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ActualitéWalloniemercredi 12 février 2025

Le manque de vétérinaires dans les fermes et zones rurales

Synthèse

La députée a souligné la pénurie croissante de vétérinaires pour gros animaux en zone rurale, en évoquant la charge de travail, les contraintes de nuit, la simplification administrative et la nécessité d’un Observatoire des vétérinaires pour objectiver les causes et cartographier les zones à risque. La ministre a confirmé le caractère préoccupant et multifactoriel du problème, précisant que l’Observatoire a bien été mis en place et soutenu par la Région wallonne, qu’il a permis de dégager des chiffres utiles à l’élaboration d’un plan d’action, et que des soutiens existent pour favoriser les associations de vétérinaires et la formation. Elle a aussi rappelé le rôle des autres niveaux de pouvoir, notamment la Fédération Wallonie-Bruxelles pour la formation et l’État fédéral pour l’agrément et l’AFSCA, tout en indiquant mener des concertations avec les praticiens ruraux.

Débat · 3 interventions

  1. Madame la Ministre, on peut relever un constat dans les zones rurales: il y a de moins en moins de vétérinaires pour les gros animaux. Ce constat n’est pas nouveau, mais il est criant. Nous devons trouver des solutions. Je ne vais pas vous expliquer les différentes raisons. On sait que la charge de travail est importante, on sait que c’est un travail de nuit et l’on connaît le côté difficile du métier de vétérinaire pour les gros animaux en zone rurale. Ce métier est indispensable pour notre secteur agricole et nos éleveurs. En effet, si nous n’avons pas de vétérinaire pour les gros animaux, nos éleveurs ne pourront pas exercer leur métier. Cette situation est dramatique, mais nous devons trouver des solutions. Sous l’ancienne législature, il était question de la création d’un Observatoire des vétérinaires. Je voudrais, Madame la Ministre, faire le point avec vous, voir si cet observatoire a vu le jour et ce qu’il en est. Avoir un Observatoire des vétérinaires ne permettrait pas de solutionner, mais au moins d’objectiver les raisons, d’avoir des chiffres, d’avoir une cartographie et de voir où sont les problèmes. Je voudrais faire le point sur ce dossier et voir quelles sont les pistes de solutions que vous pouvez évoquer, mais aussi dire que le problème ne se pose pas qu’en Région wallonne en termes de compétences. Il y a certainement des concertations qui doivent se faire avec la Fédération Wallonie-Bruxelles par rapport à la formation, mais aussi avec le Fédéral qui a également certaines compétences. Ce dossier est transversal. Il faut quelqu’un qui le mène et qui prenne des initiatives. Je compte dès lors sur vous pour prendre ce dossier à bras-le-corps. Pour l’avenir des agriculteurs et pour l’avenir de la profession, il est indispensable que l’on puisse avoir des pistes de solution.

    Agressivité 81%Constructivité 76%Factuel 76%Émotionnel 86%
  2. Madame la Députée, je suis au courant de la situation et j’y suis très sensible. En effet, le nombre de vétérinaires ruraux actuel est préoccupant. Les vétérinaires ruraux permettent de faire un suivi sanitaire du troupeau, mais ils doivent pouvoir aussi intervenir très rapidement pour soigner les animaux malades. Ils veillent à la qualité des produits d’origine animale et ils permettent de prévenir la propagation d’épidémies, comme nous en avons connu il y a peu. Cette pénurie retarde les interventions possibles ou, parfois, ne permet pas d’y avoir accès et donc d’assurer correctement la gestion de son élevage et de s’en occuper correctement. Un vétérinaire, c’est même plus que cela parce qu’il est un peu le lien de confiance et d’échange d’un éleveur et c’est lui qui détecte souvent des problèmes de stress ou de détresse au niveau d’une exploitation. Tous les acteurs sont nécessaires pour répondre à cette question. À mon niveau, au niveau des compétences wallonnes, l’Observatoire vétérinaire, dont vous parliez, a en effet été mis en place. La Région wallonne continue à le soutenir. Il a permis de dégager des chiffres sur les zones particulièrement à risque, où il y a un grand manque de vétérinaires. Cela permet de mieux élaborer le plan d’action pour avancer sur cette thématique. La Région wallonne mène également des politiques de soutien à la création d’associations de vétérinaires qui permettent de diminuer la charge de travail, d’aller vers un meilleur équilibre vie privée-vie professionnelle et aussi de faire face à la charge morale et mentale de ce si beau métier. La Faculté de médecine vétérinaire a aussi un rôle à jouer et le joue déjà avec la mise en place de camionnettes-labos avec des examens spécifiques qui permettent de montrer aux étudiants tous les enjeux, mais aussi toute la richesse des compétences à développer en médecine vétérinaire rurale. Au niveau fédéral, l’AFSCA a également un rôle à jouer. On peut conclure en disant que c’est multifactoriel, mais que j’y suis très sensible et que je m’en préoccupe très souvent. D’ailleurs, je concerte avec les représentants des praticiens ruraux, même si l’agrément des vétérinaires est de compétence fédérale.

    Constructivité 55%Factuel 61%Émotionnel 51%
  3. Je vous remercie, Madame la Ministre. Il est vrai que la situation est préoccupante, et nous partageons ce constat. On n’est pas là pour voir pourquoi il y a moins de vétérinaires pour gros animaux en zone rurale. Il y a la charge de travail, mais il y a aussi un élément que l’on n’a pas abordé, à savoir la simplification administrative. On leur donne de plus en plus de travail administratif alors que, leur objectif, c’est de s’occuper du bétail. L’Observatoire vétérinaire n’est pas une solution, mais il pourra nous aider à trouver des solutions de par sa cartographie et de par ses chiffres. Les pistes, vous l’avez dit, ce sont peut-être des associations – j’y crois fortement –, mais aussi, à l’instar de ce que l’on a fait pour les médecins en zone rurale, des primes à l’installation. C’est plus une matière fédérale, mais je crois que les différentes solutions sont aux différents niveaux de pouvoir. Je compte sur vous, en tant que ministre de l’Agriculture, pour prendre le lead dans ce domaine afin d’avoir des concertations avec les différents niveaux de pouvoir, comme je viens de le dire.

    Agressivité 52%Constructivité 61%Factuel 48%Émotionnel 59%

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