Le déficit de 2,7 millions d’euros du dernier Grand Prix de Belgique de formule 1
Charles Gardier a souligné le rôle majeur du Grand Prix de Spa-Francorchamps comme vitrine internationale, moteur touristique et économique, et a पूछा des solutions concrètes pour réduire son déficit et assurer sa pérennité financière. Pierre-Yves Jeholet a indiqué que l’édition 2024 reste déficitaire, mais moins que celle de 2022, tout en rappelant les importantes retombées économiques, fiscales et en emplois générées par l’événement et son écosystème. Il a précisé que les efforts portent sur la réduction des dépenses et l’augmentation des recettes, malgré la hausse des coûts liés au plateau de Formule 1 et à la sécurité, en considérant ce soutien comme un investissement pour l’économie wallonne. Le député a conclu en insistant sur la nécessité d’un accompagnement durable pour rapprocher l’événement de l’équilibre financier.
Débat · 3 interventions
- CG
Monsieur le Ministre, le Grand Prix de Spa-Francorchamps est le rendez-vous majeur en Région wallonne et en Belgique pour le sport moteur. C’est un formidable outil de développement économique, mais également touristique. C’est également une manière incroyablement efficace de mettre la Belgique sur la carte du monde. Ce Grand Prix est malheureusement déficitaire, bien que l’on note, année après année, que ce déficit se réduit. Monsieur le Ministre, comment procéder pour que ce Grand Prix repasse dans le vert? Quelles sont les idées concrètes à mettre en œuvre avec les organisateurs pour rendre pérenne ce Grand Prix, dont on sait qu’il est au calendrier de la formule 1 pour les prochaines années, ce qui est une excellente nouvelle?
Agressivité 75%Émotionnel 55% Monsieur le Député, en effet, le Grand Prix 2024 est en déficit ; un déficit légèrement supérieur à celui de 2023, mais la moitié moins de celui de l’année 2022. Tout d’abord, le Grand Prix de formule 1, vous l’avez dit, est une vraie vitrine internationale pour le circuit en lui-même qui génère une activité importante – je rappelle que tout au long de l’année, ce sont 145 millions d’euros de retombées économiques pour les activités autour du circuit. Ajoutez à cela 84 millions d’euros de retombées fiscales, dont 3,3 millions d’euros pour les Communes de Stavelot et de Malmedy. C’est important également pour ces communes. Le Grand Prix en lui-même occasionne 55 millions d’euros de retombées économiques positives. Un euro investi dans le Grand Prix génère 9 euros de retombées économiques. On sait que l’activité, toute l’année autour du Grand Prix, occupe 2 000 emplois directs et indirects avec tout un écosystème pour des sociétés de services, des PME, des indépendants, des associations. Oui, nous faisons en sorte – comme au niveau de l’intercommunale du Grand Prix, qui a comme but d’avoir une autonomie financière à l’objectif 2031 –, au niveau de Spa Grand Prix, de diminuer les dépenses et d’augmenter les recettes. C’est compliqué puisque l’on sait que le plateau lui-même de la formule 1 a fortement augmenté et qu’il y a des dépenses en matière de sécurité qui sont importantes, qui ont augmenté. Mais un effort est demandé à la société de Spa Grand Prix pour comprimer ses dépenses et faire en sorte que le déficit soit le moins important possible à l’avenir. Même si c’est combler un déficit, c’est avant tout un investissement et un investissement dans l’économie wallonne. Un investissement qui génère énormément d’emplois directs et indirects. C’est comme cela que l’on doit le voir. La parole est à M. Gardier.
Agressivité 57%Constructivité 45%Factuel 52%Émotionnel 50%- CG
Je remercie M. le Ministre pour sa réponse. C’est un événement très important qui rassemble plus de 400 000 personnes sur quatre jours, mais qui rayonne sur le reste de l’activité de Spa-Francorchamps pendant toute l’année. C’est une chance pour la Région. C’est une chance pour la Belgique. On doit l’accompagner pour trouver des solutions durables, et pour que l’équilibre financier puisse être trouvé – en tout cas, pour que l’on puisse s’en rapprocher. Il y a là l’occasion de réfléchir à améliorer ce qui peut l’être et je vous remercie de suivre ce dossier comme vous le faites, Monsieur le Ministre, non pas ponctuellement, mais tout au long de l’année.
Agressivité 45%Constructivité 82%Factuel 59%Émotionnel 54%
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