Coût de l'énergie
Le soutien au secteur du transport face aux chocs pétroliers et énergétiques
Vincent Maillen a interrogé le ministre sur l’opportunité de geler en juillet l’augmentation du prélèvement kilométrique afin d’atténuer l’impact des chocs énergétiques sur l’économie, en soulignant qu’une telle mesure pourrait aussi aider la SOFICO à lisser ses pertes. François Desquesnes a reconnu la pression liée à la hausse des prix de l’énergie, mais a jugé cette option peu efficiente, rappelant que les trois quarts des kilomètres payés en Wallonie concernent des camions non wallons et qu’une baisse de recettes profiterait surtout à des transporteurs extérieurs. Il a conclu qu’il s’agissait d’une « fausse bonne idée », et le député a pris acte de cette réponse.
L’impact du prochain appel d’offres pour un parc offshore belge sur l’approvisionnement électrique de la Wallonie
Céline Tellier a alerté sur les inquiétudes exprimées par plusieurs grands acteurs énergétiques concernant le report et la modification de l’appel d’offres fédéral pour les lots 2 et 3 des parcs éoliens en mer du Nord, qu’elle juge préoccupants pour la sécurité d’approvisionnement, alors que ces projets représentent 3 500 MW. Cécile Neven a indiqué être en contact régulier avec le ministre Bihet, qui veut relancer l’appel d’offres au printemps 2026 en recherchant un équilibre entre coût pour les industriels, investissements d’infrastructure et sécurité d’approvisionnement fondée sur un mix nucléaire-renouvelables. Elle a précisé ne pas vouloir commenter davantage un dossier relevant du fédéral et a insisté sur l’importance, pour la Wallonie, de concrétiser la Boucle du Hainaut afin de permettre le développement des renouvelables et d’éviter des difficultés d’électrification et de décarbonation.
La hausse des tarifs de distribution pour financer le renforcement du réseau
Nicolas Janssen alerte sur la saturation progressive des réseaux électriques, les refus de raccordement et le risque que les investissements nécessaires au renforcement des infrastructures se traduisent par une hausse des frais de distribution pour les ménages et les entreprises. Cécile Neven reconnaît l’ampleur du problème, attribue la situation à un manque d’anticipation et annonce un nouveau décret visant notamment l’octroi de contrats flexibles, tout en soulignant la nécessité d’investissements dans les réseaux. Elle estime toutefois qu’il ne faut pas répercuter d’emblée ces coûts sur la facture du consommateur, mais faire assumer une part de responsabilité aux actionnaires, notamment via la politique de dividendes. Les deux intervenants convergent sur l’urgence d’améliorer l’anticipation des besoins, d’adapter le mix énergétique et de mettre à niveau les gestionnaires de réseaux en maîtrisant les coûts.
La hausse des cotisations communales par INTRADEL pour la gestion des déchets en province de Liège
Le député a dénoncé la hausse des cotisations communales pour les déchets, estimant que les citoyens, malgré leurs efforts de tri, supportent une part croissante du coût et que la hausse serait liée à la crise énergétique, aux carburants et à la baisse des subsides régionaux. Le ministre a répondu que l’intercommunale applique le principe européen du pollueur-payeur et que l’augmentation des coûts de l’énergie, du transport et des salaires doit être répercutée de manière proportionnée dans le cadre du coût-vérité. Il a précisé que le Gouvernement wallon ne s’immisce pas dans la gestion quotidienne des intercommunales lorsque la réglementation est respectée et a indiqué vouloir faire évoluer la réforme du coût-vérité sans la supprimer. Le député a répliqué en contestant cette interprétation et en demandant la suppression du coût-vérité, qu’il juge défavorable aux citoyens.
La politique énergétique future
Guillaume Soupart a interrogé la ministre sur les sources d’énergie nécessaires à la Belgique à l’horizon 2050, en rappelant les scénarios du Bureau fédéral du Plan et la hausse attendue de la demande d’électricité, tout en insistant sur un mix décarboné qui n’alourdisse pas la facture des ménages et des entreprises wallons. Cécile Neven a répondu que l’étude concernait surtout des compétences fédérales, notamment le nucléaire et l’offshore, tandis que la Région doit surtout définir et structurer son mix renouvelable, en recherchant un équilibre entre décarbonation, sécurité d’approvisionnement et coût pour le consommateur. Elle a évoqué une refonte de la politique énergétique wallonne autour de la réobjectivation du mix renouvelable, d’une stratégie de soutien maîtrisant le coût des certificats verts, et du renforcement des réseaux, de la flexibilité, de la sécurité des infrastructures et de la finançabilité des investissements.
Le plan d’ORES pour son réseau électrique
Olivier Maroy a interrogé la ministre sur le plan d’adaptation du réseau présenté par ORES face à la hausse attendue de la demande d’électricité, au développement des véhicules électriques, des pompes à chaleur et du photovoltaïque, ainsi que sur sa compatibilité avec la DPR et le soutien régional envisagé. Cécile Neven a répondu que les investissements réseau sont indispensables mais qu’ils sont financés par la facture des consommateurs, qu’ils doivent donc être arbitrés avec le souci de contenir les coûts, et que le plan d’ORES s’inscrit dans la logique des missions des GRD. Elle a indiqué travailler sur des mécanismes de flexibilité, sur les communautés d’énergie, l’autoconsommation et une stratégie intervectorielle afin de mieux anticiper les besoins de consommation, de production et d’investissement, tout en soutenant les filières renouvelables et de stockage.
Le plan d’adaptation d’ORES pour éviter la surtension du réseau électrique
Les députés ont interrogé la ministre sur le plan d’adaptation d’ORES, présenté comme nécessaire pour répondre à la hausse attendue de la demande d’électricité, à l’essor du photovoltaïque, des véhicules électriques, des pompes à chaleur et des besoins industriels. Ils ont demandé si ce plan s’inscrivait dans la DPR, quelle en était la méthodologie et comment la Wallonie pourrait l’accompagner. La ministre a rappelé que les investissements réseau sont financés par les consommateurs, qu’ils doivent donc être arbitrés avec attention, et a confirmé que le plan d’ORES relevait des missions normales des GRD. Elle a indiqué travailler sur la flexibilité de la demande, les communautés d’énergie, l’autoconsommation et une stratégie intervectorielle visant à mieux coordonner consommation, production et investissements, afin de soutenir aussi le développement du stockage et des renouvelables.
La fermeture de l’entreprise Copeland à Welkenraedt
Jean-Paul Bastin a dénoncé la fermeture annoncée de Copeland à Welkenraedt, qui entraînera la perte de près de 200 emplois, et a interrogé le ministre sur les mesures de reconversion, la reprise éventuelle du site et d’éventuelles aides publiques antérieures. Pierre-Yves Jeholet a confirmé la fermeture et la procédure Renault, en évoquant des difficultés de compétitivité liées au coût du travail et de l’énergie, ainsi que des discussions en cours avec les représentants des travailleurs pour limiter l’impact social. Il a précisé que Wallonie Entreprendre suit le dossier pour rechercher d’éventuels repreneurs et pour favoriser un plan social aussi favorable que possible aux travailleurs.
La fin de la bulle des certificats verts
Vincent Maillen a interrogé la ministre sur la fin de la bulle des certificats verts, son impact sur la facture des ménages et des entreprises, ainsi que sur les mesures à prendre pour éviter une nouvelle surproduction avant la fin du régime en 2028. Cécile Neven a confirmé la baisse de la surcharge liée au financement du rachat des certificats verts, passée de 13,82 €/MWh en 2022 à 3,45 €/MWh en 2025, et a précisé qu’une réforme du régime devra être mise en place pour les nouveaux entrants d’ici 2028. Elle a indiqué que l’administration travaille au maintien de l’équilibre du marché, avec une révision plus agile du mécanisme de demande et la poursuite d’un mécanisme de temporisation pour prévenir la reconstitution d’une bulle. La ministre a enfin souligné que des efforts restent nécessaires sur les surcharges et le prix de l’électricité afin d’améliorer durablement la situation des consommateurs.
L’explosion du coût de l’énergie et son impact sur les entreprises et les commerces
Olivier de Wasseige a alerté sur l’écart croissant des coûts de l’électricité et du gaz entre la Wallonie et la Flandre, en soulignant l’impact sur la compétitivité des entreprises et la survie des commerces, notamment à travers des faillites liées au prix de l’énergie. Il a interrogé la ministre sur les mesures envisagées, au-delà de la DPR, en particulier sur les coûts de transport, de distribution et la fusion des GRD. Cécile Neven a rappelé que le coût de l’énergie dépend de plusieurs composantes, dont la commodity, les surcharges liées à des choix politiques, les certificats verts, ainsi que les coûts de transport et de distribution. Elle a précisé que le transport haute tension relève du niveau fédéral via Elia et que la Wallonie compte cinq GRD pour la distribution.
L’abandon du projet Columbus
Marie-Christine Marghem interroge le ministre-président sur les conséquences pour la Wallonie de l’abandon du projet Columbus, soutenu par des subsides régionaux, et critique la viabilité économique de la filière hydrogène vert. Adrien Dolimont répond que le projet n’a pas été inutile, mais que la partie « industrialisation » a été abandonnée en raison de marchés encore instables, de contraintes liées aux délais du PNRR et des difficultés d’exécution des subsides, tandis que la phase de recherche et développement a été menée à terme. Il indique que la Région va discuter avec la Commission européenne et le fédéral pour réorienter les moyens vers la R&D en Wallonie et précise que d’autres projets liés à l’hydrogène, notamment avec John Cockerill et le projet Breuer, restent suivis. Jean-Jacques Cloquet insiste enfin sur l’intérêt stratégique de conserver en Wallonie des entreprises et universités pionnières dans ce domaine.
Le recours accepté de près de 14 000 prosumers wallons
Yves Evrard a rappelé que près de 14 000 prosumers wallons avaient reçu une prolongation de cinq ans de certificats verts, dans le contexte du contentieux lié à la réduction de 15 à 10 ans décidée en 2014, et il a interrogé la ministre sur le coût budgétaire, sur les critères de rejet des autres recours et sur l’état des procédures en cassation. Cécile Neven a expliqué que le mécanisme des certificats verts finance le renouvelable via la facture d’électricité, qu’un recours administratif avait été instauré pour corriger les effets trop uniformes de la réforme et garantir une rentabilité minimale de 7 %. Elle a précisé que 84 991 personnes étaient concernées, 40 357 demandes avaient été introduites, 38 628 dossiers traités et 13 166 acceptés, les refus s’expliquant par l’absence de rentabilité insuffisante au regard des conditions prévues. Le député a salué l’explication mais a souligné le signal négatif envoyé par les changements de règles en cours de route et plaidé pour une évaluation plus rapide des dispositifs de soutien.
La diminution du nombre de fournisseurs d’énergie en Wallonie
Les députés ont interrogé la ministre sur la baisse du nombre de fournisseurs d’énergie en Wallonie, jugée préoccupante pour la concurrence, l’attractivité du marché et l’impact potentiel sur les prix pour les consommateurs. Cécile Neven a indiqué que le problème concerne la fourniture et non le réseau, et a attribué une partie des difficultés au niveau élevé de clients précarisés et aux risques d’impayés, ainsi qu’au décret « Juge de paix », qui complexifie les procédures de coupure. Elle a estimé que la réponse devait passer par une réforme plus large de la lutte contre la précarité énergétique, de l’accompagnement des ménages, de la rénovation du bâti et, probablement, du décret précité. Les députés ont salué l’analyse tout en demandant une évaluation des réformes existantes et des mesures concrètes pour rétablir une concurrence suffisante.
Le manque d’attractivité des fournisseurs d’énergie en Wallonie
Les députés ont alerté sur la baisse du nombre de fournisseurs d’énergie en Wallonie, la crainte d’un marché moins concurrentiel et l’impact potentiel sur les prix pour les consommateurs, en évoquant notamment la complexité du secteur et la réforme dite du « Juge de paix ». La ministre a répondu que la situation concerne la fourniture d’énergie et non l’ensemble du marché, qu’elle ne correspond pas encore au cas bruxellois, et qu’elle s’explique surtout par la forte précarité énergétique en Wallonie, source de risques d’impayés pour les fournisseurs. Elle a indiqué vouloir agir sur les causes par des mesures d’accompagnement des clients précarisés, la rénovation du bâti, le développement de modèles de partage d’énergie, des efforts tarifaires et une possible révision du décret « Juge de paix ». Les intervenants ont ensuite salué la nécessité d’évaluer les politiques publiques, même si certains ont contesté l’analyse reliant principalement la baisse de concurrence à la précarité et à cette réforme.
Le manque d’attractivité de la Wallonie pour les fournisseurs d’énergie
Les députés ont interrogé la ministre sur la baisse du nombre de fournisseurs de gaz et d’électricité en Wallonie, la crainte d’un oligopole, l’effet sur les prix pour les consommateurs et les causes évoquées dans la presse, notamment la complexité du marché et le décret « Juge de paix ». Cécile Neven a indiqué que le problème concerne la fourniture et non le réseau, et a souligné que la précarité élevée des clients en Wallonie, ainsi que les risques d’impayés et les contraintes liées à la procédure avant coupure, constituent des facteurs majeurs de désintérêt pour les fournisseurs. Elle a estimé que la réponse doit passer par une réforme plus large des mécanismes d’accompagnement des ménages précarisés, de la lutte contre la précarité énergétique, du bâti et des tarifs, tout en envisageant une révision du décret « Juge de paix ». Les députés ont accueilli la réponse en soulignant la nécessité d’évaluer les réformes et de réexaminer les procédures afin de les rendre plus soutenables et plus efficientes.
La variabilité des prix de l’électricité
Le questionneur critique une hausse différenciée du prix de l’électricité après 17 heures, qu’il juge pénalisante pour les ménages qui consomment à ce moment-là après le travail, notamment pour les tâches domestiques et familiales. Il estime que cette mesure, ajoutée à d’autres hausses fiscales et tarifaires, affectera le pouvoir d’achat des travailleurs et demande au ministre de revoir sa copie et de renoncer à ces propositions. Il conteste aussi l’argument selon lequel les consommateurs pourraient simplement programmer leurs appareils, en rappelant que tout le monde ne dispose pas de tels équipements ou des mêmes capacités d’usage. Le ministre est interpellé sur sa responsabilité politique, le questionneur estimant qu’il ne peut se retrancher derrière la CWaPE pour éluder la décision finale.
La vulnérabilité énergétique des aînés
Le député souligne qu’une enquête de la Mutualité chrétienne révèle qu’un quart des seniors vivent en précarité énergétique et que deux tiers ne comprennent pas le système de primes individuelles à la rénovation, qu’il juge peu lisible et inefficace. Il estime que la stratégie actuelle ne permettra pas d’atteindre les objectifs de rénovation en Wallonie et plaide pour des solutions plus collectives, comme les rénovations par quartier, le tiers payant et une simplification administrative. Le ministre répond qu’il maintient le cadre des primes et les évolutions déjà annoncées, sans remettre en cause la logique actuelle. Le débat met aussi en avant la faible notoriété des plateformes de rénovation, que le questionneur dit limitée à 3 % des personnes interrogées.
Les conséquences de la tarification dynamique de l’électricité pour les ménages wallons
Le député a dénoncé la tarification dynamique de l’électricité, qui ferait varier le prix quart d’heure par quart d’heure, en estimant qu’elle pénaliserait les ménages et les travailleurs aux heures de pointe, notamment le matin et le soir. Il a invoqué la CREG, selon laquelle cette évolution pourrait accroître les factures jusqu’à 15 %, et a soutenu que le mécanisme finirait par s’appliquer aux citoyens malgré les assurances contraires. Le ministre a répondu que ce dispositif ne s’adresserait a priori pas aux particuliers.
L’accord final de la cop28 du 13 décembre 2023
Les intervenants ont salué l’accord final de la COP28 comme un pas inédit vers la fin des énergies fossiles, tout en soulignant ses limites et la nécessité de clarifier sa portée concrète. Ils ont interrogé le ministre sur la manière dont la Belgique et la Wallonie intégreront cette transition dans leurs politiques, notamment via des feuilles de route, la stratégie énergétique, le rôle éventuel du nucléaire et l’adaptation de l’industrie. En réponse, l’accent a été mis sur la nécessité de planifier, organiser et prioriser cette transition à tous les niveaux, avec un appel à des signaux clairs pour permettre au tissu industriel de s’y préparer et d’en tirer des emplois et de la valeur.
L’augmentation des tarifs du transport d’électricité et le risque d’augmentation des prix pour la distribution
Douette s’inquiète de la hausse moyenne de 77 % du tarif de transport d’Elia et du risque que des hausses similaires touchent la distribution en Wallonie, alors même que l’État fédéral a pris part à l’investissement dans le réseau. Il demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour éviter que les coûts liés au renforcement du réseau électrique wallon soient répercutés sur les citoyens. En réponse, le ministre évoque des investissements publics de plus de 200 millions d’euros en soutien aux GRD pour améliorer le réseau. Douette prend acte de cette réponse mais souligne l’écart avec les besoins estimés par les gestionnaires, qui parlent de plus de 4 milliards d’euros d’ici 2035, et dit espérer que ce différentiel ne sera pas supporté par les Wallons.
Le cri d’alarme des restos du cœur face à l’explosion du nombre de demandes
Germain Mugemangango a interpellé la ministre sur l’augmentation marquée des demandes aux Restos du cœur, qu’il a associée à une aggravation de la pauvreté en Wallonie, citant notamment la hausse des loyers et la crise énergétique. Il a reproché au gouvernement d’avoir refusé plusieurs mesures de prévention, comme une grille contraignante des loyers, une aide plus importante sur les factures énergétiques et un soutien simplifié aux indépendants. Il a souligné que l’enjeu ne se limite pas à soutenir les personnes déjà en précarité, mais à empêcher de nouvelles personnes, dont des travailleurs et indépendants, de basculer dans la pauvreté. La ministre a été invitée à préciser les actions concrètes qu’elle entend prendre pour inverser cette tendance.
L’impact sur les wallons de la nouvelle taxe carbone européenne dans le cadre du réchauffement climatique
Germain Mugemangango a dénoncé le vote d’une nouvelle taxe carbone européenne, qu’il juge antisociale car elle frapperait surtout les ménages wallons déjà confrontés à la hausse des prix de l’énergie et à des difficultés budgétaires, tandis que les plus riches, les jets privés et les yachts en seraient largement exemptés. Il a aussi contesté la logique de redistribution invoquée par le gouvernement, estimant que la transition écologique est financée par les travailleurs plutôt que par les grandes entreprises et les milliardaires. Le ministre Henry a répondu en mettant en avant le mécanisme européen de redistribution, notamment un fonds social de 1,6 milliard d’euros destiné à accompagner la transition et à en limiter l’impact sur les ménages les plus vulnérables.
Les plaintes reçues par le service médiation de l’énergie liées à la facture énergétique
Le député souligne que, selon le service de médiation de l’énergie, une part importante des plaintes concerne des erreurs de facturation et des hausses liées notamment aux pratiques tarifaires des fournisseurs, dans un contexte d’augmentation du coût de l’électricité et du gaz. Il met aussi en avant le nombre élevé de compteurs à budget installés et les difficultés croissantes des ménages à payer leurs factures, qu’il présente comme un signe de précarité énergétique. Il demande dès lors des mesures urgentes pour rendre l’énergie abordable, ainsi qu’un moratoire sur les compteurs à budget et sur les coupures d’énergie.
Les mesures de compensation non réclamées par les _prosumers_
Eddy Fontaine a interrogé le ministre sur le nombre important de _prosumers_ qui n’ont pas demandé la compensation liée au tarif instauré pour les ménages équipés de panneaux photovoltaïques, en s’interrogeant sur les causes possibles, notamment un défaut d’information, et sur l’opportunité d’une automatisation des droits. Il a aussi demandé si les compteurs intelligents et les dispositifs de mesurage et de pilotage étaient sollicités par les clients résidentiels et si des campagnes d’information accompagnaient leur déploiement. Le ministre a apporté des réponses et des éclaircissements, tandis que le député a indiqué que les gestionnaires de réseau de distribution poursuivraient leurs démarches pour recontacter les _prosumers_ n’ayant pas introduit leur demande, deux points restant selon lui à compléter ultérieurement.