Énergie
La découverte d’un gisement d’hydrogène en Lorraine et ses potentielles retombées sur l’approvisionnement énergétique de la Wallonie
La députée a interrogé la ministre sur l’impact potentiel de la découverte d’un gisement d’hydrogène naturel en Lorraine sur l’approvisionnement énergétique wallon, en demandant si des contacts avaient déjà eu lieu avec la France, si des études de faisabilité, de sécurité et d’approvisionnement étaient menées en Wallonie, et si l’hydrogène était intégré à la stratégie intervectorielle. La ministre a indiqué que la société Française de l’énergie avait présenté le projet REGALOR à son cabinet en février 2026 et que ce programme vise à caractériser le gisement et à vérifier son exploitabilité d’ici 2028. Elle a précisé que la Grande faille du Midi pourrait présenter des caractéristiques similaires et qu’un projet de recherche en Wallonie est envisagé, avec des contacts déjà engagés sur les aspects réglementaires du Code du sous-sol. La ministre a enfin souligné que l’hydrogène fait partie des sources étudiées dans la stratégie énergétique et qu’il convient de lever les obstacles éventuels pour ne pas se priver de ressources exploitables.
La recapitalisation d’ORES par la Wallonie
Les députés ont souligné l’urgence de moderniser et renforcer le réseau électrique wallon afin de soutenir le redéploiement économique, en évoquant les besoins d’investissement d’ORES, estimés à plus de 2 milliards d’euros, et le risque de manque de financement dès les prochaines années. Yves Evrard et Jean-Jacques Cloquet ont interrogé la ministre sur le rôle possible de la Région, via Wallonie Entreprendre ou une ouverture du capital, ainsi que sur la fusion des GRD. Cécile Neven a indiqué que la priorité du Gouvernement est de disposer d’un réseau capable de répondre aux besoins des ménages et des entreprises, a confirmé la demande d’analyse confiée à Wallonie Entreprendre sur une éventuelle participation régionale à la recapitalisation, et a précisé que cette réflexion s’inscrira dans le projet de GRD unique et dans l’examen du financement global des réseaux. Elle a aussi insisté sur la nécessité de maintenir les plans d’investissement et de maîtriser les coûts de distribution.
La participation éventuelle de la Région wallonne au capital d’ORES
Les députés ont insisté sur l’urgence de moderniser et renforcer le réseau électrique wallon pour répondre aux besoins des ménages et au redéploiement économique, en soulignant les risques de sous-capacité pour les entreprises et les besoins de financement importants d’ORES, notamment une recapitalisation potentielle de 300 millions d’euros. Cécile Neven a indiqué que la priorité du Gouvernement est de disposer d’un réseau capable de soutenir l’économie, qu’il refuse de réduire les plans d’investissement, et qu’il a demandé à Wallonie Entreprendre d’analyser l’opportunité et les modalités d’une participation régionale à la recapitalisation des GRD. Elle a précisé que cette réflexion s’inscrira aussi dans le projet de GRD unique et qu’une attention particulière devra être portée à la politique de dividendes et au coût de la distribution pour les usagers.
L’absence d’accord sur le burden sharing et le blocage de près de 2 milliards d’euros destinés au climat» Question d’actualité de Mme Anne-Catherine Goffinet à Mme Cécile Neven, Ministre de l’Énergie, du Plan Air-Climat, du Logement et des Aéroports, sur «le blocage des fonds en faveur du climat
La discussion a porté sur le blocage d’environ 2 milliards d’euros liés aux recettes du système ETS, en attente d’un accord de répartition (« burden sharing ») entre le Fédéral et les Régions. Les députées ont interrogé la ministre sur les délais, les points de blocage et l’affectation de ces fonds aux politiques climatiques, au plan social climat, à l’ETS2, au CBAM et au soutien aux communes et citoyens. Cécile Neven a expliqué que les négociations sont complexes car elles concernent aussi le partage des objectifs, plusieurs législations et différents niveaux de gouvernance, tout en soulignant les travaux menés en 2025 pour objectiver les scénarios et relancer les discussions. La ministre a précisé que les fonds restent bloqués au Fédéral en l’absence d’accord, que les montants sont encadrés par l’Europe et que la Wallonie attend désormais des données plus précises de la Flandre, devenue présidente de la Commission nationale Climat. Elle a rappelé qu’un premier accord limité à l’ETS1 a été conclu en octobre 2023 après de longues négociations, et a indiqué que le nouveau contexte bruxellois devrait faciliter la poursuite des discussions. Les intervenantes ont insisté sur l’urgence d’aboutir, notamment pour débloquer les financements attendus par les communes et soutenir la transition climatique.
L’absence de politique wallonne en matière de réindustrialisation
Christie Morreale a reproché au ministre l’absence de véritable feuille de route wallonne pour la réindustrialisation, en soulignant la stratégie industrielle et le plan de décarbonation adoptés par la Flandre, ainsi que les difficultés d’implantation d’entreprises en Wallonie faute de capacité énergétique et de solutions pour les zonings. Pierre-Yves Jeholet a répondu qu’un plan unique ne résout pas tout, en mettant en avant des mesures concrètes et budgétées déjà adoptées en Wallonie sur l’énergie, l’attractivité, la simplification administrative, la transition numérique, l’économie circulaire, l’AWEx, la formation et l’internationalisation. Il a également évoqué 2,5 milliards d’euros d’investissements prévus pour 2025-2029, notamment pour la transition énergétique et la décarbonation des entreprises, tout en critiquant la logique de subsides publics sans évaluation. L’échange s’est prolongé sur la comparaison avec la Flandre, les investissements dans la défense et les relations interrégionales.
L’impact du prochain appel d’offres pour un parc offshore belge sur l’approvisionnement électrique de la Wallonie
Céline Tellier a alerté sur les inquiétudes exprimées par plusieurs grands acteurs énergétiques concernant le report et la modification de l’appel d’offres fédéral pour les lots 2 et 3 des parcs éoliens en mer du Nord, qu’elle juge préoccupants pour la sécurité d’approvisionnement, alors que ces projets représentent 3 500 MW. Cécile Neven a indiqué être en contact régulier avec le ministre Bihet, qui veut relancer l’appel d’offres au printemps 2026 en recherchant un équilibre entre coût pour les industriels, investissements d’infrastructure et sécurité d’approvisionnement fondée sur un mix nucléaire-renouvelables. Elle a précisé ne pas vouloir commenter davantage un dossier relevant du fédéral et a insisté sur l’importance, pour la Wallonie, de concrétiser la Boucle du Hainaut afin de permettre le développement des renouvelables et d’éviter des difficultés d’électrification et de décarbonation.
L’annonce de la réforme des primes à la rénovation
Les députés ont interrogé la ministre sur sa réforme des aides à la rénovation, en dénonçant pour certains le risque d’exclure les ménages précaires ou peu solvables, et en demandant des clarifications sur la lisibilité, les délais de traitement et les aides liées notamment aux chaudières au mazout. La ministre a présenté une vision intégrée fondée sur quatre piliers : transposition des exigences PEB européennes, plan de rénovation avec calendrier progressif, adaptation du dispositif MEBAR pour les ménages précarisés et nouveau système de soutien effectif au 1er octobre 2026. Elle a précisé que le futur régime reposera sur l’audit préalable, le maintien global des travaux éligibles, un soutien via le Rénopack et le Rénoprêt, un saut de label obligatoire pour accéder au soutien, ainsi qu’un calendrier de rénovation par étapes selon les acquisitions et le bâti existant. Elle a enfin indiqué que le certificat PEB devra être harmonisé, que le parc devra être certifié d’ici 2030 et a rappelé les échéances d’interdiction de remplacement des chaudières au mazout dans les bâtiments neufs et existants.
L’installation des compteurs communicants et la protection des données personnelles
Les députés ont interrogé la ministre sur le déploiement des compteurs communicants en Wallonie, la portée de l’avis de l’Autorité de protection des données et les garanties à offrir en matière de RGPD, ainsi que sur les conséquences pour les citoyens refusant l’activation de la fonction communicante et sur une question préjudicielle pendante devant la CJUE. La ministre a précisé que l’APD ne contestait pas le déploiement des compteurs, mais l’imposition de leur fonction communicante, et a indiqué que le gouvernement analysait cet avis afin d’intégrer une solution équilibrée respectant la protection des données. Elle a aussi rappelé que seuls 2 à 3 % des usagers refusent actuellement cette fonction, et a confirmé que l’installation du compteur ne pénalise pas les prosumers, la compensation restant acquise pour ceux ayant installé des panneaux avant le 1er janvier 2024.
La politique énergétique future
Guillaume Soupart a interrogé la ministre sur les sources d’énergie nécessaires à la Belgique à l’horizon 2050, en rappelant les scénarios du Bureau fédéral du Plan et la hausse attendue de la demande d’électricité, tout en insistant sur un mix décarboné qui n’alourdisse pas la facture des ménages et des entreprises wallons. Cécile Neven a répondu que l’étude concernait surtout des compétences fédérales, notamment le nucléaire et l’offshore, tandis que la Région doit surtout définir et structurer son mix renouvelable, en recherchant un équilibre entre décarbonation, sécurité d’approvisionnement et coût pour le consommateur. Elle a évoqué une refonte de la politique énergétique wallonne autour de la réobjectivation du mix renouvelable, d’une stratégie de soutien maîtrisant le coût des certificats verts, et du renforcement des réseaux, de la flexibilité, de la sécurité des infrastructures et de la finançabilité des investissements.
La situation d’EWATe
Les députés ont interrogé la ministre sur le devenir de projets de batteries et de centrales photovoltaïques, présentés dans la presse comme suspendus, ainsi que sur la gouvernance d’EWATe et la sécurité juridique et financière des investissements publics et communaux. La ministre a contesté l’idée d’un blocage gouvernemental, rappelant que la DPR prévoit une rationalisation des structures régulées et non régulées, et indiquant avoir demandé de postposer un engagement jugé prématuré dans l’attente de clarifications. Elle a précisé qu’un seul projet d’environ 30 millions d’euros serait réellement engagé à ce stade, tout en soulignant des questions de transparence, de neutralité et de non-discrimination au sein d’EWATe. Elle a conclu qu’une clarification des rôles et une stratégie énergétique plus lisible et efficiente étaient en cours d’élaboration.
Les conséquences d’un incident dû à des installations photovoltaïques non conformes
Yves Evrard a interrogé la ministre sur des incidents survenus en Brabant wallon, attribués par ORES à des installations photovoltaïques non conformes, en demandant comment identifier les installations illégales, à qui revient la responsabilité, quelles mesures de contrôle et sanctions sont prévues, et comment renforcer la coordination entre le Gouvernement, la CWaPE et les GRD. Cécile Neven a rappelé que toute installation photovoltaïque, y compris plug and play, doit être déclarée aux GRD via le formulaire ad hoc, et que l’enjeu principal est la sensibilisation du public, notamment via le SPW et les guichets Énergie. Elle a précisé que le règlement technique prévoit déjà des mesures allant jusqu’à la coupure d’alimentation après mise en demeure, ainsi qu’un recalcul de prélèvement en cas de régularisation tardive. Elle a enfin indiqué que la détection des cas non déclarés devrait être facilitée par le déploiement des compteurs communicants, prévu pour être généralisé d’ici 2029.
Le partage de la puissance électrique
Anne-Catherine Goffinet a interrogé la ministre sur les défis de la distribution d’électricité, le financement des investissements nécessaires à la modernisation des réseaux, l’indemnisation des prosumers en cas de décrochage et le risque de retard dans l’atteinte des objectifs de transition énergétique. Cécile Neven a répondu que la disponibilité de la puissance électrique devient un enjeu croissant, en raison de la décentralisation de la production renouvelable, de l’essor des batteries, des data centers, des bornes de recharge et de l’électrification des usages industriels. Elle a souligné que les plans d’investissement des GRD existent mais qu’ils seront probablement insuffisants à eux seuls, et qu’il faut aussi travailler sur la flexibilité de la demande, la gestion de la consommation et l’évolution des habitudes des consommateurs. Elle a enfin indiqué que les réflexions sur les prosumers se poursuivent et que des contacts réguliers avec les GRD sont maintenus.
La fin de la bulle des certificats verts
Vincent Maillen a interrogé la ministre sur la fin de la bulle des certificats verts, son impact sur la facture des ménages et des entreprises, ainsi que sur les mesures à prendre pour éviter une nouvelle surproduction avant la fin du régime en 2028. Cécile Neven a confirmé la baisse de la surcharge liée au financement du rachat des certificats verts, passée de 13,82 €/MWh en 2022 à 3,45 €/MWh en 2025, et a précisé qu’une réforme du régime devra être mise en place pour les nouveaux entrants d’ici 2028. Elle a indiqué que l’administration travaille au maintien de l’équilibre du marché, avec une révision plus agile du mécanisme de demande et la poursuite d’un mécanisme de temporisation pour prévenir la reconstitution d’une bulle. La ministre a enfin souligné que des efforts restent nécessaires sur les surcharges et le prix de l’électricité afin d’améliorer durablement la situation des consommateurs.
Le retrait du traité sur la charte de l’énergie
M. Crucke a plaidé pour le retrait de la Région wallonne du Traité sur la Charte de l’énergie, qu’il a décrit comme un obstacle à la politique climatique en permettant des indemnisations privées au profit d’investisseurs dans les énergies fossiles, et il a interrogé le ministre sur la position du Gouvernement wallon, les divergences au sein de la Belgique et l’usage de la présidence belge de l’UE pour faire avancer ce retrait. Il a rappelé que sa résolution précédente avait été rejetée par la majorité, tout en relevant que des évolutions semblent désormais possibles. Le ministre a répondu en indiquant partager le constat critique sur le traité, sans toutefois préciser clairement si cette position était formellement celle du Gouvernement wallon.
La variabilité des prix de l’électricité
Le questionneur critique une hausse différenciée du prix de l’électricité après 17 heures, qu’il juge pénalisante pour les ménages qui consomment à ce moment-là après le travail, notamment pour les tâches domestiques et familiales. Il estime que cette mesure, ajoutée à d’autres hausses fiscales et tarifaires, affectera le pouvoir d’achat des travailleurs et demande au ministre de revoir sa copie et de renoncer à ces propositions. Il conteste aussi l’argument selon lequel les consommateurs pourraient simplement programmer leurs appareils, en rappelant que tout le monde ne dispose pas de tels équipements ou des mêmes capacités d’usage. Le ministre est interpellé sur sa responsabilité politique, le questionneur estimant qu’il ne peut se retrancher derrière la CWaPE pour éluder la décision finale.
Le feu vert de l’union européenne pour un retrait du traité sur la charte de l’énergie
Le questionneur salue la décision de l’Union européenne de sortir du Traité de la Charte de l’énergie, qu’il juge favorable à la lutte climatique, tout en regrettant qu’il ne s’agisse pas d’un retrait généralisé de tous les États membres. Il interroge le ministre-président sur la position de la Belgique et de la Wallonie, sur les échanges déjà menés avec le niveau fédéral et les autres Régions, ainsi que sur les moyens de neutraliser la clause de survie protégeant encore des investissements fossiles. Le ministre-président évoque une avancée importante obtenue au niveau européen, rappelle les divergences entre niveaux de pouvoir en Belgique, en particulier l’opposition du gouvernement flamand à un retrait belge, et indique que des échéances à venir pourraient être utilisées pour faire progresser le dossier.
Le mauvais bilan de la belgique en matière de développement durable
Le député Ahallouch s’est inquiété du bilan de la Belgique en matière de développement durable à la lumière d’une analyse du Bureau fédéral du Plan, estimant qu’un tiers seulement des objectifs 2030 semble en voie d’être atteint. Il a pointé plusieurs indicateurs défavorables, notamment la qualité de l’air, les émissions de CO2, la préservation des surfaces non bâties et surtout la biodiversité, et a interrogé la ministre sur l’interprétation du rapport, les moyens envisagés en Wallonie et le bilan régional. La ministre a répondu en insistant sur une approche systémique et a indiqué que la situation présente des éléments contrastés, dans le cadre d’une feuille de route et de défis importants à suivre.
La décision de la cop28 sur la transition vers un monde sans énergie fossile
Les intervenants ont salué la décision de la COP28 d’inscrire, pour la première fois, la nécessité d’une transition vers la fin des énergies fossiles, tout en soulignant ses limites et son caractère encore imprécis. Ils ont demandé comment la Belgique et la Wallonie allaient traduire cette orientation en feuilles de route concrètes, en particulier sur le plan de la planification, du mix énergétique, du rôle du nucléaire et de la stratégie industrielle. Il a aussi été insisté sur la nécessité d’arrêter les subsides publics aux énergies fossiles et de préparer le tissu industriel à ce basculement afin de créer de l’emploi et de la valeur ajoutée. Le ministre a été sollicité pour préciser les résultats de la COP28 et les mesures envisagées à court terme pour accompagner cette transition.
L’accord final de la cop28 du 13 décembre 2023
Les intervenants ont salué l’accord final de la COP28 comme un pas inédit vers la fin des énergies fossiles, tout en soulignant ses limites et la nécessité de clarifier sa portée concrète. Ils ont interrogé le ministre sur la manière dont la Belgique et la Wallonie intégreront cette transition dans leurs politiques, notamment via des feuilles de route, la stratégie énergétique, le rôle éventuel du nucléaire et l’adaptation de l’industrie. En réponse, l’accent a été mis sur la nécessité de planifier, organiser et prioriser cette transition à tous les niveaux, avec un appel à des signaux clairs pour permettre au tissu industriel de s’y préparer et d’en tirer des emplois et de la valeur.
Les impacts des accords de la cop28 sur la transition énergétique en wallonie
Les intervenants ont salué l’accord de la COP28 comme un signal important en faveur de la fin des énergies fossiles, tout en soulignant ses limites et la nécessité de préciser la portée exacte de la « transition de sortie ». Ils ont interrogé le ministre sur l’intégration de cet accord dans les politiques wallonnes et belges, notamment via des feuilles de route claires, la place du nucléaire et des SMR, ainsi que la stratégie industrielle et les emplois liés à cette transformation. En réponse, il a été rappelé que le travail international reste considérable, que la décision de la COP28 doit être traduite en planification concrète, et que la Wallonie devra définir les meilleurs ajustements possibles dans les semaines à venir.
L’augmentation des tarifs du transport d’électricité et le risque d’augmentation des prix pour la distribution
Douette s’inquiète de la hausse moyenne de 77 % du tarif de transport d’Elia et du risque que des hausses similaires touchent la distribution en Wallonie, alors même que l’État fédéral a pris part à l’investissement dans le réseau. Il demande quelles mesures le Gouvernement entend prendre pour éviter que les coûts liés au renforcement du réseau électrique wallon soient répercutés sur les citoyens. En réponse, le ministre évoque des investissements publics de plus de 200 millions d’euros en soutien aux GRD pour améliorer le réseau. Douette prend acte de cette réponse mais souligne l’écart avec les besoins estimés par les gestionnaires, qui parlent de plus de 4 milliards d’euros d’ici 2035, et dit espérer que ce différentiel ne sera pas supporté par les Wallons.
La proposition de la cwape pour l’indemnisation des prosumers_ victimes de décrochages
Eddy Fontaine interroge le ministre sur la proposition de la CWaPE visant à indemniser, à titre subsidiaire, les prosumers victimes de décrochages d’onduleurs, en soulignant le caractère forfaitaire du mécanisme, le délai de quatre mois laissé au gestionnaire de réseau et le montant jugé trop faible par BeProsumer. Il demande l’avis du ministre, l’existence d’un accord gouvernemental et l’adaptabilité du dispositif à des situations particulières. Le ministre indique qu’il examine encore la proposition ainsi que les avis des différents acteurs avant de trancher. En réponse, il est rappelé que l’objectif prioritaire des prosumers reste surtout d’éviter les décrochages en améliorant le réseau, plutôt que de recourir à des indemnisations.
Le lancement de la cellule chargée de coordonner les chantiers de modernisation du réseau électrique en wallonie
Le questionneur interroge le ministre sur la création d’une cellule de coordination destinée à accélérer la modernisation du réseau électrique en Wallonie, en estimant que l’initiative arrive tard face aux besoins de coordination entre déploiement des bornes, capacité du réseau basse tension et puissance. Il demande aussi des précisions sur la composition, le budget, les objectifs et le calendrier de mise en place de cette cellule, tout en suggérant qu’un commissariat spécial aurait peut-être été plus approprié. En réponse, le ministre met en avant la nécessité d’une coordination transversale et d’une feuille de route pour traiter ces enjeux, tandis qu’un autre intervenant conteste plusieurs chiffres avancés publiquement par le ministre sur le nombre de bornes et de superchargeurs, dénonçant des annonces jugées exagérées.
Le double recours introduit par revolht dans le dossier de la boucle du hainaut
François Desquesnes critique l’autorisation donnée au projet de ligne à très haute tension d’Elia dans le Hainaut, estimant que le gouvernement n’a pas imposé l’examen d’une alternative en courant continu portée par l’association REVOLHT, alors que 23 000 citoyens ont exprimé leurs inquiétudes. Il dénonce aussi un choix qu’il juge contraire à l’intérêt général et une gestion dilatoire du dossier, susceptible de renvoyer la décision après les élections. La réponse de Willy Borsus se limite à rappeler qu’il est raisonnable de respecter les procédures et le cadre légal.
La proposition de sortie coordonnée du traité sur la charte de l’énergie
Le député Bierin a salué l’annonce de la Commission européenne visant un retrait coordonné de l’UE du Traité sur la Charte de l’énergie, qu’il juge obsolète et incompatible avec les objectifs climatiques, et a interrogé le ministre-président sur la rapidité de la sortie, la neutralisation de la clause de survie (« sunset clause ») et la possibilité de la contester au regard d’engagements supérieurs comme l’Accord de Paris. Il a aussi plaidé pour que la Belgique, à l’instar de la France et de l’Allemagne, se prononce clairement en faveur de cette sortie. Dans sa réponse, le ministre-président a été remercié pour sa vigilance sur le dossier, sans autre élément de réponse repris dans l’échange fourni.
L’empreinte carbone du circuit de spa-francorchamps
Charles Gardier interroge Willy Borsus sur l’empreinte carbone du circuit de Spa-Francorchamps et sur les mesures envisagées pour en réduire l’impact environnemental. La réponse ministérielle met en avant les enjeux liés à la mobilité, à l’organisation des événements et à l’amélioration progressive des pratiques afin de limiter les émissions. Le débat souligne la conciliation recherchée entre l’attractivité économique et sportive du circuit et les objectifs de transition climatique.
Le projet wallon de production industrielle d’hydrogène décarboné
Le député Mauel a interrogé le ministre sur un projet wallon breveté de production d’hydrogène décarboné à partir de méthane, présenté comme moins coûteux que l’hydrogène vert, et sur le soutien public et privé déjà engagé à hauteur de 25 millions d’euros. Il a demandé quelles seraient les suites en matière d’industrialisation, la présence éventuelle de représentants de l’administration ou des cabinets dans le comité de pilotage, ainsi que la place de cet hydrogène dans le mix énergétique wallon et ses retombées pour la Wallonie. Dans sa réponse, il a salué un projet wallon novateur et prometteur, tout en soulignant qu’il faudra du temps pour le développer et trouver les modalités de son industrialisation.
Les avancées des conseils européens énergie et environnement des 27 et 28 juin pour le paquet fit for 55
Le questionneur a salué l’accord intervenu au Conseil européen sur plusieurs volets du paquet « Fit for 55 » et a interrogé le ministre sur la position défendue par la Belgique, son rôle dans les négociations, les prochaines étapes institutionnelles et l’adaptation de la Région aux objectifs climatiques de 2030. Il a notamment mis en avant le fonds social pour le climat, la fin des quotas gratuits pour l’aviation et l’ampleur des changements attendus dans tous les secteurs. Le ministre a expliqué la position soutenue avec la ministre Khattabi, le rôle joué dans les discussions et la nécessité de poursuivre le travail au sein des conseils européens suivants, en particulier sous la présidence tchèque, afin de préparer la mise en œuvre des accords au niveau régional.
Les réactions des secteurs de l’automobile, de la mobilité, de l’énergie et des consommateurs à l’annonce de m. Le ministre sur la réforme de la fiscalité automobile
François Desquesnes a interrogé le ministre sur la réforme de la fiscalité automobile, en demandant si l’annonce de lundi relevait d’un accord gouvernemental ou d’une simple proposition ministérielle, au vu des réactions critiques du secteur, de la majorité et de l’opposition. Germain Mugemangango a dénoncé une réforme qu’il juge pénalisante pour les travailleurs et les familles, avec des effets jugés injustes sur certains modèles courants, et a estimé qu’elle repose sur une logique de sanction financière plutôt que sur des mesures structurelles. Desquesnes a ensuite contesté l’équilibre de la réforme, en invoquant une prise en compte insuffisante de la dimension familiale, un risque de fuite vers le leasing en Flandre et un impact négatif sur les recettes wallonnes. Mugemangango a enfin souligné des incohérences selon lui, citant l’exemple d’une voiture haut de gamme moins taxée qu’une citadine, et a plaidé pour agir davantage sur les constructeurs et les transports publics que sur les usagers.
Le dépôt par la commission européenne du paquet législatif «fit for 55»
Florent interroge Henry sur le dépôt par la Commission européenne du paquet législatif « fit for 55 », présenté comme un ensemble de mesures visant à adapter les politiques climatiques et énergétiques de l’Union aux objectifs de réduction des émissions. Le questionneur met en avant les implications de ce paquet pour la Belgique, notamment sur le plan de la répartition des efforts et de la mise en œuvre nationale. Henry répond en exposant la portée générale du paquet, en rappelant les objectifs climatiques européens et en indiquant que la Belgique devra analyser les propositions afin d’en mesurer l’impact et de définir sa position dans les négociations.