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UrgenteWalloniemercredi 28 juin 2023

La déficience en matière de transport scolaire à waudrez

Synthèse

Le questionneur a dénoncé les graves perturbations du transport scolaire à Waudrez et dans les environs, notamment la suppression d’une ligne de car qui prive 33 élèves, ainsi que les difficultés structurelles liées au manque de chauffeurs et aux interruptions de service. Il a demandé quelles mesures concrètes seraient prises pour garantir à chaque enfant un transport scolaire fiable et pour traiter ce problème dans une logique plus large de service public. En réponse, le ministre a présenté des éléments généraux sur la mobilité des élèves, en s’appuyant sur une étude montrant des temps de trajet trop longs, un impact des revenus sur l’accès à l’école et une baisse de l’usage des transports en commun depuis la crise sanitaire. Il a été appelé à agir pour réduire les trajets, développer des alternatives à la voiture et inverser le recul des transports en commun, tandis qu’un intervenant a souligné la nécessité d’un plan ambitieux et d’une vigilance particulière envers les ménages les plus fragiles.

Débat · 4 interventions

  1. Monsieur le Ministre, le SPF Mobilité a commandité une vaste étude auprès de la Ligue des familles. Les résultats de cette enquête sont connus, ils indiquent au moins trois choses importantes: 24 % des écoliers prennent plus d’une heure pour se rendre dans leur établissement scolaire, soit deux heures quotidiennement en aller-retour; le niveau de revenus des familles influence fortement la mobilité. Pour les ménages ayant moins de 2 000 euros de revenus par mois, 13 % d’entre eux sont situés à au moins 20 kilomètres de l’école. Pour des revenus dépassant les 5 000 euros par mois, ils ne sont que 5 %; une baisse de 40 % de l’utilisation des transports en commun depuis la crise sanitaire. Face à ces constats, quelles mesures votre Gouvernement entend-il prendre pour réduire le temps de trajet des élèves vers l’école, singulièrement ceux qui prennent plus d’une heure pour se déplacer? Par ailleurs, comment votre Gouvernement entend-il favoriser des mesures alternatives à l’utilisation de la voiture individuelle pour les utilisateurs de moins de 18 ans? Plus largement, comment entend-il favoriser la mobilité partagée? Enfin, au regard de l’affaissement de 40 % de l’utilisation des transports en commun, singulièrement auprès des jeunes, que comptez-vous faire pour inverser la tendance? Vos réponses seront précieuses. L’ensemble des éléments de cette enquête n’engagent pas totalement votre responsabilité, en tout cas elle est partagée. Par contre, ignorer les résultats de cette enquête engagerait pleinement votre responsabilité.

    Agressivité 83%Constructivité 81%Factuel 73%Émotionnel 80%
  2. Monsieur le Ministre, l’école spécialisée Clerfayt, située dans l’entité de Binche, est fréquentée par de nombreux enfants issus de milieux défavorisés et dont le seul moyen de se rendre à l’école est le transport scolaire. Il y a deux mois déjà, le directeur de cette école tirait la sonnette d’alarme tant la moindre panne sur un véhicule ou la moindre absence d’un chauffeur engendre des perturbations dans le ramassage scolaire, avec pour conséquences de priver des enfants d’école. Ce lundi, à nouveau, cette école a été informée du fait que le car qui dessert les villages de Carnières, Morlanwelz et Chapelle n’allait plus circuler jusqu’à la fin de l’année, privant ainsi 33 élèves d’école, ce qui est inenvisageable. Outre les nouveaux moyens que vous avez pu débloquer, quelles mesures concrètes prenez-vous pour remédier à cette problématique et pour garantir le transport scolaire de chaque enfant?

    Agressivité 38%
  3. J’aimerais remercier M. le Ministre pour la clarté des éléments de réponse. J’aimerais également formuler une remarque un peu en décalage par rapport aux propos. Si le SPW commandite une enquête auprès de la Ligue des familles, c’est qu’il y a la nécessité d’aller davantage sur le qualitatif quant à l’utilisation des modes de transport. Sur un plan quantitatif, nous nous sommes engagés à ce que les transports en commun passent de 13 à 25 %. Je me réjouis que la part qui a été perdue pendant la période covid soit en voie de résorption. Il faut être particulièrement vigilant, surtout vis-à-vis des ménages les plus faibles: ceux qui ont maximum 2 000 euros de revenus par mois, qui sont dans des situations de distance plus grande.

    Agressivité 48%Constructivité 42%Émotionnel 49%
  4. Il est vrai que le manque de chauffeurs est souvent déploré et il est vrai aussi qu’il n’est pas facile de recruter. Les causes sont multiples, différentes d’un simple manque de lignes. Ce n’est pas le souci ici. Je ne peux alors que vous enjoindre, si ce n’est déjà fait, à prendre les contacts utiles avec vos collègues qui sont en charge de ces causes; causes qui ont des répercussions négatives sur le ramassage scolaire – géré par le TEC et donc de votre compétence. Si une solution a pu être trouvée pour le cas particulier que j’ai évoqué, il y a d’autres récits qui témoignent de problèmes dans le transport de ramassage scolaire. Il faut un plan ambitieux pour prendre ce type de problème à bras-le-corps, parce qu’il s’agit d’un service public dont on doit assurer la qualité pour ces personnes qui en dépendent.

    Agressivité 65%Émotionnel 55%

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