L’évaluation du projet «Territoires zéro chômeur de longue durée»
Loris Resinelli a interrogé le ministre sur l’état d’avancement du projet « Territoires zéro chômeur de longue durée », relevant que 110 emplois avaient été créés, soit environ 20 % de l’objectif au tiers du programme, avec des retards dans certaines communes, dont La Louvière. Yves Coppieters a indiqué que le projet est encore en phase de démarrage en Wallonie, en raison notamment de retards dans l’attribution des financements, et que l’évaluation est en cours sur les 17 territoires concernés. Il a précisé que certains territoires affichent des résultats variables, que deux projets se sont arrêtés faute de coordonnateurs dédiés, et que les ajustements futurs dépendront des conclusions de l’évaluation, le financement FSE courant jusqu’à fin 2026.
Débat · 3 interventions
- LRLoris ResinelliLes Engagés
Monsieur le Ministre, les territoires zéro chômeur de longue durée, que l’on appelle aussi territoires de réparation par l’économie sociale, constituent un projet qui permet vraiment de réinsérer des personnes assez éloignées du monde du travail. La volonté est d’être un projet de bousculement et de changement positif pour toute une série de personnes qui s’y inscrivent. Voici quelques jours, nous avons pris connaissance dans la presse de l’état des lieux du projet, qui est aujourd’hui à son tiers. On apprend que 110 emplois ont été créés depuis le lancement de ce projet, ce qui correspond à environ à 20 % de l’objectif. Malgré tout, on constate que, parmi les 17 communes qui s’étaient engagées dans ce programme, il y a eu quelques abandons tandis que trois communes sont pour l’instant un peu à la traîne et n’ont pas encore produit d’emplois, notamment ma commune de La Louvière. Que pensez-vous de la trajectoire dans laquelle on s’inscrit aujourd’hui et des 20 % de l’objectif au tiers du programme? Est-ce encourageant, positif? Le programme est effectivement ambitieux. Il faut rappeler qu’il ne s’agit pas que d’un investissement wallon; c’est un investissement global pour l’avenir qui permet à la fois de créer de l’emploi durable et du lien social. Pouvez-vous nous donner des éléments expliquant pourquoi certaines communes, dont ma ville de La Louvière, sont un peu à la traîne par rapport à la création d’emplois?
Agressivité 75%Constructivité 60%Factuel 51%Émotionnel 60% Monsieur le Député, j’ai aussi lu cet article et j’étais vraiment enthousiaste de la vision positive que le journaliste a mise en avant sur ce projet « Territoires de réparation par l’économie sociale ». Tout cela a commencé en France par le projet « Territoires zéro chômeur ». Cela a commencé de façon très petite en 2017 en France, avec 11 territoires. En 2025, on a plus de 120 territoires effectifs avec une remise à l’emploi tout à fait intéressante. L’objectif est de remettre à l’emploi des personnes qui sont isolées des canaux traditionnels, de tenir compte des besoins contextuels du terrain, à travers un comité pour l’emploi local et de ne pas faire concurrence à l’emploi, mais de créer de nouveaux emplois. En Région wallonne, on est au premier tiers; je dirais plutôt au démarrage, parce qu’il y a eu des retards dans l’attribution des financements, puisque certains ne sont arrivés que fin de l’année passée. Concrètement, en Région wallonne, on est en stade d’évaluation. C’est pour cela que les premiers chiffres sont apparus dans la presse. Sur les 17 territoiresprojets, environ 110 personnes sont remises à l’emploi. Cela va de zéro remise à l’emploi à plusieurs dizaines en fonction des territoires. Pour les zéros, vous avez parlé de votre commune La Louvière. Je n’ai pas d’éléments à vous donner parce que c’est en cours d’évaluation. C’est aussi le cas de Verviers et de Frameries. Par ailleurs, deux projets ont arrêté de façon spontanée, par eux-mêmes, parce qu’ils n’avaient pas trouvé de coordonnateurs dédiés pour mettre cela en place. On va se baser sur l’évaluation. On a jusqu’à la fin de 2026, puisque c’est un financement du programme FSE qui court jusque-là. On va vraiment se baser sur les résultats de l’évaluation pour réorienter certains projets, en renforcer d’autres. Je vous rappelle que notre indicateur est la mise de personnes à l’emploi. Lorsque vous construisez un pont, vous n’allez pas d’emblée mesurer le nombre de personnes qui traversent ce pont. On est bien d’accord? Il faut d’abord le construire. C’est bien la mise à l’emploi. Pour le construire, c’est aussi le renforcement du maillage social et économique local, qui sont aussi de très bons indicateurs.
- LRLoris ResinelliLes Engagés
On vous sent pleinement engagé dans ce programme et c’est une bonne nouvelle. La philosophie de ce programme est effectivement que personne n’est inemployable. Chaque emploi créé est un emploi. Vous avez fait une comparaison avec la construction d’un pont, c’est vrai qu’avant qu’un pont puisse être traversé, il faut qu’il ait de solides fondations. Je pense que c’est aussi l’objectif de ce programme d’avoir des fondations solides pour que ces emplois soient vraiment durables. Il y a des modèles qui le prouvent, notamment dans le nord de la France où cela a fonctionné. Ce sont de très nombreux emplois qui ont été créés et qui sont, pour la majorité d’entre eux aujourd’hui, autoportants. Monsieur le Ministre, vous aurez tout notre soutien pour continuer dans ce programme. Je peux souligner qu’au niveau de la ville de La Louvière, les choses se mettent en place. Le CPAS a lancé les initiatives récemment. Nous verrons les résultats sur le terrain aussi dans les prochains mois.
Agressivité 48%Constructivité 91%Factuel 51%Émotionnel 52%
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