Logement
L’avenir résidentiel des aînés
Yves Evrard a mis en avant l’étude ING montrant que 75 % des plus de 65 ans vivent dans un logement sous-occupé, et a interrogé la ministre sur les mesures complémentaires à la baisse des droits d’enregistrement pour favoriser des déménagements vers des logements plus adaptés, notamment via le logement intergénérationnel, kangourou, les résidences-services et l’augmentation de l’offre. Cécile Neven a rappelé que le vieillissement de la population est une priorité transversale et a évoqué plusieurs pistes en cours : développement de logements adaptables et PMR, réforme des critères d’attribution du logement social avec une priorité accrue aux seniors, diversification des typologies de logements et renforcement du maintien à domicile via la téléassistance. En réplique, Yves Evrard a souligné l’ampleur du défi, la lenteur des procédures de permis et la nécessité de clarifier certains statuts, notamment en matière de cohabitation et de coliving, afin de mieux utiliser le parc existant.
Les difficultés administratives rencontrées par les propriétaires de logements insolites
Bruno Lefèbvre a souligné le potentiel touristique croissant des logements insolites en Wallonie, tout en évoquant les difficultés urbanistiques et administratives rencontrées par leurs propriétaires et la nécessité d’éviter l’arbitraire local. François Desquesnes a rappelé que le « logement insolite » n’est pas une notion du CoDT, mais que des règles existent selon qu’il s’agit d’un logement léger ou d’une activité touristique, avec dans certains cas un permis requis mais sans architecte. Il a précisé que les autorités locales peuvent vérifier la conformité au regard du voisinage et du bon aménagement des lieux. En réponse, Bruno Lefèbvre a estimé qu’une réflexion supplémentaire restait nécessaire pour clarifier le cadre et concilier développement touristique et préservation du cadre de vie.
La crise du secteur de la construction
Christine Mauel a souligné la crise profonde du secteur de la construction, marquée par la hausse des faillites, la hausse des prix immobiliers, la persistance de nombreux postes vacants et la pénurie de main-d’œuvre, en interrogeant le ministre sur les effets de la réforme du chômage, l’évolution des formations « Coup de poing », l’adaptation des dispositifs de formation aux nouvelles technologies et la mise à jour des conventions IFAPME-Embuild. Pierre-Yves Jeholet a répondu que le secteur reflète la vitalité économique, tout en rappelant le paradoxe wallon entre un grand nombre de chercheurs d’emploi et de métiers en pénurie ; il a mis en avant les réformes de l’emploi et de la formation, le travail avec les secteurs stratégiques pour mieux cibler les profils recherchés, le renforcement de l’alternance, de l’enseignement qualifiant et des opérations « Coup de poing pénurie ». Il a aussi insisté sur la nécessité d’améliorer l’image des métiers de la construction et de valoriser leur dimension technologique et leurs perspectives d’emploi.
Le projet de la Sapinière à Verviers
Veronica Cremasco a dénoncé le projet de la Sapinière à Verviers, qui prévoit 27 logements en zone agricole et forestière, dans un corridor écologique et un périmètre exposé aux inondations et à un risque d’incendie, en soulignant qu’un précédent recours avait déjà stoppé un projet similaire. Elle a demandé au ministre de rappeler une ligne politique claire face au redépôt répété du même permis et de soutenir les objectifs wallons de lutte contre l’étalement urbain et de résilience territoriale. François Desquesnes a répondu que l’enquête publique était close, qu’il s’agit d’un permis en dérogation prévu par le CoDT et qu’il ne pouvait pas anticiper une décision sans être saisi d’un recours, afin de respecter le droit et d’éviter toute prise de position susceptible d’être utilisée devant le Conseil d’État. En réplique, la députée a estimé que le ministre se retranchait derrière la procédure au lieu d’affirmer les principes wallons applicables au dossier.
Les inquiétudes du Relais social du Brabant wallon» Question urgente de Mme Céline Tellier à M. Yves Coppieters, Ministre de la Santé, de l’Environnement, des Solidarités et de l’Économie sociale, sur «la pérennisation des actions du Relais social du Brabant wallon
Les députées ont alerté sur les difficultés budgétaires du Relais social intercommunal du Brabant wallon, dont une grande partie des subsides est jugée non structurelle, dans un contexte de sans-abrisme et de mal-logement touchant aussi cette province. Elles ont demandé des garanties sur la pérennité des maraudes, de l’hébergement d’urgence et des projets menés avec le Housing First et « Territoires zéro sans-abrisme ». Le ministre a confirmé un financement structurel de 117 000 euros pour 2025, l’appui du Housing First à hauteur de 250 000 euros et des moyens importants liés au PRW 235, tout en soulignant le caractère temporaire de certains dispositifs et leur non-pérennisation automatique. Il a admis que ces financements restent insuffisants et a indiqué que la question serait à nouveau examinée dans les ajustements budgétaires à venir.
Les locataires en tant que nouvelles victimes de la réforme des primes à la rénovation
Christie Morreale a dénoncé les effets de la réforme des primes à la rénovation sur les bailleurs, en soulignant le cas d’un propriétaire ayant commencé des travaux sans pouvoir bénéficier du montant de prime attendu, ce qui pourrait soit freiner les rénovations énergétiques, soit entraîner une hausse des loyers au détriment des locataires. Cécile Neven a répondu que la réforme visait à préserver les primes dans un contexte budgétaire difficile, que la période transitoire devait protéger les investissements déjà engagés, et que les primes restent maintenues pour les bailleurs. Elle a rappelé l’existence du lien avec la grille indicative des loyers, la possibilité de recourir au Rénopack à taux zéro et a indiqué que la réforme globale prévue pour le 1er octobre 2026 tiendra compte de cet enjeu.
La tornade de Beauvechain et l’intervention du Fonds des calamités
Vincent Blondel a évoqué les dégâts causés par la mini-tornade de Beauvechain, le dépôt par la commune d’une demande de reconnaissance au Fonds des calamités et la nécessité d’anticiper, dans la planification budgétaire, la hausse attendue des événements climatiques extrêmes. Adrien Dolimont a confirmé que la demande avait été introduite dans les délais, qu’elle serait examinée par le CORTEX avant une décision ministérielle, et a précisé les délais de recours ou d’introduction des réclamations pour les citoyens et les pouvoirs publics. Il a également indiqué qu’une réflexion plus large sur la récurrence de ces phénomènes et sur la disponibilité des moyens financiers serait menée, en s’appuyant éventuellement sur un modèle statistique.
La nouvelle étude sur les sans-abri ou sans chez soi en wallonie
Alice Bernard a mis en avant la nouvelle étude faisant état de 19 000 personnes en situation de sans-abrisme ou d’absence de chez soi en Wallonie, dont 4 713 enfants, et a dénoncé l’écart entre ces chiffres et les engagements de la Déclaration de politique régionale, en particulier l’objectif de 3 000 nouveaux logements publics. Elle a estimé que les dispositifs d’urgence et Housing First ne suffisent pas sans une augmentation préalable du parc de logements, et a critiqué la faiblesse des réalisations en matière de logements publics. Dans l’extrait transmis, aucune réponse de la ministre Morreale n’apparaît.
L’interdiction d’installer des caméras de surveillance à l’intérieur des logements touristiques en location
Le député Di Mattia s’inquiète de l’installation de caméras de surveillance dans des logements touristiques loués via des plateformes comme Airbnb, en soulignant des atteintes à la vie privée relevées dans la presse et en interrogeant la ministre sur la suffisance du cadre légal, les moyens de contrôle et les sanctions encourues. Il demande aussi quelles garanties peuvent être offertes aux locataires wallons et s’il est possible de conditionner des agréments à des interdictions explicites de telles pratiques. En réponse, la ministre rappelle que la loi fédérale s’applique à tous et que ces pratiques sont déjà interdites, tout en indiquant que la nouvelle politique d’Airbnb n’entrera en vigueur qu’au 30 avril. Di Mattia prend acte de ces clarifications, tout en estimant que cette situation montre l’utilité de renforcer les conditions imposées aux plateformes internationales.
L’indignation au sujet du permis relatif au couvent des récollets et l’annonce de l’introduction d’un recours
Le questionneur dénonce le permis accordé au couvent des Récollets à Nivelles, qu’il estime contraire aux avis défavorables de l’administration du patrimoine, des instances consultatives et à la mobilisation citoyenne en faveur du classement du site. Il interroge le ministre sur la légalité de la décision du collège communal, sur la compétence éventuelle du fonctionnaire délégué et sur la séparation croissante entre urbanisme et patrimoine, qu’il juge préjudiciable à la protection patrimoniale. Il ajoute que la situation risque de se reproduire avec le SDT, qui permettrait aux collèges de délivrer des permis dans certaines centralités sans plusieurs avis préalables. Le ministre est attendu pour préciser son analyse, mais le contenu de sa réponse n’est pas repris dans l’extrait fourni.
L’accès à la propriété pour les jeunes
Les intervenants ont souligné la difficulté croissante pour les jeunes d’accéder à la propriété, avec un âge moyen de primoacquisition estimé à 38 ans et des exigences d’apport propre jugées élevées. Ils ont évoqué les dispositifs existants — prêts sociaux, relèvement de la quotité exemptée aux droits d’enregistrement et chèque-habitat — tout en interrogeant le ministre sur l’efficacité de ce dernier, sur l’usage possible de ses moyens budgétaires et sur les contours d’un futur plan Logement. Le ministre a rappelé les mesures déjà prises, notamment le maintien du chèque-habitat, l’augmentation de la quotité exemptée et l’appui financier aux communes, tout en laissant entendre qu’une réorientation des aides vers des mécanismes plus ciblés et plus efficaces était à l’étude.
La saturation des abris de nuit
Les intervenants ont dénoncé la saturation des abris de nuit en Wallonie, en particulier l’absence de solution dans le Brabant wallon, et ont plaidé pour des mesures structurelles en amont : davantage de logements sociaux, du Housing First, une meilleure coordination avec les communes, la lutte contre le mal-logement et un renforcement de l’accompagnement social et des éducateurs de rue. Ils ont aussi interrogé la ministre sur les moyens complémentaires prévus pendant le plan Grand Froid, l’élargissement des horaires et le renforcement de l’encadrement dans les lieux d’accueil. En réponse, la ministre a rappelé les moyens déjà engagés par la Wallonie, notamment le cadre légal adapté et les financements accordés aux relais sociaux, tout en soulignant que l’absence de solution dans certaines communes du Brabant wallon relevait aussi de leurs responsabilités. Le débat s’est ensuite tendu autour de l’explication du phénomène par la politique fédérale migratoire, que plusieurs députés ont jugée insuffisante ou réductrice.
La nécessité de créer un abri de nuit en brabant wallon
Les intervenants ont dénoncé l’absence d’abri de nuit en Brabant wallon, la saturation des structures existantes et le manque de solutions d’urgence face à l’augmentation du sans-abrisme, en appelant à une mobilisation des communes, des CPAS et du relais social, ainsi qu’à des mesures structurelles en matière de logement, d’accompagnement et de prévention des expulsions. Ils ont aussi interrogé la ministre sur les dispositifs renforcés en période de grand froid, l’augmentation des capacités d’accueil, l’élargissement des horaires et le renforcement des équipes de terrain, notamment les éducateurs de rue. En réponse, la ministre a été interpellée sur le financement et le cadre légal déjà mis en place, ainsi que sur la nécessité de convaincre davantage les communes de participer à l’offre d’hébergement, tandis que le débat s’est tendu autour de la responsabilité du niveau fédéral et des personnes sans papiers, sujet sur lequel un échange vif a opposé la ministre à un député.
L’accueil des personnes sans abri en période de grand froid
Les intervenants ont dénoncé la saturation des abris de nuit et le manque de structures en Brabant wallon, ainsi que la nécessité de mesures structurelles contre le sans-abrisme, incluant davantage de logements sociaux, de Housing First, d’accompagnement social et une meilleure coordination entre communes. Le questionnement a aussi porté sur le plan Grand Froid, l’élargissement des horaires d’accueil, le renforcement de l’encadrement et des éducateurs de rue, ainsi que sur la responsabilité des communes et CPAS dans la prise en charge locale. En réponse, la ministre a mis en avant les moyens déjà engagés par la Wallonie, le cadre légal modifié pour permettre des projets d’abri de nuit, le financement du relais social et le plan Grand Froid lancé dès le 1er novembre, tout en rappelant le rôle des territoires dans la mise en œuvre. Le débat a également donné lieu à une vive polémique sur l’interprétation des propos de la ministre concernant la politique fédérale d’asile et migration.
La réponse de mme la ministre sur la situation de saturation des services d’hébergement des sans-abri
Les députés ont dénoncé la saturation des abris de nuit et l’insuffisance de l’offre d’hébergement d’urgence face à l’augmentation du sans-abrisme, en particulier dans le Brabant wallon où aucun dispositif n’existe encore. Ils ont demandé des mesures structurelles, un meilleur partage des responsabilités entre communes, un renforcement des relais sociaux, des éducateurs de rue et des solutions complémentaires comme le Housing First ou des dispositifs mobiles. La ministre a été interpellée sur la nécessité d’ouvrir davantage de places et d’élargir les plages d’accueil pendant le grand froid, ainsi que sur les effets de la politique fédérale d’asile et de migration. Un échange tendu a ensuite opposé Mme Morreale à M. Beugnies sur la part de responsabilité du fédéral et sur la présentation des publics concernés par le sans-abrisme.
L’ouverture d’une structure d’hébergement non agréée à hertain
Le député a dénoncé l’ouverture à Hertain d’une structure d’hébergement non agréée, Les Aquarelles, sans autorisation préalable et avec un encadrement jugé insuffisant au regard du public accueilli. Il a aussi rappelé les antécédents des responsables, liés à la fermeture en 2021 de la maison de repos Senior Référence à la suite de rapports de l’AViQ et de poursuites pour des faits graves de négligence et de maltraitance, et a interrogé la ministre sur les actions et sanctions possibles. La ministre a indiqué qu’un rapport de l’AViQ était attendu, laissant entendre que le dossier était examiné avant toute suite à donner.
L’appel à projets pour la création de kots publics en wallonie
Le député a insisté sur la précarité étudiante et sur l’impact du coût élevé des kots sur l’accès aux études et l’émancipation sociale, en demandant des précisions sur l’appel à projets visant la création de 500 kots publics, notamment les conditions d’éligibilité et le calendrier. Il a rappelé que cette initiative s’inscrit dans le prolongement du décret du 19 mai élargissant les acteurs pouvant créer et gérer des logements étudiants. En réponse, le ministre a apporté des précisions sur les modalités de l’appel à projets, présenté comme un levier complémentaire pour augmenter l’offre de logements étudiants en Wallonie.
L’hébergement des réfugiés ukrainiens
Anne Laffut souligne l’essoufflement de l’hébergement privé des réfugiés ukrainiens et demande un renforcement rapide de l’offre publique, en s’interrogeant sur les places disponibles à court et moyen terme. Elle évoque les besoins croissants des communes, le recours possible à la réquisition et cite l’exemple flamand de capacités d’accueil déjà importantes. Le ministre répond, selon les éléments repris, qu’il n’est pas question de proposer des logements insalubres, que des outils d’orientation de l’hébergement existent et que des places publiques doivent être ouvertes progressivement, avec environ 1 000 places annoncées en juillet et 3 500 à l’automne.
Le projet de vélodrome au sart-hulet
Thierry Witsel a interrogé le ministre sur la reconversion du domaine militaire désaffecté de Sart-Hulet, à Jambes, en un projet sportif et multifonctionnel porté dans le cadre d’Europan 16, incluant notamment un vélodrome et un « Planet Bike ». Il a demandé si le Gouvernement soutiendrait cette infrastructure, si la Ville de Namur avait déjà été contactée et quelles informations pouvaient être communiquées sur le dossier. Le ministre n’a pas détaillé le projet, invoquant la prudence nécessaire à ce stade, et le député a pris acte en annonçant qu’il reviendrait sur le sujet lorsque davantage d’éléments seraient disponibles.