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ActualitéWalloniemercredi 24 avril 2024

La pérennité du financement de l’asbl miresem

Synthèse

Le questionneur souligne les difficultés socioéconomiques de l’Entre-Sambre-et-Meuse et l’importance du travail de la MIRESEM, en particulier dans les zones rurales, en s’inquiétant de la pérennité de son financement après la réforme du décret des MIRE et de critères de calcul qui pourraient défavoriser ces territoires. Il rappelle les bons résultats de l’asbl en matière de remise à l’emploi et plaide pour une attention spécifique aux besoins de la ruralité. La ministre répond que le nouveau cadre prévoit une garantie de financement pendant sept ans, tout en reconnaissant la nécessité de rester attentif aux effets potentiellement défavorables pour certaines zones. Disabato conclut en appelant à une vigilance continue afin d’éviter une baisse de moyens susceptible d’entraîner des pertes en cascade.

Débat · 2 interventions

  1. D

    Madame la Ministre, la MIRESEM est une MIRE active sur le territoire de ce que l’on appelle l’Entre-Sambre-et-Meuse. Elle a fêté ses 30 ans il y a quelques jours. Dans ce cadre, elle a organisé un petit débat et une série d’interventions qui pointaient les enjeux en termes de services publics, notamment dans la ruralité. Vous le savez, il y a des enjeux qui sont particuliers. Si l’on prend les chiffres, on se rend compte que, dans la région de Couvin, 19,7 % des enfants vivent dans une famille qui n’a pas de revenus liés au travail, qui vit d’allocations et 50 % des demandeurs d’emploi dans la région de Couvin n’ont pas de CESS. Les chiffres sont assez alarmants alors que la MIRESEM fait un excellent travail puisque, avec 19 employés, elle a réussi à remettre à l’emploi 250 personnes l’année passée. Elle dispose d’un budget de 1,5 million d’euros, dont un tiers provient des subventions décrétales. Elle est inquiète puisque nous avons revu le décret des MIRE il y a peu de temps. Nous avons mis une garantie pour que les MIRE conservent leur financement actuel pendant sept années. Malheureusement, avec les critères que nous avons pris, notamment le critère du nombre de demandeurs d’emploi qui sont considérés dans la région concernée, les zones rurales ont forcément moins de demandeurs d’emploi, de manière absolue, par rapport au reste de la Wallonie. Ils demandent que l’on soit attentif à cela et ils ont des inquiétudes. Je voulais voir avec vous comment vous comptiez répondre à ces inquiétudes. Il me semble important – là-dessus, on peut partager l’objectif – que les territoires ruraux restent particulièrement soutenus, notamment en termes d’emploi, parce que l’on sait bien qu’il y a un départ, notamment des plus jeunes, vers les lieux plus urbanisés. On a besoin aussi de maintenir notre ruralité.

    Agressivité 38%
  2. D

    Je voulais remercier Mme la Ministre pour sa réponse. Je connais bien les éléments puisque nous avons voté le décret il n’y a pas très longtemps. Il y a effectivement des éléments positifs, mais je pense que l’on doit rester attentifs – je pense que c’était aussi le sens de votre message – aux zones qui vont perdre un peu dans le cadre de la réforme. Comme vous l’avez dit, il y a la garantie durant sept années, mais après, malheureusement, elles risquent de perdre des financements. Ces pertes de financements risquent d’entraîner d’autres pertes de financements. Il risque d’y avoir une sorte de double peine. Ce secteur travaillant extrêmement bien, je pense qu’il mérite de vivre 30 années supplémentaires. Je sais que, si vous êtes encore là, vous serez extrêmement attentive à ce secteur. J’en profite pour remercier Mme la Ministre et l’ensemble du Gouvernement puisque ce sera aussi ma dernière question d’actualité au sein de ce Parlement.

    Agressivité 52%Constructivité 74%Factuel 61%Émotionnel 50%

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