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ActualitéWalloniemercredi 15 janvier 2025

Les conséquences de l’absentéisme parmi les chauffeurs de bus

Synthèse

Yves Evrard a dénoncé la suppression de deux lignes de bus en province de Luxembourg, causée selon lui par un absentéisme élevé chez un sous-traitant du TEC, et a interrogé le ministre sur l’accessibilité des transports en zone rurale, le cadre contractuel avec les prestataires et les garanties à offrir aux parents et aux élèves. François Desquesnes a répondu qu’il s’agissait d’un épisode ponctuel lié à une vague de grippe chez le sous-traitant, dans un contexte plus large de pénurie de chauffeurs, et a précisé que les prestations non réalisées ne sont pas payées et peuvent donner lieu à des pénalités. Il a indiqué que la situation était rétablie et a évoqué la poursuite du travail sur la formation aux métiers en pénurie pour traiter ces difficultés à plus long terme. Yves Evrard a pris acte de ces explications tout en soulignant l’importance d’une meilleure information des usagers en cas d’imprévu.

Débat · 3 interventions

  1. Monsieur le Ministre, en matière de mobilité, j’apprenais hier par la bourgmestre de la désormais Ville de Libramont que des trains avaient été supprimés pour cause de câbles givrés, de caténaires givrées. On se demande comment on travaillait il y a 10 ou 15 ans, quand les conditions climatiques étaient difficiles. On rappellera cette grève préventive en début de semaine, qui a mis à mal aussi pas mal d’usagers. Fin de semaine dernière, en province de Luxembourg, on apprend la suppression de deux lignes importantes, en l’occurrence la ligne 413 qui relie la très belle ville de Neufchâteau à la tout aussi belle ville de Bastogne, et qui traverse pas mal de villages, et la ligne 413bis qui, elle, suit un itinéraire légèrement différent pour relier Bastogne. La cause en est le manque de chauffeurs. Pour être tout à fait précis, c’est la société Keolis, qui travaille en sous-traitance pour le TEC, qui fait face à un manque de chauffeurs et à un taux d’absentéisme qui avoisine les 20 %. Cela ne s’invente pas, c’est énorme. En attendant, le service n’est pas rendu et ce sont de jeunes élèves et des parents qui sont presque quotidiennement dans l’embarras, puisqu’ils doivent trouver des solutions alternatives. Quelle est votre approche par rapport à cette accessibilité des transports en commun, singulièrement en zone rurale? Pouvez-vous nous rappeler la relation contractuelle ou de contrat de gestion entre le TEC et un sous-traitant? Enfin, que pouvez-vous nous apporter comme engagement fort pour faire en sorte que ces parents et ces élèves des zones rurales puissent demain trouver des solutions qui ne les mettent pas sans cesse dans l’embarras?

    Agressivité 70%Émotionnel 59%
  2. FD

    Monsieur le Député, merci pour votre question qui me permet de saluer le travail au quotidien des milliers de chauffeurs de bus en Wallonie, qui font leur travail dans des conditions quelquefois pas faciles, notamment en raison des conditions météorologiques, mais pas que. En effet, il y a aussi des conditions d’ordre sanitaire. L’exemple particulier que vous citez ici, de la ligne 413 et de sa ligne sœur, est la résultante de la grippe, qui a sévi chez ce sous-traitant. Ce sont des lignes prestées par des opérateurs privés pour le compte du TEC. C’est effectivement l’entreprise que vous avez citée, sur la zone Ardenne Centre, qui a été victime d’une recrudescence de malades pendant quelques jours et qui a provoqué un absentéisme. On le sait, les chauffeurs de bus représentent un métier en pénurie aujourd’hui, à l’échelle à la fois belge et européenne. Quand des métiers sont en pénurie, l’opérateur, ici l’entreprise privée, par rapport à un service continu, se retrouve dans une situation d’impossibilité de trouver, même par des sociétés d’intérim, des chauffeurs en remplacement. Cette situation est donc difficile, mais elle n’a duré que quelques jours, à ma connaissance. Aujourd’hui, la situation est rétablie. Ce sont des impondérables auxquels il est difficile de répondre de façon structurelle. Par ailleurs, aujourd’hui, pour le TEC, dans ses rapports et dans ses relations – vous m’interrogez également sur les contrats de sous-traitance –, il est évident que les prestations qui ne sont pas réalisées ne sont pas payées et qu’il y a également des mécanismes de pénalité lorsque le service n’est pas rendu par les entreprises privées qui prestent le service public pour le compte de l’OTW. Voilà ce que je puis dire dans cette circonstance, mais elle est ponctuelle. Nous devons continuer à travailler avec mon collègue, M. Jeholet, en ce qui concerne la formation sur les métiers en pénurie. C’est un travail de plus longue haleine qui dépasse celui-ci, malheureusement, de la période de pic grippal que nous avons connue en Wallonie.

    Agressivité 35%Constructivité 37%Factuel 37%
  3. Merci, Monsieur le Ministre, pour vos éléments de réponse. J’ai volontairement élargi un peu le champ de ma question au transport ferroviaire, même si ce ne sont pas vos compétences, pour souligner combien c’est parfois difficile, dans des zones rurales comme la nôtre, de rejoindre un point A et un point B si l’on n’a pas de véhicule à disposition. J’entends bien que c’est une situation ponctuelle due à une épidémie de grippe sévère. Néanmoins, il y a des efforts à faire pour essayer de faire en sorte que les utilisateurs – les parents en l’occurrence – puissent anticiper au mieux et ne pas se retrouver, à quelques minutes de la situation, à devoir trouver des solutions alternatives. J’espère que vous y serez attentif de manière plus globale. On le voit dans de nombreux secteurs, par exemple les aéroports: l’information, quand on est face à un imprévu, est primordiale pour les utilisateurs.

    Agressivité 52%Constructivité 54%Émotionnel 53%

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