L’annonce des suppressions d’emploi chez ArcelorMittal
Olivier de Wasseige a interrogé le ministre sur l’annonce de 190 suppressions d’emploi chez ArcelorMittal, en particulier à Flémalle, ainsi que sur les aides publiques éventuellement accordées à l’entreprise et sur les conditions liées à l’emploi. Il a également élargi le débat à la situation de la sidérurgie wallonne, à la relocalisation industrielle et aux difficultés conjoncturelles de l’économie régionale. Pierre-Yves Jeholet a répondu que la sidérurgie traverse une crise liée au contexte géopolitique, à l’incertitude économique et à la faible demande, et a précisé qu’un plan concernant les services de support est en préparation, avec des impacts sur plusieurs sites belges. Il a indiqué que les chiffres varient, qu’une partie des mesures pourrait passer par la mobilité interne, l’internalisation ou la redéfinition de postes, et a évoqué les enjeux de décarbonation à traiter avec sa collègue Cécile Neven.
Débat · 3 interventions
- ODOlivier de WasseigeLes Engagés
Monsieur le Ministre, la presse nous apprend que 190 emplois sont menacés en Belgique chez ArcelorMittal, avec un impact important sur la Wallonie, particulièrement Flémalle. Quelles informations avez-vous à ce stade sur les conséquences qu’il pourrait y avoir ? ArcelorMittal a pas mal de trésorerie, et a bénéficié récemment d’un subside européen de 260 millions d’euros dans le domaine de la décarbonation. Ce subside est aussi pour aider ArcelorMittal par rapport à sa situation. C’est interpellant de voir que, malgré ce subside, on est dans une phase de menace, de suppressions d’emploi. La Région wallonne a-t-elle récemment octroyé des aides à ArcelorMittal? Si oui, à quelles conditions, notamment par rapport à l’emploi? La seconde partie de mon intervention étend ce problème de la sidérurgie wallonne que vit ArcelorMittal. Récemment, AKT for Wallonia a fait son traditionnel point conjoncturel, duquel on peut relever trois éléments: - une augmentation de la croissance limitée à 0,9 % cette année; - toujours autant de difficultés dans les recrutements; - un nombre de faillites en augmentation, ce qui génère un certain nombre de pertes d’emploi. Ces trois signaux doivent attirer notre attention et nous faire faire preuve de vigilance. Quid de l’emploi industriel? Quid de la relocalisation de l’industrie pour garder une sidérurgie en Wallonie dans le cadre de la transition verte? Quelles étapes voyez-vous par rapport à cela et plus particulièrement par rapport à ArcelorMittal?
Agressivité 81%Constructivité 54%Factuel 42%Émotionnel 78% Monsieur le Député, vous l’avez dit, la sidérurgie souffre aujourd’hui. Vous abordez la situation d’ArcelorMittal. On connaît aussi la situation de Liberty à Liège. On mesure la complexité et les difficultés pour ce secteur liées à un contexte géopolitique, d’une part, et d’autre part à toute une série d’incertitudes économiques et à une faible demande par rapport à ce que le secteur a connu. Concernant les licenciements d’ArcelorMittal, les syndicats européens ont rencontré au Luxembourg la direction. Ils ont confirmé un plan sur les services de support, que ce soit les finances, les ressources humaines, les services achats, le service commercial et autres. Quatre sites sont impactés en Belgique: Gand, Genk, Geel et Liège. Les chiffres varient. Vous citez le nombre de 190 emplois sur les 2 000 à l’échelle belge. Il y a des chiffres aussi entre 100 et 140 équivalents temps plein qui sont menacés – principalement en Flandre. Il y a une étude – vous l’avez aussi évoquée – par rapport aux coûts liés aux services de support, et aussi des propositions portant sur le personnel concerné, que ce soit la mobilité interne, que ce soit l’internalisation de certaines tâches ou encore la redéfinition de certains profils. Aujourd’hui, voilà les informations dont on dispose sur la situation au niveau de l’emploi d’ArcelorMittal, et aux enjeux plus généraux que vous évoquez. Je partage évidemment le constat concernant notamment la décarbonation. Ce sont évidemment des enjeux sur lesquels nous travaillons avec ma collègue Cécile Neven, sur lesquels on pourrait revenir plus longuement en commission.
Agressivité 50%Émotionnel 43%- ODOlivier de WasseigeLes Engagés
Je vous remercie, Monsieur le Ministre, pour votre réponse. De fait, vous confirmez ce que l’on sait tous : la sidérurgie souffre. C’est rassurant de voir qu’il y a des contacts entre les différents syndicats et la direction d’ArcelorMittal à Luxembourg. On sait que le contexte géopolitique est difficile, que la demande sidérurgique est faible aujourd’hui. Vous confirmez malheureusement que ce plan va être mis en œuvre, mais dans la mauvaise nouvelle, il y a une petite lueur, c’est que visiblement il y a des possibilités de reclassement pour les quelques emplois wallons qui seraient touchés. J’espère que l’accompagnement sera à la hauteur. Nous devons absolument revoir quels sont les problèmes au niveau de l’attractivité du territoire – nous aurons l’occasion d’en discuter bientôt en commission – qui fait que l’on garde encore un certain nombre de services, y compris de support, dans ce domaine en Wallonie.
Agressivité 41%Constructivité 57%Factuel 48%Émotionnel 43%
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