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ActualitéWalloniemercredi 13 mars 2024

Les territoires zéro chômeur de longue durée

Synthèse

Le questionneur a salué le principe des « territoires zéro chômeur de longue durée », tout en s’interrogeant sur le temps de mise en œuvre, la cohérence du nombre de projets, le coût important du dispositif en Wallonie, l’éventuelle participation du fédéral et la pertinence de renforcer davantage les partenariats avec les structures existantes comme les CISP, les MIRE, le FOREm et l’IFAPME. Il a demandé des chiffres sur le coût réel par travailleur ainsi qu’une première évaluation du projet afin d’en ajuster les objectifs en cours de route. La ministre a apporté des éléments de réponse sur le déroulement du dispositif et son implantation, dans le cadre d’un projet importé de France. Le débat est resté centré sur le financement, l’ampleur des projets et la nécessité d’un suivi évaluatif pour mesurer l’efficacité du mécanisme.

Débat · 2 interventions

  1. DL
    De Lamotte
    Les Engagés

    Madame la Ministre, le projet «Territoires zéro chômeur de longue durée» a été lancé il y a un an, en fin de législature. Entre l’appel à projets, la mise en route, la sélection et l’implémentation sur le terrain, il s’est passé un peu de temps. Ce projet s’adresse au noyau dur du chômage. Les chômeurs de longue durée en font partie, et nous en soutenons le principe. Lorsqu’on constate que l’enjeu majeur est de toucher les personnes là où elles se trouvent pour rentrer dans un dispositif de projet professionnel, cela me semble important. Cependant, je pense que renforcer le partenariat avec des organismes existants, tels que les CISP, les MIRE et le FOREm, qui constituent un ensemblier, y compris l’IFAPME, est aussi une démarche qu’il faut poursuivre pour permettre aux utilisateurs de rentrer dans une démarche apprenante. J’insiste par rapport à cela, Madame la Ministre, car c’est un projet qui coûte 51 millions d’euros à la Région wallonne, plus du double du Fonds social européen. Je ne sais pas si c’est d’actualité, mais je vous questionne par rapport à une intervention du Fédéral dans la mise en place de ce projet. Il me revient que le ministre bruxellois de l’Emploi a renoncé à ce type de projet puisqu’il n’y aurait pas d’intervention du Fédéral. Il y a 17 projets sur la Région wallonne, alors que l’expérience d’initiative française faisait part de cinq projets pour tout le territoire français. On pense qu’il y a peut-être un saupoudrage par rapport à tous ces projets. N’aurait-il pas fallu consolider de manière pérenne un certain nombre d’associations? Madame la Ministre, lorsqu’on fait les décomptes, il y a un montant de coût par travailleur extrêmement important. Je voudrais avoir la possibilité d’obtenir des chiffres sur le coût réel des travailleurs. Ne s’agit-il pas de permettre une première évaluation du dispositif pour éventuellement réajuster les objectifs, tels qu’ils sont poursuivis, au milieu de la durée de ce projet?

  2. DL
    De Lamotte
    Les Engagés

    Je vous remercie, Madame la Ministre. La Wallonie n’a pas exporté le modèle, mais l’a importé de France. Ce n’est pas grave, c’est une erreur de terme, et je ne vous en veux pas. Vous ne m’avez pas répondu sur le fait de savoir si le Fédéral jouait dans la pièce à ce sujet. Quand j’entends que le ministre bruxellois a renoncé à l’exercice, cela ne me rassure pas du tout pour le financement. Sur les partenariats, j’aurais apprécié que vous puissiez développer davantage cette notion et le coût par travailleur. Je vous demandais aussi si vous aviez l’idée de faire un ajustement et une première évaluation, et de redresser un certain nombre de soucis. Je pense qu’il est temps d’avancer sur ce sujet pour que chacun puisse y trouver son compte et que les chômeurs de longue durée, pour lesquels j’ai aussi une attention particulière – vous le savez bien, et j’ai commencé mon interpellation de cette manière –, aient l’occasion de retrouver un emploi.

    Agressivité 72%Émotionnel 65%

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