Le rechargement de véhicules électriques lourds par induction
Vincent Maillen a interpellé le ministre sur le projet français d’autoroute électrique par induction, destiné notamment au rechargement des camions en roulant, et a पूछा si une telle solution pourrait être envisagée en Wallonie via un partenariat public-privé ou avec des financements européens. François Desquesnes a répondu que l’électrification des véhicules constitue un outil parmi d’autres pour réduire les émissions de la mobilité, tout en rappelant que la demande reste faible et que le projet français n’en est qu’au stade expérimental. Il a indiqué qu’il demanderait au SPW MI de suivre attentivement les conditions et résultats de ce test afin d’évaluer une éventuelle transposition en Wallonie, en soulignant que la Région dispose d’un réseau autoroutier susceptible d’offrir des opportunités.
Débat · 3 interventions
- VM
Monsieur le Ministre, en France, dès 2025, un projet ambitieux d’autoroute électrique va voir le jour. L’étude prévoit que le système va fonctionner entre Bordeaux et Paris. Le système imaginé fonctionnera par induction. Les voitures qui rouleront sur cette autoroute, surtout les camions – le transport de marchandises est le plus difficilement rechargeable –, vont se recharger en roulant. Un test de cette technologie se fera sur une distance de deux kilomètres, et le projet se chiffre à hauteur de 26 millions d’euros. Les gaz à effet de serre sont produits à 45 % par le transport routier. L’idée est donc de voir si l’on peut transformer ce projet en Belgique, par exemple sur le ring de Bruxelles ou sur les axes très fréquentés au niveau des autoroutes belges. Elles sont nombreuses. J’aimerais vous interroger pour en savoir plus sur les possibilités qu’offrirait la Région, avec un partenariat public-privé ou avec l’Europe ou les trois. Quelles sont vos positions par rapport à ce sujet?
Agressivité 68%Constructivité 43%Émotionnel 58% - FDFrançois DesquesnesLes Engagés
Monsieur le Député, l’électrification des véhicules, qu’il s’agisse de voitures ou de camions, est l’un des outils – pas le seul, je le souligne – permettant de réduire nos émissions de gaz à effet de serre liés à la mobilité. Aujourd’hui, dans le cadre des objectifs climatiques auxquels s’est engagée la Wallonie, quelles que soient les majorités d’ailleurs, la mobilité est malheureusement sans doute le maillon le plus compliqué à faire évoluer. Toutes les solutions sont donc les bienvenues. Aujourd’hui, c’est vrai que la demande est très faible. Comme vous l’avez souligné, sur l’autoroute Bordeaux-Paris, il s’agit d’un tronçon expérimental de deux kilomètres. Nous devrons suivre avec attention ce projet. Je vais donc inviter le SPW MI à être attentif à la mise en œuvre de ce projet ainsi qu’aux conditions et aux résultats de cette expérience pour voir si, demain, elle pourrait être duplicable sur le territoire wallon. Le ring de Bruxelles ne fait pas encore partie du territoire wallon, mais nous avons 800 kilomètres d’autoroute. Il y a donc certainement des possibilités pour un tel projet. Laissons nos amis français tester et expérimenter cela et nous en tirerons les leçons utiles pour le développement de la Wallonie et son positionnement positif dans le cadre des enjeux climatiques.
Constructivité 47%Factuel 39% - VM
Monsieur le Ministre, je m’emballe parce que, comme on est aussi à la Fédération Wallonie-Bruxelles, je mélange un peu tout. Je me réjouis que la Wallonie puisse s’inscrire dans la recherche et dans l’amélioration du transport routier pour diminuer les gaz à effet de serre par tous les moyens possibles. Je vous remercie pour votre vigilance.
Agressivité 96%Émotionnel 93%
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