Moniteur citoyen
← Toutes les questions
ActualitéWalloniemercredi 11 mars 2026

Les conséquences de l’audit de l’ASBL «Les Lacs de l’Eau d’Heure»

Synthèse

Grégory Chintinne a évoqué les conclusions d’un audit sur l’ASBL « Les Lacs de l’Eau d’Heure », notamment la baisse de fréquentation et de recettes, la forte dépendance aux subsides publics et la nécessité de changer de modèle, en interrogeant la ministre sur le développement futur du site et la réouverture de l’Aquacentre et de Falemprise à l’horizon 2027. Valérie Lescrenier a confirmé une diminution récurrente des recettes, une offre trop peu structurée et visible, une dépendance excessive aux subsides et un retour sur investissement public insuffisant, tout en annonçant une stratégie fondée sur des partenariats public-privé mieux structurés, une logique de rendement accrue et un comité stratégique associant acteurs publics et privés. Elle a indiqué que l’Aquacentre et Falemprise seraient prioritaires, avec l’objectif de les rendre opérationnels pour la saison 2027 via des appels à manifestation d’intérêt lancés par le conseil d’administration, et a précisé que l’enveloppe PRW gelée pourrait être débloquée selon les résultats obtenus.

Débat · 3 interventions

  1. Madame la Ministre, s’il y a bien un sujet sur lequel nous avons débattu en commission, c’est l’ASBL « Les Lacs de l’Eau d’Heure ». Dernièrement, un article de presse a divulgué certaines informations du contenu de l’audit relatif à l’ASBL: moins de fréquentation, les recettes en berne, mais surtout une dépendance trop importante aux subventions publiques. J’ai été interpellé par le chiffre partagé dans l’article: 86 % des recettes de la structure seraient des subventions publiques. Si une chose est certaine – et l’on partage tous ce point de vue –, c’est qu’il faut changer le modèle. On ne peut pas continuer comme cela. Il y a tout de même un point positif dans cet article – il faut toujours trouver du positif –: 4 millions d’euros seront affectés à la rénovation de l’Aquacentre et de Falemprise. Vous attendez d’ailleurs, je pense, des informations relatives au conseil d’administration sur le potentiel partenariat public-privé. Madame la Ministre, quel développement préconisez-vous pour «Les Lacs de l’Eau d’Heure»? Sur base de quel modèle? Enfin, pensez-vous pouvoir réaliser la réouverture de l’Aquacentre et de Falemprise, tout en respectant les deniers publics, à l’horizon 2027 tel que c’était décrit dans l’article de presse?

    Agressivité 51%
  2. Monsieur le Député, les audits financiers, organisationnels et juridiques qui ont été menés au niveau de l’ASBL « Les Lacs de l’Eau d’Heure » ces derniers mois nous amènent les conclusions suivantes : d’abord, il existe une diminution récurrente des recettes, tant pour l’ASBL que pour les nombreux partenaires privés. Deuxièmement, il est question d’une offre qui est trop peu structurée et trop peu visible sur le site. Il y a l’ASBL qui travaille, d’un côté, avec la valorisation de son offre et, de l’autre côté, les partenaires privés. Cela empêche de travailler à une offre globale et cohérente pour le site et donc des objectifs communs de commercialisation. Troisième élément, une dépendance trop forte aux subsides publics. Quatrième élément, un retour sur cet investissement public trop faible. En fonction, une stratégie durable et de responsabilisation est mise en place. Elle repose sur plusieurs éléments: - des partenariats privé-public davantage structurés; - une stratégie de rendement plus marquée; - la mise en place d’un comité stratégique auquel participeront les opérateurs privés et les acteurs publics, puisque plusieurs de mes collègues ministres sont aussi intéressés par des thématiques sur le site, pour faire en sorte que toute cette offre fonctionne demain de manière beaucoup plus cohérente. Deux priorités immédiates: l’Aquacentre et le site de Falemprise. L’Aquacentre, ce sont 150 000 visiteurs par an. C’est un élément d’attractivité pour proposer une offre quatre saisons sur le site, ce qui n’est pas négligeable dans une destination dépendante de la météo comme la Wallonie. Par rapport à ces deux sites en particulier, l’objectif est de trouver des partenariats privé-public, pour faire en sorte qu’ils soient opérationnels pour la saison 2027. Le conseil d’administration est chargé de lancer des appels à manifestation d’intérêt. Il se réunit cet aprèsmidi. L’enveloppe PRW qui est actuellement gelée sera débloquée, en fonction de ces appels à manifestation d’intérêt et des résultats qui nous seront présentés. Je conclurai en rappelant que le budget de fonctionnement annuel de Tourisme Wallonie en faveur de l’ASBL n’est pas remis en question, loin de là.

    Agressivité 59%Constructivité 56%Factuel 61%Émotionnel 47%
  3. Je vous remercie, Madame la Ministre, pour vos éléments de réponse. Je vous rejoins complètement dans vos objectifs de développement des sites wallons exceptionnels. Par le passé, on a trop souvent parlé négativement de ce site. Or, ce site en vaut la peine, avec un potentiel énorme. Ce que j’ai entendu de vos paroles est rassurant. Il y a des pistes concrètes pour améliorer le fonctionnement du site, et surtout rendre le Domaine des lacs de l’Eau d’Heure incontournable. C’est bien ce que l’on souhaite tous au sein de ce Parlement. Je note également positivement votre volonté de ne pas augmenter la dépendance aux subventions publiques – on en a parlé, cela a été confirmé –, alors qu’il existe une marge de progression importante – il faut le souligner – en matière de rentabilité pour plusieurs sites du domaine.

    Constructivité 100%Factuel 98%

Questions similaires

UrgenteWallonie25.06.25

Les perspectives de développement des lacs de l’Eau d’Heure

Caroline Desalle a interrogé la ministre sur les conclusions de l’audit PwC concernant les lacs de l’Eau d’Heure, estimant que les investissements publics ne produisent pas à ce stade les retombées économiques attendues et demandant des mesures à court, moyen et long termes ainsi qu’une vision globale de gestion. Valérie Lescrenier a confirmé que le site, malgré les investissements importants consentis depuis les années 1990, ne répond pas encore aux ambitions fixées, et a indiqué que l’audit repose sur un cadastre des investissements, l’analyse des conventions et l’identification des risques. Elle a annoncé des analyses plus fines sur certains sites, notamment Falemprise et l’Aquacentre, en concertation avec le CGT et le nouvel organe d’administration, afin de renforcer l’attractivité, envisager de nouvelles activités et mieux orienter les investissements publics.

CDCaroline Desalle · Les EngagésValérie Lescrenier
Investissements publicsTourisme local
ActualitéWallonie25.10.23

La gestion des différents sites des lacs de l’eau d’heure

Le questionneur a dénoncé plusieurs sites des lacs de l’Eau d’Heure restés à l’abandon malgré d’importants financements publics, en particulier le centre équestre jamais exploité, les boxes non réalisés, l’aquacentre fermé depuis plus de trois ans et une station d’épuration jugée insuffisante. Il a demandé des clarifications sur l’utilisation des subsides, sur le cahier spécial des charges annoncé par l’ASBL de gestion, sur l’état d’avancement des études d’IGRETEC et sur les engagements pour la remise en état du bassin et l’amélioration énergétique et environnementale du site. Le ministre a apporté des éléments de réponse sur ces dossiers, notamment sur le suivi des études et les perspectives d’investissements à venir pour l’aquacentre et l’épuration, tandis que le questionneur a souligné l’image déplorable laissée par la gestion passée et a annoncé qu’il reviendrait sur ces points en commission.

C Clersy · EcoloValérie De Bue
Investissements publicsGestion des infrastructures
ActualitéWallonie12.11.25

L’avenir du Domaine de la bataille de Waterloo 1815

Valérie De Bue a alerté sur l’avenir du Domaine de la bataille de Waterloo 1815, site majeur pour le tourisme et le patrimoine wallons, en soulignant l’échéance proche de l’intercommunale 1815, l’insuffisance présumée des fonds disponibles pour les travaux nécessaires et l’inquiétude des communes après leur refus de proroger la structure pour 30 ans. Valérie Lescrenier a indiqué que la Wallonie entend rester présente sur ce site dont elle est propriétaire, a rappelé que le dialogue avec l’intercommunale est ouvert et a annoncé avoir demandé à Tourisme Wallonie un cadastre complet des acteurs, moyens et missions. Elle a précisé qu’une réunion avec l’ensemble des parties suivra afin de définir, en concertation, le meilleur modèle pour assurer le développement futur du site.

VDValérie De Bue · MRValérie Lescrenier
PatrimoineFinancement des collectivités
ActualitéWallonie25.02.26

L’avenir des caravanes du domaine de Claire-Fontaine

Maxime Daye a interrogé la ministre sur l’avenir des caravanes du camping de Claire-Fontaine, après l’annonce du retrait de l’ASBL « Voies d’eau du Hainaut » de la gestion du site et la demande faite aux campeurs de quitter les lieux. Valérie Lescrenier a indiqué qu’un préavis d’un an court, que l’objectif est de garantir une reprise durable tout en maintenant la stabilité des campeurs, et qu’un plan d’action est élaboré avec Tourisme Wallonie, le SPW MI et le ministre Desquesnes, la Commune de Chapelle-lez-Herlaimont étant candidate prioritaire. Elle a précisé que la commune doit remettre son plan d’action fin mars, faute de quoi d’autres repreneurs seront sollicités, tout en reconnaissant que la saison 2026 est compromise mais que le maintien des caravanes sur site reste recherché. Maxime Daye a salué la coordination avec les autorités concernées et l’importance d’un accompagnement complet pour la reprise du dossier.

MDMaxime Daye · MRValérie Lescrenier
Tourisme localPouvoirs locaux
UrgenteWallonie07.07.21

La nécessité de développer des parcours touristiques et le tourisme fluvial

Le questionneur salue le succès du tourisme wallon tout en soulignant la nécessité de le structurer par des parcours touristiques afin de prolonger le séjour des visiteurs et de combler le déficit digital relevé par la ministre. Il interroge l’état d’avancement de l’élaboration de ces parcours, le développement du tourisme fluvial et l’existence d’une stratégie coordonnée avec les régions voisines. La ministre est citée indirectement à travers ses propos sur la future note stratégique, la stratégie digitale et l’ambition de s’inspirer du modèle français de répertoriage du patrimoine, sans réponse détaillée reproduite dans l’échange fourni. En conclusion, l’intervenant insiste sur le caractère stratégique du tourisme fluvial et sur la vigilance parlementaire quant à sa mise en œuvre.

DMDi Mattia · PSValérie De Bue
Tourisme localTourisme rural