La réaction du cabinet de m. Le ministre sur l’état catastrophique des routes
François Desquesnes dénonce la dégradation rapide des routes régionales, en particulier celles gérées par le SPW MI, et estime que les moyens consacrés à l’entretien et à la réhabilitation ont été réduits d’environ 65 millions d’euros par rapport à 2019, à euros constants. Il reproche au ministre d’attribuer cette baisse à une prétendue incapacité de l’administration à réaliser davantage, alors qu’il y voit un choix budgétaire politique et un désengagement sur un département essentiel. Il met enfin en garde contre une « dette cachée » liée au sous-entretien du réseau, qui entraînerait à terme des coûts beaucoup plus élevés pour la Région.
Débat · 3 interventions
- FDFrançois DesquesnesLes Engagés
Monsieur le Ministre, l’état des routes régionales et singulièrement de celles gérées directement par le SPW MI se dégrade à vue d’œil. La situation sur le terrain est ineffable et se traduit dans les chiffres du budget. Nous avons comparé la situation des moyens mis à disposition en 2019 à euros constants par rapport aux chiffres actuels. Au lieu d’avoir 210 millions d’euros, il n’y en a que 145 millions d’euros, ce qui représente une réduction de 65 millions d’euros par an. Ce matin, dans la presse, votre cabinet explique que ce sont les vrais chiffres et vous dites que ceux-ci montrent que le budget mis à disposition de l’administration a été adapté à sa capacité de réalisation. Bref, de façon très sympathique, vous dites: «Mon administration n’est pas capable de faire plus vite et plus fort».
- FDFrançois DesquesnesLes Engagés
C’est incroyable d’entendre cela, Monsieur le Ministre; j’aimerais savoir pourquoi vous avez réduit autant les moyens d’entretien des routes et du réseau non structurant.
Agressivité 85%Émotionnel 93% - FDFrançois DesquesnesLes Engagés
Bien sûr, Monsieur le Président, c’est ce qui m’a fait réagir. Monsieur le Ministre, vous dites que, si vous avez réduit les budgets d’entretien et de réhabilitation des voiries régionales de 65 millions d’euros – en euros courants – par rapport à 2019, c’est la faute de votre administration. C’est scandaleux de dire cela. La réalité, c’est que vous avez fait des choix budgétaires, vous n’avez pas défendu un département important et que vous créez une dette cachée que les Wallonnes et les Wallons devront malheureusement payer dans les années à venir. La détérioration des routes, si l’on n’y prend pas garde immédiatement, coûte trois fois plus cher par la suite. 5 P.W. – C.R.I. N° 18 (2022-2023) – Mercredi 14 juin 2023
Agressivité 78%Émotionnel 64%
Questions similaires
L’état désastreux des routes wallonnes
Le questionneur dénonce l’état très dégradé des routes wallonnes, qu’il juge dangereux pour les motards et les automobilistes, et estime que les taxes perçues pour la mobilité ne se traduisent pas par des investissements suffisants. Il interroge le ministre sur l’usage des moyens disponibles et sur les mesures immédiates prévues pour réparer les voiries les plus dangereuses. Le ministre est également interrogé sur le retard du plan « Mobilité et Infrastructures pour tous » et sur la priorité annoncée par le Gouvernement en matière d’entretien des routes. Dans sa réponse, il met en avant la nécessité d’un meilleur entretien, la volonté de faire avancer le plan d’investissements et l’objectif d’une réparation plus continue des infrastructures d’ici la fin de la législature.
L’état des routes wallonnes
Julien Liradelfo a dénoncé l’état dégradé des routes wallonnes, estimant que les taxes de circulation, de mise en circulation et kilométriques ne se traduisent pas par un entretien suffisant, avec des risques pour la sécurité et des indemnisations liées aux dommages subis par les usagers. François Desquesnes a contesté certains chiffres avancés, précisé que les indemnisations évoquées s’élèvent à 502 000 euros, rappelé le rôle des communes en cas de danger immédiat et souligné que les budgets consacrés à l’entretien augmentent, notamment de 70 % pour le raclage-pose et de 50 millions d’euros via la SOFICO. Il a également indiqué que 100 % des recettes du prélèvement kilométrique des poids lourds sont reversées à la SOFICO pour l’entretien et l’amélioration du réseau, tout en reconnaissant un besoin de financement supplémentaire.
La dégradation des routes en suite des chutes de neige
Le questionneur dénonce la dégradation rapide des routes wallonnes après les chutes de neige, le gel et le salage, qui font réapparaître des nids-de-poule sur des chaussées réparées de manière jugée superficielle. Il estime que ces rustines coûtent à terme plus cher qu’une réfection en profondeur, met en cause l’insuffisance des budgets et demande une augmentation des moyens pour garantir des routes durables et sûres. Il souligne aussi les risques pour les motards et les automobilistes ainsi que le manque de résultats visibles malgré les annonces d’investissements. Le ministre est interpellé sur sa responsabilité face à une situation jugée inacceptable et sur la nécessité de mieux assurer la sécurité des usagers.
L’amélioration de l’état des routes wallonnes pour 2024
Les intervenants ont dénoncé la dégradation des routes wallonnes, jugées dangereuses pour les motards et les automobilistes, et ont interrogé le ministre sur l’utilisation des moyens fiscaux consacrés aux infrastructures ainsi que sur l’exécution du plan « Mobilité et Infrastructures pour tous », reporté depuis 2022. Ils ont aussi relevé le manque d’investissements visibles dans les priorités du Plan de relance et demandé des mesures rapides pour réparer les voiries et réduire les risques. Le ministre a indiqué vouloir faire de l’entretien des routes une priorité et favoriser une réparation continue, tout en expliquant les retards par le contexte de crise. Les auteurs ont pris acte de cette position, tout en soulignant que l’état des routes continue, selon eux, à se détériorer.
L’amélioration de la gestion des épisodes hivernaux sur le réseau structurant
Les députés ont interrogé le ministre sur la gestion de l’épisode neigeux, en saluant le travail des agents du SPW et des sous-traitants tout en s’inquiétant de l’anticipation, du déneigement des voiries secondaires, de l’aide éventuelle aux communes et de l’entretien des pistes cyclables et des RAVeL. François Desquesnes a détaillé l’organisation régionale: 7 834 km de voiries, un budget annuel de 30 à 40 millions d’euros, 100 000 tonnes de sel, 660 engins et 53 stations météo, avec une cellule d’action routière activée selon trois niveaux d’alerte. Il a précisé que les pistes cyclables latérales aux routes doivent être prises en compte dans l’entretien, mais que les pistes en site propre sont peu équipées en matériel de déneigement, et que les RAVeL relèvent des communes sauf ceux longeant les voies d’eau. Il a enfin indiqué qu’aucun incident majeur n’était signalé, tout en rappelant que la priorité restait donnée aux axes régionaux et que les communes demeuraient responsables de leurs voiries secondaires.