Développement économique
Les conséquences de l’audit de l’ASBL «Les Lacs de l’Eau d’Heure»
Grégory Chintinne a évoqué les conclusions d’un audit sur l’ASBL « Les Lacs de l’Eau d’Heure », notamment la baisse de fréquentation et de recettes, la forte dépendance aux subsides publics et la nécessité de changer de modèle, en interrogeant la ministre sur le développement futur du site et la réouverture de l’Aquacentre et de Falemprise à l’horizon 2027. Valérie Lescrenier a confirmé une diminution récurrente des recettes, une offre trop peu structurée et visible, une dépendance excessive aux subsides et un retour sur investissement public insuffisant, tout en annonçant une stratégie fondée sur des partenariats public-privé mieux structurés, une logique de rendement accrue et un comité stratégique associant acteurs publics et privés. Elle a indiqué que l’Aquacentre et Falemprise seraient prioritaires, avec l’objectif de les rendre opérationnels pour la saison 2027 via des appels à manifestation d’intérêt lancés par le conseil d’administration, et a précisé que l’enveloppe PRW gelée pourrait être débloquée selon les résultats obtenus.
La recapitalisation d’ORES par la Wallonie
Les députés ont souligné l’urgence de moderniser et renforcer le réseau électrique wallon afin de soutenir le redéploiement économique, en évoquant les besoins d’investissement d’ORES, estimés à plus de 2 milliards d’euros, et le risque de manque de financement dès les prochaines années. Yves Evrard et Jean-Jacques Cloquet ont interrogé la ministre sur le rôle possible de la Région, via Wallonie Entreprendre ou une ouverture du capital, ainsi que sur la fusion des GRD. Cécile Neven a indiqué que la priorité du Gouvernement est de disposer d’un réseau capable de répondre aux besoins des ménages et des entreprises, a confirmé la demande d’analyse confiée à Wallonie Entreprendre sur une éventuelle participation régionale à la recapitalisation, et a précisé que cette réflexion s’inscrira dans le projet de GRD unique et dans l’examen du financement global des réseaux. Elle a aussi insisté sur la nécessité de maintenir les plans d’investissement et de maîtriser les coûts de distribution.
Les conséquences pour la Wallonie de l’annonce de la hausse de la taxe fédérale d’embarquement
Nicolas Tzanetatos a alerté sur l’impact pour l’aéroport de Charleroi de la hausse annoncée de la taxe fédérale d’embarquement, qu’il juge susceptible de fragiliser un outil économique majeur pour la Wallonie et plusieurs milliers d’emplois, en s’ajoutant à une taxe locale déjà contestée. Pierre-Yves Jeholet a indiqué qu’un courrier officiel avait été adressé au Premier ministre pour défendre les intérêts stratégiques de la Région, rappeler l’absence de concertation avec le fédéral et demander l’ouverture d’un dialogue. Il a souligné que le Gouvernement wallon ne veut exclure aucune option pour protéger les aéroports, présentés comme des moteurs de développement économique et d’emploi.
La suspension du permis de Quantum Biospace à Wavre par le Conseil d’État
Valérie De Bue a interpellé le ministre sur la suspension par le Conseil d’État du permis du projet Quantum Biospace à Wavre, en soulignant l’impact de ce blocage sur un projet stratégique pour le Brabant wallon et sur la confiance des investisseurs, et en l’interrogeant aussi sur l’avancement d’un décret relatif aux permis stratégiques. François Desquesnes a confirmé avoir délivré le permis, a rappelé qu’il est suspendu dans le respect de l’État de droit, et a indiqué avoir rencontré le promoteur et la Ville de Wavre afin d’examiner la suite du dossier. Il a ajouté qu’un projet de décret-programme visant à simplifier certaines procédures d’urbanisme et d’aménagement du territoire sera soumis au Gouvernement dans les prochains jours.
L’annonce de la suppression d’emplois au sein d’AGC Automotive
Les députés ont interrogé le ministre sur l’annonce par AGC de la suppression de 103 emplois en Belgique, surtout à Gosselies et Louvain-la-Neuve, en demandant un état des lieux, des contacts avec l’entreprise et un accompagnement des travailleurs, dans un contexte plus large de fragilisation industrielle à Charleroi et dans la filière du verre. Le ministre a indiqué avoir pris contact avec la direction, confirmé qu’il n’y aurait pas de licenciements secs ni de procédure Renault, et rappelé que le FOREm pouvait intervenir pour l’accompagnement des personnes concernées. Il a souligné les difficultés du marché du verre et les incertitudes géopolitiques et commerciales, tout en mettant en avant les atouts d’AGC en matière d’innovation, de recherche et de capacité de production en Belgique. Il a aussi précisé que le site de Moustier-sur-Sambre n’était pas concerné à ce stade et que la Région resterait en contact avec l’entreprise pour suivre le dossier.
L’absence de politique wallonne en matière de réindustrialisation
Christie Morreale a reproché au ministre l’absence de véritable feuille de route wallonne pour la réindustrialisation, en soulignant la stratégie industrielle et le plan de décarbonation adoptés par la Flandre, ainsi que les difficultés d’implantation d’entreprises en Wallonie faute de capacité énergétique et de solutions pour les zonings. Pierre-Yves Jeholet a répondu qu’un plan unique ne résout pas tout, en mettant en avant des mesures concrètes et budgétées déjà adoptées en Wallonie sur l’énergie, l’attractivité, la simplification administrative, la transition numérique, l’économie circulaire, l’AWEx, la formation et l’internationalisation. Il a également évoqué 2,5 milliards d’euros d’investissements prévus pour 2025-2029, notamment pour la transition énergétique et la décarbonation des entreprises, tout en critiquant la logique de subsides publics sans évaluation. L’échange s’est prolongé sur la comparaison avec la Flandre, les investissements dans la défense et les relations interrégionales.
Le projet de décarbonation retardé par Holcim à Obourg
Guillaume Soupart a interrogé la ministre sur le report par Holcim d’un investissement de 250 millions d’euros lié au projet GO4ZERO à Obourg, en soulignant l’enjeu pour la réduction des émissions de CO2, le maintien d’environ 1 000 emplois et la poursuite de la transition écologique. Cécile Neven a indiqué suivre de près ce type de projet de capture et de transport du carbone, en rappelant qu’il faut encore construire en Wallonie toute la chaîne d’infrastructures et sécuriser la visibilité nécessaire pour les acteurs concernés, dont Fluxys et les émetteurs. Elle a ajouté que le cadre légal wallon a été élaboré rapidement, en coordination avec les partenaires et les autorités flamandes, et qu’un travail se poursuit pour lever les obstacles, notamment financiers, dans la limite des moyens disponibles.
Les conséquences pour l’agriculture wallonne de la chute brutale des prix du lait
Les députés ont alerté sur l’effondrement du prix du lait, estimant que la chute récente met en danger la viabilité des exploitations wallonnes, notamment après d’autres संकटes sanitaires, et ont demandé des aides de trésorerie ainsi qu’une réaction européenne comparable à celle de 2015. La ministre a reconnu une situation préoccupante, soulignant la hausse des volumes, la dépendance de la Wallonie aux marchés mondiaux et la nécessité d’agir à la fois au niveau européen et régional, notamment en révisant les mécanismes de crise et en renforçant la transformation locale à plus forte valeur ajoutée. Elle a évoqué des leviers d’investissement existants et un dialogue maintenu avec les acteurs de la filière.
Le licenciement de 179 travailleurs par le groupe Riva à Thy-Marcinelle
Le licenciement annoncé de 179 travailleurs par Riva à Thy-Marcinelle a été présenté comme une annonce d’intention dans le cadre de la phase 1 de la procédure Renault, la députée Özlem Özen demandant des garanties sur la pérennité du site, une stratégie industrielle wallonne et un accompagnement concret des travailleurs. Pierre-Yves Jeholet a souligné que la situation s’inscrit dans un contexte plus large de difficultés de la sidérurgie et a indiqué que toutes les pistes doivent être examinées, y compris un éventuel repreneur, avec Wallonie Entreprendre déjà mobilisée. Il a précisé que, si les licenciements sont confirmés, le FOREm activera les dispositifs de reconversion et d’accompagnement individualisé pour les travailleurs concernés, tandis que la direction et les syndicats doivent poursuivre la concertation pour limiter l’impact social.
Le soutien aux scale-up
Freddy Mockel a interrogé le ministre sur la réorientation du programme wallon de soutien aux scale-up, en demandant si les enjeux de la transition écologique seraient intégrés dans sa refonte. Pierre-Yves Jeholet a répondu affirmativement, en précisant que le dispositif, limité dans le temps et lié au Plan de relance, est en cours d’évaluation avec Wallonie Entreprendre afin d’être adapté. Il a reconnu que le programme a produit des effets mais n’a pas atteint les objectifs espérés, et a indiqué vouloir mieux articuler ce soutien avec l’accompagnement des entreprises et la réforme des chèques-entreprises, en tenant compte des transitions climatique et numérique. Freddy Mockel a insisté sur la nécessité d’orienter cet instrument vers des projets stratégiques, comme le développement de data centers neutres en carbone.
La fin du transport de passagers à Liege Airport
Olivier de Wasseige a interpellé la ministre sur l’arrêt des activités passagers de TUI fly à Liege Airport, en soulignant les enjeux d’emploi, de maintien du terminal et les perspectives à long terme face à la concurrence de Cologne, Charleroi et Zaventem. Cécile Neven a rappelé que ce départ avait été annoncé en juillet 2025, que son impact financier et sur l’emploi direct est très limité, et que l’aéroport souhaite maintenir le terminal opérationnel pour d’éventuels nouveaux opérateurs et pour les vols de diversion. Elle a précisé qu’aucune alternative n’est attendue avant la saison 2026, mais que le conseil d’administration a mandaté le directeur général pour poursuivre les négociations afin de conserver une activité passagers, jugée importante pour l’acceptabilité de l’aéroport.
L’avenir du parc d’activité économique Galaxia à Transinne
Anne Laffut a interrogé le ministre sur l’intégration du pôle spatial Redu-Transinne dans la stratégie wallonne de redéploiement économique, en soulignant son rôle majeur en cybersécurité, spatial, formation et souveraineté technologique. François Desquesnes a répondu que la stratégie doit concilier développement territorial harmonieux, parcimonie dans la consommation des sols, spécialisation intelligente et contraintes budgétaires, en précisant que le spatial figure déjà parmi les priorités de la S3 et que Galaxia devra être pris en compte comme pôle majeur. La députée a insisté sur l’existence d’un parc de 20 hectares déjà reconnu et sur le potentiel européen du site, estimant qu’il constitue le meilleur levier de développement pour ce secteur.
Les aides publiques wallonnes au bénéfice de Pairi Daiza
Germain Mugemangango a dénoncé l’octroi par le Gouvernement wallon de 11 millions d’euros de subsides à Pairi Daiza, estimant qu’il s’agissait d’un cadeau injustifiable à des milliardaires alors que les citoyens sont mis à contribution. Pierre-Yves Jeholet a défendu cette aide en soulignant qu’il s’agissait d’un investissement privé wallon important, générant selon lui plusieurs centaines de millions d’euros d’investissements, environ 145 millions d’euros de retombées économiques annuelles et des milliers d’emplois directs et indirects. Le ministre a plaidé pour le soutien à l’investissement et à l’activité économique en Wallonie, tandis que le député a répliqué qu’il s’agissait d’un « deux poids, deux mesures » contraire au discours gouvernemental sur la bonne gestion des deniers publics.
La collaboration de la biotech wallonne avec des acteurs chinois du secteur
Anne Laffut a interrogé le ministre sur l’essor des collaborations entre biotechs wallonnes et acteurs chinois, en soulignant les opportunités de marché mais aussi l’absence d’un cadre clair garantissant sécurité juridique, transparence et réciprocité. Pierre-Yves Jeholet a répondu qu’il fallait soutenir la coopération scientifique et stratégique avec la Chine, deuxième puissance économique mondiale, tout en exigeant des garanties strictes en matière de contrôle, de propriété intellectuelle et de protection des données, afin d’éviter toute exportation de savoir-faire. Il a insisté sur la nécessité de renforcer l’écosystème biotechnologique wallon pour maintenir la compétitivité des entreprises face à un concurrent stratégique. En réplique, la députée a cité l’exemple d’EsoBiotec, entreprise wallonne ayant bénéficié de tests cliniques en Chine, pour illustrer l’intérêt concret de ces partenariats.
L’avenir du recyclage de plastique en Wallonie
Olivier Maroy a alerté sur la crise du recyclage du plastique en Wallonie, fragilisée par la concurrence du plastique recyclé importé à bas coût et du plastique vierge devenu plus compétitif avec la baisse du prix du pétrole, tout en soulignant les investissements wallons dans la filière et les bons résultats de collecte. Yves Coppieters a partagé ce constat de crise structurelle, mais a indiqué qu’il n’existait pas de solution purement régionale, la régulation relevant aussi des niveaux fédéral, interrégional et européen, et a regretté l’absence d’avancée rapide au niveau européen. Il a affirmé que le soutien à la filière restait une priorité du Gouvernement wallon, sans proposer à ce stade de mécanisme concret.
La relance de l’exploitation minière en Wallonie
Vincent Maillen a interrogé le ministre sur le potentiel du sous-sol wallon, en particulier la possibilité de développer l’exploitation du grisou et d’éventuels gisements d’hydrogène blanc, en demandant si une cartographie des ressources et un agenda d’exploitation étaient prévus. François Desquesnes a indiqué que la Wallonie participe déjà à la phase 1 du Plan national d’exploration, qui vise à recenser et cartographier les minéraux critiques et terres rares, et que l’exploitation industrielle du grisou existe déjà à Anderlues, avec une extension envisagée ailleurs. En revanche, il a précisé qu’aucun programme spécifique n’existe actuellement pour l’hydrogène blanc en Wallonie, tout en soulignant que les universités assurent une veille et que d’éventuelles investigations seraient menées si des indices probants apparaissaient lors des futures explorations.
L’impact des droits de douane américains sur l’économie wallonne
Valérie De Bue a interrogé le ministre sur l’impact des droits de douane américains sur les exportations wallonnes, en rappelant l’importance du marché américain, l’existence d’une veille de l’AWEx et la création d’un groupe de travail fédéral-régional. Pierre-Yves Jeholet a souligné la fragilité et l’imprévisibilité générées par ces mesures, leur effet potentiel sur les exportations, l’investissement et plusieurs secteurs clés, tout en insistant sur la nécessité de maintenir le dialogue avec les États-Unis. Il a annoncé sa participation à une mission économique avec la Princesse Astrid début octobre et a plaidé pour la diversification des débouchés via les accords commerciaux et pour le maintien d’une capacité de production en Wallonie afin de soutenir l’ancrage industriel.
Les défis concernant le transport fluvial wallon
Jean-Paul Bastin a souligné le rôle stratégique du transport fluvial pour la réindustrialisation et la décarbonation de la Wallonie, tout en constatant le recul de sa part modale et les obstacles liés à la baisse du nombre de bateliers, à la perte de clients industriels et au manque de terrains disponibles près des voies d’eau, notamment à Liège. François Desquesnes a répondu que 32 millions de tonnes ont été transportées en 2024, mais que l’évolution des marchandises impose aussi de raisonner en volumes et en conteneurs, et il a attribué les difficultés à un sous-investissement chronique. Le ministre a annoncé un réinvestissement de 312 millions d’euros pour moderniser la voie d’eau, allonger les horaires de certaines écluses, améliorer les manœuvres, les infrastructures multimodales et valoriser les terrains mouillés afin d’y réinstaller des activités industrielles.
Le déficit de 2,7 millions d’euros du dernier Grand Prix de Belgique de formule 1
Charles Gardier a souligné le rôle majeur du Grand Prix de Spa-Francorchamps comme vitrine internationale, moteur touristique et économique, et a पूछा des solutions concrètes pour réduire son déficit et assurer sa pérennité financière. Pierre-Yves Jeholet a indiqué que l’édition 2024 reste déficitaire, mais moins que celle de 2022, tout en rappelant les importantes retombées économiques, fiscales et en emplois générées par l’événement et son écosystème. Il a précisé que les efforts portent sur la réduction des dépenses et l’augmentation des recettes, malgré la hausse des coûts liés au plateau de Formule 1 et à la sécurité, en considérant ce soutien comme un investissement pour l’économie wallonne. Le député a conclu en insistant sur la nécessité d’un accompagnement durable pour rapprocher l’événement de l’équilibre financier.
Les véritables sources du sabotage de l’économie wallonne
Germain Mugemangango a critiqué les propos du ministre sur les grèves, qu’il a présentées comme un danger pour l’économie wallonne, en soutenant au contraire que les travailleurs ont historiquement protégé les acquis sociaux et l’activité économique. Il a reproché au gouvernement son inaction face aux difficultés d’entreprises comme Audi, Cora ou Thy-Marcinelle, ainsi que son manque d’investissement dans le logement et la construction, et a demandé quelles mesures concrètes seraient prises pour soutenir l’emploi et l’économie. Pierre-Yves Jeholet a répondu que les grèves répétées constituent, selon lui, un handicap majeur pour l’économie wallonne, avec un coût estimé entre 50 et 150 millions d’euros, et qu’elles nuisent à l’image et à l’attractivité de la Région pour les investisseurs. En réplique, le député a insisté sur l’absence de proactivité du gouvernement et sur le fait que les travailleurs créent la richesse de la Région.
Les perspectives de développement des lacs de l’Eau d’Heure
Caroline Desalle a interrogé la ministre sur les conclusions de l’audit PwC concernant les lacs de l’Eau d’Heure, estimant que les investissements publics ne produisent pas à ce stade les retombées économiques attendues et demandant des mesures à court, moyen et long termes ainsi qu’une vision globale de gestion. Valérie Lescrenier a confirmé que le site, malgré les investissements importants consentis depuis les années 1990, ne répond pas encore aux ambitions fixées, et a indiqué que l’audit repose sur un cadastre des investissements, l’analyse des conventions et l’identification des risques. Elle a annoncé des analyses plus fines sur certains sites, notamment Falemprise et l’Aquacentre, en concertation avec le CGT et le nouvel organe d’administration, afin de renforcer l’attractivité, envisager de nouvelles activités et mieux orienter les investissements publics.
La situation et les perspectives des aéroports wallons
Jean-Jacques Cloquet a souligné le rôle économique majeur des aéroports de Liège et de Charleroi, les emplois locaux qu’ils génèrent, ainsi que les nouveaux défis liés à la géopolitique, à la concurrence d’autres hubs et aux futurs montages actionnariaux, en insistant sur la nécessité de garantir l’économie, le social et le respect de l’environnement. Cécile Neven a rappelé que la Wallonie reste propriétaire des infrastructures via la SOWAER et que les concessions actuelles courent jusqu’en 2041, avec remise en concurrence à leur terme; elle a précisé la structure de l’actionnariat privé de BSCA et de Liège Airport. Elle a indiqué que la DPR vise à renforcer l’ancrage des actionnaires privés tout en conservant un pouvoir de décision sur les enjeux stratégiques, et a estimé que ces partenaires apportent expertise, valeur ajoutée et قوة de négociation, sans envisager un rachat de parts par la Wallonie.
Le renouvellement du permis de l’aéroport de Charleroi
Les députés ont interrogé le ministre sur le renouvellement pour 20 ans du permis de l’aéroport de Charleroi, en mettant en avant les nuisances sonores, les avis négatifs de plusieurs communes, l’absence de sanctions effectives en cas d’infractions et les impacts sanitaires et environnementaux, dont les PFAS et les émissions de CO2. Le ministre François Desquesnes a indiqué avoir reçu le rapport de synthèse de 442 pages et a annoncé qu’il proposera une décision au Conseil des ministres dans le délai légal de 60 jours, avec une échéance fixée au 27 juillet. Cécile Neven a rappelé que l’accord de gouvernement soutient les aéroports dans le respect du plan de développement à long terme, en recherchant un équilibre entre développement socioéconomique, santé des riverains et protection de l’environnement. Les députés ont insisté sur la nécessité d’intégrer des sanctions et des garanties concrètes pour le cadre de vie et la santé des riverains.
Le permis unique de BSCA
Les députés ont interpellé le ministre sur le permis unique de BSCA, en insistant sur les nuisances sonores, l’augmentation envisagée des vols, les risques pour la santé publique, les pollutions dont les PFAS, l’impact carbone et l’absence de sanctions effectives en cas de dépassements ou de dérogations. François Desquesnes a indiqué que le dossier était à l’instruction, qu’un délai de 60 jours courait après réception du rapport de synthèse, et qu’il soumettrait une proposition au Conseil des ministres sur base du rapport de 442 pages, sans en commenter le contenu. Cécile Neven a rappelé la ligne de l’accord de gouvernement, favorable au soutien des aéroports dans le respect du PDLT, en recherchant l’équilibre entre développement socioéconomique, santé des riverains et protection de l’environnement. Les intervenants de la majorité ont souligné l’importance économique et l’emploi liés à l’aéroport, tandis que les autres ont demandé que la décision finale intègre des sanctions et garantisse mieux la santé et le cadre de vie des riverains.
Le rapport de synthèse des fonctionnaires délégué et technique concernant le permis unique de BSCA
Les députés ont interrogé le Gouvernement sur le rapport de synthèse relatif au permis unique de BSCA, en mettant en avant le développement économique, l’emploi, le cadre de vie des riverains, les nuisances sonores, les impacts sur la santé, les PFAS et l’empreinte carbone. Plusieurs intervenants ont demandé si des sanctions seraient prévues en cas de non-respect des règles, compte tenu des dérogations et infractions constatées par le passé, ainsi qu’une prise en compte plus stricte des avis négatifs de communes et de riverains. François Desquesnes a indiqué que le rapport de 442 pages avait été reçu, qu’un délai de 60 jours courait et qu’il présenterait prochainement une proposition de décision au Conseil des ministres, sans commenter le fond du dossier. Cécile Neven a rappelé que l’accord de gouvernement soutient les aéroports dans le respect du PDLT, en recherchant un équilibre entre développement socioéconomique, santé des riverains, protection de l’environnement et sécurité juridique.
La fusion entre les intercommunales SPI et Ecetia et l’implication financière possible d’Enodia
Christine Mauel a interrogé le ministre sur la fusion envisagée entre la SPI et Ecetia en province de Liège, ainsi que sur un éventuel investissement d’Enodia, en demandant comment ce rapprochement s’inscrirait dans la stratégie wallonne de développement économique. Pierre-Yves Jeholet a répondu que le dossier relevait surtout des opérateurs et des autorités locales, tout en soulignant la nécessité de rationaliser des structures publiques pour gagner en lisibilité, cohérence et efficacité. Il a dit voir d’un bon œil cette fusion, qu’il relie à un accord provincial liégeois, et a estimé plus largement que plusieurs secteurs en Wallonie gagneraient à une simplification du paysage des opérateurs publics.
L’annonce des suppressions d’emploi chez ArcelorMittal
Olivier de Wasseige a interrogé le ministre sur l’annonce de 190 suppressions d’emploi chez ArcelorMittal, en particulier à Flémalle, ainsi que sur les aides publiques éventuellement accordées à l’entreprise et sur les conditions liées à l’emploi. Il a également élargi le débat à la situation de la sidérurgie wallonne, à la relocalisation industrielle et aux difficultés conjoncturelles de l’économie régionale. Pierre-Yves Jeholet a répondu que la sidérurgie traverse une crise liée au contexte géopolitique, à l’incertitude économique et à la faible demande, et a précisé qu’un plan concernant les services de support est en préparation, avec des impacts sur plusieurs sites belges. Il a indiqué que les chiffres varient, qu’une partie des mesures pourrait passer par la mobilité interne, l’internalisation ou la redéfinition de postes, et a évoqué les enjeux de décarbonation à traiter avec sa collègue Cécile Neven.
La faillite des Moulins de Statte et les conséquences sur les filières agricoles locales
Loïc Jacob a interrogé la ministre sur les conséquences de la faillite des Moulins de Statte pour la filière céréalière locale, le maintien des débouchés pour les producteurs, le sort du subside régional annoncé et d’éventuelles mesures de concertation avec les acteurs du secteur. Anne-Catherine Dalcq a indiqué que la fermeture résultait de causes multiples, internes et externes, que l’impact sur les céréales panifiables devait être relativisé au vu de l’évolution du marché, et que trois dossiers de subventions n’avaient pas abouti. Le député a pris acte de ces éléments tout en soulignant l’importance de préserver le label Qualité différenciée et de mieux anticiper, à l’avenir, les effets de telles fermetures sur l’ensemble d’une filière.
Les résultats et les investissements de la SONACA
Vincent Maillen s’est félicité du retour à la rentabilité de la SONACA en 2024 et de son important investissement prévu en 2025, tout en demandant quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour consolider cette dynamique. Pierre-Yves Jeholet a confirmé un résultat net positif de 15 millions d’euros et a rappelé le soutien de la Région wallonne, via Wallonie Entreprendre, au secteur aéronautique, notamment à travers l’acquisition d’Aciturri et le développement de Safran Aero Boosters. Il a indiqué vouloir faire de l’aéronautique, du spatial et de la défense des secteurs prioritaires en innovation stratégique, renforcer les partenariats industriels, et soutenir l’écosystème d’entreprises et de sous-traitants qui en dépend.
L’impact du Festival de Cannes pour Wallimage
Charles Gardier interroge le ministre sur les retombées attendues pour la Wallonie du Festival de Cannes, le rôle de Wallimage dans ce rendez-vous international et l’existence d’un accompagnement spécifique pour les rencontres avec les professionnels du cinéma. Pierre-Yves Jeholet souligne que le cinéma et l’audiovisuel sont des secteurs économiques créateurs d’emplois et de rayonnement international, et estime que la présence de Wallimage à Cannes est logique, notamment au regard de la forte part de coproductions internationales qu’elle soutient. Il rappelle les retombées économiques importantes des investissements de Wallimage et confirme la volonté du Gouvernement wallon de continuer à soutenir cet outil pour renforcer sa visibilité à l’international.