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ActualitéWalloniemercredi 10 septembre 2025

La relance de l’exploitation minière en Wallonie

Synthèse

Vincent Maillen a interrogé le ministre sur le potentiel du sous-sol wallon, en particulier la possibilité de développer l’exploitation du grisou et d’éventuels gisements d’hydrogène blanc, en demandant si une cartographie des ressources et un agenda d’exploitation étaient prévus. François Desquesnes a indiqué que la Wallonie participe déjà à la phase 1 du Plan national d’exploration, qui vise à recenser et cartographier les minéraux critiques et terres rares, et que l’exploitation industrielle du grisou existe déjà à Anderlues, avec une extension envisagée ailleurs. En revanche, il a précisé qu’aucun programme spécifique n’existe actuellement pour l’hydrogène blanc en Wallonie, tout en soulignant que les universités assurent une veille et que d’éventuelles investigations seraient menées si des indices probants apparaissaient lors des futures explorations.

Débat · 3 interventions

  1. Monsieur le Ministre, comme tout le monde le sait, nous avons un grand passé minier en Wallonie et il semblerait que nous sommes assis sur un potentiel énergétique peut-être important. Un article du Soir la semaine dernière nous a démontré que l’entreprise Gazonor exploitait du grisou et qu’elle le remettait dans le réseau local en énergie verte. Dès lors, il semble également – vu de Lorraine – que notre sous-sol minier ait également potentiellement énormément d’hydrogène blanc que nous pourrions exploiter. Vous avez accordé une extension d’exploitation à Marchienne-au-Pont – si ma mémoire est bonne – et je voulais savoir si vous aviez déjà pu cartographier éventuellement les possibilités futures et quel était l’agenda qui pouvait nous amener à exploiter nousmêmes – ou en tout cas faire exploiter et profiter – cette énergie potentiellement propre et libre de CO2.

    Agressivité 69%Émotionnel 55%
  2. FD

    Monsieur le Député, je vous remercie pour votre question. En fait, il y a beaucoup de questions derrière votre intervention. On peut sérier les choses. D’abord, le Gouvernement wallon a effectivement validé la partie wallonne du futur Plan d’exploration nationale. C’est une mise en place d’une cartographie de la réalité du potentiel du sous-sol wallon en matière de minéraux critiques ou de minéraux rares, de terres rares. C’est un travail qui est demandé par l’Europe et que nous accomplissons dans une phase 1, qui est une phase de recensement des études disponibles et d’exploration externe, c’est-à-dire par relevés et analyses physicochimiques et également aériens, pour identifier le potentiel de la Wallonie. Vous m’interrogez sur un autre élément qui est la ressource en énergie de nos sous-sols. Alors, le grisou, le méthane qui s’échappe des mines, il y a aujourd’hui une exploitation industrielle par une entreprise à Anderlues – et prochainement dans une autre commune potentielle. Une exploitation d’une ressource émettrice de CO2, puisque c’est le gaz naturel qui s’échappe des mines. Il s’agit là plutôt d’éviter qu’il ne parte inutilement dans l’atmosphère et qu’on l’utilise au moins pour produire de l’énergie. En ce qui concerne l’hydrogène blanc, vous faites écho à une découverte qui a été faite en France dans le massif lorrain. Ce n’est pas encore le cas chez nous et donc il n’y a pas de programme spécifique en la matière aujourd’hui. Bien sûr, nos universités font un monitoring correct de la situation. Si au cours des explorations futures qui seront menées dans le cadre du Plan national d’exploration, il y a des analyses et des éléments qui permettent de déterminer qu’il y a une ressource utile en la matière, nous mènerons les investigations, mais en sachant que notre territoire est aujourd’hui quand même largement occupé par les activités humaines et qu’il faut donc qu’elles soient encore compatibles avec ce type d’exploitation du sous-sol.

  3. Je vous remercie, Monsieur le Ministre, pour votre réponse bien complète. Effectivement, j’avais pas mal de questions sousjacentes. Évidemment, je vous fais toute confiance sur cette recherche et, en tout cas, je fais aussi également confiance à nos universités et je me réjouis en tout cas de voir évoluer ce potentiel industriel belge et wallon surtout, car je pense que c’est assez important de pouvoir continuer à développer une énergie verte et potentiellement moins chère que celle importée.

    Constructivité 96%Factuel 81%Émotionnel 53%

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