L’avenir du site de caterpillar
Le député Clersy a rappelé la fermeture du site Caterpillar en 2016 et l’échec de plusieurs repreneurs, puis a interrogé le ministre sur les étapes à venir, les créations d’emplois attendues et l’inscription du projet dans la transition écologique de Charleroi. Il a salué l’abandon de la logique d’un repreneur unique au profit d’un morcellement du site entre plusieurs activités, notamment industrielles, de loisirs et de biotechnologies. En réponse, il a pris acte d’un engagement gouvernemental plus pragmatique et a retenu deux éléments clés : un objectif de 2 200 emplois et l’intégration du projet dans une trajectoire vers une économie zéro carbone, au-delà de la trame verte évoquée.
Débat · 2 interventions
- CClersyEcolo
Monsieur le Ministre, en 2016, le site de Caterpillar fermait ses portes et laissait derrière lui, sur le carreau et dans le désarroi, 2 000 travailleurs ainsi que leurs familles. Vous vous en souviendrez certainement, plusieurs acteurs politiques wallons avaient fait une promesse à ces travailleurs, une promesse fondamentale: celle de redonner vie rapidement à ce site de 93 hectares. Il y a eu plusieurs épisodes, Monsieur le Ministre, avec des repreneurs qui se sont manifestés. On s’en souviendra certainement, il y a eu la société de fabrication de voitures électriques chinoises Thunder Power, qui était une espèce de miroir aux alouettes. Il y a eu ensuite le groupe Merlin, qui s’est avancé par rapport à l’intérêt qu’il avait d’ériger un parc Legoland sur le site. Cela s’est aussi soldé par un échec. Face à ces constats négatifs, le Gouvernement a changé sa méthodologie, a changé de cap – on s’en est félicité au niveau de mon groupe – en passant d’une stratégie qui consistait à donner l’ensemble du terrain à un seul repreneur, à un morcellement du site visant à accueillir plusieurs repreneurs. On apprenait dans la presse que vous aviez ciblé trois parties: une partie dédiée à la production industrielle; une partie dédiée aux loisirs; une autre dédiée aux biotechnologies. C’est riche de sens puisque, on le sait, le Biopark voisin est un peu à l’étroit pour l’instant et a des envies d’extension. Cela semble tout à fait à propos. Quand transforme-t-on l’essai? Quelles sont les étapes futures dans ce dossier? Quels sont vos engagements en termes de créations d’emplois? Comment ce projet va-t-il s’inscrire dans la trajectoire de transition écologique que s’est donnée la Ville de Charleroi vers un territoire zéro carbone?
Constructivité 59%Factuel 42%Émotionnel 42% - CClersyEcolo
Merci, Monsieur le Ministre, pour vos réponses. Cela fait huit ans maintenant que les travailleurs, leurs familles, mais aussi l’ensemble des acteurs mobilisés pour le développement de la région de Charleroi attendent que l’on transforme l’essai. J’entends que c’est la voie sur laquelle le Gouvernement s’engage, avec une vision qui me paraît beaucoup plus pragmatique que par le passé, beaucoup plus efficace et qui s’inscrit certainement dans les écosystèmes. On a passé le cap où l’on rêvait de grands sites industriels avec un seul repreneur, de grands espaces où l’on pensait qu’on allait, de manière providentielle, accueillir des investisseurs étrangers. C’est une approche, encore une fois, que je souligne positivement, avec deux balises: vous avez un engagement ferme sur 2 200 emplois, j’en prends bonne note; sur l’inscription au-delà de la trame verte dont vous avez parlé, vous avez aussi un engagement fort sur la transition vers une économie zéro carbone.
Constructivité 68%
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