Travaux routiers
Les enjeux de mobilité pour les travailleurs wallons suite à la nouvelle feuille de route bruxelloise
Le député a souligné que près de 18 % des travailleurs bruxellois résident en Wallonie et a interrogé le ministre sur les garanties à offrir aux navetteurs wallons face aux contraintes de mobilité à Bruxelles, notamment Good Move, les zones de basse émission et la nécessité de concertations interrégionales. François Desquesnes s’est réjoui de la formation d’un gouvernement bruxellois de plein exercice, a évoqué la vignette et l’élargissement du Brupass XL à des gares wallonnes, et a rappelé que la plupart des flux passent par le train. Il a aussi indiqué que des collaborations existent déjà avec la Flandre et Bruxelles pour gérer les travaux sur le ring et informer les usagers, tout en souhaitant des avancées avec les autorités fédérales et régionales compétentes.
La nouvelle fermeture de l’E19
Vincent Crampont a évoqué la nouvelle fermeture de l’E19 pendant plus de dix heures après un accident impliquant des poids lourds et a demandé s’il y avait eu un débriefing, ainsi que la manière dont la police et les communes avaient coordonné la gestion des itinéraires de délestage. Il a aussi plaidé pour des mesures structurelles, notamment des demi-tours automatisés encadrés par la police, un maillage d’itinéraires de déviation connu à l’avance et une meilleure collaboration avec les applications de navigation. François Desquesnes a expliqué que l’accident, survenu sur l’E19/E42, avait bloqué les trois bandes à la suite d’un carambolage impliquant un camion-citerne, entraînant aussi une pollution de la chaussée et des réparations urgentes, ce qui justifiait la durée de l’intervention. Il a précisé que les services de police s’étaient rapidement positionnés, que le gouverneur avait mobilisé des moyens complémentaires et qu’un débriefing avait eu lieu le lendemain matin, tout en invitant le député à déposer une question écrite ou orale pour en connaître le contenu.
L’amélioration de la gestion des épisodes hivernaux sur le réseau structurant
Les députés ont interrogé le ministre sur la gestion de l’épisode neigeux, en saluant le travail des agents du SPW et des sous-traitants tout en s’inquiétant de l’anticipation, du déneigement des voiries secondaires, de l’aide éventuelle aux communes et de l’entretien des pistes cyclables et des RAVeL. François Desquesnes a détaillé l’organisation régionale: 7 834 km de voiries, un budget annuel de 30 à 40 millions d’euros, 100 000 tonnes de sel, 660 engins et 53 stations météo, avec une cellule d’action routière activée selon trois niveaux d’alerte. Il a précisé que les pistes cyclables latérales aux routes doivent être prises en compte dans l’entretien, mais que les pistes en site propre sont peu équipées en matériel de déneigement, et que les RAVeL relèvent des communes sauf ceux longeant les voies d’eau. Il a enfin indiqué qu’aucun incident majeur n’était signalé, tout en rappelant que la priorité restait donnée aux axes régionaux et que les communes demeuraient responsables de leurs voiries secondaires.
Le manque de sablage des routes enneigées
Les députés ont interpellé le ministre sur la gestion du récent épisode neigeux, en soulignant les difficultés persistantes sur certaines voiries secondaires, les risques pour les automobilistes et les cyclistes, ainsi que le manque d’anticipation perçu dans certaines communes. François Desquesnes a rappelé que le réseau régional est traité par le SPW avec un budget annuel de 30 à 40 millions d’euros, 100 000 tonnes de sel, 660 engins et plus de 1 200 personnes mobilisées, sur la base de 53 stations météo et d’un système d’alerte gradué. Il a précisé que les routes secondaires relèvent des autorités communales, tandis que les pistes cyclables latérales doivent être intégrées au dispositif d’entretien, mais que les pistes en site propre sont encore trop peu équipées pour être déneigées, et que les RAVeL relèvent des communes sauf le long des voies d’eau, où la Région intervient. Les échanges ont aussi porté sur l’opportunité d’une meilleure coordination locale et d’un éventuel partage de matériel, d’information et de priorisation des tronçons cyclables.
La nécessaire amélioration de la communication sur les chantiers autoroutiers
Bruno Lefèbvre a dénoncé l’insuffisance de la communication sur les chantiers autoroutiers, estimant que les informations publiées sur le site de la SOFICO ne sont pas complètes et compliquent la planification des trajets, notamment pour les usagers dépendant de la voiture. François Desquesnes a répondu que l’information de circulation relève du centre Perex, dépendant du SPW MI, et non de la SOFICO, tout en reconnaissant qu’un chantier aurait dû apparaître sur la carte et qu’il transmettrait le signalement à l’administration. Le député a répliqué que les GPS et applications comme Waze ne renseignent pas toujours les chantiers dès leur ouverture, ce qui confirme selon lui la nécessité d’améliorer la communication.
Le nouvel enfer vécu par les usagers de l’E42
Le député a dénoncé la dégradation de la circulation sur l’E42 entre Mons et Charleroi, en évoquant le chantier d’Obourg, l’accident du pont d’Houdeng et l’incident sur le joint de dilatation du pont de Manage, et a demandé la cause du problème, le caractère durable des réparations et les investissements à venir. Le ministre a expliqué que le pont de Manage, construit en 1966 et régulièrement inspecté, a été rapidement sécurisé et rouvert après la détection d’un défaut au joint, grâce à l’intervention du SPW MI, et qu’une rénovation plus large du pont est prévue pour environ 800.000 euros hors TVA. Il a ajouté que le Gouvernement consacre 184 millions d’euros supplémentaires à la rénovation des ouvrages d’art en Wallonie et que, pour le pont d’Houdeng, la reprise de la déconstruction est en attente du feu vert du SPF Emploi après la mise en place d’un nouveau plan de sécurité.
Le soulèvement de la chaussée sur l’E42 à Manage
Les députés ont évoqué les fortes perturbations sur l’E42 entre Mons et Charleroi, liées au défaut d’un joint de dilatation à Manage, dans un contexte déjà marqué par les chantiers d’Obourg et d’Houdeng. Le ministre a expliqué que le pont, construit en 1966 et classé en catégorie C, fait l’objet d’inspections régulières et que la réparation d’urgence a été réalisée en moins de 24 heures, avec réouverture rapide de la circulation. Il a indiqué qu’une rénovation plus lourde est programmée, notamment sur les joints d’étanchéité et les glissières de sécurité, pour un montant de 800.000 euros hors TVA, dans le cadre d’un plan wallon de renforcement des ouvrages d’art doté de 184 millions d’euros supplémentaires. Concernant le pont d’Houdeng, il a précisé que la reprise de la déconstruction est possible mais reste suspendue à la validation du nouveau plan de sécurité par le SPF Emploi.
Les accidents de la route survenus sur des chantiers autoroutiers
Maxime Daye s’est étonné du nombre d’accidents sur les chantiers autoroutiers en Wallonie, citant la campagne de la SOFICO et demandant confirmation des chiffres, ainsi que des précisions sur les mesures déjà prises et celles encore envisagées. François Desquesnes a confirmé la réalité du phénomène, qu’il attribue surtout à la distraction des conducteurs, et a rappelé que la Région agit par la sensibilisation, la prévention, l’adaptation des vitesses sur chantier et le renforcement de la signalisation. Il a annoncé un contrôle dynamique des vitesses à partir du second semestre 2025 selon la présence de travailleurs et les conditions météorologiques, ainsi qu’un projet pilote avec Waze et Coyote pour mieux signaler les chantiers mobiles.
La ligne de tram de Liège
Diana Nikolic a interrogé le ministre sur le calendrier des exercices multidisciplinaires liés à la mise en service du tram de Liège, estimant qu’un premier exercice prévu le 14 mars, pendant la marche à blanc, pourrait révéler des ajustements encore nécessaires avant l’ouverture. François Desquesnes n’a pas détaillé le calendrier complet dans l’extrait, mais a été interpellé sur la nécessité d’anticiper d’éventuelles adaptations et sur l’impact possible sur la date de mise en service. Dans le même échange, Caroline Cassart-Mailleux a dénoncé le manque d’information autour de la fermeture totale de la N66 à Modave pour travaux, tandis qu’Isabella Greco a demandé au ministre de s’opposer à la fermeture annoncée de 20 gares, surtout en Wallonie, et Desquesnes a répondu qu’il défendrait fermement le réseau ferroviaire wallon tout en appelant à la cohérence entre les politiques de mobilité wallonnes et fédérales.
Le report de de la mise en service de la ligne de busway n° 2 à Liège
Diana Nikolic a interpellé le ministre sur le report de la mise en service de la ligne B2 du busway à Liège, initialement prévue en même temps que le tram, en demandant des explications sur l’origine du retard et sur le maintien éventuel d’une échéance en avril. François Desquesnes a indiqué que l’OTW lui avait expliqué que des travaux plus importants que prévu avaient été constatés lors de l’ouverture de la voirie et que l’information avait déjà été transmise aux autorités communales, tout en reconnaissant la nécessité d’informer plus largement les usagers en cas de retard. La députée a salué la réponse mais a insisté sur les problèmes de communication et sur la nécessité d’un calendrier clair pour l’ensemble des lignes de busway et de BHNS prévues à Liège.
Les travaux sur le viaduc Charlemagne
Richard Fournaux a souligné l’état préoccupant du viaduc Charlemagne, dont la circulation est réduite à une seule bande depuis 2021, et a interrogé le ministre sur le calendrier réel des travaux, ainsi que sur l’importance de cet ouvrage pour la mobilité régionale. François Desquesnes a expliqué que le projet lancé en 2021 avait été retardé par la mobilisation des équipes sur les dégâts des inondations, mais que la procédure de marché public est désormais avancée, avec l’ouverture des offres le 14 novembre. Il a indiqué que le chantier représente plus de 5 millions d’euros et qu’il espère pouvoir signer le bon de commande au printemps 2025, pour des travaux d’une durée prévue de 140 jours ouvrables.
L’impact grandissant des travaux du ring de Bruxelles sur la mobilité en Wallonie
Nicolas Janssen a dénoncé les graves perturbations de mobilité provoquées par les travaux du ring de Bruxelles au pont de Groenendael, avec des files importantes touchant des communes wallonnes et bruxelloises, et a plaidé pour une meilleure coordination entre Régions. François Desquesnes a rappelé que le chantier relève de la Flandre, tout en reconnaissant que l’échange d’informations entre autorités régionales est insuffisant pour les travaux, contrairement à la gestion quotidienne du trafic. Il a indiqué qu’un groupe de travail sur l’axe E411 est en cours avec la Flandre, le SPW MI et le TEC, et qu’il a pris contact avec son homologue flamande pour renforcer la collaboration interrégionale sur les dossiers de mobilité. Le député a salué ces intentions et insisté sur la nécessité de davantage de dialogue entre Régions.
L’accumulation du retard dans le chantier du Service public de Wallonie à Fléron
Sophie Fafchamps a dénoncé le retard important du chantier de réfection de 438 mètres de la rue de Romsée à Fléron, initialement prévu pour 180 jours mais déjà prolongé de plus d’un an, en demandant des améliorations de coordination avec les impétrants, l’application de pénalités aux entrepreneurs défaillants, un soutien aux communes affectées par les déviations et une planification à l’échelle de l’arrondissement. François Desquesnes a expliqué que le chantier impliquait plusieurs acteurs (SPW MI, AIDE, CILE, Resa, Proximus) et a attribué les principaux retards à 74 jours d’intempéries ainsi qu’à l’intervention tardive d’Unifiber pour la fibre optique. Il a indiqué que les entrepreneurs n’étaient pas en défaut, qu’aucune pénalité ne serait appliquée à leur égard, qu’il restait environ 40 jours ouvrables, et qu’il demanderait à son administration de suivre le dossier de très près tout en reconnaissant la nécessité de renforcer la coordination en amont.
Le chantier au carrefour léonard et les conséquences pour les navetteurs wallons
Les intervenants dénoncent les conséquences du chantier du carrefour Léonard sur les navetteurs wallons, en particulier la fermeture annoncée du tourne-à-droite depuis l’E411 vers Waterloo et la réduction à une seule bande sur le ring, sans concertation suffisante entre Régions. Ils reprochent au ministre Henry de ne pas avoir réagi publiquement ni d’avoir engagé de démarches plus fermes auprès de son homologue flamande, et lui demandent d’activer des instances de concertation, voire des actions juridiques. Ils proposent aussi des mesures alternatives pour limiter l’impact sur les usagers, comme le renforcement des bus express, la valorisation du parking P+R de Louvain-la-Neuve, le soutien au covoiturage et, à titre temporaire, la gratuité des transports en commun vers Bruxelles.
Les blocages de circulation autour du carrefour léonard en suite des travaux décidés par la flandre
Les intervenants dénoncent les blocages annoncés autour du carrefour Léonard, liés à des travaux décidés par la Flandre sans concertation, qui risquent de pénaliser fortement les navetteurs du Brabant wallon vers Bruxelles. Ils reprochent au ministre Henry de ne pas avoir suffisamment réagi et lui demandent des démarches auprès de sa collègue flamande, la saisine d’instances de concertation, voire des mesures alternatives pour les usagers. Parmi les pistes évoquées figurent le renforcement des bus express, la promotion du parking P+R de Louvain-la-Neuve, le développement du covoiturage et, temporairement, la gratuité des transports en commun depuis Wavre vers Bruxelles. Le débat met en avant la nécessité de défendre les intérêts de mobilité wallons face à des travaux ayant des effets transrégionaux.
La dégradation des routes en suite des chutes de neige
Le questionneur dénonce la dégradation rapide des routes wallonnes après les chutes de neige, le gel et le salage, qui font réapparaître des nids-de-poule sur des chaussées réparées de manière jugée superficielle. Il estime que ces rustines coûtent à terme plus cher qu’une réfection en profondeur, met en cause l’insuffisance des budgets et demande une augmentation des moyens pour garantir des routes durables et sûres. Il souligne aussi les risques pour les motards et les automobilistes ainsi que le manque de résultats visibles malgré les annonces d’investissements. Le ministre est interpellé sur sa responsabilité face à une situation jugée inacceptable et sur la nécessité de mieux assurer la sécurité des usagers.
Les incertitudes autour de la poursuite des chantiers d’extension du tram liégeois
Julien Liradelfo dénonce les retards et les contradictions apparentes autour de l’extension du tram liégeois vers Herstal et Seraing, en soulignant l’inquiétude des habitants face à un chantier qui pourrait encore durer ou être arrêté. Il demande au ministre Henry de clarifier la situation et de dire quelle version doit être considérée comme fiable. Le ton de son intervention est très critique à l’égard de la gestion du dossier et il réclame désormais des actes plutôt que des annonces.
La répétition des mouvements de grève sauvage des services des bus des tec
Olivier Maroy a dénoncé deux grèves sauvages des TEC à Robermont et à Chastre, qui ont laissé les usagers sans solution, et a interrogé le ministre sur les mesures à prendre pour éviter leur répétition. Il a plaidé pour un renforcement du service garanti dans le futur contrat de service public de l’OTW et a signalé, pour le dépôt de Chastre, un problème de matériel vétuste et de flotte à renouveler plus rapidement. Le ministre a été invité à agir sur ces deux volets afin de préserver l’attractivité du transport en commun et d’éviter que ces mouvements ne détériorent son image.
L’état désastreux des routes wallonnes
Le questionneur dénonce l’état très dégradé des routes wallonnes, qu’il juge dangereux pour les motards et les automobilistes, et estime que les taxes perçues pour la mobilité ne se traduisent pas par des investissements suffisants. Il interroge le ministre sur l’usage des moyens disponibles et sur les mesures immédiates prévues pour réparer les voiries les plus dangereuses. Le ministre est également interrogé sur le retard du plan « Mobilité et Infrastructures pour tous » et sur la priorité annoncée par le Gouvernement en matière d’entretien des routes. Dans sa réponse, il met en avant la nécessité d’un meilleur entretien, la volonté de faire avancer le plan d’investissements et l’objectif d’une réparation plus continue des infrastructures d’ici la fin de la législature.
L’amélioration de l’état des routes wallonnes pour 2024
Les intervenants ont dénoncé la dégradation des routes wallonnes, jugées dangereuses pour les motards et les automobilistes, et ont interrogé le ministre sur l’utilisation des moyens fiscaux consacrés aux infrastructures ainsi que sur l’exécution du plan « Mobilité et Infrastructures pour tous », reporté depuis 2022. Ils ont aussi relevé le manque d’investissements visibles dans les priorités du Plan de relance et demandé des mesures rapides pour réparer les voiries et réduire les risques. Le ministre a indiqué vouloir faire de l’entretien des routes une priorité et favoriser une réparation continue, tout en expliquant les retards par le contexte de crise. Les auteurs ont pris acte de cette position, tout en soulignant que l’état des routes continue, selon eux, à se détériorer.
La réaction du cabinet de m. Le ministre sur l’état catastrophique des routes
François Desquesnes dénonce la dégradation rapide des routes régionales, en particulier celles gérées par le SPW MI, et estime que les moyens consacrés à l’entretien et à la réhabilitation ont été réduits d’environ 65 millions d’euros par rapport à 2019, à euros constants. Il reproche au ministre d’attribuer cette baisse à une prétendue incapacité de l’administration à réaliser davantage, alors qu’il y voit un choix budgétaire politique et un désengagement sur un département essentiel. Il met enfin en garde contre une « dette cachée » liée au sous-entretien du réseau, qui entraînerait à terme des coûts beaucoup plus élevés pour la Région.
La vitesse dynamique sur les routes wallonnes
Jacqueline Galant interroge la ministre sur l’objectif concret de la gestion de la vitesse dynamique sur les routes wallonnes, ses modalités d’application et la nécessité éventuelle de modifications législatives. Elle souligne l’intérêt de cette mesure pour fluidifier le trafic, rendre les limitations de vitesse plus crédibles et mieux protéger les ouvriers sur les chantiers routiers. La ministre répond en exposant les éléments techniques et juridiques du dispositif, présenté comme un outil de gestion du trafic et de la sécurité routière en cas de ralentissement, d’accident ou de travaux.