Énergie verte
Le problème du décrochage des onduleurs de panneaux photovoltaïques
Jean-Paul Bastin a dénoncé les décrochages d’onduleurs liés à l’incapacité du réseau à absorber la production photovoltaïque, en s’inquiétant de la durée annoncée des problèmes, des prix élevés de l’énergie et de la capacité future d’intégration des installations existantes et nouvelles. Cécile Neven a répondu que ces coupures sont localisées dans certaines zones du réseau basse tension et ne concernent pas l’ensemble des prosumers, tout en rappelant la volonté du Gouvernement de prévoir une indemnisation proportionnelle au dommage, lisible et transparente. Elle a indiqué avoir reçu une première proposition de la CWaPE, les remarques de BeProsumer, et procéder à une dernière analyse juridique avant de soumettre en avril un arrêté en première lecture au Gouvernement.
L’impact du prochain appel d’offres pour un parc offshore belge sur l’approvisionnement électrique de la Wallonie
Céline Tellier a alerté sur les inquiétudes exprimées par plusieurs grands acteurs énergétiques concernant le report et la modification de l’appel d’offres fédéral pour les lots 2 et 3 des parcs éoliens en mer du Nord, qu’elle juge préoccupants pour la sécurité d’approvisionnement, alors que ces projets représentent 3 500 MW. Cécile Neven a indiqué être en contact régulier avec le ministre Bihet, qui veut relancer l’appel d’offres au printemps 2026 en recherchant un équilibre entre coût pour les industriels, investissements d’infrastructure et sécurité d’approvisionnement fondée sur un mix nucléaire-renouvelables. Elle a précisé ne pas vouloir commenter davantage un dossier relevant du fédéral et a insisté sur l’importance, pour la Wallonie, de concrétiser la Boucle du Hainaut afin de permettre le développement des renouvelables et d’éviter des difficultés d’électrification et de décarbonation.
Le refus d’un projet de champ photovoltaïque à La Roche-en-Ardenne
François Huberty a salué le refus d’un permis unique pour un projet de champ photovoltaïque de grande ampleur à La Roche-en-Ardenne, en zone agricole, et a interrogé le ministre sur les motifs du refus, sur une éventuelle réorientation de ce type de projets vers d’autres terrains et sur un possible renforcement de la circulaire encadrant l’agrivoltaïsme. François Desquesnes a répondu que la Wallonie devait développer les énergies renouvelables, mais sans porter atteinte à la vocation agricole des terres ni favoriser la spéculation foncière. Il a indiqué que le projet, situé en zone agricole et porté sans véritable activité agricole principale, relevait d’une dérogation à interpréter strictement, et a précisé qu’une note d’orientation avait déjà été adoptée ainsi qu’un travail de modernisation des règles en concertation avec le secteur.
La relance de l’exploitation minière en Wallonie
Vincent Maillen a interrogé le ministre sur le potentiel du sous-sol wallon, en particulier la possibilité de développer l’exploitation du grisou et d’éventuels gisements d’hydrogène blanc, en demandant si une cartographie des ressources et un agenda d’exploitation étaient prévus. François Desquesnes a indiqué que la Wallonie participe déjà à la phase 1 du Plan national d’exploration, qui vise à recenser et cartographier les minéraux critiques et terres rares, et que l’exploitation industrielle du grisou existe déjà à Anderlues, avec une extension envisagée ailleurs. En revanche, il a précisé qu’aucun programme spécifique n’existe actuellement pour l’hydrogène blanc en Wallonie, tout en soulignant que les universités assurent une veille et que d’éventuelles investigations seraient menées si des indices probants apparaissaient lors des futures explorations.
Les centaines de millions d’euros non mobilisées pour la transition énergétique en Wallonie
Céline Tellier et Jean-Paul Bastin ont alerté sur la suspension de plusieurs projets de parcs de batteries et de centrales photovoltaïques, évoquant des montants de 600 à 800 millions d’euros et demandant des précisions sur la gouvernance, la sécurité juridique et la capacité à accélérer la transition énergétique en Wallonie. La ministre Cécile Neven a contesté l’existence d’un blocage au niveau du Gouvernement, en rappelant que la DPR prévoit une rationalisation des structures du non régulé et que sa demande de postposer certains recrutements chez EWATe visait à clarifier ce cadre. Elle a indiqué qu’un seul projet, d’environ 30 millions d’euros, semblait concrètement engagé à ce stade, tout en soulignant la nécessité de clarifier les rôles, la transparence et la neutralité des structures concernées. Les députés ont répliqué que les retards constatés dans les renouvelables et la gouvernance énergétique restaient préoccupants, malgré l’existence du PACE 2030.
La situation d’EWATe
Les députés ont interrogé la ministre sur le devenir de projets de batteries et de centrales photovoltaïques, présentés dans la presse comme suspendus, ainsi que sur la gouvernance d’EWATe et la sécurité juridique et financière des investissements publics et communaux. La ministre a contesté l’idée d’un blocage gouvernemental, rappelant que la DPR prévoit une rationalisation des structures régulées et non régulées, et indiquant avoir demandé de postposer un engagement jugé prématuré dans l’attente de clarifications. Elle a précisé qu’un seul projet d’environ 30 millions d’euros serait réellement engagé à ce stade, tout en soulignant des questions de transparence, de neutralité et de non-discrimination au sein d’EWATe. Elle a conclu qu’une clarification des rôles et une stratégie énergétique plus lisible et efficiente étaient en cours d’élaboration.
La multiplication des blocages dans le développement éolien en Wallonie
Céline Tellier a dénoncé la multiplication des blocages au développement éolien en Wallonie, en évoquant des projets en attente de raccordement au réseau, des réservations de capacité qui immobiliseraient des projets pendant plusieurs années et un taux de délivrance des permis jugé très faible. Cécile Neven a assuré que la Wallonie maintenait ses objectifs en matière d’énergies renouvelables, tout en soulignant que les difficultés tiennent surtout à l’après et à l’avant du permis, avec les études d’incidence, les recours et un cadre légal jugé insuffisamment sécurisé. La ministre a annoncé travailler à une révision du cadre éolien, au renforcement de la cartographie des réseaux, à un cadre sur la flexibilité et à l’hypothèse d’un GRD unique afin d’améliorer l’efficience des procédures.
Le report du programme d’avion à hydrogène développé par Airbus
Eddy Fontaine a interrogé le ministre sur le report, voire l’abandon, du programme d’avion à hydrogène d’Airbus et sur ses conséquences pour la Wallonie, en particulier pour la SONACA et les PME wallonnes impliquées dans les ailes et les réservoirs à hydrogène. Pierre-Yves Jeholet a estimé qu’il s’agit d’un recul attendu au vu des difficultés générales de la filière hydrogène, tout en rappelant que d’autres technologies de décarbonation de l’aviation restent en développement. Il a jugé les effets sur les entreprises wallonnes limités, en soulignant que la Région avait anticipé cette évolution et demeure engagée dans des sociétés comme Safran et la SONACA. Eddy Fontaine a pris acte de cette réponse et a indiqué rester attentif à la suite.
Le rechargement de véhicules électriques lourds par induction
Vincent Maillen a interpellé le ministre sur le projet français d’autoroute électrique par induction, destiné notamment au rechargement des camions en roulant, et a पूछा si une telle solution pourrait être envisagée en Wallonie via un partenariat public-privé ou avec des financements européens. François Desquesnes a répondu que l’électrification des véhicules constitue un outil parmi d’autres pour réduire les émissions de la mobilité, tout en rappelant que la demande reste faible et que le projet français n’en est qu’au stade expérimental. Il a indiqué qu’il demanderait au SPW MI de suivre attentivement les conditions et résultats de ce test afin d’évaluer une éventuelle transposition en Wallonie, en soulignant que la Région dispose d’un réseau autoroutier susceptible d’offrir des opportunités.
L’arrêt du projet de captation de carbone Columbus à Charleroi
Les députés interrogent le Gouvernement sur l’abandon de la phase d’industrialisation du projet Columbus à Charleroi, soutenu par la Région wallonne, et sur ses conséquences pour l’emploi, l’innovation et la filière hydrogène. Adrien Dolimont explique que la partie recherche et développement a été menée à terme, mais que des difficultés de marché, de calendrier et de respect des conditions du subside ont conduit à l’arrêt de l’industrialisation ; il annonce des discussions avec la Commission européenne et le Fédéral pour réaffecter les moyens vers la R&D en Wallonie. Il souligne que d’autres projets liés à l’hydrogène et au CO2 restent en cours et que le Gouvernement poursuit son soutien à la filière. Marie-Christine Marghem exprime des réserves sur la viabilité économique et environnementale de l’hydrogène vert, tandis que Jean-Jacques Cloquet insiste sur l’importance stratégique de maintenir ces compétences en Wallonie.
L’effondrement du marché des pompes à chaleur et les perspectives de décarbonation
J.-P. Bastin a interpellé la ministre sur la chute annoncée des ventes de pompes à chaleur en Wallonie et en Belgique, qu’il relie à leur moindre attractivité économique face au gaz ou au mazout, et a suggéré d’étudier un mécanisme de crédit de kilowattheures pour les rendre plus avantageuses. Cécile Neven a confirmé la baisse des ventes, tout en la relativisant par rapport aux très bons résultats de 2022 et 2023 et en évoquant aussi des facteurs conjoncturels, tandis qu’elle constatait une hausse des chaudières au mazout. Elle a mis en avant deux leviers principaux pour soutenir la décarbonation du chauffage : l’isolation des bâtiments et la réduction de l’écart de prix entre l’électricité et le gaz, via une surcharge unique modulable, en concertation avec le régulateur et le fédéral. Le député a pris acte de ces orientations et a salué le volontarisme annoncé.
Le récent contrat de John Cockerill pour la fourniture d’électrolyseurs en Inde
Valérie Bluge a salué le contrat conclu par John Cockerill en Inde pour fournir des électrolyseurs destinés à la production d’ammoniac vert, en soulignant son importance stratégique pour le rayonnement de la Wallonie et en interrogeant le ministre sur les contacts pris, les emplois potentiels et les retombées économiques. Pierre-Yves Jeholet a indiqué que la Région est en contact permanent avec l’entreprise, a présenté ce contrat comme une reconnaissance du savoir-faire wallon dans les technologies liées à l’hydrogène et aux énergies renouvelables, et a estimé qu’il pourrait générer de l’activité économique et des emplois supplémentaires. Il a aussi souligné que ce type de succès peut renforcer l’attractivité de l’entreprise et la renommée de la Wallonie à l’international.
Les leviers d’action du Gouvernement pour encourager les femmes à se diriger vers les nouveaux emplois générés par la transition écologique
Anne Laffut a interrogé le ministre sur les leviers à mobiliser pour orienter davantage les femmes vers les emplois créés par la transition écologique, en soulignant les écarts de participation encore importants malgré des salaires plus attractifs et des écarts salariaux moindres que dans d’autres secteurs. Elle a demandé où en étaient la réforme de l’alternance, de la promotion sociale et de l’insertion professionnelle, ainsi que les actions de sensibilisation et de soutien à l’entrepreneuriat féminin dans les filières STEM et les métiers verts. Pierre-Yves Jeholet a répondu que la DPR prévoit bien deux axes de travail: le renforcement de la formation en alternance et une meilleure orientation vers les métiers scientifiques, technologiques, mathématiques dès le plus jeune âge. Il a indiqué que plusieurs initiatives existent déjà pour susciter des vocations, mais qu’elles sont trop dispersées, d’où le travail en cours sur un cadastre commun avec la Fédération Wallonie-Bruxelles et la Région wallonne afin de coordonner ces actions et d’amplifier leur effet levier.
L’impact de la surproduction photovoltaïque sur le réseau et l’appel de la CREG à la création de parcs de batteries
Anne-Catherine Goffinet a relayé l’alerte de la CREG sur les effets de la surproduction photovoltaïque sur l’équilibre du réseau, en évoquant les pistes de flexibilité, de stockage par batteries, de déplacement de la consommation et d’accompagnement des ménages et entreprises. Cécile Neven a répondu que le rapport de la CREG concerne l’intégration du renouvelable dans son ensemble, pas uniquement le photovoltaïque, et qu’il met en évidence à la fois un effet sur les prix de gros et un risque de surproduction rendant l’équilibre du réseau plus difficile à gérer par Elia. Elle a indiqué que la flexibilité est une priorité de sa politique, avec des travaux en cours sur le stockage, les batteries, l’optimisation des réseaux, la flexibilité de la demande auprès des industriels, ainsi que sur les compteurs intelligents et une tarification incitative pour les ménages, accompagnées d’une communication avec la CWaPE.
La part des énergies renouvelables dans le mix énergétique jugée insuffisante par l’Union européenne
Nicolas Janssen a souligné le retard de la Belgique et de la Wallonie dans la part des énergies renouvelables, rappelant l’objectif européen pour 2030 et interrogeant la ministre sur les moyens de contribuer à l’accélération de la transition, notamment par des zones d’accélération, ainsi que sur l’équilibre entre développement énergétique, paysages et santé publique. Cécile Neven a indiqué que le projet de PNEC fixe pour la Belgique un objectif de 21,7 % de renouvelables et que la contribution wallonne via le PACE vise 28 à 29 %, la Wallonie étant selon elle sur sa trajectoire de 2022. Elle a toutefois relevé que la difficulté tient aussi aux objectifs des autres entités, à la répartition des efforts au niveau belge et à l’absence de partage réalisé de l’offshore, tout en estimant que les objectifs wallons ne pourront pas être atteints uniquement par l’éolien et le photovoltaïque, mais aussi par d’autres technologies comme le biogaz, l’hydrogène et le stockage.
Le recours accepté de près de 14 000 prosumers wallons
Yves Evrard a rappelé que près de 14 000 prosumers wallons avaient reçu une prolongation de cinq ans de certificats verts, dans le contexte du contentieux lié à la réduction de 15 à 10 ans décidée en 2014, et il a interrogé la ministre sur le coût budgétaire, sur les critères de rejet des autres recours et sur l’état des procédures en cassation. Cécile Neven a expliqué que le mécanisme des certificats verts finance le renouvelable via la facture d’électricité, qu’un recours administratif avait été instauré pour corriger les effets trop uniformes de la réforme et garantir une rentabilité minimale de 7 %. Elle a précisé que 84 991 personnes étaient concernées, 40 357 demandes avaient été introduites, 38 628 dossiers traités et 13 166 acceptés, les refus s’expliquant par l’absence de rentabilité insuffisante au regard des conditions prévues. Le député a salué l’explication mais a souligné le signal négatif envoyé par les changements de règles en cours de route et plaidé pour une évaluation plus rapide des dispositifs de soutien.
Les suites à réserver aux associations citoyennes agissant contre des projets éoliens
Le questionneur relaie les inquiétudes d’associations citoyennes, notamment « Vent de raison », face au nouveau cadre européen sur l’éolien, en particulier la création de zones d’accélération et la révision des distances entre éoliennes et habitations, qu’il redoute voir conduire à un développement anarchique en Wallonie. Il interroge aussi l’opportunité de réduire l’objectif du PACE de 6 200 GWh en renforçant d’autres sources renouvelables, comme le solaire thermique, qu’il juge plus efficace et trop peu valorisé. Les éléments de réponse du ministre ne figurent pas dans l’extrait fourni.
L’indemnisation des _prosumers_ en cas de décrochage des onduleurs
Le député Crucke interroge le ministre sur l’état d’avancement de l’indemnisation des prosumers en cas de décrochage des onduleurs, en relevant des annonces successives et contradictoires sur le montant forfaitaire, ainsi que l’hypothèse d’un accord gouvernemental dont il demande la teneur. Il critique un système forfaitaire qu’il juge inéquitable, car il n’est pas proportionné à la durée réelle du décrochage, et souligne que la question renvoie surtout à la modernisation et à l’actualisation du réseau, avec des coûts d’investissement importants à long terme. Il évoque enfin le risque de fortes incidences budgétaires et s’interroge sur d’éventuels arbitrages entre cette indemnisation et d’autres dossiers comme le tram de Liège ou les dividendes d’ORES.
La non- prolongation du permis concernant le parc éolien de bourcy
Les questionneurs ont interrogé la prolongation de dix ans du permis d’exploitation du parc éolien de Bourcy, en soulignant les nuisances invoquées par la commune et les riverains, notamment les effets sonores, stroboscopiques, ainsi que les impacts sur la biodiversité, le paysage et l’aménagement du territoire. Ils ont également relevé que, dans une demande de prorogation, seul le volet environnemental est formellement consulté, tout en demandant comment maintenir à tout moment un équilibre entre environnement, santé et urbanisme. Le ministre a rappelé que le dossier suit une procédure en cours et que l’autorité technique régionale doit se prononcer sur la prolongation, la voie de recours éventuelle relevant ensuite du Conseil d’État.
L’exploitation du parc éolien de bourcy
Les intervenants ont interrogé la ministre sur la demande de prolongation de dix ans du permis d’exploitation du parc éolien de Bourcy, en soulignant les nuisances pour les riverains, les effets sur la santé, la biodiversité, le paysage et la vétusté du site. Ils ont aussi questionné la procédure, rappelant qu’en cas de prorogation seule la dimension environnementale est examinée et s’étonnant que la commune s’adresse à l’autorité de recours en première instance. La ministre a indiqué qu’une procédure était en cours et que l’administration devait se prononcer sur base du dossier, le fonctionnaire technique étant compétent en première instance, avec un éventuel recours devant le Conseil d’État. Les députés ont insisté sur la nécessité de maintenir, à tout moment, un équilibre entre production d’énergie, protection de l’environnement, de la santé et de l’aménagement du territoire.
Les impacts des accords de la cop28 sur la transition énergétique en wallonie
Les intervenants ont salué l’accord de la COP28 comme un signal important en faveur de la fin des énergies fossiles, tout en soulignant ses limites et la nécessité de préciser la portée exacte de la « transition de sortie ». Ils ont interrogé le ministre sur l’intégration de cet accord dans les politiques wallonnes et belges, notamment via des feuilles de route claires, la place du nucléaire et des SMR, ainsi que la stratégie industrielle et les emplois liés à cette transformation. En réponse, il a été rappelé que le travail international reste considérable, que la décision de la COP28 doit être traduite en planification concrète, et que la Wallonie devra définir les meilleurs ajustements possibles dans les semaines à venir.
Le ralentissement du «virage vert» par les grands fournisseurs d’électricité
Le député a dénoncé le faible engagement de grands fournisseurs comme Engie-Luminus et TotalEnergies dans la production d’énergie renouvelable, en s’appuyant sur une étude de Greenpeace, et a critiqué les subventions publiques accordées à ces entreprises malgré leurs résultats jugés insuffisants. Il a opposé cette situation aux efforts des citoyens, selon lui pénalisés par plusieurs taxes, et a demandé au ministre de clarifier sa politique énergétique. Le ministre, dans l’extrait fourni, n’apparaît pas répondre directement à ces critiques.
L’investissement wallon dans le réseau de distribution électrique
M. Douette interrogeait le ministre sur la capacité de la Wallonie à renforcer le financement des gestionnaires de réseau de distribution électriques, à l’image du soutien fédéral à Elia et de la recapitalisation de Fluvius en Flandre, afin de moderniser le réseau sans faire peser l’ensemble de la facture sur les citoyens. Il soulignait que les investissements consentis pour la production et la consommation électrique doivent être accompagnés d’un renforcement du réseau pour répondre aux besoins des prosumers et des véhicules électriques. En réponse, le ministre a annoncé la mise en place d’une structure de réflexion sur les modes de financement du réseau et l’élaboration d’un plan d’action. Le député a salué cette annonce, estimant qu’elle devait permettre de compléter le dispositif par un investissement dans l’infrastructure de transport de l’électricité.
Les difficultés liées à la certification rescert
Yves Evrard a interrogé le ministre sur les difficultés posées par l’entrée en vigueur de la certification RESCert pour les installateurs de panneaux photovoltaïques, en soulignant le manque d’information de certains organismes de formation, les délais d’attente pouvant aller jusqu’à deux ans et l’impact sur plus de 200 entreprises en attente, notamment à Namur et dans le Brabant wallon. Il a demandé une clarification rapide sur la solution envisagée, entre report de l’arrêté et période transitoire pour les entreprises déjà en activité ou inscrites en formation, afin de rassurer le secteur. Le ministre a été invité à prendre une position claire pour éviter l’incertitude et permettre aux PME de s’adapter aux nouvelles exigences.
L’indemnisation des _prosumers_ face aux décrochages d’onduleurs
Les intervenants ont dénoncé les décrochages d’onduleurs qui touchent certains _prosumers_ et ont questionné la portée de l’avant-projet de décret préparé avec la CWaPE, ainsi que le montant d’indemnisation envisagé, jugé trop faible. Ils ont également demandé qui financerait cette compensation, plusieurs craignant qu’elle soit répercutée sur les ménages via les GRD, et ont insisté sur la nécessité d’une réforme structurelle du réseau plutôt que d’un simple mécanisme de compensation. Le ministre a rappelé que le problème était connu et qu’une compensation visait uniquement les cas réellement impactés, en attendant des mesures pour renforcer et adapter le réseau. Les députés ont conclu en soulignant que la solution durable devait passer par des investissements et une meilleure capacité du réseau à absorber la production photovoltaïque.
Les mesures de compensation liées aux décrochages des onduleurs
Les intervenants ont dénoncé les décrochages d’onduleurs qui pénalisent les prosumers en raison d’un réseau wallon jugé insuffisamment adapté, ainsi que le montant jugé trop faible de l’indemnisation envisagée, évoquée à environ 55 euros par an en moyenne. Plusieurs députés ont demandé des précisions sur les critères de calcul, la portée de la compensation et surtout sur son financement, estimant qu’il ne devait pas retomber sur les ménages via les gestionnaires de réseau. Le ministre a indiqué qu’une réflexion était en cours avec la CWaPE et que la priorité restait l’amélioration du réseau, la compensation n’étant conçue que comme une mesure ponctuelle pour les cas réellement affectés. Les députés ont toutefois jugé ces réponses insuffisantes et ont insisté sur la nécessité d’une solution structurelle et d’une action plus rapide pour soutenir l’investissement dans le photovoltaïque.
L’indemnisation proposée par la cwape dans le cadre du décrochage des onduleurs
Les députés ont interrogé le ministre sur la proposition de la CWaPE visant à indemniser les prosumers victimes du décrochage des onduleurs, en s’étonnant du montant annoncé d’environ 55 euros par an et en demandant les critères de calcul ainsi que l’identité des payeurs. Plusieurs intervenants ont souligné que ce montant semblait insuffisant, que le problème révélait surtout l’inadaptation du réseau wallon et que la priorité devait être l’amélioration structurelle des GRD plutôt qu’une simple compensation. Le ministre a rappelé qu’il s’agissait d’un mécanisme ciblé pour les cas réellement impactés, inscrit dans une logique de contrainte et d’accompagnement des gestionnaires de réseau, en parallèle des investissements régionaux annoncés pour renforcer le réseau. Les députés ont toutefois maintenu que la solution restait trop limitée et ont insisté sur la nécessité d’une réponse de fond pour préserver l’attractivité de l’investissement photovoltaïque.
Le montant de l’indemnisation forfaitaire proposée par la cwape en cas de décrochage des onduleurs
Les intervenants ont critiqué le montant de l’indemnisation forfaitaire proposée par la CWaPE, jugé trop faible, et ont demandé des précisions sur ses critères ainsi que sur la charge financière, certains craignant qu’elle soit supportée par les ménages via les GRD. Ils ont aussi dénoncé la lenteur de l’action face au décrochage des onduleurs et au manque d’adaptation du réseau wallon, estimant qu’une compensation ne pouvait remplacer une solution structurelle. En réponse, il a été rappelé que l’indemnisation devait rester une exception ciblée sur les prosumers réellement impactés, dans le but d’inciter les GRD à améliorer le réseau, et non de créer une subsidiation générale.
Le futur hub wallon pour l’hydrogène à liège
Le député a interrogé le ministre sur la stratégie wallonne en matière d’hydrogène vert, le cadre juridique à mettre en place et la possibilité pour Liège de devenir un hub, en raison de sa position géographique, des atouts du port et de l’attrait potentiel pour de nouvelles implantations industrielles. Il a également évoqué le site de Chertal et, plus largement, la reconversion de sites industriels désaffectés comme leviers possibles. Le ministre a été sollicité pour préciser la place de la Wallonie dans cette filière et la pertinence de Liège comme pôle structurant.
La consultation populaire organisée à honnelles sur les projets éoliens
Jacqueline Galant a relayé la consultation populaire organisée à Honnelles, à laquelle 1 400 habitants ont participé, avec environ 90 % de votes défavorables aux deux projets éoliens de 11 et 5 éoliennes ainsi qu’à d’éventuels projets jusqu’en 2024, et elle a demandé si cet avis serait pris en compte dans l’examen du permis. Le ministre a indiqué avoir pris connaissance de cette consultation et a évoqué la nécessité de concilier les besoins en énergies renouvelables avec le respect du cadre de vie et de l’environnement, dans une décision objective. Jacqueline Galant a pris acte de ces éléments et a insisté sur l’importance de trouver un équilibre entre développement éolien et préservation du paysage des Hauts-Pays.