l’absence de consignes claires et de transparence envers les citoyens. D’autres interventions ont élargi le débat aux PFAS présents dans certains pesticides, en interrogeant les actions menées pour restreindre ces produits, au niveau belge et européen, et pour limiter les épandages en Wallonie. En réponse, il a été rappelé que la ministre de la Santé n’est pas compétente pour la santé environnementale, mais qu’elle a mis en avant des outils d’information, demandé des agents de terrain et souligné la nécessité d’une communication claire et de dispositifs d’accompagnement.