Pauvreté
L’impact du durcissement du statut de cohabitant sur le droit aux allocations familiales
Bénédicte Linard a dénoncé le durcissement du statut de cohabitant, qu’elle juge pénalisant pour les personnes précaires, les familles, les jeunes, les étudiants et les formes de solidarité comme la colocation ou l’habitat groupé, et a interrogé le ministre sur ses conséquences en Wallonie ainsi que sur une éventuelle suppression du statut. Yves Coppieters a répondu que la Région wallonne ne s’est pas jointe au recours d’associations devant le Conseil d’État, qu’elle attend l’issue de la procédure pour vérifier la conformité du cadre légal et ses effets sur les prestations familiales, et qu’en cas de changement, un groupe de travail serait mis en place avec les parties prenantes. Il a assuré que les dispositifs wallons seraient maintenus dans le respect des compétences régionales. Linard a répliqué que ces mesures frappent les plus fragiles et a reproché au ministre de ne pas s’y opposer malgré ses positions antérieures.
La lutte contre la précarité estudiantine
Jamila Ammi a dénoncé la hausse du minerval, qu’elle estime pénaliser massivement les étudiants, ainsi que l’augmentation du coût des logements, en soulignant le risque d’une sélection par l’argent et d’une aggravation de la précarité étudiante, y compris dans les filières en pénurie. Yves Coppieters a répondu que l’accès aux études supérieures des étudiants les plus précarisés n’était pas remis en cause, et a rappelé l’existence de travaux intergouvernementaux sur la précarité étudiante, notamment un groupe de travail présidé par la ministre-présidente de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Il a indiqué que la Région wallonne agit via son plan de lutte contre la pauvreté, en mettant l’accent sur un recours plus facile aux droits de base et sur une meilleure information des aides disponibles, tout en précisant que la question du logement devait encore être discutée avec la ministre compétente.
Le bilan de la lutte contre le gaspillage alimentaire
Özlem Özen a dénoncé l’ampleur du gaspillage alimentaire en Wallonie, rappelant l’objectif de réduire de 50 % ce gaspillage d’ici 2030 et demandant un bilan chiffré, l’état de la concertation avec la chaîne agroalimentaire et les mesures structurelles envisagées. Yves Coppieters a répondu que le plan REGAL s’inscrit dans le Plan wallon de gestion des déchets, qu’il a déjà été évalué positivement, mais que les chiffres doivent encore être consolidés par un opérateur désigné par le SPW ARNE. Il a annoncé une feuille de route pour mettre en œuvre la transposition de la directive européenne, avec des actions ciblées sur la prévention dans l’HORECA, la formation, la gestion des stocks, le don alimentaire, l’accompagnement et la sensibilisation du public. La députée a reconnu ces intentions tout en soulignant la contradiction entre l’absence de données de base et l’ambition de réduction, et a annoncé suivre le dossier de près.
Les difficultés croissantes pour les chercheurs d’emploi face au marché du travail
Bénédicte Linard a dénoncé la dégradation du marché du travail wallon, en évoquant l’exclusion annoncée de 85 000 chômeurs, la baisse des offres d’emploi, la faible progression du taux d’emploi et les effets attendus des réformes APE. Elle a demandé quelles mesures concrètes permettraient d’augmenter durablement le taux d’emploi, en plaidant notamment pour des investissements dans la transition écologique et des emplois de qualité. Pierre-Yves Jeholet a répondu que la situation économique et géopolitique est difficile, mais a mis en avant plusieurs réformes déjà engagées: réforme du FOREm et du suivi des chercheurs d’emploi, concertation renforcée entre le FOREm et les CPAS, réforme des aides à l’embauche ciblant les personnes éloignées de l’emploi, et refonte des outils d’emplois de proximité intégrant l’économie sociale. Il a contesté que les décisions budgétaires entraînent automatiquement des pertes d’emplois et a présenté ces chantiers comme des leviers pour relever le taux d’emploi.
L’impact de la réforme des allocations de chômage sur la Wallonie
Dorothée De Rodder a alerté sur l’impact territorial de la réforme fédérale des allocations de chômage, citant une enquête de la FGTB selon laquelle les communes les plus touchées seraient surtout bruxelloises et wallonnes, et a demandé comment la Wallonie serait défendue ainsi que la garantie d’un emploi convenable pour chaque demandeur d’emploi inscrit au FOREm. Pierre-Yves Jeholet a répondu que la réforme visait à limiter les allocations dans le temps pour favoriser le retour à l’emploi, et a insisté sur la nécessité d’un meilleur travail coordonné entre le FOREm, les CPAS, les opérateurs d’emploi, de formation et de réinsertion. Il a également annoncé des formations métiers plus courtes et plus agiles afin de remettre davantage de chercheurs d’emploi sur le marché du travail. En réplique, la députée a estimé ne pas avoir reçu de réponse concrète et a dénoncé une réforme qu’elle juge punitive pour les chômeurs, les syndicats, les CPAS et la Wallonie.
L’impact de l’exclusion des chômeurs sur les compétences du Gouvernement wallon
Les députés ont interpellé le ministre sur les conséquences de la limitation des allocations de chômage, notamment le risque d’exclusion de plus de 180 000 personnes, dont des travailleurs précaires et des demandeurs d’emploi de plus de 55 ans, ainsi que sur l’impact pour le FOREm, les CPAS et les outils d’insertion en Wallonie. Ils ont aussi demandé de clarifier les chiffres sur l’évolution du nombre de demandeurs d’emploi et du taux d’emploi. Le ministre a rappelé qu’il faut distinguer les sources statistiques et a indiqué que le taux d’emploi en Wallonie s’établissait à 66,8 % et le chômage à 7,5 %, tout en reconnaissant un défi d’accompagnement des publics éloignés de l’emploi. Il a annoncé travailler avec le FOREm, l’ONEM, les CPAS et les autres ministres concernés à un plan d’action, à un parcours unique du chercheur d’emploi et à des incitants à l’embauche ciblés sur les personnes les plus éloignées du marché du travail.
La hausse réelle du nombre de demandeurs d’emploi en Wallonie
Les intervenants de l’opposition ont dénoncé la réforme fédérale du chômage, jugée susceptible d’exclure massivement des demandeurs d’emploi, y compris des plus de 55 ans, et ont interrogé le ministre sur la hausse réelle du nombre de demandeurs d’emploi en Wallonie ainsi que sur les moyens prévus pour accompagner les personnes concernées et protéger les CPAS. Pierre-Yves Jeholet a rappelé la différence entre les sources statistiques du FOREm et de Statbel, a indiqué des chiffres récents montrant une hausse du taux d’emploi et une baisse du chômage, et a refusé la « guerre des chiffres ». Il a défendu une logique d’activation et d’accompagnement personnalisé, avec un renforcement du FOREm, des plans d’action obligatoires, une meilleure articulation avec les CPAS et des incitants à l’embauche pour les publics éloignés du marché du travail, tout en demandant des données précises à l’ONEM et au ministre fédéral.
L’exclusion massive des plus de 55 ans des allocations de chômage
Les intervenants d’opposition ont dénoncé la réforme fédérale du chômage, qu’ils estiment devoir exclure massivement des allocataires, y compris une partie des plus de 55 ans, et ont interrogé le ministre sur les conséquences pour les travailleurs précaires, les CPAS et les outils wallons d’insertion. Pierre-Yves Jeholet a répondu qu’il fallait distinguer les méthodes de calcul des chiffres, a défendu la limitation dans le temps des allocations comme un changement de paradigme visant à activer les demandeurs d’emploi, et a annoncé un renforcement de l’accompagnement par le FOREm, les CPAS et des aides à l’embauche ciblées. Il a également demandé des données plus précises à l’ONEM et au ministre fédéral, ainsi qu’un plan d’action rapide pour les personnes concernées. Les députés ont répliqué que les chiffres de l’emploi se dégradent et ont critiqué l’absence de réponse claire sur l’ampleur réelle des exclusions.
Le rôle des communes pour limiter la présence des jeux de hasard, en particulier dans les communes pauvres
Le questionneur souligne qu’une étude journalistique met en évidence une concentration plus forte des jeux de hasard dans les communes les plus pauvres et insiste sur les risques d’addiction et d’endettement, en demandant comment les communes pourraient être soutenues par la taxation ou les autorisations pour limiter ces effets. Il plaide pour une action locale rapide afin d’éviter la banalisation du jeu et rappelle que 6 % des Belges seraient concernés par une assuétude. Le ministre répond en mettant l’accent sur une intervention au niveau le plus proche du terrain, pour agir rapidement et prévenir la banalisation des jeux de hasard. Le débat souligne enfin une responsabilité partagée entre les différents niveaux de pouvoir face aux impacts sociaux des jeux d’argent.
Les difficultés grandissantes concernant l’accès à la propriété en wallonie
Le questionneur dénonce la difficulté croissante d’accès à la propriété en Wallonie, qu’il attribue à la spéculation immobilière, à l’absence de production massive de logements publics et à l’absence de mesures de régulation des loyers. Il reproche au ministre un manque d’ambition et estime que des milliers de jeunes restent sans solution de logement, malgré plusieurs années de mandat. Il appelle le ministre à changer de cap et à soutenir un projet de décret visant à faciliter l’accès des jeunes à un logement décent.
La nouvelle étude sur les sans-abri ou sans chez soi en wallonie
Alice Bernard a mis en avant la nouvelle étude faisant état de 19 000 personnes en situation de sans-abrisme ou d’absence de chez soi en Wallonie, dont 4 713 enfants, et a dénoncé l’écart entre ces chiffres et les engagements de la Déclaration de politique régionale, en particulier l’objectif de 3 000 nouveaux logements publics. Elle a estimé que les dispositifs d’urgence et Housing First ne suffisent pas sans une augmentation préalable du parc de logements, et a critiqué la faiblesse des réalisations en matière de logements publics. Dans l’extrait transmis, aucune réponse de la ministre Morreale n’apparaît.
Les effets du plan de relance de la wallonie sur l’économie wallonne
Germain Mugemangango a estimé que, selon le bilan de la Banque nationale, les plans successifs de relance n’ont pas permis d’améliorer durablement la situation économique wallonne, notamment en matière de taux d’activité et de risque de pauvreté. Il a critiqué le recours à des capitaux publics confiés au secteur privé et a plaidé pour des initiatives industrielles publiques, en particulier dans l’énergie, afin de garantir la qualité et la pérennité des emplois. Dans sa réponse, le ministre-président a défendu la stratégie suivie, sans reprendre l’idée d’un changement de cap vers des projets publics. Mugemangango a répliqué que les projets du Plan de relance restent peu avancés et a insisté sur la nécessité de modifier la stratégie régionale.
La vulnérabilité énergétique des aînés
Le député souligne qu’une enquête de la Mutualité chrétienne révèle qu’un quart des seniors vivent en précarité énergétique et que deux tiers ne comprennent pas le système de primes individuelles à la rénovation, qu’il juge peu lisible et inefficace. Il estime que la stratégie actuelle ne permettra pas d’atteindre les objectifs de rénovation en Wallonie et plaide pour des solutions plus collectives, comme les rénovations par quartier, le tiers payant et une simplification administrative. Le ministre répond qu’il maintient le cadre des primes et les évolutions déjà annoncées, sans remettre en cause la logique actuelle. Le débat met aussi en avant la faible notoriété des plateformes de rénovation, que le questionneur dit limitée à 3 % des personnes interrogées.
Les mesures pour faire diminuer les besoins en matière d’aide alimentaire
Delporte a souligné la forte hausse des repas distribués par les Restos du Cœur, y voyant un indicateur d’une aggravation durable de la pauvreté, avec un élargissement du profil des bénéficiaires, notamment des familles monoparentales, des pensionnés, des étudiants et des travailleurs pauvres. Il a interrogé le ministre-président sur les causes de cette évolution et sur les mesures prises en amont pour éviter que les personnes basculent dans la précarité. Le ministre-président a rappelé que le Plan wallon de sortie de la pauvreté est une priorité, articulée autour de l’insertion socioprofessionnelle, du logement et du bien-être, et qu’il doit être correctement financé. Il a aussi mis en avant des leviers préventifs tels que la protection de l’emploi de qualité, la lutte contre les expulsions, l’encadrement des prix du logement, la simplification administrative et la réduction du non-recours aux droits.
L’augmentation de la taxe de salubrité urbaine à la louvière
Amandine Pavet dénonce la hausse de la taxe de salubrité à La Louvière, qu’elle juge multiple, injuste et pénalisante pour les familles et les petits indépendants, en citant notamment les cas d’une coiffeuse et d’un restaurateur confrontés à des augmentations importantes. Elle estime que les ménages wallons paient déjà plusieurs fois leurs déchets et compare la situation à Bruxelles, où le sac est moins cher et il n’existe pas, selon elle, de taxe équivalente. En réponse, la ministre Tellier a simplement réagi à une interpellation sur ses revenus, sans développer d’argumentation sur le fond dans l’extrait fourni.
La mise en place des mesures inscrites dans la résolution interparlementaire visant à lutter contre la précarité étudiante et à améliorer les conditions de vie des étudiants
Germain Mugemangango a dénoncé les propos attribués à la ministre Bertieaux, qui aurait qualifié la précarité étudiante de « fake news », et a rappelé l’ampleur du phénomène ainsi que l’existence d’une résolution interparlementaire visant à y répondre. Il a interrogé le ministre-président sur sa position et sur la concrétisation de cette résolution, notamment en matière de conditions de logement et de régulation des loyers des kots. La discussion a ensuite été dominée par un incident de procédure autour du caractère allégué des propos cités, sans réponse de fond développée par le ministre-président dans l’extrait fourni.
Le cri d’alarme des restos du cœur face à l’explosion du nombre de demandes
Germain Mugemangango a interpellé la ministre sur l’augmentation marquée des demandes aux Restos du cœur, qu’il a associée à une aggravation de la pauvreté en Wallonie, citant notamment la hausse des loyers et la crise énergétique. Il a reproché au gouvernement d’avoir refusé plusieurs mesures de prévention, comme une grille contraignante des loyers, une aide plus importante sur les factures énergétiques et un soutien simplifié aux indépendants. Il a souligné que l’enjeu ne se limite pas à soutenir les personnes déjà en précarité, mais à empêcher de nouvelles personnes, dont des travailleurs et indépendants, de basculer dans la pauvreté. La ministre a été invitée à préciser les actions concrètes qu’elle entend prendre pour inverser cette tendance.
La pénurie de kots étudiants bon marché
Le député a dénoncé la pénurie de kots abordables à l’approche de la rentrée, en soulignant la hausse des loyers dans le privé, l’insuffisance de l’offre publique à Namur et l’écart entre les besoins croissants des étudiants et le plan annoncé de 500 logements. Il a réclamé un plan plus ambitieux de logements publics et une régulation plus contraignante des loyers, estimant que les dispositifs annoncés n’agissent pas sur le coût réel. Laurent Devin a rappelé l’existence d’une résolution contre la précarité estudiantine et a demandé au ministre de faire le point sur l’utilisation du budget de 30 millions d’euros, la construction des logements et l’avancement d’une grille indicative des loyers. En réponse, il a défendu l’action du ministre Collignon et annoncé que le groupe socialiste poursuivrait le travail sur des solutions pour développer des kots à prix abordables.
L’accessibilité à un logement étudiant en wallonie
Le débat a porté sur la pénurie et le coût élevé des logements étudiants en Wallonie, avec des exemples de kots privés jugés trop chers et des capacités publiques jugées insuffisantes face à la demande. Les intervenants ont interrogé le ministre sur la création de 500 logements étudiants, l’utilisation du budget de 30 millions d’euros et l’état d’avancement d’une grille indicative des loyers. Il a été rappelé que le gouvernement s’est engagé dans la lutte contre la précarité estudiantine et que le groupe socialiste entend poursuivre des initiatives pour accroître l’offre de logements abordables, tandis que la problématique du prix reste au centre des préoccupations.
La déficience en matière de transport scolaire à waudrez
Le questionneur a dénoncé les graves perturbations du transport scolaire à Waudrez et dans les environs, notamment la suppression d’une ligne de car qui prive 33 élèves, ainsi que les difficultés structurelles liées au manque de chauffeurs et aux interruptions de service. Il a demandé quelles mesures concrètes seraient prises pour garantir à chaque enfant un transport scolaire fiable et pour traiter ce problème dans une logique plus large de service public. En réponse, le ministre a présenté des éléments généraux sur la mobilité des élèves, en s’appuyant sur une étude montrant des temps de trajet trop longs, un impact des revenus sur l’accès à l’école et une baisse de l’usage des transports en commun depuis la crise sanitaire. Il a été appelé à agir pour réduire les trajets, développer des alternatives à la voiture et inverser le recul des transports en commun, tandis qu’un intervenant a souligné la nécessité d’un plan ambitieux et d’une vigilance particulière envers les ménages les plus fragiles.
L’appel à projets pour la création de kots publics en wallonie
Le député a insisté sur la précarité étudiante et sur l’impact du coût élevé des kots sur l’accès aux études et l’émancipation sociale, en demandant des précisions sur l’appel à projets visant la création de 500 kots publics, notamment les conditions d’éligibilité et le calendrier. Il a rappelé que cette initiative s’inscrit dans le prolongement du décret du 19 mai élargissant les acteurs pouvant créer et gérer des logements étudiants. En réponse, le ministre a apporté des précisions sur les modalités de l’appel à projets, présenté comme un levier complémentaire pour augmenter l’offre de logements étudiants en Wallonie.