Moniteur citoyen
← Toutes les questions
ActualitéWalloniemercredi 4 février 2026

La nouvelle menace de destruction massive d’emplois chez AGC en Wallonie

Synthèse

Les députés ont interpellé le ministre sur l’annonce par AGC Glass Europe de la réduction de ses activités en Wallonie, avec la suppression de 103 emplois à Gosselies et Louvain-la-Neuve, ainsi que sur le climat de difficultés industrielles à Charleroi et les inquiétudes liées au site de Moustier-sur-Sambre. Ils ont demandé un état des lieux, des contacts avec la direction et les représentants des travailleurs, et des garanties sur l’accompagnement social et l’avenir des sites et de la filière du verre.

Pierre-Yves Jeholet a indiqué être en contact avec la direction d’AGC et a précisé qu’il n’y avait pas de licenciements secs ni de procédure Renault en cours, les départs devant relever de retraites, départs naturels ou mesures non contraignantes. Il a souligné le contexte international et commercial difficile, la baisse de la production de verre, l’intérêt des investissements en recherche et développement, la présence du FOREm pour l’accompagnement des travailleurs, et la volonté de maintenir un suivi étroit du dossier avec AGC Europe et les sites wallons.

Débat · 10 interventions

  1. Monsieur le Ministre, AGC Glass Europe a annoncé réduire ses activités en Belgique, principalement en Wallonie, puisque 103 effectifs se concentrent essentiellement sur deux pôles de recherche et de support à Louvain-laNeuve et Gosselies, ce qui a un impact important sur l’emploi. Tout d’abord, j’ai envie d’avoir un mot de sympathie pour l’ensemble des travailleurs et leurs familles qui se voient touchés par cette annonce assez triste. Le groupe indique qu’il n’y aura pas de licenciements secs. Il y aura soit un départ volontaire à la pension, soit un départ encadré par la concertation sociale. C’est en soi une bonne nouvelle, mais on ne peut pas se réjouir quand un opérateur aussi important annonce réduire ses activités sur le territoire wallon. C’est une mort annoncée. Pouvez-vous nous faire un état des lieux de la situation? Avez-vous des contacts avec les représentants de l’entreprise? Qu’en est-il de l’accompagnement de ces travailleurs qui, même si des départs volontaires sont annoncés ou encadrés, doivent être en situation de détresse? Comment encore envisager la filière du verre sur le territoire de la Wallonie quand on voit qu’un tel secteur, hyper important il y a quelques dizaines d’années, se voit aujourd’hui encore frappé par la crise? Par la suite, comment pouvons-nous nous mobiliser pour anticiper ce genre de situation? La cause de cette annonce, c’est le retrait des activités de la société sur le marché russe. J’imagine qu’elle ne sera pas la seule. Dès lors, essayons d’anticiper un maximum pour réduire les mauvaises nouvelles ou, en tout cas, les accompagner au mieux.

    Agressivité 87%Constructivité 50%Factuel 52%Émotionnel 92%
  2. Monsieur le Ministre, Thy-Marcinelle, iTeos, Catalent, Cora – même si l’on sait maintenant que caissière n’est pas un métier de luxe, cela fait quand même 1 500 personnes sur le carreau –, Thales ou encore Univercells... Je pourrais utiliser tout le temps de ma question pour vous énumérer les entreprises carolos qui s’effondrent, mais je vais me limiter à la toute dernière, c’est-à-dire AGC. Cette entreprise historique a annoncé la suppression de 103 emplois, notamment sur son site de Gosselies. Rien qu’en un mois, ce sont ainsi 360 pertes d’emplois qui ont été annoncées à Charleroi. Depuis l’installation de votre Gouvernement, au moins 3 000 emplois ont été perdus. De plus, la Wallonie n’est pas économiquement homogène: Charleroi, en particulier, est marquée par une trajectoire postindustrielle qui la fragilise. Dans un contexte compliqué où la sidérurgie et l’industrie se crashent, où le monde pharmaceutique recule, de même que la construction – cela doit certainement être dû à vos grandes idées de supprimer les primes –, les entreprises carolos sont les premières à s’effondrer. Si l’on ajoute à cela son contexte d’urgence sociale, c’est la chute aux enfers. Les entreprises ferment les unes après les autres. Le taux de chômage a augmenté de 9,6 %. Il y a une offre d’emploi disponible pour sept demandeurs et demandeuses d’emploi. Sérieusement, quelle est votre réelle ambition en matière d’emploi et pour le secteur industriel? En ce qui concerne AGC, comment comptez-vous soutenir ces familles qui restent à nouveau sur le carreau? Comment comptez-vous prévenir de telles situations? Comme M. Tzanetatos l’a dit, faire preuve d’anticipation n’est pas un luxe dans ce dossier, compte tenu des faillites qui s’enchaînent. Enfin, au nom de mon groupe, je tiens à témoigner tout mon soutien aux familles des employés d’AGC, de Cora et des autres, et à leur dire que nous nous inquiétons sincèrement pour elles.

  3. JC

    Monsieur le Ministre, c’est toujours un drame social quand il y a des licenciements dans une entreprise. Nous pensons beaucoup à toutes ces familles inquiètes. Je connais très bien le précédent CEO d’AGC et j’espère que l’entreprise va gérer la situation le plus socialement possible. Cela étant, ce sont évidemment des pertes d’emplois. N’oublions pas qu’AGC Mondial, avec qui j’ai eu l’occasion de collaborer, a investi beaucoup d’argent pour créer un centre de recherche et de développement de 300 personnes. C’est rassurant pour le futur et l’on doit y être très attentifs. Le marché du verre est en difficulté. Inutile de vous parler de géopolitique, des taxes décidées par les ÉtatsUnis, qui ont des impacts, et du centre de décision, qui est au Japon. Dès lors, ce n’est pas toujours facile. Le monde politique, quels que soient les partis, est souvent impuissant par rapport aux décisions de multinationales. Avez-vous des contacts avec AGC pour connaître les décisions prises pour protéger, voire replacer le personnel? Quelles seront ses ambitions futures? L’entreprise compte-t-elle garder son centre de recherche à Gosselies, sans oublier Louvain-la-Neuve? Quelles sont ses ambitions et ses perspectives par rapport à un marché en déséquilibre pour le moment?

    Agressivité 39%
  4. Monsieur le Ministre, il y a des licenciements à Gosselies et à Louvain-la-Neuve. À cet égard, je me joins aux questions qui ont été posées par les précédents intervenants. Ensuite, il y a le site industriel à Moustiersur-Sambre, avec plus de 500 travailleurs. Il y a une inquiétude parce qu’un des trois fours était en rénovation. Il devait rouvrir, mais il n’y a aujourd’hui pas de garantie quant à sa réouverture. Les travailleurs attendent en particulier ce que l’on appelle le craquage de l’allumette. Ce n’est pas un mot particulier pour désigner l’inauguration du four, mais bien un mot-clé, car, au moment où a lieu cette opération, cela signifie que les investissements qui ont été faits – 40 millions d’euros – restent en Belgique. Jusqu’à ce moment, ils peuvent être délocalisés. Donc, l’inquiétude est grande. Y voyez-vous clair sur la stratégie de l’entreprise? Quels contacts avez-vous pris avec les organisations représentatives des travailleurs et des travailleuses, ainsi qu’avec la direction de l’entreprise? Quelle est la stratégie du Gouvernement pour offrir des garanties par rapport à l’ensemble de ces emplois dans la recherche et dans l’industrie?

    Agressivité 76%Constructivité 52%Factuel 52%Émotionnel 75%
  5. Madame et Messieurs les Députes, le contexte géopolitique international, ainsi que le contexte économique et commercial ont déjà été plus favorables qu’ils ne le sont aujourd’hui, notamment pour les entreprises. Vous m’interrogez sur la stratégie du Gouvernement, mais d’abord, il y a la stratégie des entreprises, en l’occurrence celle d’AGC, dans le contexte difficile de la production de verre, qui a chuté de 20 % ces dernières années. Par ailleurs, les décisions sur les tarifs douaniers ne garantissent aucune sécurité ni aucune prévisibilité pour les entreprises. Or, on sait que c’est indispensable pour les entreprises et pour notre économie. Les entreprises et les autorités politiques doivent s’adapter à ce contexte international. Je suis d’accord sur le fait qu’il faut anticiper. J’assume les réformes et je les assumerai jusqu’au bout. N’ayez pas d’inquiétude sur le fait que je suis déterminé. Ensuite, vous me parlez de la situation de la région de Charleroi. (Réactions dans l’assemblée) Comment se fait-il, malgré les milliards, les milliards et les milliards d’euros engloutis par les aides européennes, par les plans et rantanplans menés en Wallonie, que M. Magnette, M. Demotte et M. Di Rupo, qui ont été ministres-présidents à la tête de notre Région, n’aient pas anticipé et fait en sorte que notre Région soit plus prospère? C’est une question élémentaire qu’il faut poser. Il est un peu facile de remettre les drames de Cora ou de Thy-Marcinelle sur le dos du ministre de l’Emploi. Je n’aime pas donner des leçons, mais j’aime quand on assume les politiques. Sur les licenciements collectifs, on peut avoir un débat. Je peux avoir un face-à-face avec Mme Morreale. Je ne lui ai jamais rien reproché quand elle était face à des licenciements collectifs. (Réaction de Mme Greco) Madame Greco, je suis habitué à votre tonalité, qui ne m’émeut pas. Chacun a son caractère. (Réaction de Mme Greco) M. le Président. – La parole est à M. le Ministre Jeholet.

    Agressivité 52%Factuel 39%Émotionnel 49%
  6. Gardez le sourire comme moi. C’est bien. Je m’associe à l’émotion des familles et des travailleurs d’AGC. C’est une entreprise qui a déjà souffert par le passé et qui souffre aujourd’hui. Il est évident que 190 postes perdus, dont 103 en Belgique, c’est beaucoup trop. Cela concerne des cadres, des employés et du personnel administratif. J’ai bien évidemment eu un contact avec la direction d’AGC. À ce stade, le site de Moustier-sur-Sambre n’est pas concerné. M. Hazée a raison de mentionner la volonté de relancer l’outil et l’important investissement public. La Région wallonne a investi un peu plus de 12 millions d’euros dans AGC, sur un montant important de 136 millions d’euros investis en Wallonie. En ce qui concerne les licenciements prévus, la direction m’a confirmé qu’il n’y aura pas de licenciements secs. Cela veut dire que ce sont des départs à la retraite, des départs naturels et d’autres mesures non contraignantes. Il n’y a pas de procédure Renault en cours. Par rapport à l’encadrement et à l’accompagnement des personnes qui vont perdre leur emploi, certaines vont partir en retraite et n’auront donc pas d’encadrement ou d’accompagnement. Peu importe que l’entreprise soit victime d’un licenciement collectif ou pas, d’une procédure Renault ou pas, le FOREm est à disposition de façon rapide, agile et souple pour encadrer les travailleurs qui ont perdu leur boulot. Concernant AGC en Belgique, il y a des atouts: l’expertise des travailleurs, les investissements, notamment en matière de recherche et développement, des outils et des technologies de pointe. Comme M. Cloquet l’a dit, c’est essentiel, mais cela ne suffit pas. Il n’y a pas de puissance économique quand il n’y a pas de capacité de production. Il est donc important de pouvoir produire en Belgique. Il y a une capacité d’innovation dans des produits à forte valeur ajoutée et une plus-value importante. Nous devons miser sur ces différents éléments. Nous allons bien évidemment rester en contact avec AGC Europe, avec le siège en Belgique, à Louvain-laNeuve, à Gosselies et à Moustier-sur-Sambre, pour suivre ce dossier de près, donner de la perspective et donner un avenir à cette entreprise qui a une excellente réputation au niveau international. Ce n’est pas un petit avantage dans un contexte international, économique et commercial plus difficile. C’est pourquoi un volet de notre politique industrielle est d’envisager d’autres opportunités de marché à l’international. C’est aussi un élément important pour ce type d’entreprise.

  7. Je vous remercie, Monsieur le Ministre, pour votre réponse. Quand je parlais d’anticipation, je parlais de la manière avec laquelle vous pourriez, avec votre Gouvernement, mettre en place des conditions prévisibles, stables et sereines pour que des entreprises osent encore se développer en Wallonie. J’ai bien compris, à travers la note de politique régionale et votre action quotidienne, que vous déployez tous les efforts pour ce faire. Madame Greco, je peux vous donner les coordonnées d’un conseil spécialisé en marques, parce que le populisme à la Greco, cela suffit! La période postindustrielle a commencé il y a plus de 60 ans, et vous reprochez à M. Jeholet de ne pas l’avoir anticipée. Sur 60 ans, il y a eu 55 ans de gouvernements dirigés par des socialistes qui n’ont rien vu venir. Les catastrophes que Charleroi vit aujourd’hui sont dues à l’économie mondiale. La guerre en Ukraine a des impacts sur le coût de notre électricité et, donc, sur nos industries, notamment la perte du marché russe pour une entreprise qui a pignon sur rue à Charleroi. Vous faites aujourd’hui de drames humains des slogans politiques, et c’est du populisme. (Applaudissements) M. le Président. – La parole est à Mme Greco.

  8. Près de 12 000 faillites, c’est du jamais vu en 10 ans. Ce ne sont pas les plans et les rantanplans du passé. C’est votre bilan, Monsieur le Ministre. (Applaudissements) Quand on contraint des demandeurs d’emploi à chercher des emplois qui n’existent pas et que, par la même occasion, ceux qui existent disparaissent dans un silence politique quasiment parfait, il faut prendre les choses en main et anticiper. Si votre politique ne parvient pas à maintenir la dynamique actuelle et qu’en plus, vous ne parvenez pas à entamer une dynamique durable... Quand allez-vous arrêter de parler de conjoncture et vous tourner vers votre responsabilité politique? Cela fait déjà 18 mois. Vous ne pourrez plus vous retourner vers les autres et dire, comme en maternelle: «Ce n’est pas moi, c’est lui». Bientôt, il faudra assumer votre bilan. Il commence à peser déjà bien lourd. Courage, Monsieur le Ministre des faillites et du chômage!

    Agressivité 66%Constructivité 43%Émotionnel 84%
  9. JC

    Je vais prendre un peu de hauteur dans ce débat. J’ai été patron dans une multinationale. Que faut-il considérer comme important ? Ce sont les atouts. Quand j’étais patron de Solvay, à Jemeppe-sur-Sambre, nous étions comparés à d’autres pays européens et à d’autres pays du monde. Ce qui importe et ce qui est notre rôle, c’est de mettre en place toute une série d’actions pour que ces entreprises soient compétitives par rapport aux autres. C’est fondamental dans le domaine énergétique, dans le domaine de l’emploi, et ainsi de suite. C’est là-dessus que nous devons travailler. Sur le reste, excusez-moi, mais nous n’avons aucun impact. Nous pouvons donner des subsides et des subsides. Oui, c’est une possibilité. Cependant, pour le plus important, ce sont des axes comme l’énergie et d’autres coûts qui permettent à ces entreprises d’être compétitives et d’être meilleures que d’autres sur le marché mondial.

    Agressivité 70%Émotionnel 77%
  10. Tout d’abord, il ne faut pas regarder ce qui se passe uniquement dans le présent. Il y a, depuis plusieurs années, des licenciements au sein d’AGC. Il y a eu 100 travailleurs licenciés silencieusement à la fin de l’année 2024 à Moustier-sur-Sambre et il y a eu la fermeture de Fleurus. Il y a un chômage temporaire en masse aux frais de la collectivité. Il faut voir l’ensemble de ces éléments. Le ministre dit que le site de Moustier-sur-Sambre n’est pas touché à ce stade. L’entreprise dit qu’elle va rouvrir le four, mais il n’y a toujours pas de calendrier ferme. Il est nécessaire d’avoir des garanties pour les travailleurs et les travailleuses. Tout le monde se fout des rantanplans et de vos règlements de comptes. Laissez-les de côté et restons sur le dossier.

Questions similaires

ActualitéWallonie04.02.26

La restructuration annoncée chez AGC Glass Europe et l’impact sur l’emploi et l’industrie sur le territoire wallon

Les intervenants ont dénoncé l’annonce d’AGC Glass Europe de réduire ses activités en Belgique, avec 103 emplois concernés surtout à Gosselies et Louvain-la-Neuve, ainsi que les inquiétudes liées au site de Moustier-sur-Sambre et à l’avenir de l’outil industriel en Wallonie. Ils ont demandé des contacts avec la direction, des garanties pour les travailleurs et un accompagnement social, tout en évoquant la fragilité du tissu industriel carolo et les effets de la conjoncture internationale, notamment la perte du marché russe et la baisse de la production de verre. Pierre-Yves Jeholet a confirmé avoir contacté AGC, précisé qu’il n’y aurait pas de licenciements secs ni de procédure Renault, rappelé la disponibilité du FOREm pour l’accompagnement et souligné les investissements déjà réalisés en Wallonie. Il a insisté sur la nécessité pour la Région et les entreprises de s’adapter au contexte économique mondial, de préserver la capacité de production et de rechercher de nouveaux débouchés à l’international.

NTNicolas Tzanetatos · MRPierre-Yves Jeholet
EmploiIndustrie
ActualitéWallonie04.02.26

L’annonce de la suppression d’emplois au sein d’AGC Automotive

Les députés ont interrogé le ministre sur l’annonce par AGC de la suppression de 103 emplois en Belgique, surtout à Gosselies et Louvain-la-Neuve, en demandant un état des lieux, des contacts avec l’entreprise et un accompagnement des travailleurs, dans un contexte plus large de fragilisation industrielle à Charleroi et dans la filière du verre. Le ministre a indiqué avoir pris contact avec la direction, confirmé qu’il n’y aurait pas de licenciements secs ni de procédure Renault, et rappelé que le FOREm pouvait intervenir pour l’accompagnement des personnes concernées. Il a souligné les difficultés du marché du verre et les incertitudes géopolitiques et commerciales, tout en mettant en avant les atouts d’AGC en matière d’innovation, de recherche et de capacité de production en Belgique. Il a aussi précisé que le site de Moustier-sur-Sambre n’était pas concerné à ce stade et que la Région resterait en contact avec l’entreprise pour suivre le dossier.

JCJean-Jacques Cloquet · Les EngagésPierre-Yves Jeholet
Développement économiqueEmploi
UrgenteWallonie04.02.26

L’inquiétude des travailleurs d’AGC à Moustier-sur-Sambre

Les intervenants ont relayé l’inquiétude des travailleurs d’AGC face à l’annonce d’une réduction d’activités en Belgique, avec 103 emplois concernés, principalement à Gosselies et Louvain-la-Neuve, ainsi qu’un climat de fragilisation de l’emploi industriel à Charleroi. Stéphane Hazée a insisté sur la situation du site de Moustier-sur-Sambre, où les travailleurs attendent des garanties sur la remise en service d’un four rénové et sur le maintien des investissements. Le ministre Pierre-Yves Jeholet a indiqué avoir contacté la direction, précisé qu’il n’y aurait pas de licenciements secs ni de procédure Renault, et rappelé que le FOREm pouvait accompagner les personnes concernées. Il a également souligné les difficultés du marché du verre, les incertitudes géopolitiques et commerciales, et la nécessité de préserver en Belgique les capacités de production, de recherche et d’innovation d’AGC.

SHStéphane Hazée · EcoloPierre-Yves Jeholet
EmploiIndustrie
UrgenteWallonie04.09.24

La restructuration annoncée concernant AGC Glass à Jemeppe-sur-Sambre

Éliane Tillieux a alerté sur le plan de restructuration annoncé chez AGC Glass à Moustier, qui menace 34 emplois sur 630, et a पूछा quelles mesures d’accompagnement et quel soutien financier la Wallonie pouvait prévoir pour limiter l’impact social. Pierre-Yves Jeholet a indiqué que le Gouvernement suit le dossier de près, que le FOREm a été immédiatement informé et que la procédure légale de consultation est en cours. Il a précisé qu’une recherche de solutions pour éviter ou limiter les licenciements est engagée et qu’en cas de confirmation, une cellule pour l’emploi pourra être mise en place pour accompagner les travailleurs vers la formation et le reclassement.

ÉTÉliane Tillieux · PSPierre-Yves Jeholet
Restructuration d'entrepriseEmploi
ActualitéWallonie21.01.26

Le licenciement de 179 travailleurs par le groupe Riva à Thy-Marcinelle

Le licenciement annoncé de 179 travailleurs par Riva à Thy-Marcinelle a été présenté comme une annonce d’intention dans le cadre de la phase 1 de la procédure Renault, la députée Özlem Özen demandant des garanties sur la pérennité du site, une stratégie industrielle wallonne et un accompagnement concret des travailleurs. Pierre-Yves Jeholet a souligné que la situation s’inscrit dans un contexte plus large de difficultés de la sidérurgie et a indiqué que toutes les pistes doivent être examinées, y compris un éventuel repreneur, avec Wallonie Entreprendre déjà mobilisée. Il a précisé que, si les licenciements sont confirmés, le FOREm activera les dispositifs de reconversion et d’accompagnement individualisé pour les travailleurs concernés, tandis que la direction et les syndicats doivent poursuivre la concertation pour limiter l’impact social.

ÖÖÖzlem Özen · PSPierre-Yves Jeholet
Licenciements collectifsSidérurgie