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ActualitéWalloniemercredi 25 mars 2026

La lutte contre la précarité estudiantine

Synthèse

Jamila Ammi a dénoncé la hausse du minerval, qu’elle estime pénaliser massivement les étudiants, ainsi que l’augmentation du coût des logements, en soulignant le risque d’une sélection par l’argent et d’une aggravation de la précarité étudiante, y compris dans les filières en pénurie. Yves Coppieters a répondu que l’accès aux études supérieures des étudiants les plus précarisés n’était pas remis en cause, et a rappelé l’existence de travaux intergouvernementaux sur la précarité étudiante, notamment un groupe de travail présidé par la ministre-présidente de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Il a indiqué que la Région wallonne agit via son plan de lutte contre la pauvreté, en mettant l’accent sur un recours plus facile aux droits de base et sur une meilleure information des aides disponibles, tout en précisant que la question du logement devait encore être discutée avec la ministre compétente.

Débat · 3 interventions

  1. Monsieur le Ministre, hier, 3 000 étudiants étaient dans la rue – et mon groupe leur accorde tout son soutien – parce qu’ils ont le seum. Avec les partis de votre majorité, le prix du minerval augmente de 1 200 euros. C’est quasiment un dixième de votre salaire et la moitié du salaire d’un ouvrier. Six étudiants sur 10 vont payer la facture de ces réformes. Le problème avec ces réformes, c’est que vous allez plonger toute une génération dans la précarité, car étudier à l’heure actuelle coûte toujours de plus en plus cher quand on voit les prix des loyers qui explosent. Certains étudiants travaillent de plus en plus, mais au détriment de leurs études, et d’autres n’ont pas d’argent pour payer leurs études. Le message qu’ils vous ont adressé hier ainsi qu’à votre majorité est: «On veut un futur et pas des factures». En effet, étudier est un droit et non un privilège. Qu’allez-vous faire face à la flambée du prix des kots en concertation avec la ministre du Logement? Quelles mesures concrètes allez-vous prendre pour lutter contre la précarité des étudiants?

    Agressivité 86%Émotionnel 68%
  2. Madame la Députée, vous savez que l’on ne touche pas aux conditions d’accès aux études supérieures pour les étudiants les plus précarisés. Cela a clairement été identifié en Fédération Wallonie- Bruxelles. Les droits de ces étudiants sont complètement conservés. Par contre, la lutte contre la précarité étudiante est une réalité. On est bien d’accord. Vous savez que les différents niveaux de pouvoir travaillent là-dessus. Nous avons une CIM Politique des grandes villes, Intégration sociale et Lutte contre la pauvreté, qui travaille sur cette thématique. On a mis en place un groupe de travail sur la précarité étudiante avec les différents niveaux de pouvoir, qui est présidé par la ministre-présidente de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Mme Degryse, qui doit faire l’état d’avancement de ses travaux pour le 4 avril. C’est la prochaine CIM. L’idée est que l’on mette chacun en commun les différentes stratégies que l’on a à notre disposition pour lutter contre cette précarité. Nous, en Région wallonne, on vient avec notre Plan de lutte contre la pauvreté, que l’on a déjà exposé ici, dans ce Parlement, dans lequel on veut travailler sur la précarité des jeunes, la précarité étudiante: d’abord, avec un recours beaucoup plus facile aux droits de base; ensuite, en ayant une meilleure information sur les services qu’ils peuvent avoir et qui peuvent les aider à traverser des situations compliquées sur un plan économique. On reviendra avec cette proposition de la CIM Lutte contre la pauvreté. Je n’ai pas eu, là, d’échanges avec la ministre Neven par rapport à la dimension des codes et des logements, mais, éventuellement, on pourra revenir vers vous une fois que l’on aura abordé cette question ensemble.

  3. Monsieur le Ministre, 60 % des étudiants vont payer 1 200 euros de minerval ; c’est la réalité. Vous avez dit, il y a cinq minutes, que vous vouliez valoriser les métiers de la santé, alors que les étudiants vont payer encore 1 200 euros. Vous allez en priver des étudiants dans un métier en pénurie ! Aujourd’hui, pour les étudiants universitaires ou hautes écoles, ce n’est plus «Si tu veux, tu peux», c’est «Si tes parents peuvent payer, tu peux». En effet, votre politique ne garantit plus l’accès aux études. Elle organise la sélection par l’argent et une précarité organisée contre les étudiants les plus pauvres.

    Agressivité 95%Émotionnel 92%

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