La tornade de Beauvechain et l’intervention du Fonds des calamités
Vincent Blondel a évoqué les dégâts causés par la mini-tornade de Beauvechain, le dépôt par la commune d’une demande de reconnaissance au Fonds des calamités et la nécessité d’anticiper, dans la planification budgétaire, la hausse attendue des événements climatiques extrêmes. Adrien Dolimont a confirmé que la demande avait été introduite dans les délais, qu’elle serait examinée par le CORTEX avant une décision ministérielle, et a précisé les délais de recours ou d’introduction des réclamations pour les citoyens et les pouvoirs publics. Il a également indiqué qu’une réflexion plus large sur la récurrence de ces phénomènes et sur la disponibilité des moyens financiers serait menée, en s’appuyant éventuellement sur un modèle statistique.
Débat · 4 interventions
- VBVincent BlondelLes Engagés
Monsieur le Ministre-Président, durant la soirée de jeudi passé, une mini-tornade a un peu dévasté un quartier de Beauvechain, et ce, en moins d’une minute, touchant une quarantaine de maisons et laissant plusieurs familles sans logement. Une mobilisation et une solidarité se sont mises en place. Les services sont immédiatement intervenus et les choses sont aujourd’hui très largement sous contrôle. Il y a une famille qui n’a toujours pas retrouvé son logement et cela prendra un certain temps. Il me revient que la commune a introduit une demande de reconnaissance au Fonds des calamités. Monsieur le Ministre-Président, j’ai deux questions. La première est relative à cet épisode spécifique: quel est le délai de traitement, puisque cette demande a été introduite? À quoi peuvent s’attendre les personnes qui pourraient alors éventuellement bénéficier d’une intervention financière pour compenser le dommage subi? Ensuite, j’ai une deuxième question plus générale et sans doute plus complexe. Dans les années à venir – 5 à 10 ans –, des événements de ce genre vont être de plus en plus nombreux de par les évolutions climatiques: tempêtes, mini-tornades, inondations, grêles, et cetera. Les sollicitations du Fonds des calamités seront sans doute plus importantes qu’elles ne l’ont été par le passé. Or, je pense que nous pouvons aujourd’hui prévoir, dans une certaine mesure, l’évolution de l’importance que va revêtir le financement nécessaire, au sens où il est difficile évidemment de dire: «Dans quelle ampleur les lieux vont-ils être touchés?». Par contre, sur un plan général global, en comparaison avec des pays voisins, avec l’évolution des dernières années, on peut également prévoir quelle va être l’ampleur des demandes qui seront adressées au Fonds des calamités. Il ne faudrait donc pas que certains bénéficient d’un financement moindre ou d’un soutien moindre que ceux qui les ont précédés, ou bien supérieurs à ceux qui les suivront. Ainsi, dans quelle mesure ceci est-il bien pris en compte à un moment où il y a une planification budgétaire pour les années à venir?
Agressivité 52%Constructivité 45%Factuel 46%Émotionnel 51% - VBVincent BlondelLes Engagés
Je souhaitais la faire avant l’an prochain. Je voulais être sûr de ne pas avoir ce commentaire en 2025, Monsieur le Président. Il n’en sera rien.
Agressivité 76%Émotionnel 59% Monsieur le Député, merci pour votre question et l’attention que vous portez à la problématique qu’ont connue les habitants de Beauvechain. Je me permets de leur apporter ici tout mon soutien par rapport à la crise qu’ils ont pu connaître et les désagréments liés à cette petite tornade, qui sera objectivée dans les semaines à venir. Comme vous l’avez dit, la Commune de Beauvechain a bien introduit une demande. Elle avait jusqu’au 25 octobre pour pouvoir officiellement déposer une demande de reconnaissance auprès du Fonds des calamités, ce qu’elle a fait. Le délai court jusqu’au 25 octobre. Toutes les communes avoisinantes qui auraient pu aussi être touchées par la tornade sont aussi en mesure de déposer une demande. Une fois que cette ou ces demandes seront déposées, elles seront analysées par le CORTEX pour voir si elles répondent bien aux conditions réglementaires par rapport au fait d’avoir ou pas accès à ce Fonds des calamités. Une fois que l’accès est confirmé, la commune sera informée et la proposition sera donnée. Je statuerai sur base de la proposition et du rapport qui sera réalisé par le CORTEX et ensuite j’informerai la commune de la décision. Une fois que la décision sera donnée, on aura trois mois, en ce qui concerne les citoyens de Beauvechain, pour introduire une réclamation par rapport aux dommages qu’ils auraient connus sur base de cette tornade. Les pouvoirs publics, eux, ont six mois pour déposer une demande. Par rapport à votre question beaucoup plus large et très intéressante de la récurrence, qui a priori sera croissante, des problématiques en lien avec les conséquences climatiques, je pense qu’il faut mener une réflexion plus large. Toutefois je tiens à rassurer par rapport à la disponibilité des moyens qui seront et qui sont mis en place dans ce type de circonstances. Je pense que l’on doit réfléchir beaucoup plus largement avec un modèle pourquoi pas statistique de récurrence d’actions sur les années précédentes. Je me propose à analyser cela avec grand plaisir.
Agressivité 79%Constructivité 78%Factuel 75%Émotionnel 83%- VBVincent BlondelLes Engagés
Merci pour les quelques mots relatifs à la situation à Beauvechain. Je me réjouis sur le deuxième volet : c’est comme vous le décrivez, sans doute de la bonne gouvernance. J’oserais un parallèle peut-être un peu audacieux: il est difficile de prédire qui dans cette assemblée ou parmi les 3,5 millions de Wallons souffrira d’un cancer cette année, mais on peut prédire avec assez bien de précision qu’il y en aura, selon toute vraisemblance, 28 000 qui seront diagnostiqués d’un cancer. Il en va de même pour des événements climatiques inattendus. Il est difficile de dire où seront les prochaines inondations, où auront lieu les prochaines tornades, mais il est aujourd’hui possible, dans certaines limites bien sûr, et avec moins de précision que pour des cancers, de prévoir et de prédire ce qui va se produire sous la législature. Je me réjouis d’entendre que, en bon ingénieur que vous êtes, ceci va faire l’objet d’une analyse qui pourra être intégrée dans les moyens financiers qui seront alors prévus pour cela. Un grand merci à vous.
Constructivité 77%
Questions similaires
L’activation du fonds des calamités pour les habitants de beauraing
Les intervenants ont décrit les dégâts causés par la tornade à Beauraing et à Rochefort, en insistant sur les habitations touchées, les blessés, les infrastructures publiques endommagées et la nécessité d’une aide rapide pour les sinistrés, les écoles, les commerces et le site du Castel. Ils ont demandé le calendrier et les procédures de reconnaissance de la tornade comme calamité naturelle, ainsi que des précisions sur les expertises et les interventions publiques pour les biens non assurables. Le ministre-président a indiqué que la Wallonie avait déjà annoncé une réponse rapide sur le terrain et a rappelé que les communes disposent de 21 jours pour introduire un dossier de reconnaissance, tout en évoquant l’examen des protocoles et des besoins de coordination avec les services concernés. Un député a enfin souligné l’importance d’une solidarité institutionnelle et a regretté le caractère partiel des invitations lors des visites officielles sur place.
Le lancement des procédures de reconnaissance des calamités naturelles publiques en wallonie au vu des dernières intempéries
Les intervenants ont décrit les dégâts causés par la tornade et les intempéries à Rochefort et Beauraing, en soulignant les blessés, les habitations rendues inhabitables, les atteintes à des infrastructures publiques et l’ampleur de la solidarité locale. Ils ont demandé des précisions sur le calendrier et les procédures de reconnaissance en calamité naturelle publique, ainsi que sur la capacité de l’administration à mobiliser suffisamment d’experts et sur le soutien public aux biens non assurables, aux commerces et aux sites touristiques touchés. Le ministre-président a indiqué que la reconnaissance serait enclenchée rapidement et a donné des réponses en direct depuis le terrain, saluées comme rapides et efficaces. Un député a enfin regretté le manque de neutralité dans certaines invitations aux visites ministérielles, appelant à une attitude plus inclusive et éthique.
Les dégâts engendrés par la tornade survenue à beauraing
Les intervenants ont décrit les importants dégâts causés par la tornade à Beauraing et dans les environs, avec des habitations touchées, des blessés légers, des relogements, ainsi que des dommages à des infrastructures publiques et à des sites comme le Castel Sainte-Marie. Ils ont interrogé le ministre-président sur le délai et les procédures de reconnaissance en calamité naturelle, la classification de l’événement, le nombre d’experts mobilisables et les interventions possibles pour les biens publics et les acteurs locaux non assurés. Le ministre-président a indiqué que le dossier serait traité dans le cadre de la procédure de reconnaissance, tout en soulignant la nécessité d’une action rapide et d’une coordination entre les niveaux de pouvoir. Les députés ont aussi insisté sur l’urgence de soutenir les sinistrés, les écoles, les commerces et les communes concernées, ainsi que sur le rôle des services publics et la nécessité d’optimiser les protocoles d’intervention.
L’évaluation du système d’alerte de crues à la suite de l’épisode de pluies intenses de ce mardi
Valérie Dejardin a interrogé le ministre-président sur le fonctionnement du système d’alerte de crues après les fortes pluies, ainsi que sur l’état des évaluations menées avec le CORTEX, le SPW et l’Union des villes et communes de Wallonie. Adrien Dolimont a indiqué qu’une sensibilisation au risque avait eu lieu lundi, que les services avaient évalué la situation et identifié un risque dans trois provinces — Namur, Liège et Luxembourg —, tout en estimant que le danger restait limité. Il a précisé qu’une préalerte de crue avait conduit à avertir les communes et à maintenir une surveillance des cours d’eau afin de réagir rapidement en cas d’évolution. La députée a relevé que la réponse ne traitait pas l’évaluation du système d’alerte et a insisté sur la nécessité d’investir dans l’aménagement du territoire et de s’inspirer des schémas élaborés pour la Vesdre.
Les pertes agricoles liées aux dérèglements climatiques
Le questionneur a interrogé le ministre sur les pertes agricoles liées aux épisodes climatiques de l’été, notamment la sécheresse suivie de fortes pluies ayant provoqué des dégâts sur certaines récoltes, et a demandé si un suivi de la situation existait en Wallonie, ainsi que des pistes pour renforcer la résilience de l’agriculture, sécuriser le revenu des producteurs et mettre en place une assurance multirisque climatique. En réponse, il a été indiqué que les pertes locales pouvaient atteindre 20 à 30 % mais qu’elles ne justifiaient pas l’activation du Fonds des calamités. Le questionneur a estimé que certains agriculteurs restaient toutefois démunis face à ces pertes et a annoncé revenir ultérieurement sur la question de l’assurance multirisque, restée sans réponse complète.