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Les conséquences pour la Wallonie de l’annonce de la hausse de la taxe fédérale d’embarquement

Synthèse

Nicolas Tzanetatos a alerté sur l’impact pour l’aéroport de Charleroi de la hausse annoncée de la taxe fédérale d’embarquement, qu’il juge susceptible de fragiliser un outil économique majeur pour la Wallonie et plusieurs milliers d’emplois, en s’ajoutant à une taxe locale déjà contestée. Pierre-Yves Jeholet a indiqué qu’un courrier officiel avait été adressé au Premier ministre pour défendre les intérêts stratégiques de la Région, rappeler l’absence de concertation avec le fédéral et demander l’ouverture d’un dialogue. Il a souligné que le Gouvernement wallon ne veut exclure aucune option pour protéger les aéroports, présentés comme des moteurs de développement économique et d’emploi.

Débat · 3 interventions

  1. Monsieur le Ministre, l’aéroport carolo est un outil indispensable au déploiement touristique et économique de la Wallonie. Or, aujourd’hui, l’aéroport traverse une zone de turbulence, puisqu’il est touché directement par une décision prise par le bourgmestre socialiste de Charleroi, à savoir une taxe de 3 euros par passager qui vise à rapporter à la Ville de Charleroi 15 millions d’euros, soit plus que le bénéfice escompté pour l’année 2026 par l’aéroport, ce qui risque de mettre l’aéroport en danger d’un point de vue économique. De plus – et c’est l’objet de ma question –, l’aéroport est touché par une taxe fédérale d’embarquement de 10 euros par passager qui devra être supportée par les compagnies aériennes et le transporteur, mais qui, de facto, a un impact indirect sur l’aéroport et l’outil économique de la Wallonie. Étant donné que cela impacte directement la Wallonie à travers son aéroport, quels sont les outils à votre disposition? Au nom de votre Gouvernement, M. le Ministre-Président a interpellé le Premier ministre. Quelles sont les armes dont nous disposons?

    Agressivité 87%Factuel 45%Émotionnel 88%
  2. Monsieur le Député, je vous confirme qu’un courrier officiel a été envoyé au Premier ministre au nom du Gouvernement wallon concernant la hausse annoncée de la taxe fédérale sur l’embarquement des passagers. L’objectif du Gouvernement est de défendre les intérêts économiques et stratégiques de notre Région, comme la Déclaration de politique régionale le mentionne. Les aéroports font partie de la DPR en tant que moteurs de développement économique et de création d’emplois. Nous ne pouvons pas accepter cette taxe qui passerait de 2 euros à 11 euros, surtout qu’il n’y a pas eu de concertation avec le Fédéral sur le sujet. Ce sont 1 100 emplois directs, indirects et induits qui sont menacés. Nous ne pouvons donc pas rester les bras ballants. Le courrier, qui est une première étape, appelle le Fédéral et le Premier ministre au dialogue et à la concertation. Pour que les choses soient claires, nous ne fermons aucune porte, mais nous n’éliminons aucune possibilité pour défendre les intérêts stratégiques de la Région wallonne dans ce dossier.

  3. Je vous remercie, Monsieur le Ministre, pour votre réponse. Il est clair que la concertation est le mot-clé dans toute cette histoire. Il est évident que l’on doit veiller aux intérêts économiques de la Wallonie. Une Wallonie qui se porte bien, c’est une Belgique qui se porte mieux. Il est inutile d’aller scier la branche sur laquelle on est assis dans la mesure où le redéveloppement optimal de l’aéroport de Charleroi signifie une métropole et une Wallonie qui s’en porteront bien mieux. Nous devons donc veiller à préserver l’outil.

    Agressivité 53%Constructivité 95%Factuel 63%Émotionnel 51%

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