Les difficultés grandissantes concernant l’accès à la propriété en wallonie
Le questionneur dénonce la difficulté croissante d’accès à la propriété en Wallonie, qu’il attribue à la spéculation immobilière, à l’absence de production massive de logements publics et à l’absence de mesures de régulation des loyers. Il reproche au ministre un manque d’ambition et estime que des milliers de jeunes restent sans solution de logement, malgré plusieurs années de mandat. Il appelle le ministre à changer de cap et à soutenir un projet de décret visant à faciliter l’accès des jeunes à un logement décent.
Débat · 2 interventions
- JL
Monsieur le Ministre, voulez-vous créer une génération de Tanguy en Wallonie? C’est cette génération de jeunes qui ne savent pas acheter de logement, et c’est précisément ce qui est en train de se passer aujourd’hui. Qui contrôle les prix de l’immobilier? On aurait pu se dire qu’en Wallonie, avec un ministre du Logement de gauche, socialiste, il y avait de l’ambition, on aurait pu reprendre le contrôle sur ce marché. Toutefois, dans les faits, aujourd’hui, ce sont les spéculateurs et les 33 PW – Session 2023-2024 – CRI n° 15 – Séance plénière – Mercredi 10 avril 2024 promoteurs qui dictent leurs règles, leurs lois et les prix, et qui empêchent tous ces jeunes d’accéder à la propriété. Monsieur le Ministre, vous auriez pu prendre des initiatives pour diminuer les prix, par exemple construire massivement du logement public. Avec un parc massif de logement public, on peut faire baisser les prix des maisons et des appartements. C’est une occasion manquée. Deuxièmement, vous auriez pu prendre la grille contraignante des loyers pour agir sur les prix, diminuer les prix des appartements, des logements pour les jeunes. Il n’en est rien. Ma question est simple: allezvous changer de cap ou allez-vous encore laisser les promoteurs, les spéculateurs continuer de dicter leurs lois, leurs règles et les prix? Allez-vous enfin permettre à tous ces jeunes d’accéder à la propriété?
Agressivité 56%Factuel 41%Émotionnel 41% - JL
Monsieur le Ministre, d’abord, je vais vous décevoir, mais Vienne n’est pas une ville communiste. Pourtant, les logements publics agissent sur les loyers. L’exemple de Paris, que vous aimez bien prendre, a un échevin communiste qui y met en place la politique du logement. Cela va peut-être vous décevoir. Concernant votre bilan, Monsieur le Ministre, vous avez eu quatre ans. Quel est votre bilan aujourd’hui? Quarante-deux mille demandes de logements en attente, des milliers de jeunes qui n’arrivent pas à accéder à la propriété. Nous avions déposé une proposition de décret et le Parti socialiste aurait pu la soutenir, mais vous vous êtes caché sous la table. Nous tendons la main au Parti socialiste pour voter ce décret qui va permettre à des jeunes d’accéder à un logement décent.
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Les intervenants ont souligné la difficulté croissante d’accès à la propriété, en particulier pour les jeunes primoacquéreurs, en raison notamment des exigences d’apport personnel et du niveau des prix. Ils ont interrogé le ministre sur les contours du futur plan Logement, sur l’avenir du chèque-habitat et sur l’éventuelle réaffectation de ses 300 à 400 millions d’euros annuels vers des mesures plus ciblées, comme le relèvement de la quotité exemptée, le soutien aux communes ou des mécanismes tels que le bail réel solidaire. Le ministre a rappelé les dispositifs existants — prêts sociaux, relèvement de la quotité exemptée et maintien du chèque-habitat — tout en laissant entendre qu’une réforme plus efficace et mieux ciblée devait être envisagée. Il a également été question du rapport parlementaire sur la réforme immobilière, dont les conclusions et recommandations ont été jugées utiles pour nourrir la réflexion.
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L’accessibilité à un logement étudiant en wallonie
Le débat a porté sur la pénurie et le coût élevé des logements étudiants en Wallonie, avec des exemples de kots privés jugés trop chers et des capacités publiques jugées insuffisantes face à la demande. Les intervenants ont interrogé le ministre sur la création de 500 logements étudiants, l’utilisation du budget de 30 millions d’euros et l’état d’avancement d’une grille indicative des loyers. Il a été rappelé que le gouvernement s’est engagé dans la lutte contre la précarité estudiantine et que le groupe socialiste entend poursuivre des initiatives pour accroître l’offre de logements abordables, tandis que la problématique du prix reste au centre des préoccupations.
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