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ActualitéWalloniemercredi 9 juillet 2025

Le maintien de la discrimination envers les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes en matière de don de sang

Synthèse

Bruno Lefèbvre a dénoncé le maintien d’une exclusion des hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes pour le don de sang à la Croix-Rouge, estimant qu’elle repose sur une orientation sexuelle plutôt que sur des comportements à risque, et a demandé quelles suites seraient données à l’engagement figurant dans la DPR. Yves Coppieters a reconnu le caractère discriminatoire de la période d’écartement de quatre mois, rappelé sa réduction de douze à quatre mois depuis 2022 et l’absence d’exclusion pour le don de plasma depuis 2022. Il a indiqué que des contacts sont en cours avec le ministre fédéral de l’Égalité des chances et que plusieurs réunions sont prévues afin de faire évoluer le cadre fédéral vers une évaluation fondée sur les risques individuels, en faisant de ce dossier une priorité pour lui et pour le Gouvernement wallon.

Débat · 3 interventions

  1. Monsieur le Ministre, le 7 mai 2015, je déposais, dans cette assemblée, une proposition de résolution visant à supprimer l’exclusion des hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes dans le cadre du don de sang, notamment à la Croix-Rouge. Nous sommes en juillet 2025, et Prisme dénonce le fait que cette discrimination existe toujours. Heureusement, il y a eu une évolution depuis 2015, mais, aujourd’hui, lorsqu’un homme ayant une relation sexuelle avec un homme veut donner du sang à la Croix-Rouge, il doit remplir un questionnaire et certifier ne pas avoir eu de relation sexuelle depuis quatre mois. S’il ne le certifie pas, il ne pourra pas donner son sang. C’est une discrimination qui ne se base pas sur des comportements à risque, mais plutôt sur un public qui serait potentiellement à risque, parce qu’il a des relations homosexuelles. Votre DPR indique clairement qu’elle veut agir en la matière et faire en sorte que le Fédéral bouge les lignes. Je voudrais faire le point avec vous, et m’assurer que vous allez faire bouger les lignes, comme votre DPR l’indique.

    Agressivité 66%Constructivité 75%Factuel 62%Émotionnel 68%
  2. Merci, Monsieur le Député, pour cette question importante. On est face à de la discrimination : période d’écartement de quatre mois pour les HSH après une relation sexuelle. Depuis juillet 2022, on est passé de 12 mois à quatre mois. C’est une petite évolution. Il n’y a plus de période d’exclusion pour le don de plasma depuis le printemps 2022. Quoi qu’il en soit, vous l’avez dit, la DPR indique qu’on doit interpeller le Fédéral pour avancer dans la suppression de ces périodes d’exclusion pour les HSH concernant le don de sang. On l’a fait. On est en échange avec le ministre de l’Égalité des chances, Rob Beenders, on parle de cette thématique. Différentes réunions sont encore prévues pour voir comment avancer au niveau fédéral, puisque c’est là que l’enjeu se passe. L’enjeu des quatre mois est à remettre en question. Au niveau européen, on est en retard. Pourquoi? Parce que les autres pays européens pensent autrement. Ils disent qu’il faut évaluer les comportements à risque des personnes HSH par rapport à un risque individuel. C’est cette approche scientifique qui est mise en avant actuellement, et plus l’approche discriminatoire. On veut évaluer les risques individuels. Mme Morreale en a parlé pendant sa question. La personne a-t-elle un conjoint fixe? Il s’agit d’évaluer les dimensions individuelles. C’est sur ces bases qu’une période d’exclusion pourrait encore être envisagée, mais le moins possible. Je vous assure que ce combat discriminatoire par rapport aux HSH – les hommes ayant des relations sexuelles avec les hommes – par rapport à ce don de sang est une priorité en termes d’égalité des chances. Ce sera une priorité pour moi personnellement et pour le Gouvernement wallon.

    Agressivité 43%Constructivité 46%Factuel 40%Émotionnel 45%
  3. Merci, Monsieur le Ministre, pour votre réponse et pour votre engagement. Tout l’enjeu est de ne pas stigmatiser une orientation sexuelle, mais plutôt des pratiques sexuelles qui seraient à risque. C’est bien cela l’enjeu de cette discrimination.

    Constructivité 80%Émotionnel 40%

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