L’appel à projets pour la création de kots publics en wallonie
Le député a insisté sur la précarité étudiante et sur l’impact du coût élevé des kots sur l’accès aux études et l’émancipation sociale, en demandant des précisions sur l’appel à projets visant la création de 500 kots publics, notamment les conditions d’éligibilité et le calendrier. Il a rappelé que cette initiative s’inscrit dans le prolongement du décret du 19 mai élargissant les acteurs pouvant créer et gérer des logements étudiants. En réponse, le ministre a apporté des précisions sur les modalités de l’appel à projets, présenté comme un levier complémentaire pour augmenter l’offre de logements étudiants en Wallonie.
Débat · 2 interventions
- MMengoniPS
Monsieur le Ministre, je reviens vers vous avec une problématique qui est chère à notre groupe: la précarité étudiante. On l’a rappelé plusieurs fois dans cette assemblée, le coût excessif des loyers des kots étudiants constitue un frein important non seulement à la formation, mais aussi à l’émancipation sociale de nos jeunes à l’entame de leurs études. P.W. – C.R.I. N° 19 (2022-2023) – Mercredi 28 juin 2023 18 Finalement, agir sur les conditions de vie de nos étudiants, c’est aussi améliorer les chances de réussite de nos jeunes. À votre initiative, nous avons mis en œuvre toute une série de mesures ces derniers mois, notamment dans le cadre du Plan de relance. Le 19 mai dernier, en cette assemblée, nous avons voté un décret important qui permet d’élargir le spectre des organismes qui interviennent dans la prise en gestion et la création de logements étudiants. C’était vraiment un décret important que nous avons voté ici. Tout récemment, vous avez annoncé le lancement d’un appel à projets pour la création de 500 kots étudiants, toujours dans cette idée de faciliter l’accès au logement étudiant. Les acteurs de terrain, et en particulier la FEF, ont salué cette initiative qui constitue, selon eux, un premier pas important sur un long chemin. J’aurais voulu avoir quelques informations complémentaires quant aux modalités d’application de cet appel à projets, en particulier les conditions d’éligibilité pour cet appel et aussi des informations sur le calendrier.
- MMengoniPS
Merci, Monsieur le Ministre, pour ces précisions. Je suis persuadée que cette politique pourra servir nos principales villes qui développent aujourd’hui des programmes d’excellence en Wallonie, que ce soit Liège, Mons, le Hainaut, Namur, mais aussi, c’est important de le rappeler, la ville de Charleroi, qui développe en ce moment même son campus universitaire. Cette mesure vient à point.
Agressivité 62%Constructivité 94%Factuel 70%Émotionnel 75%
Questions similaires
L’accessibilité à un logement étudiant en wallonie
Le débat a porté sur la pénurie et le coût élevé des logements étudiants en Wallonie, avec des exemples de kots privés jugés trop chers et des capacités publiques jugées insuffisantes face à la demande. Les intervenants ont interrogé le ministre sur la création de 500 logements étudiants, l’utilisation du budget de 30 millions d’euros et l’état d’avancement d’une grille indicative des loyers. Il a été rappelé que le gouvernement s’est engagé dans la lutte contre la précarité estudiantine et que le groupe socialiste entend poursuivre des initiatives pour accroître l’offre de logements abordables, tandis que la problématique du prix reste au centre des préoccupations.
La pénurie de kots étudiants bon marché
Le député a dénoncé la pénurie de kots abordables à l’approche de la rentrée, en soulignant la hausse des loyers dans le privé, l’insuffisance de l’offre publique à Namur et l’écart entre les besoins croissants des étudiants et le plan annoncé de 500 logements. Il a réclamé un plan plus ambitieux de logements publics et une régulation plus contraignante des loyers, estimant que les dispositifs annoncés n’agissent pas sur le coût réel. Laurent Devin a rappelé l’existence d’une résolution contre la précarité estudiantine et a demandé au ministre de faire le point sur l’utilisation du budget de 30 millions d’euros, la construction des logements et l’avancement d’une grille indicative des loyers. En réponse, il a défendu l’action du ministre Collignon et annoncé que le groupe socialiste poursuivrait le travail sur des solutions pour développer des kots à prix abordables.
L’augmentation du prix des kots
Anne-Catherine Goffinet a dénoncé une hausse du prix des kots qu’elle estime de 21 % en quatre ans, avec un loyer moyen atteignant 575 euros charges comprises, et a interrogé la ministre sur les causes de cette augmentation ainsi que sur les mesures envisagées face à la crise du logement étudiant, notamment pour les étudiants des zones rurales. Cécile Neven a contesté les chiffres avancés en s’appuyant sur l’Observatoire du logement du CEHD, qui estime le loyer moyen hors charges à 386 euros, tout en reconnaissant une offre insuffisante et la hausse du nombre d’étudiants. Elle a souligné les difficultés d’accès pour les étudiants précaires, évoqué le rôle des agences immobilières sociales et rappelé un projet régional prévoyant 25 millions d’euros pour créer 422 kots. La députée a conclu en appelant à poursuivre les efforts pour réguler les loyers et garantir un accès équitable aux logements étudiants.
La mise en place des mesures inscrites dans la résolution interparlementaire visant à lutter contre la précarité étudiante et à améliorer les conditions de vie des étudiants
Germain Mugemangango a dénoncé les propos attribués à la ministre Bertieaux, qui aurait qualifié la précarité étudiante de « fake news », et a rappelé l’ampleur du phénomène ainsi que l’existence d’une résolution interparlementaire visant à y répondre. Il a interrogé le ministre-président sur sa position et sur la concrétisation de cette résolution, notamment en matière de conditions de logement et de régulation des loyers des kots. La discussion a ensuite été dominée par un incident de procédure autour du caractère allégué des propos cités, sans réponse de fond développée par le ministre-président dans l’extrait fourni.
Les résultats de l’enquête solidaris sur le logement
Le questionneur a dénoncé la hausse très forte des loyers en Wallonie, en citant plusieurs exemples à Mons, Liège et Namur, et a estimé que la politique du Gouvernement ne répondait pas aux difficultés d’accès au logement pour les jeunes travailleurs et les ménages en formation. Il a plaidé pour des mesures plus contraignantes sur les loyers, en reprochant au PS d’avoir rejeté une grille obligatoire. Le ministre a évoqué les instruments déjà mis en place, notamment les investissements en rénovation et la grille indicatrice ou incitative des loyers, tout en défendant l’action du Gouvernement face aux critiques sur son efficacité.