Concertation fédérale
L’utilisation de la recherche des résidus de drogue dans les eaux usées dans les politiques wallonnes de prévention
Caroline Taquin a plaidé pour l’usage systématique de l’analyse des eaux usées afin de mieux cartographier la consommation de drogues en Wallonie, d’identifier les substances consommées selon les zones et de renforcer les politiques de prévention en coopération avec le Fédéral et les communes. Yves Coppieters a indiqué qu’il s’agit d’un outil intéressant, mais qu’il n’existe pas encore de dispositif wallon structuré pour ces mesures ; il a cité l’étude ponctuelle de Sciensano de mars 2025, portant sur 17 stations d’épuration en Belgique, ainsi que la possibilité d’intégrer de tels indicateurs dans le futur plan de prévention et de promotion de la santé. Le ministre a toutefois souligné les coûts et la complexité d’une telle mise en place, tout en rappelant l’existence d’une coordination interfédérale via la cellule Drogues générale.
L’avenir de l’hôpital de Marche-enFamenne
Anne Laffut s’inquiète de l’avenir de l’hôpital de Marche-en-Famenne au regard des critères envisagés pour la réforme du paysage hospitalier, estimant qu’il pourrait ne plus être reconnu comme hôpital général régional et plaidant pour le maintien de deux centres hospitaliers en province de Luxembourg. Yves Coppieters répond que le rapport d’experts ne constitue pas encore une feuille de route et qu’une phase de consultation est en cours jusqu’à fin mars, avec l’intervention d’organes consultatifs. Il juge inadapté à la réalité luxembourgeoise le critère des 40 minutes d’accessibilité et assure qu’aucune décision n’est prise à ce stade, la réforme devant encore être adaptée aux spécificités locales sur une période d’environ quinze ans.
Les conséquences pour la Wallonie de l’annonce de la hausse de la taxe fédérale d’embarquement
Nicolas Tzanetatos a alerté sur l’impact pour l’aéroport de Charleroi de la hausse annoncée de la taxe fédérale d’embarquement, qu’il juge susceptible de fragiliser un outil économique majeur pour la Wallonie et plusieurs milliers d’emplois, en s’ajoutant à une taxe locale déjà contestée. Pierre-Yves Jeholet a indiqué qu’un courrier officiel avait été adressé au Premier ministre pour défendre les intérêts stratégiques de la Région, rappeler l’absence de concertation avec le fédéral et demander l’ouverture d’un dialogue. Il a souligné que le Gouvernement wallon ne veut exclure aucune option pour protéger les aéroports, présentés comme des moteurs de développement économique et d’emploi.
Les négociations interrégionales et le tournant pour la mobilité que représente la vignette automobile
Les députés ont interrogé le ministre sur l’avancement des négociations interrégionales relatives à une vignette automobile, en insistant sur sa forme dématérialisée ou matérielle, son calendrier, son éventuelle application dès 2027 et la garantie d’une neutralité fiscale pour les automobilistes wallons. Ils ont également demandé des précisions sur le traitement des véhicules de leasing, la répartition des recettes entre Régions et l’utilisation des montants pour financer durablement l’entretien des infrastructures routières. François Desquesnes a expliqué que la vignette viserait à faire contribuer tous les usagers, y compris étrangers, conformément au cadre européen, qu’elle serait dématérialisée et modulée selon des durées allant d’un jour à un abonnement annuel. Il a confirmé la poursuite des discussions avec la Flandre, les contacts avec la Commission européenne pour sécuriser juridiquement le mécanisme et l’objectif d’une fiscalité globalement neutre pour les contribuables wallons.
L’analyse du SPW IAS relative à l’impact de la réforme du chômage sur les finances locales
Stéphane Hazée et Christie Morreale ont dénoncé l’impact financier de la limitation des allocations de chômage sur les CPAS, estimant que la compensation fédérale serait insuffisante et réclamant une intervention de la Wallonie via le Comité de concertation ainsi qu’un soutien accru aux pouvoirs locaux. François Desquesnes a indiqué avoir commandé l’étude citée, qui évalue pour 2026 un coût net de 36 à 38 millions d’euros en Wallonie, en précisant que l’estimation n’intègre ni les recettes liées à la remise au travail ni le bonus de remboursement de type Van Bossuyt. Il a ajouté que la Région prépare aussi, via le ministre de l’Emploi et de la Formation, des mesures destinées à accompagner le retour à l’emploi des personnes concernées.
Le financement insuffisant des CPAS suite à la réforme des allocations de chômage
Les députés ont alerté sur l’impact financier de la réforme fédérale des allocations de chômage pour les CPAS, en évoquant des estimations allant de plus de 500 millions d’euros à un risque de trou de financement dès 2027, ainsi que l’insuffisance de la compensation fédérale. Ils ont demandé au ministre d’exiger une neutralité financière complète, d’anticiper l’afflux de nouveaux bénéficiaires et de soutenir davantage les CPAS, en critiquant aussi les restrictions budgétaires imposées au secteur local. François Desquesnes a indiqué avoir lui-même commandé une étude d’impact à son administration, estimant le coût net à 36-38 millions d’euros en 2026, avec augmentation les années suivantes, tout en précisant que ces chiffres n’intègrent pas certains effets positifs potentiels liés à la remise à l’emploi ni le bonus de remboursement fédéral. Il a ajouté que la Wallonie prépare, via le ministre de l’Emploi et de la Formation, des mesures pour accompagner le retour au travail des personnes exclues du chômage.
Les suites de la rencontre avec la ministre Van Bossuyt sur les opportunités de la migration
Anne-Catherine Goffinet a demandé le contenu des échanges entre le Ministre-président et la ministre fédérale Van Bossuyt, ainsi que les mesures envisagées pour mieux coordonner l’accueil et l’accompagnement des personnes migrantes, en associant les associations de terrain. Adrien Dolimont a indiqué avoir abordé plusieurs dossiers transversaux, notamment la coordination entre niveaux de pouvoir, l’intégration et le rôle central de la formation, tout en respectant les compétences de chacun. Il a également évoqué la prise en charge des Ukrainiens et l’évolution des logements mis à leur disposition, qualifiant la rencontre de constructive. La députée a insisté en réplique sur la nécessité d’une approche rapide, humaine et en partenariat avec les associations, en citant des exemples étrangers de remise au travail.
La coordination intrabelge en matière d’exportation d’armes à la suite de l’accord fédéral sur la situation au Moyen-Orient
Les intervenants ont interrogé le ministre-président sur la coordination intrabelge après l’accord fédéral relatif à Gaza, en insistant sur la reconnaissance de la Palestine, les mesures contre le transit et l’exportation d’armes vers Israël, ainsi que sur le rôle de la Wallonie dans la prévention de tout contournement. Plusieurs députés ont dénoncé l’insuffisance et la confusion des annonces fédérales, demandé des clarifications sur les licences, les armes à double usage et d’éventuelles cargaisons transitant par Liège, et plaidé pour une position plus ferme de la Belgique. Adrien Dolimont a affirmé que la situation à Gaza est insoutenable, qu’il soutient la ligne fédérale vers une solution à deux États, que la Wallonie applique déjà une politique stricte de non-octroi de licences d’armes renforçant la capacité militaire israélienne et qu’une concertation interfédérale est prévue pour encadrer davantage les transits. Il a également annoncé un soutien humanitaire de 700 000 euros via la Croix-Rouge, en soulignant que l’urgence prioritaire reste l’accès à l’aide humanitaire sur le terrain.
La grève de prestataires de soins du 7 juillet 2025
Caroline Taquin a dénoncé la grève des médecins du 7 juillet 2025, qu’elle a présentée comme le signe d’une inquiétude profonde pour l’accessibilité des soins, la liberté tarifaire des prestataires et l’équilibre financier des hôpitaux, et elle a interrogé le ministre sur sa position, le soutien possible aux patients et l’existence d’une concertation. Yves Coppieters a regretté la grève, a indiqué n’avoir pas été concerté par le ministre fédéral, mais a précisé que ces enjeux étaient discutés en CIM Santé et qu’un groupe d’experts travaillait sur la réforme hospitalière. Il a jugé nécessaire une réforme, notamment des suppléments d’honoraires et de l’accessibilité, en soulignant qu’elle devait aller de pair avec la réforme de la tarification et celle des hôpitaux, tout en estimant que les médecins libéraux devaient assumer leurs responsabilités.
L’avis de l’Union des villes et communes de Wallonie (UVCW) et l’action du Gouvernement wallon face aux charges de pension des communes
Bruno Lefèbvre a dénoncé l’avis de l’UVCW sur le projet de loi-programme fédéral, qu’il juge insuffisant et inéquitable pour soulager les charges de pension des communes wallonnes, en pointant une répartition nord-sud déséquilibrée et le maintien du malus du second pilier. Il a demandé une réaction ferme du Gouvernement wallon et l’inscription du dossier au Comité de concertation afin de défendre les pouvoirs locaux. François Desquesnes a répondu qu’il s’agissait de la première intervention fédérale de ce type sur les pensions, a évoqué une enveloppe de 573 millions d’euros dont 270 millions pour le second pilier, et a indiqué mener des discussions avec les ministres fédéraux pour obtenir une répartition jugée juste pour les collectivités wallonnes. Le député a répliqué que les montants restent insuffisants au regard des cotisations versées et que la part revenant aux entités wallonnes demeure trop faible.
La proposition de la ministre flamande du Climat de ramener la vitesse à 100 kilomètres par heure sur les autoroutes et la position défendue par la Wallonie en matière climatique
Les députés ont interrogé la ministre sur la proposition flamande de limiter à 100 km/h la vitesse sur autoroute, en demandant si la Wallonie suivrait la même voie et si une concertation interrégionale était prévue. Cécile Neven a indiqué que cette idée s’inscrirait, si elle était mise en œuvre, dans la contribution flamande au PNEC, tandis que la Wallonie s’appuie sur son plan Air-Climat-Énergie, avec une feuille de route prévoyant des mesures initiées en 2025. François Desquesnes a rappelé que la vitesse sur autoroute relève de la compétence fédérale et nécessite une concertation préalable entre Régions, tout en soulignant la priorité wallonne de mieux faire respecter les limites actuelles et de développer des vitesses dynamiques sur certains axes. Les auteurs de la question ont pris acte de cette orientation et ont insisté sur les enjeux de sécurité routière, de climat et d’impact sur la logistique.
La proposition flamande de diminuer la limitation de vitesse sur les autoroutes
Les députés ont interrogé le Gouvernement wallon sur la proposition flamande de réduire à 100 km/h la vitesse sur autoroute, en demandant si la Wallonie restait alignée sur la gestion dynamique des vitesses prévue dans le plan Air-Climat-Énergie et quand des mesures pourraient entrer en vigueur. Cécile Neven a rappelé que cette proposition s’inscrirait, si elle était concrétisée, dans la contribution flamande au PNEC, tandis que la Wallonie maintient sa feuille de route avec des mesures à initier en 2025. François Desquesnes a précisé que la vitesse sur autoroute relève de la compétence fédérale et nécessite une concertation préalable entre Régions, tout en soulignant que la priorité wallonne reste le respect des limitations existantes, le renforcement des contrôles et le développement de vitesses dynamiques sur certains axes cette année. Les députés ont salué cette approche concertée, tout en attirant l’attention sur les effets possibles de telles mesures pour la logistique et le transport.
Le résultat obtenu par le Gouvernement wallon lors du CODECO du 21 mai 2025 concernant les compensations pour les CPAS
Bruno Lefèbvre a dénoncé l’absence de compensations fédérales pour les CPAS dans le cadre de la réforme du chômage, estimant que le coût avancé de 90 millions d’euros est sous-évalué et que les pouvoirs locaux, déjà fragilisés par les mesures budgétaires wallonnes, ne pourront absorber ces charges supplémentaires. Il a demandé au ministre de défendre les pouvoirs locaux et d’exiger une compensation juste des transferts de charges, en rappelant aussi les effets attendus de la réforme fiscale sur les communes.
L’implication des communes wallonnes dans le futur système de vote électronique
Guillaume Soupart a interrogé le ministre sur l’implication des communes wallonnes dans la réflexion fédérale sur le futur vote électronique, en rappelant l’obsolescence du matériel, les tests envisagés à l’horizon 2029-2030 et les critiques déjà formulées à l’égard du vote en ligne. François Desquesnes a indiqué que la Wallonie avait choisi depuis 2014 le retour au vote papier pour des raisons de transparence, de confiance et de sécurité, tout en soulignant le coût important des investissements informatiques pour les communes. Il s’est dit ouvert à des discussions avec le ministre de l’Intérieur, sans contact formel à ce stade, et a rappelé qu’un rapport sur les élections locales serait présenté en fin d’année, ce qui permettra de revenir sur ce sujet.
Le rôle du CORTEX dans le cadre de la stratégie européenne pour une union de préparation et la situation de la Wallonie face aux crises
Valérie Dejardin a interrogé le ministre sur la coordination entre niveaux de pouvoir face aux crises, sur les actions de sensibilisation et de préparation menées par la Wallonie, sur le rôle du CORTEX et sur l’état d’avancement du plan régional de gestion de crise annoncé pour fin mars. En réponse, il a rappelé que la stratégie européenne fixe un cadre mais que la compétence principale demeure fédérale, avec le Centre de crise national comme chef de file, tandis que le CORTEX et les entités régionales y sont associés. Il a cité plusieurs contributions wallonnes : évaluation des risques, retour d’expérience des inondations de 2021, mise en œuvre des règles sur les infrastructures critiques, actions de culture du risque (serious games, kits de survie, plan d’urgence familial) et intégration de la préparation aux crises dans l’enseignement avec la Fédération Wallonie-Bruxelles. La députée a jugé la réponse insatisfaisante et a laissé entendre que le plan régional n’était pas encore finalisé.
Les conséquences des projets de taxation des billets d’avion
Jean-Jacques Cloquet a interrogé la ministre sur les effets des projets de taxation des billets d’avion en Belgique et en Europe, en soulignant l’absence d’harmonisation, les impacts possibles sur l’emploi et le développement des aéroports de Liège et Charleroi, ainsi que la nécessité d’une concertation avec le fédéral et les opérateurs. Cécile Neven a rappelé l’existence de la taxe fédérale entrée en vigueur le 1er avril 2022 et a indiqué que la Wallonie soutient les objectifs européens de décarbonation, dans un cadre harmonisé au niveau européen. Elle a confirmé qu’il n’y aura pas de taxe wallonne et estimé que l’avenir de la taxe fédérale relève du futur gouvernement fédéral, tout en plaidant pour qu’elle soit affectée à la décarbonation.
L’impact grandissant des travaux du ring de Bruxelles sur la mobilité en Wallonie
Nicolas Janssen a dénoncé les graves perturbations de mobilité provoquées par les travaux du ring de Bruxelles au pont de Groenendael, avec des files importantes touchant des communes wallonnes et bruxelloises, et a plaidé pour une meilleure coordination entre Régions. François Desquesnes a rappelé que le chantier relève de la Flandre, tout en reconnaissant que l’échange d’informations entre autorités régionales est insuffisant pour les travaux, contrairement à la gestion quotidienne du trafic. Il a indiqué qu’un groupe de travail sur l’axe E411 est en cours avec la Flandre, le SPW MI et le TEC, et qu’il a pris contact avec son homologue flamande pour renforcer la collaboration interrégionale sur les dossiers de mobilité. Le député a salué ces intentions et insisté sur la nécessité de davantage de dialogue entre Régions.
L’ambition climatique de la Flandre
Nicolas Janssen a interrogé la ministre sur l’ambition climatique du nouvel accord flamand, qu’il juge insuffisante au regard des objectifs belges et européens, en pointant notamment le maintien d’un objectif de -40 % plutôt que -47 %, l’abandon de certaines primes et le recul de certaines exigences en matière de rénovation et d’agriculture. Cécile Neven a estimé que les négociations intrabelges de partage des efforts et des revenus ETS devaient reprendre avec le nouveau gouvernement flamand, tout en rappelant que la Wallonie défendra une répartition équitable fondée sur les efforts réellement fournis par chaque entité. Elle a annoncé vouloir utiliser la future présidence wallonne de la Commission nationale Climat pour défendre la position wallonne et a insisté sur la nécessité de conclure un accord intrabelge sans tarder. Le député a salué cette détermination, tandis que le débat a également souligné que les fonds ETS doivent servir à la transition énergétique et non à combler des déficits budgétaires.
La position du Gouvernement face à l’ambiguïté du Gouvernement flamand sur la répartition des efforts climatiques
Les députés ont interrogé la ministre sur la baisse d’ambition climatique du nouveau Gouvernement flamand, en particulier le maintien d’un objectif de -40 % pour le secteur non-ETS, les reculs en matière de PEB, de fiscalité automobile et de primes aux véhicules électriques, ainsi que les conséquences possibles pour le respect des objectifs belges et le partage des efforts et des revenus ETS. Céline Tellier a aussi insisté sur le risque financier lié à d’éventuelles sanctions européennes et sur la nécessité de financer la transition plutôt que les déficits régionaux. La ministre Cécile Neven a répondu qu’elle avait pris contact avec son homologue flamande et qu’elle entendait relancer les négociations intrabelges sur le burden sharing, en défendant une répartition équitable des objectifs et des revenus ETS fondée sur les efforts réellement consentis. Elle a rappelé que la Wallonie maintient ses objectifs et qu’elle abordera ces discussions avec une position renforcée grâce à la présidence wallonne de la Commission nationale Climat.
Les territoires zéro chômeur de longue durée
Le questionneur a salué le principe des « territoires zéro chômeur de longue durée », tout en s’interrogeant sur le temps de mise en œuvre, la cohérence du nombre de projets, le coût important du dispositif en Wallonie, l’éventuelle participation du fédéral et la pertinence de renforcer davantage les partenariats avec les structures existantes comme les CISP, les MIRE, le FOREm et l’IFAPME. Il a demandé des chiffres sur le coût réel par travailleur ainsi qu’une première évaluation du projet afin d’en ajuster les objectifs en cours de route. La ministre a apporté des éléments de réponse sur le déroulement du dispositif et son implantation, dans le cadre d’un projet importé de France. Le débat est resté centré sur le financement, l’ampleur des projets et la nécessité d’un suivi évaluatif pour mesurer l’efficacité du mécanisme.
Le retour de l’austérité européenne
Germain Mugemangango interroge le Ministre-président sur le retour annoncé des règles européennes d’austérité et lui demande si le Gouvernement wallon s’y opposera ou les appliquera, en soulignant selon lui leurs effets négatifs sur les travailleurs, les indépendants et les investissements sociaux. Il affirme que l’austérité affaiblit l’économie, accroît les inégalités et résulte d’arbitrages politiques qui privilégieraient certains investissements, notamment militaires, au détriment de l’intérêt social. Il invite enfin le Gouvernement à suivre attentivement les débats européens, en rappelant que des soutiens à cette logique existent aussi au sein de certaines forces politiques européennes.
La position de la wallonie suite au rejet par le conseil d’état du recours de la flandre contre le nouveau système de guidage de brussels airport
Le questionneur a interpellé la ministre sur la suite à donner au rejet par le Conseil d’État du recours flamand contre le nouveau système de guidage de Brussels Airport, en demandant quelle serait l’attitude du Gouvernement wallon au CODECO. Il a également réclamé l’installation de sonomètres pour mesurer les nuisances sonores en Wallonie et l’adoption d’un arrêté Bruit pour les limiter. Dans sa réplique, il a estimé que la réponse ne traitait pas ces trois points et n’apportait pas d’éclaircissement sur la position du Gouvernement wallon.
Le blocage du gouvernement flamand dans le cadre des négociations intrabelges en matière climatique
Les intervenants ont dénoncé le blocage persistant de la Flandre dans les négociations intrabelges sur le partage de l’effort climatique et ont interrogé le ministre sur les conséquences pour les objectifs belges, les relations avec l’Union européenne et le calendrier, notamment après la saisine du Comité de concertation par la Commission nationale Climat. En réponse, le ministre a indiqué que la situation rendait très improbable le dépôt d’un PNEC ou d’une proposition complète avant l’échéance du 30 octobre, et que la suite dépendait désormais principalement du Premier ministre pour tenter de dégager un accord. Les députés ont aussi relayé les propos jugés problématiques de la ministre flamande Demir, en soulignant qu’ils traduisaient un refus de l’ambition climatique requise.
La saisine du comité de concertation sur la politique climatique belge
Les députés interrogent le ministre sur le blocage persistant de la Flandre dans la négociation du burden sharing climatique et sur la saisine du Comité de concertation par le ministre bruxellois présidant la Commission nationale Climat. Ils soulignent les risques financiers, européens et climatiques d’un accord insuffisant, ainsi que l’impact des déclarations de la ministre flamande Demir, jugées incompatibles avec les objectifs communs. Le ministre répond que la situation empêche de présenter un PNEC ambitieux dans les délais, que l’échéance du 30 octobre ne pourra vraisemblablement pas être respectée, et que la suite dépend désormais d’un accord à trouver au niveau du Premier ministre. Les intervenants prennent acte de cette impasse et constatent que la Flandre maintient sa position.
Les compensations d’elia pour le projet «boucle du hainaut»
Laurent Devin a interrogé le ministre sur d’éventuelles compensations financières négociées entre Elia et les riverains du projet Ventilus en Flandre, en demandant si des démarches similaires existaient ou étaient envisagées pour les riverains hennuyers dans le cadre de la Boucle du Hainaut. Il a souligné que les décisions flamandes et les négociations en cours avec Elia peuvent avoir un impact direct sur le projet wallon. Le ministre a indiqué que des échanges existent au niveau flamand, sous l’impulsion du Gouvernement fédéral, et que le Gouvernement wallon devra prochainement se positionner à la lumière de l’enquête publique menée en Flandre, laquelle pourrait influencer fortement le projet en Hainaut.
L’impact de l’accord institutionnel entre les trois partis de la majorité sur l’accord gouvernemental
François Desquesnes s’interroge sur la portée réelle de l’accord institutionnel annoncé par les trois partis de la majorité, en relevant l’absence de coordination effective entre les Gouvernements wallon et de la Fédération Wallonie-Bruxelles et en demandant si des textes concrets suivront. Germain Mugemangango dénonce pour sa part un accord présenté avant les élections, qu’il estime contraire au vote des citoyens et insuffisant sans financement additionnel, notamment via une fiscalité accrue sur les plus riches. En réponse, il est indiqué qu’il s’agit d’un accord virtuel, destiné à la future législature, portant sur des pistes encore à l’état d’ébauche. François Desquesnes prend acte de cette précision et se réjouit des perspectives annoncées, tandis que Mugemangango maintient que la presse présente un accord préélectoral engageant déjà la prochaine majorité.
Les négociations sur la répartition des compétences francophones
Les intervenants ont dénoncé l’absence de coordination effective entre les Gouvernements wallon et de la Fédération Wallonie-Bruxelles malgré la même majorité, ainsi que la faible association de la Fédération au Plan de relance, en demandant si l’accord annoncé sur un meilleur fonctionnement institutionnel se traduira par des textes concrets. Germain Mugemangango a, pour sa part, critiqué un accord PS-MR-Ecolo présenté avant les élections, qu’il juge contraire au vote des citoyens, et a insisté sur la question du financement des compétences transférées. En réponse, il a été indiqué qu’il s’agissait d’un accord encore virtuel, relevant de la prochaine législature, avec des pistes de réforme encore à l’état d’ébauche.
Le nouvel accord de coopération avec la flandre et la présidence belge de l’union européenne
Le questionneur a interrogé le gouvernement wallon sur les suites de la rencontre entre Elio Di Rupo et Jan Jambon en vue d’un protocole d’accord avec la Flandre, portant sur l’activation des demandeurs d’emploi, la mobilité transrégionale et le renforcement de la coopération entre le FOREm et le VDAB. Il a aussi demandé un calendrier pour cet accord, des mesures face aux obstacles de mobilité ferroviaire en lien avec le Fédéral, ainsi que des initiatives pour faciliter l’apprentissage du néerlandais. En réponse, la ministre a indiqué que les discussions s’inscrivent dans une volonté de mise en action concrète et qu’elles visent à améliorer l’accès à l’emploi au-delà de la frontière linguistique grâce à une meilleure mobilité et à des outils adaptés pour les demandeurs d’emploi.
L’accord de coopération visant à accentuer la mobilité interrégionale des demandeurs d’emploi wallons
Mourad Sahli a interrogé la ministre sur le calendrier de l’accord de coopération entre la Wallonie et la Flandre visant à renforcer la mobilité interrégionale des demandeurs d’emploi, ainsi que sur les mesures à prendre pour améliorer la mobilité ferroviaire et l’apprentissage du néerlandais. Il a évoqué les échanges entre les ministres-présidents wallon et flamand et la nécessité d’une meilleure réactivité entre le FOREm et le VDAB, notamment pour la diffusion des offres d’emploi. En réponse, la ministre a изложé les pistes de travail envisagées dans le cadre de la coopération, en soulignant l’objectif de faciliter l’accès des demandeurs d’emploi wallons au marché du travail flamand. Le questionneur a salué cette démarche et a dit soutenir l’initiative.
L’exercice de la médecine de première ligne dans les postes de garde
Les intervenants ont dénoncé les effets de la réforme fédérale du 1733 sur l’organisation des gardes de médecine générale en Wallonie, en soulignant l’absence de tri des appels, l’augmentation de la charge de travail nocturne et l’inadéquation du modèle avec la ruralité et la pénurie de médecins. Ils ont demandé à la ministre d’intervenir auprès de son homologue fédéral, de défendre les spécificités wallonnes et de soutenir davantage les cercles de médecine générale. En réponse, la ministre a rappelé avoir engagé le dialogue avec le cabinet fédéral, indiqué que des moyens supplémentaires étaient annoncés au niveau fédéral et assuré suivre le dossier afin de rechercher une réforme plus apaisante pour les généralistes.