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ActualitéWalloniemercredi 18 décembre 2024

L’augmentation du prix des kots

Synthèse

Anne-Catherine Goffinet a dénoncé une hausse du prix des kots qu’elle estime de 21 % en quatre ans, avec un loyer moyen atteignant 575 euros charges comprises, et a interrogé la ministre sur les causes de cette augmentation ainsi que sur les mesures envisagées face à la crise du logement étudiant, notamment pour les étudiants des zones rurales. Cécile Neven a contesté les chiffres avancés en s’appuyant sur l’Observatoire du logement du CEHD, qui estime le loyer moyen hors charges à 386 euros, tout en reconnaissant une offre insuffisante et la hausse du nombre d’étudiants. Elle a souligné les difficultés d’accès pour les étudiants précaires, évoqué le rôle des agences immobilières sociales et rappelé un projet régional prévoyant 25 millions d’euros pour créer 422 kots. La députée a conclu en appelant à poursuivre les efforts pour réguler les loyers et garantir un accès équitable aux logements étudiants.

Débat · 3 interventions

  1. Madame la Ministre, l’augmentation des kots s’élève à 21 % sur quatre ans. Cela correspond à une augmentation de 100 euros par mois des loyers des kots. On atteint donc en moyenne un montant de loyer de 575 euros, toutes charges comprises. Il peut y avoir des disparités au niveau du territoire. Quoi qu’il en soit, la situation est la suivante. Tout d’abord, pourquoi l’augmentation? D’une part, cela peut s’expliquer par l’augmentation des charges, que ce soit en matière d’énergie, mais également par la pression de l’offre. Il est de plus en plus difficile de pouvoir se payer la location d’un kot, mais il est aussi difficile d’en trouver un, ce qui crée parfois aussi des difficultés et des inégalités territoriales. C’est le cas notamment pour des étudiants qui vivent en zone rurale, donc loin des centres universitaires ou de l’enseignement supérieur. Ces étudiants n’ont pas d’autres choix que de que de koter. D’ailleurs, c’est une thématique qui était chère à un de notre ancien collègue, Josy Arens, dont je reprends quelque part le flambeau ici. Madame la Ministre, je sais qu’il est fait mention de la problématique des kots dans la DPR. Néanmoins, quelles mesures envisagez-vous pour répondre à cette crise du logement étudiant? Quelles collaborations envisagez-vous pour répondre aux demandes ainsi qu’aux besoins des étudiants et de leurs familles?

    Agressivité 77%Constructivité 49%Émotionnel 67%
  2. Madame la Députée, l’étude à laquelle cet article se réfère est en fait une étude de Stadim – il faut quand même le noter –, une société commerciale de promotion des investissements dans des résidences privées. Je me fie quant à moi à l’Observatoire du logement qui est géré par le CEHD, le Centre d’études en habitat durable, qui cite d’autres chiffres : « Le loyer moyen d’un kot en Wallonie hors charges est de 386 euros par mois sur l’année académique 2023-2024 ». Pour vous donner une idée, on passe de 361 euros en moyenne en province de Luxembourg à 399 euros en moyenne en province du Brabant wallon. Cela étant rectifié, il faut quand même constater l’absence d’une offre suffisante. En effet, on peut constater sur les 10 dernières années une augmentation de 20 % du nombre d’étudiants. Par contre, la proportion d’étudiants koteurs est restée stable et est de 30 %. Donc c’est vraiment le nombre d’étudiants qui augmente en fait. On constate aussi une réelle difficulté pour beaucoup d’étudiants en situation précaire en termes de revenus d’accéder à un kot. C’est une récente étude de Sonecom et BDO – une récente enquête en Fédération WallonieBruxelles – qui évoque le chiffre de 36 % de précarité objective à cet égard. C’est évidemment une problématique dont nous devons nous saisir. Enfin, les AIS, les agences immobilières sociales, ont pour mission de prendre en gestion des kots. C’est certainement quelque chose qu’il faut développer. Par ailleurs, nous avons également un projet du PRW qui a été voté et décidé en décembre 2023 par le Gouvernement wallon, pour un budget de 25 millions d’euros et la création de 422 kots. Il va de soi que je veillerai à examiner toutes les possibilités et toutes les mesures, conformément à la DPR, permettant de développer cette question et de répondre à la demande.

    Agressivité 55%Émotionnel 51%
  3. Il y a effectivement un travail à poursuivre et à mettre en œuvre afin de pouvoir réguler non seulement les loyers des kots, mais aussi garantir à chacun un accès équitable à ces logements pour permettre à des étudiants de poursuivre des études supérieures.

    Agressivité 70%Factuel 40%Émotionnel 78%

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