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ActualitéWalloniemercredi 25 mars 2026

La protection de Brussels South Charleroi Airport (BSCA) et de ses investissements

Synthèse

Nicolas Tzanetatos a salué l’annulation de la taxe communale de 3 euros par passager visant BSCA, tout en exprimant des inquiétudes face à la taxe fédérale portant de 5 à 10 euros la contribution par passager, susceptible de fragiliser l’aéroport, l’emploi et l’attractivité du site. Cécile Neven a rappelé que le Gouvernement wallon entend développer les aéroports, en particulier BSCA, grâce au permis récemment octroyé et au lancement du plan stratégique, mais que les mesures communale et fédérale allaient à l’encontre de cet objectif. Elle a indiqué que la Wallonie avait annulé la taxe de Charleroi et qu’elle demandait au Gouvernement fédéral de revoir la disposition de la loi-programme, les négociations étant en cours. Le député a insisté en conclusion sur la nécessité d’une meilleure concertation entre niveaux de pouvoir pour protéger les investissements et permettre le développement de l’aéroport.

Débat · 3 interventions

  1. Madame la Ministre, le ciel s’éclaircit un peu pour notre aéroport wallon et carolo puisque la taxe de 3 euros par passager qui avait été annoncée par la Ville de Charleroi, qui représente plus ou moins 15 millions d’euros par an et qui allait toucher directement l’aéroport, est définitivement annulée. En effet, la Ville a annoncé, par l’intermédiaire de son bourgmestre, ne pas aller en recours contre la décision d’annulation prise par votre Gouvernement. C’est une bonne nouvelle pour notre outil économique wallon. Malgré tout, on n’est pas sans crainte dans le secteur parce qu’il est évident qu’une telle sortie non concertée a créé l’émoi auprès des travailleuses et des travailleurs, du management et de l’ensemble des équipes, mais aussi et surtout auprès des opérateurs de l’aviation qui se voyaient directement touchés par cette taxe. Ryanair avait déjà annoncé la suppression de 1 million de sièges au départ de Charleroi, ce qui allait évidemment avoir un impact sur l’attractivité économique et le rendement économique de notre aéroport wallon. Il reste cependant quelques nuages, si vous me permettez l’expression, puisqu’une mesure fédérale vise à faire passer une certaine contribution de 5 euros par passager à 10 euros. Cette contribution ne touche pas directement les aéroports belges, mais bien les compagnies aériennes, ce qui crée encore un peu d’émoi dans le secteur, qui est déjà soumis à de fortes tensions parce qu’il est extrêmement concurrentiel. On le sait, la Belgique n’est pas une île loin de tout; des pays voisins comportent, eux aussi, des aéroports qui ne demandent qu’à s’étendre. Dès lors, forcément, la concurrence fait rage. Où en est-on dans le mécanisme de concertation, sachant que votre Gouvernement, à travers notre ministre-président, a interpellé Bart De Wever pour que l’on puisse revoir la copie au niveau fédéral? Comment garantir au secteur aéroportuaire un peu de tranquillité et une vision à long terme pour qu’il puisse rencontrer les objectifs de décarbonation et de réduction maximale des nuisances vis-à-vis de l’environnement et du voisinage?

    Agressivité 36%
  2. Monsieur le Député, l’accord de gouvernement est très clair : ce Gouvernement veut développer les outils économiques que sont nos aéroports, singulièrement BSCA, en l’occurrence. Pour ce faire, le Gouvernement a octroyé à BSCA un permis qui va enfin permettre à l’aéroport de se projeter dans l’avenir et de se développer économiquement, dans le respect, évidemment, des éléments environnementaux et sociaux. Ce permis est aussi un feu vert donné à l’aéroport pour lancer son plan stratégique; or, les décisions que vous avez nommées, c’est-à-dire, d’une part, les velléités de la Ville de Charleroi d’imposer une taxe dont le rendement aurait été à charge l’aéroport pour un montant d’environ 15 millions d’euros et, d’autre part, la taxe fédérale, vont précisément à l’encontre de cela. Pire, elles mettent même l’activité et l’emploi en péril. Le Gouvernement wallon a donc annulé cette taxe de la Ville de Charleroi et il enjoint le Gouvernement fédéral à revoir la disposition contenue dans la loiprogramme. Je ne vais pas détailler ici les négociations, puisqu’elles sont en cours, mais il est évident que l’idée est de revoir le dispositif. En conclusion, je dirais que l’objectif de la Région est de défendre l’aéroport. Je crois que l’on peut dire ici que l’action coordonnée de la Wallonie a quand même permis de résoudre et de remettre en cause des décisions prises à d’autres niveaux de pouvoir qui avaient vraiment un impact négatif sur nos outils économiques.

    Agressivité 54%Constructivité 42%Factuel 47%Émotionnel 47%
  3. Votre dernière phrase résume parfaitement la situation : ce sont deux décisions prises à d’autres niveaux de pouvoir qui impactent un outil wallon, à la fois au niveau communal, par la décision non concertée de la Ville de Charleroi et de son bourgmestre, mais également au niveau fédéral, qui avait annoncé sa volonté. Cette contribution, qui existait déjà, se voit aujourd’hui doublée pour essayer de pallier l’impact environnemental, mais cela a, de facto, un impact direct sur notre Région. Le mot essentiel, comme cela a été dit à travers de nombreuses questions d’actualité, c’est la concertation. Il faut prendre langue entre les différentes structures de nos institutions belges, de notre lasagne institutionnelle, pour éviter de telles situations et, surtout, pour permettre le développement d’outils que la Wallonie souhaite développer, lesquels auront également un impact positif pour la Commune de Charleroi, qui est directement concernée géographiquement, mais aussi pour la Belgique, puisque le développement de l’emploi aura un impact au niveau fédéral. Ce serait donc une bonne chose pour tout le monde.

    Constructivité 76%

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