Économie sociale
L’annonce d’une réorganisation chez EkoServices
Jean-Pierre Lepine a interpellé le ministre sur les tensions sociales chez EkoServices à Mons-Borinage, la fermeture de centrales de repassage et les réorganisations annoncées, qu’il a reliées aux récentes décisions gouvernementales en matière d’aides à l’emploi et à leurs effets sur les entreprises d’économie sociale. Yves Coppieters a répondu qu’il s’agissait d’une réorganisation interne, sans licenciements envisagés, inscrite dans une concertation sociale en cours, et a défendu le rôle de l’économie sociale dans la réinsertion professionnelle et l’emploi en Wallonie. Il a annoncé travailler à une future stratégie pour l’économie sociale à l’horizon 2030 ainsi qu’à de nouvelles aides à l’emploi avec le ministre Jeholet, afin d’assurer la continuité du secteur et d’en renforcer le potentiel.
L’évaluation du projet «Territoires zéro chômeur de longue durée»
Loris Resinelli a interrogé le ministre sur l’état d’avancement du projet « Territoires zéro chômeur de longue durée », relevant que 110 emplois avaient été créés, soit environ 20 % de l’objectif au tiers du programme, avec des retards dans certaines communes, dont La Louvière. Yves Coppieters a indiqué que le projet est encore en phase de démarrage en Wallonie, en raison notamment de retards dans l’attribution des financements, et que l’évaluation est en cours sur les 17 territoires concernés. Il a précisé que certains territoires affichent des résultats variables, que deux projets se sont arrêtés faute de coordonnateurs dédiés, et que les ajustements futurs dépendront des conclusions de l’évaluation, le financement FSE courant jusqu’à fin 2026.
La pertinence du projet «Territoires zéro chômeur de longue durée»
Anne Laffut a contesté le coût du dispositif « Territoires de réparation par l’économie sociale », qu’elle juge très élevé au regard des remises à l’emploi obtenues, en citant notamment le cas de Verviers et en demandant des données sur les 17 projets pilotes, d’éventuelles modifications et la suite à leur donner. Yves Coppieters a indiqué que plusieurs projets présentaient des résultats encourageants, que l’évaluation lancée en décembre 2024 est en cours sur base d’une autoévaluation des 17 territoires, et que des projets peu performants peuvent s’arrêter d’eux-mêmes. Il a précisé que l’objectif est à la fois la remise à l’emploi de publics éloignés du travail et l’identification de besoins non couverts, tout en annonçant que les résultats quantitatifs et qualitatifs permettront d’ajuster le dispositif. La députée a maintenu ses réserves, estimant qu’il est prématuré de conclure à des résultats probants et appelant à une rationalisation de l’écosystème de l’insertion socioprofessionnelle.