Le soutien au secteur du transport face aux chocs pétroliers et énergétiques
Vincent Maillen a interrogé le ministre sur l’opportunité de geler en juillet l’augmentation du prélèvement kilométrique afin d’atténuer l’impact des chocs énergétiques sur l’économie, en soulignant qu’une telle mesure pourrait aussi aider la SOFICO à lisser ses pertes. François Desquesnes a reconnu la pression liée à la hausse des prix de l’énergie, mais a jugé cette option peu efficiente, rappelant que les trois quarts des kilomètres payés en Wallonie concernent des camions non wallons et qu’une baisse de recettes profiterait surtout à des transporteurs extérieurs. Il a conclu qu’il s’agissait d’une « fausse bonne idée », et le député a pris acte de cette réponse.
Débat · 3 interventions
- VM
Monsieur le Ministre, ce matin encore, l’une des pistes évoquées pour soutenir l’économie, nos citoyens et nos entreprises était de geler l’augmentation du prélèvement kilométrique qui est prévue pour le mois de juillet. Sans préjuger de l’évolution de la guerre au MoyenOrient et des conséquences désastreuses qu’elle pourrait avoir, cette piste pourrait représenter une aide pour certains secteurs et, in fine, pour les citoyens. Nous avons eu l’information selon laquelle la SOFICO pourrait se soustraire à cette augmentation et ne pas subir de grosses pertes financières. En tout cas, elle pourrait les amortir dans le temps. Cette solution est-elle envisagée par le Gouvernement? Quelles informations pouvez-vous me communiquer à ce propos?
Constructivité 43% - FDFrançois DesquesnesLes Engagés
Monsieur le Député, le Gouvernement est bien conscient de l’impact de la très forte évolution à la hausse des prix de l’énergie sur nos concitoyens et nos entreprises. Il conviendra de voir si les choses perdurent. Il y a trois semaines que les prix ont flambé. Concernant la proposition que vous évoquez, bien qu’elle puisse apparaître comme une bonne idée, sa mise en œuvre aura malheureusement un impact clair. Aujourd’hui, les trois quarts des kilomètres payés dans le cadre du prélèvement kilométrique en Wallonie, soit les recettes de la SOFICO, le sont par des camions qui ne sont pas wallons. Cela signifie que, pour une perte de recettes qui serait de 10 millions d’euros, 7,5 millions d’euros iraient dans la poche de camionneurs non wallons. Ce n’est pas idéal en termes d’efficience. C’est donc une fausse bonne idée.
Agressivité 88%Émotionnel 77% - VM
Je vous remercie, Monsieur le Ministre, pour cette réponse claire qui démontre que ce n’est pas la meilleure idée actuellement.
Agressivité 61%Constructivité 100%Factuel 87%Émotionnel 63%
Questions similaires
Les négociations interrégionales et le tournant pour la mobilité que représente la vignette automobile
Les députés ont interrogé le ministre sur l’avancement des négociations interrégionales relatives à une vignette automobile, en insistant sur sa forme dématérialisée ou matérielle, son calendrier, son éventuelle application dès 2027 et la garantie d’une neutralité fiscale pour les automobilistes wallons. Ils ont également demandé des précisions sur le traitement des véhicules de leasing, la répartition des recettes entre Régions et l’utilisation des montants pour financer durablement l’entretien des infrastructures routières. François Desquesnes a expliqué que la vignette viserait à faire contribuer tous les usagers, y compris étrangers, conformément au cadre européen, qu’elle serait dématérialisée et modulée selon des durées allant d’un jour à un abonnement annuel. Il a confirmé la poursuite des discussions avec la Flandre, les contacts avec la Commission européenne pour sécuriser juridiquement le mécanisme et l’objectif d’une fiscalité globalement neutre pour les contribuables wallons.
L’impact de la mise en œuvre de la vignette automobile sur le portefeuille des automobilistes wallons
Les députés ont interpellé le ministre sur la mise en place d’une vignette autoroutière en Wallonie, en demandant des précisions sur son calendrier, son éventuel coût, sa forme numérique ou physique, et surtout sur la garantie d’une neutralité fiscale pour les automobilistes wallons. François Desquesnes a expliqué que le projet s’inscrit dans la pratique de nombreux pays européens, vise à faire contribuer tous les usagers du réseau, y compris les véhicules non belges, et fait l’objet de discussions avec la Flandre, avec des contacts prévus avec Bruxelles et la Commission européenne pour sécuriser le cadre juridique. Il a confirmé qu’il s’agirait d’une vignette dématérialisée, fondée sur la durée d’usage, allant de 1 jour à un abonnement annuel, et que la répartition des recettes entre Régions restait à négocier. Les députés ont pris acte de ces éléments, tout en rappelant leur exigence que la mesure n’alourdisse pas la charge des Wallons et bénéficie au financement des infrastructures.
L’ouverture de la Flandre sur l’instauration d’une vignette
Les députés ont interrogé le ministre sur l’instauration d’une vignette routière, en demandant les modalités de concertation avec la Flandre et Bruxelles, la forme du dispositif et la garantie qu’il ne pèsera pas sur les citoyens wallons. Le ministre a rappelé que la DPR prévoit un mécanisme de droits d’usage afin de faire contribuer aussi les véhicules étrangers au financement et à l’entretien du réseau, et s’est réjoui de la convergence avec la nouvelle position flamande, tout en espérant une dynamique similaire à Bruxelles. Il a indiqué que les modalités devront encore être définies, en s’appuyant notamment sur l’expérience et l’outil Viapass déjà utilisés pour les poids lourds.
L’annonce récente du ministre flamand des Finances et du Budget concernant la vignette automobile
Arnaud Dewez a interrogé le ministre sur l’état d’avancement des négociations entre la Wallonie, la Flandre et Bruxelles concernant la mise en place d’une vignette automobile harmonisée, ainsi que sur l’établissement d’une clé de répartition tenant compte de critères objectifs comme l’entretien du réseau routier et le transit important en Wallonie. François Desquesnes a répondu que les discussions sont en cours entre les trois Régions, qu’un modèle technique commun a été travaillé et que l’objectif partagé est l’instauration d’une vignette à l’horizon 2027 sur les réseaux routiers des trois Régions. Le député a insisté en conclusion sur la nécessité d’une mesure budgétairement neutre pour les automobilistes wallons et sur la défense des intérêts wallons dans les négociations.
Les réactions des secteurs de l’automobile, de la mobilité, de l’énergie et des consommateurs à l’annonce de m. Le ministre sur la réforme de la fiscalité automobile
François Desquesnes a interrogé le ministre sur la réforme de la fiscalité automobile, en demandant si l’annonce de lundi relevait d’un accord gouvernemental ou d’une simple proposition ministérielle, au vu des réactions critiques du secteur, de la majorité et de l’opposition. Germain Mugemangango a dénoncé une réforme qu’il juge pénalisante pour les travailleurs et les familles, avec des effets jugés injustes sur certains modèles courants, et a estimé qu’elle repose sur une logique de sanction financière plutôt que sur des mesures structurelles. Desquesnes a ensuite contesté l’équilibre de la réforme, en invoquant une prise en compte insuffisante de la dimension familiale, un risque de fuite vers le leasing en Flandre et un impact négatif sur les recettes wallonnes. Mugemangango a enfin souligné des incohérences selon lui, citant l’exemple d’une voiture haut de gamme moins taxée qu’une citadine, et a plaidé pour agir davantage sur les constructeurs et les transports publics que sur les usagers.